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La conférence des évêques de France s’engage à nouveau sur le terrain politique, adoptant même un langage pourtant mis de coté depuis le concile Vatican II. En effet, depuis ce concile, il est d’usage de dialoguer et non plus de condamner. Or, dans le texte de la Conférence des Evêques de France, le terme « condamnons » est bien présent.

Nous ne sommes pas le 1er avril, rassurez-vous, il ne s’agit pas de condamner la contraception, ni l’avortement, ni l’euthanasie, ni le mariage homosexuel, ni la gestation pour autrui… Ne les attendons pas plus au niveau social, car si nos évêques penchent à gauche ils ne s’inquiètent pas d’avantage du racket fiscal, de la spoliation des familles, etc…

Non. Nos éminences s’inquiètent d’un sujet bien plus important, d’un danger imminent qui pourrait nous rappeler les heures les plus… Allez, un petit effort ! Finissez la phrase ! Ce n’est pas difficile : qui pourrait nous rappeler les heures les plus sombres de notre histoire !!!

Eh oui ! Les évêques de France déclarent, forts de leur autorité « magistérielle » : « (…) nous saluons leur implication (ndlr : des élus) et condamnons les discours populistes répandant la suspicion contre toute représentation politique. »

C’est la seule phrase qui ait un peu de tenue dans ce discours mièvre, consensuel et décervelé des évêques de France. Dans le viseur on y trouve tout ce qui est un peu à droite de l’UMP, c’est-à-dire du FN à… CIVITAS.

Nous voilà rassurés ! Le « populisme » est condamné !

Quand on pense à l’enfant Jésus, ce Dieu fait enfant, naissant un 25 décembre dans une étable et au milieu des bergers, on comprend que les évêques s’inquiètent à l’approche de Noël, qui relate un événement proche de ce qu’on pourrait penser « populiste ».

C’est vrai que cette façon de venir au monde à des allures un peu démagogiques… Il faut bien la « conscience éclairée » et la « Foi adulte » de nos épiscopes pour nous prévenir de toute interprétation « extrémiste ».

Catholiques, ces évêques se disent catholiques ? Ils ont laissé sans bouger les lois les plus abjectes détruire notre pays et nos familles, ils se sont faits complices de tous les gouvernements antichrétiens, et ils se disent catholiques ? Et ils usent de la stature morale que devrait leur conférer leur fonction pour tenter de s’opposer à ce qui pourrait au moins un peu freiner la décadence de notre pays ?

Que ces évêques s’éloignent de nous, puisqu’ils ne servent plus ni Dieu ni l’Eglise ni la France catholique…

Xavier Celtillos

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13 commentaires

  1. Pingback: L’épiscopat français condamne ! - Les Observateurs

  2. Je suis étonné de voir Mgr Vingt-Trois au milieu de cette clique d’idiots utiles, sépulcres blanchis.
    Après 1968, il n’était pas rare d’avoir un sermon sur l’affaire Lip (fabrication de montres) même pendant un enterrement, je croyais ces stupidités finies.
    Ces évêques louent (non pas Dieu) mais l’intercommunalité dont on sait qu’elle n’apporte que des coûts supplémentaires pour une inefficacité totale tout cela pour justifier qu’ils sont obligés de faire des « secteurs » regroupant une vingtaine d’anciennes paroisses par manque de prêtres (manque dû à leur charisme défaillant, qui veut suivre de tels mauvais pasteurs ?).
    Puisque nos émules de l’évêque Cauchon, adeptes du confortable politiquement correct, cherchent un sujet de repentance, je leur en donne un d’actualité, c’est la déclaration ignominieuse en 2013 de l’évêque d’Angoulême s’en prenant directement au patriarche Gregorios III Laham de Syrie et justifiant la tuerie des chrétiens dans le village de Maaloula en Syrie par les islamistes.

    • Xavier Celtillos says:

      Cher monsieur,

      Pourquoi êtes-vous étonné de voir Mgr Vingt-Trois participer à cette destruction ?

