Louis XVI

Il y a 222 ans, le 21 janvier 1793, Louis XVI était exécuté place de la révolution (actuelle place de la concorde).

Chaque année, à l’occasion de la date anniversaire de sa mort, de nombreuses messes sont données pour le repos de l’âme du Roi Louis XVI et pour La France.

En ce jour nous reproduisons ci-après le testament du Roi empli d’amour, de piété et de dignité envers la France et les Français. Celui-ci contraste diablement avec l’oraison funèbre décadente que nous avons eu à subir ces derniers jours où la décence semble avoir cédé le pas à l’obscénité.

Quel rapport entre les deux événements, les exécutions et les obsèques de ces deux personnes si dissemblables ? Une différence temporelle de seulement 222 ans. Mettre en relief ces deux discours prend alors un sens et une tournure qui met en évidence le glissement progressif du pays dans l’indécence et la décadence depuis deux siècles et dont nous voyons en ce moment l’aboutissement.

L’alpha du déclin de part l’exécution du Roi par les révolutionnaires à l’oméga de la dégénérescence par l’oraison de Luz.

Pour l’un, selon son ami / amant Luz: « Charb, mon amant. Ah, qu’est-ce qu’on s’est enculé toutes ces années ! ».

Pour l’autre, selon son avocat Malesherbes : « Ils me feront mourir, Monsieur de Malesherbes, mais qu’importe ! Ce sera gagner une cause que de laisser une mémoire intacte et sans tache ».

Ces deux personnes, ces deux époques,  n’auront jamais la même tenue face à la postérité ; et les valeurs morales et testamentaires transmises n’auront fort heureusement jamais la même portée.

Testament de Louis XVI

Testament de Louis XVI

Au nom de la très Sainte Trinité, du Père, du fils et du Saint Esprit. Aujourd’hui vingt-cinquième de décembre mil sept cent quatre vingt douze. Moi, Louis, XVIème du nom, Roi de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille. De plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l’issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune loi existante, n’ayant que Dieu pour témoin de mes pensées, et auquel je puisse m’adresser. Je déclare ici en sa présence, mes dernières volontés et mes sentiments.

Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, et je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d’après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ qui s’est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.

Je meurs dans l’union de notre sainte Mère l’Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l’Église, les Sacrements et les Mystères tels que l’Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés. Je n’ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d’expliquer les dogmes qui déchirent l’Église de Jésus-Christ, mais je m’en suis rapporté et rapporterai toujours, si Dieu m’accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Sainte Église Catholique, donnent et donneront conformément à la discipline de l’Église suivie depuis Jésus-Christ. Je plains de tout mon coeur nos frères qui peuvent être dans l’erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l’enseigne.

Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés, j’ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m’humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d’un Prêtre Catholique. Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j’ai d’avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l’Église Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de coeur. Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s’il m’accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d’un Prêtre Catholique, pour m’accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.

Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d’avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j’aurais pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu’ils croient que je peux leur avoir fait.

Je prie tous ceux qui ont de la Charité d’unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

Je pardonne de tout mon coeur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m’ont fait beaucoup de mal.

Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma Soeur, mes Tantes, mes Frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être. Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma soeur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s’ils viennent à me perdre, et tant qu’ils resteront dans ce monde périssable.

Je recommande mes enfants à ma femme, je n’ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux ; je lui recommande surtout d’en faire de bons Chrétiens et d’honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde ci (s’ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l’Éternité. Je prie ma soeur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s’ils avaient le malheur de perdre la leur.

Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.

Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu’ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu’elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. Je les prie de regarder ma soeur comme une seconde mère.

Je recommande à mon fils, s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve. Qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son coeur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement, étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile.

Je recommande à mon fils d’avoir soin de toutes les personnes qui m’étaient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c’est une dette sacrée que j’ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu’il y a plusieurs personnes de celles qui m’étaient attachées, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l’ingratitude, mais je leur pardonne, (souvent, dans les moment de troubles et d’effervescence, on n’est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s’il en trouve l’occasion, de ne songer qu’à leur malheur.

Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m’ont montré un véritable attachement et désintéressé. D’un côté si j’étais sensiblement touché de l’ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n’avais jamais témoigné que des bontés, à eux et à leurs parents ou amis, de l’autre, j’ai eu de la consolation à voir l’attachement et l’intérêt gratuit que beaucoup de personnes m’ont montrés. Je les prie d’en recevoir tous mes remerciements ; dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation, si je ne recommandais ouvertement à mon fils MM de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avait portés à s’enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes. Je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j’ai eu tout lieu de me louer depuis qu’il est avec moi. Comme c’est lui qui est resté avec moi jusqu’à la fin, je prie MM de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.

Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi. J’ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur coeur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

Je prie MM de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l’expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu’ils se sont donnés pour moi.

Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi.

Signature Louis XVI

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12 commentaires

  1. Ça, s’était la fierté d’être français.
    Vive le Roi Louis XVI !

