mystere-saints-innocents-péguy

Charles Péguy (1873-1914) est un écrivain, poète et essayiste qui, après un égarement dans le socialisme libertaire, est devenu un chantre du patriotisme catholique. Son retour à la foi catholique en 1907 l’entraîne à écrire des ouvrages poétiques de méditation mystique. Antimoderne, Charles Péguy rejette la modernité et la course au progrès qu’il décrit comme la vanité de l’homme persuadé de pouvoir remplacer Dieu accompagnée de la recherche cupide et immorale de l’argent. Il meurt au front le 5 septembre 1914, tué d’une balle dans la tête dès son premier combat.

Le Mystère des saints Innocents est un poème roboratif.

Péguy y fait parler Dieu qui « connaît bien l’homme« , « ce monstre d’inquiétude« . Or Dieu ne lui demande pas plus que ce qu’il peut donner. Le Dieu de Péguy fait aussi l’éloge des Français ! « C’est embêtant, dit Dieu, quand il n’y aura plus ces Français, il y a des choses que je fais, il n’y aura plus personne pour les comprendre. » En des textes qui oscillent entre drame et poésie, il célèbre les vertus du christianisme et les plus hautes figures de la Chrétienté : Jeanne d’Arc, sainte Geneviève, saint Louis,…

Le Mystère des saints Innocents, Charles Péguy, introduction de Claire Daudin, éditions Salvator, 221 pages, 17,90 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

Achetez vos livres sur MPI
Vous faites travailler ainsi des libraires français et soutenez MPI
PORT à 1 cts A PARTIR DE 64 € D'ACHAT !

Retrouvez votre librairie sur livres-et-idees.com
avec plus de 10.000 références !

La compagnie des ombres par Michel De Jaeghere

14,90 €
Ajouter au panier
Le passé ne meurt pas par Jean de Viguerie

19,00 €
Ajouter au panier
Une élite sataniste dirige le monde par Laurent Glauzy

23,00 €
Ajouter au panier

Cliquez ici pour voir votre panier et passer votre commande

Un commentaire

  1. une jeune fille says:

    « Un égarement dans le socialisme »

    Si je ne m’abuse, Péguy a plutôt été partisan d’un socialisme idéaliste qui n’allait pas contre son patriotisme. L’un et l’autre n’étaient pas incompatibles sous le début de la IIIème République (cf les instituteurs, « hussards noirs de la République »). Il incarne le socialisme « mystique » (le terme est de lui) de l’affaire Dreyfus plus que le pacifisme de 1914.
    Et je ne crois pas qu’il ait jamais renié son socialisme de 1898.
    En 1911, il écrit ceci au sujet de ses idées de jeunesse:

    « Nous n’avons point eu, notre génération n’a point eu dans notre carrière un point de rebroussement (…). Nous avons constamment suivi cette même voie droite qui nous a conduit où nous sommes (…) Nous tenons depuis vingt ans, depuis notre jeunesse la même voie droite, la même voie d’approfondissement. (…) C’est par un approfondissement constant de notre coeur dans la même voie, ce n’est nullement par une évolution, ce n’est nullement par un rebroussement que nous avons retrouvé la voie de Chrétienté. Nous ne l’avons pas trouvée en revenant. Nous l’avons trouvée au bout. C’est pour cela (…) que nous ne renierons jamais un atome de notre passé.* (…) Nous avons pu être avant la lettre. Nous n’avons jamais été contre l’esprit. »

    * Phrase soulignée dans le texte.

    Quand on a lu ça, je crois qu’il n’est plus besoin de raccourcis destinés à « excuser » le socialisme de Péguy, qui est bien loin du socialisme actuel: il est au contraire assez honnête et noble pour enrichir les horizons de pas mal de chrétiens.

Laisser un commentaire

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com