      Cordialement.

      Xavier Celtillos

      • Mgr Vingt-Trois, lorsqu’il était président de la Conférence des évêques de France, a pris l’initiative le 15 août 2012 de faire lire dans toutes les paroisses de France un texte courageux appelant à prier pour la famille et le couple homme-femme, en réaction au projet de loi sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe et au débat sur l’homoparentalité ce qui lui a valu des critiques particulièrement vives de la part du politiquement correct. Par son appel il a très largement contribué au réveil et à la mobilisation des catholiques lors des grandes manifestations contre la dénaturation du mariage.
        Je suis donc étonné de le voir au milieu de sépulcres blanchis.

        • Xavier Celtillos says:

          Cher monsieur,

          Je en partage pas le qualificatif de « courageux » que vous utilisez pour le texte du cardinal Vingt-Trois. Voici l’extrait auquel vous faites mention :

          Pour les enfants et les jeunes ; que tous nous aidions chacun à découvrir son propre chemin pour progresser vers le bonheur ; qu’ils cessent d’être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère.

          Pour moi, ce texte ne répond pas au service minimum que l’on est en droit d’attendre d’un évêque catholique sur des sujets aussi grave.

          Un cardinal Pie, évêque de Poitiers sous Napoléon III, parlait autrement !

          Bien cordialement.

          Xavier Celtillos

          • Monsieur Celtillos, il n’est pas correct de cracher dans la soupe, il n’est pas évangélique de jeter le bébé avec l’eau du bain, miséricorde exige. Comme nous tous, j’espère, je prie le Père « que Ton Nom soit sanctifié », et ici sur terre nous avons tous à sanctifier l’Eglise de son Fils, et « pardonne nous nos offenses … », en d’autres termes « c’est à qui de jeter la première pierre? ».

            Un Evêque en fonction ne peut pas se permettre d’utiliser n’importes quelles formules lorsqu’il s’exprime, en raison de sa position « politique » dans une République laïque où est inscrit la séparation de l’Eglise et de l’Etat dans la loi.
            Connaissez vous les insultes qu’il a reçu en retour de cette intervention dans la plupart des médias de la bien-pensance officielle?
            Ce qui prouve qu’il a fait mouche. Ce qui compte enfin, ce sont les fruits de cette intervention, bien dits par Champar. Je pense que votre esprit combatif est louable, mais peut-être que vous pouvez aussi afficher un peu de modestie.
            Bien à vous, MRL

    • 
Je vous remercie de sortir Mgr Vingt-Trois de ce sépulcre blanchi dans lequel vous enterrez un peu vite le reste du corps épiscopal, j’adhère à votre question au sujet de l’Evêque d’Angoulême.
      Dans cet article M. Celtillos condamne trop crûment les évêques, comme s’ils étaient complices de la dérive sociétale à tous niveaux et je voudrais rectifier: il y a désormais l’impossibilité pour les Evêques de condamner, ce n’est pas la conséquence du concile, mais de mai 68, car c’est à cette époque que la jeunesse éprise de « liberté » a commencé à refuser toute autorité, et surtout ce qui « vient d’en haut ».
      Condamner du haut d’une chair n’a vraiment plus aucun sens pour l’ensemble du pays. Il faut discuter, témoigner, échanger, convaincre… C’est pourquoi le temps est à cette nouvelle évangélisation.
      Les chrétiens n’échappent pas à la société, les évêques non plus. Le temps de l’Eglise dirigeante est largement révolue. Personne ne peut remonter l’histoire à l’envers.
      J’ajoute donc que de nos jours nous ne pouvons pas nous permettre la division entre chrétien, quelque soit les faiblesses des uns et des autres. Mettre sur le dos des évêques le manque de prêtres me paraît indigne, car nous sommes tous les membres de l’Eglise, corps de notre Divin Maître, et donc notre responsabilité est collective.
      Donc, s’il vous plait, continuons à louer Dieu en Vérité (et avec un peu d’humilité) pour nos Evêques, car ils ont besoin de nous autant que nous avons besoin d’eux. MRL