    Romains 12
    19 Ne vous vengez pas+ vous-mêmes, bien-aimés, mais donnez du champ à la colère+ ; car il est écrit : “ À moi la vengeance ; c’est moi qui paierai de retour, dit Jéhovah

  2. Chaque 21 janvier, anniversaire de l’exécution du Roi, nombre de fidèles assistent à une messe célébrée à sa mémoire.
    Le même jour, il est des jacobins impénitents qui fêtent son supplice au cours d’un repas républicain.
    Autant dire que le souvenir de Louis XVI est toujours présent, toujours vivant.
    Ces oppositions, ces contrastes, marquent aussi l’historiographie.
    Les historiens se croient trop souvent obligés de choisir une thèse le roi martyr, ou le complice de Pitt et de Cobourg…

    Jean de Viguerie nous présente ici, un Louis XVI, s’appuyant sur la correspondance royale, les documents du temps et bien des mémoires inédits – en refusant ces choix sommaires, repoussant toute idéologie.
    Cette biographie est d’abord un récit, simple, honnête et précis. Elle a voulu faire revivre et comprendre la personnalité, les idées, les sentiments du petit-fils de Louis XV et de Stanislas de Lorraine.
    Nourri de Fénelon, ouvert aux Lumières, croyant que gouverner était faire le bien, Louis XVI, roi singulier, prince attachant, ne pouvait qu’être sensible à l’aspect généreux de 1789, puis choqué – voire révolté – par les dérives révolutionnaires.
    Roi bienfaisant, il fut emporté par une tourmente imprévisible, presque imparable.
    Sur Livres en Famille : http://livresenfamille.fr/p912-jean_de_viguerie_louis_xvi.html

  3. Sire, un jour les Français se repentiront du sang versé.
    Que le DIEU de Miséricorde prenne pitié de votre âme.
    Conférence sur Louis XVI
    de M. Philippe Pichot-Bravard, docteur en droit
    http://www.icrsp.org/CONFERENCES/Conferencse-louis-XVI-Pichot.htm
    La cause Louis XVI à Rome
    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1990_num_76_196_3484

  4. Tchetnik says:

    A mettre en parallèle avec la lettre de Saint Avit de Vienne à Clovis après son baptême.

    Le début de la vocation Chrétienne de la France et, en un sens, son apogée.

  5. michelb says:

    Visiblement il était bon! Il a du être abusé par des lumières conspiratrice du coup d’état que fût la révolution française.

    Le peuple a dégusté!!

    Maintenant le roi c’est Hollande! Avec les élections ça va de mal en pis!

  6. Lynxdubitatif says:

    Pour les Messes, il y a longtemps que ce pauvre Monsieur n’en a plus besoin; du moment même de son assassinat! Il vaut mieux à l’avenir reformuler l’intention  » pour la France » sinon on tombe dans le ridicule.
    Quand à dire qu’il était bon ;certes . Mais n’oublions pas le jugement lapidaire du Précepteur des trois frères: » le Faible , le Fourbe, et le Fat » .Louis xvi a récolté le prix de sa faiblesse et en a fait le malheur de son pays .
    Aux Tuilleries d’abord; il n’a pas été un chef militaire !
    A Vesoul ensuite ; une charge de hussards aurait suffi au prix de quelques têtes de truands . Je n’ai aucune pitié pour ce Monsieur !

  7. Les bienfaits de Louis XVI en quelques dates de son règne :

    Dès le commencement de son règne, et face à la pauvreté de ses sujets, le jeune roi Louis XVI décide de soulager son peuple en le dispensant du « droit de joyeux avènement », impôt qui été perçu à chaque début de règne.

    En 1776, s’inspirant d’une idée de Benjamin Franklin, Louis XVI met en place le premier corps de pompiers en France. Cette idée date de 1720 aux Etats Unis, mais parvient en France pendant la guerre d’indépendance des USA.

    Cette même année, le roi Louis XVI permet aux femmes d’accéder à toutes les maîtrises de l’époque, signe d’un réel interêt pour l’épanouissement des femmes de son époque.

    Le 9 décembre 1777, Louis XVI émet une ordonnance remettant en place les mont-de-piété, organisme de prêt sur gage, qui a pour but de faciliter les prêts d’argents, surtout en faveur des plus démunis.

    En 1777, Louis XVI permet aux frères Perier de développer leur idée de pompes à eau dans Paris, afin d’alimenter la capitale en eau potable. Dès 1788, la Compagnie des Eaux de Chaillot commença à se développer autour de la Seine.

    En 1778, Louis XVI vient en aide aux démunis de l’abbé de l’Epée. Il donne 6000 livres de sa propre cassette (comme si un président d’aujourd’hui puisait dans son argent personnel pour le donner aux plus pauvres…) à l’oeuvre pour l’éducation des « sourds-muets sans fortune ».