      • Ian Allan says:

        ‹ […] il y a désormais l’impossibilité pour les Evêques de condamner, ce n’est pas la conséquence du concile, mais de mai 68, car c’est à cette époque que la jeunesse éprise de « liberté » a commencé à refuser toute autorité, et surtout ce qui « vient d’en haut ». ›

        Moi je pense depuis des décennies que mai 68 n’aurait jamais eu lieu dans ce forme sans le concile.

  3. guillaume says:

    Quelles sont les sources? On croirait lire le Figaro, aucune citation, aucune source juste l’ interprétation de l’ auteur. Celle-ci est peut être très juste, mais difficile à croire sur parole.

  4. C’était en 1970. J’avais un oncle Félicien Rousseau, excellent théologien, élève de Paul VI (pas une référence) formé avant 1965. De temps à autre, j’allais de temps à autre, le voir au grand séminaire de Québec (dans le temps, il y en avait un) pour m’enquérir de l’état de l’Église et lui poser quelques questions pointues.
    C’était un clerc prudent qui ne répondait qu’après avoir réfléchi…Un jour qu’il revenait d’un séjour de trois mois en Europe (Allemagne-France, Italie, etc.)rencontrer les confrères de grandes renommée qui avait sévi durant Vatican II, J’allai le rencontrer pour savoir pourquoi, dans les grandes lignes, l’Église était en train de déraper avec tout ce qui se passait alors…défection massive de prêtres, de religieuses et de religieux, liturgie à la dérive, contestation tragique de « HUMANAE VITAE« , etc.. Après un long moment, il décida de me confier un peu de ce qu’il l’avait consterné durant son voyage où il avait pu à loisir « jauger«  l’état des lieux en formation théologique. Il me dit:«  De tous les théologiens renommés (…)que j’ai interrogés, ce qui m’a frappé, c’est l’absence de formation théologique fondamentale; on dirait qu’un bon nombre n’ont jamais lu une ligne de Thomas d’Aquin. Et ça parait dans leur pensée et l’expression de celle-ci. Ils ont un discours intellectuel incohérent avec la pensée catholique. Y sont bien mêlés…« .
    Qui sont responsables de cet état de fait,osais-je demander ? Nul doute, dit-il, LES PASTEURS, LES PASTEURS ! Je devais attendre à la prochaine fois pour en savoir plus ou le découvrir moi-même pare la suite dans les décombres dogmatiques qui ont suivi. Cécilien 14-12-2013

  5. jean pierre says:

    Il est temps, je crois, de réfléchir à une conversion à l’Orthodoxie?
    Si la CEF avait pris très nettement position contre le mariage homo sans crainte d’estre accusé d’homophobie, la loi Taubira ne serait pas passée,mais un certain nombre de nos évêques du type Dagens ,n’ont plus la foi, et sont dangereux, car ils démotivent les fidèles et ce ne sont pas les propos ambigus de François qui vont nous éclairer

  6. Jacqueline lemoine says:

    BIEN D’ACCORD SI ON NE SERT PAS DIEU MAIS LE MONDE ,
    ET PAR LE SILENCE ACCEPTER CE QUI A DE PLUS ABJECTE ….IL VAUT MIEUX QUITTER L’ÉGLISE ,…!!!!

    MAIS JE NE COMPRENDS PAS , VOUS REJETER LE PARTI POLITIQUE LE PLUS CATHOLIQUE , ET CELUI QUI VEUX SAUVER LA FRANCE …!!!

    SOIT LE PARTI DE MARINE LE PEN ….
    VOTONS EN MASSE POUR MARINE ET LA FRANCE AVEC L’AIDE DE JEANNE D’ARC REDEVIENDRA DIGNE DE L’ÉGLISE…..

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