    En 1779, Louis XVI ordonne aux commandants de vaisseaux français de pas attaquer les pêcheurs anglais, alors que les relations entre l’Angleterre et la France sont tendus depuis le soutien de la France aux Etats Unis. Louis XVI obtient la réciprocité de cet accord, ce qui permet l’expansion de la pêche française.

    En 1780, Louis XVI ordonne aux hôpitaux militaires français de traiter les blessés ennemis « comme les propres sujets du Roi ». On prendra en écho la grâce demandée quelques années plus tard par le Généralissime Bonchamps, ce qui sauva la vie de nombreux prisonniers bleus.

    Louis XVI prend la défense des plus faibles dès le milieu de l’année 1780 : il abolit le servage et la main morte au sein du domaine royal. De même, il abolit le droit de suite qui permettaient aux seigneurs de faire poursuivre le serfs qui quittaient leurs domaines.

    En 1781, Louis XVI fonda un hôpital pour les enfants atteints de maladies contagieuses, aujourd’hui nommé Hôpital des Enfants Malades. Il est bon de préciser qu’en 1788, Paris comptait 48 hôpitaux, ce qui laisse suggérer que la santé du peuple était une des principales préoccupations du Roi.

    Lors de son règne, Louis XVI crée et met en place de nombreux musées et nombres d’écoles prestigieuses : il crée en 1782 le musée des Sciences et Techniques, qui se nommera bien plus tard Centre National des Arts et Métiers; il fonde en 1783 la prestigieuse Ecole des Mines…

    Passionné de sciences et techniques, il finance sur ses propres fonds les expériences des frères Montgolfier, qui connaitront plus tard le succès tant escompté. Il finance également les expériences de Jouffroy d’Abbans pour l’adaptation de la machine à vapeur à la navigation.

    En 1789, il crée l’Ecole de Musique et de Danse de l’Opéra de Paris.
    Source http://www.royaumedefrance.fr/201101285741/quelques-dates-du-regne-de-louis-xvi/

    4 Février 1776, Louis XVI abolit l’esclavage :

    Lorsque l’on parle d’abolition de l’esclavage en France, la première date qui vient à l’esprit des français est 1792, lorsque la Convention décidait d’accorder la citoyenneté aux hommes libres de couleur. Pourtant, l’abolition de l’esclavage n’est pas une mesure révolutionnaire mais bien une réforme royale ! En effet, le Roi Louis XVI, dès 1776, avait promulgué un édit condamnant fermement la possession d’esclaves sur le territoire français. Couvercle de plomb et mythe de la « révolution salvatrice des peuples opprimés », cette date est largement occultée par les médias (wikipedia en tête) et les livres d’histoire…

    Et pour cause ! Rappelons que l’Assemblée Nationale de 1790 avait réaffirmé par deux fois (décret du 8 Mars et du 12 Octobre 1790) la légalité de l’esclavage, revenant ainsi sur la réforme royale de 1776. L’Assemblée s’était ainsi opposée à la publication de Brissot de 1790 : « Adresse à l’Assemblée Nationale pour l’abolition de la traite des Noirs »… S’asseyant allègrement sur cet idéal de fraternité tant de fois bafoué pendant la révolution, l’Assemblée montrait par là même son mépris des plus faibles, et ce n’est que pour éteindre la révolte des esclaves des colonies (Saint Domingue notamment) qu’elle accepta d’abolir l’esclavage en 1794.

    Le Roi Louis XVI, bien avant les petits bourgeois perfides qui allaient mettre la France à feu et à sang, avait compris que la liberté d’un homme ne devait pas être bafoué. C’est ainsi que moins de 3 ans plus tard, par une ordonnance du 8 Mai 1779, Louis XVI abolit également le servage et le droit de suite en France. De même, par cette même ordonnance, il affranchissait tous les « mains mortables » des domaines royaux, ainsi que les hommes de corps, les « mortaillables » et les « taillables ». La France fut l’une des premières nations du monde à abolir le servage, près de 180 ans avant le Tibet (1959).

    Le Roi de France incarne tout le peuple français, dans sa complexité et sa diversité, dans les moments de joie comme dans les moments de doute et de peur. Louis XVI a montré, par les nombreuses réformes qu’il a entreprit pendant son règne, qu’un Roi était avant tout proche de son peuple et répondait à ses besoins les plus élémentaires de liberté, de sustentation et de bien être.
    Source http://www.royaumedefrance.fr/201102044600/4-fevrier-1776-louis-xvi-abolit-lesclavage/

  8. lynxdubitatif says:

    Merci voxdev
    Votre plaidoirie nous rend le Roi encore plus aimable .
    Mais sa faiblesse demeure . Chef des Armées; capitulant devant la piétaille ! Nous lui devons la République ! Requiescat……

  9. Un fait peu connu, le rétablissement de l’esclavage par Napoléon, sans doute par complaisance envers son épouse Joséphine, née Tascher de la Pagerie, à la Martinique.

    bibliomonde.com/livre/retablissement-esclavage-dans-les-colonies-francaises-1802-2378.html

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