Extrait du décret du Ministère des Affaires étrangères et du culte du 17 mars 2015

« En  date du 23 Février 2015 l’archevêque de Buenos Aires, le cardinal Mario Aurelio POLI demande que la «Fraternité des apôtres de Jésus et Marie » (Fraternité Saint-Pie X) soit reconnue,  jusqu’à ce qu’un cadre juridique définitif lui soit accordé dans l’Église universelle,  comme une association de droit diocésain, telle que réglementée par le canon 298 du Code de droit canonique, en tant que société de vie apostolique, avec tous les avantages dus à cette reconnaissance  et en conformité avec toutes les obligations auxquelles elle est  soumise de ce fait  et dont la responsabilité relève de l’évêque diocésain. 

En conséquence de quoi la fraternité est accréditée comme une personne juridique publique dans l’Eglise  catholique apostolique romaine, selon les règles du Code de Droit Canonique. 

(…)

WILLIAM R. OLIVERI, Secrétaire du culte. » 

Cette reconnaissance n’a pu avoir lieu qu’avec l’accord du pape François. Rappelons en effet que pour pouvoir exercer en Argentine, tout prêtre catholique doit avoir l’accord des autorités religieuses du pays. 

Jusqu’à son accession au souverain pontificat, c’est le cardinal Bergoglio qui signait les documents officiels qui permettaient aux prêtres de  la FSSPX en Argentine de pouvoir faire leur apostolat. 

A travers cette inscription dans les registres de l’Eglise catholique d’Argentine, la Fraternité Saint-Pie X est reconnue officiellement de jure comme faisant partie de l’Eglise catholique

Une hirondelle ne fait certes pas le printemps, mais c’est là un signe que personne ne peut se permettre d’ignorer quand on sait que rien n’aurait été possible sans le feu vert du pape lui-même. 

Un Pape tellement surprenant que certains le verraient bien accorder – unilatéralement – une reconnaissance canonique à la FSSPX qui n’aurait alors…rien à dire. 

Christian Lassale 

Ci-dessous le décret officiel :

argentine-fsspx

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11 commentaires

  1. garantez says:

    et donc … rien à signer !

  2. Jakob says:

    Et pour Monseigneur Fellay une prélature personnelle garantie à terme, comme on lui a promis ; la Fraternité devient une Congrégation catholique reconnue par tous.
    Une prélature à 30 deniers, c’est pas cher payé, Monseigneur. Comme disait Jésus : « On n’est trahi que par les siens ».

    • balambalam says:

      Si Mgr Fellay oeuvrait pour une prélature personnelle, il ne serait pas très doué, le pauvre ! d’autres ont réussi en un temps record, alors arrêtez vos jugements téméraires et niais, ça vous évitera d’avoir honte plus tard !
      Et rappelez-vous qu’on ne juge les autres qu’à l’aune de ce que l’on est soi-même …

      • Signot says:

        Mais bien sûr que si qu’il court après sa prélature ! Son problème c’est de se faire accepter par Rome mais avec une prélature qui ne soit pas vide ! C’est tout !

  3. Emily says:

    Cet article est un tissu de mensonges qui ne relève que de son auteur (et je l’espère fortement, pas de MPI) : voici la version officielle parue ce jour sur le site DICI de la FSSPX : On y apprendra e.a. qu’il s’agit d’une décision administrative propre à l’Argentine et que le statut canonique (ou plutôt futur statut canonique) de la FSSPX dépend bien des autorités romaines. A bon entendeur !

    http://www.dici.org/actualites/argentine-letat-argentin-reconnait-administrativement-la-fraternite-saint-pie-x/ :

    Le quotidien argentin Clarin, daté du 12 avril 2015, a annoncé la décision du Secrétaire du culte, Guillermo R. Oliveri, parue au Bulletin Officiel de la République Argentine le 9 avril 2015, – décision selon laquelle la Fraternité Saint-Pie X était reconnue en Argentine comme personne juridique et qu’elle était inscrite au Registre des Instituts de Vie consacrée où figurent les ordres et les congrégations religieuses catholiques, présents en Argentine.
    Cette décision a été rendue possible, entre autres formalités à remplir, par une lettre de l’archevêque de Buenos Aires, le cardinal Mario Aurelio Poli, adressée au Secrétariat du culte et accompagnant la démarche entreprise par les autorités de la Fraternité auprès de ce Secrétariat, depuis 2011. Cette lettre où l’archevêque de Buenos Aires « demande que la ‘Fraternité des apôtres de Jésus et Marie’ (Fraternité Saint-Pie X) soit considérée, jusqu’à ce qu’un cadre juridique définitif lui soit accordé dans l’Eglise universelle, comme si elle était une association de droit diocésain », est une condition nécessaire à remplir par toutes les congrégations religieuses catholiques en Argentine.
    Le document du cardinal Poli n’a pas de portée canonique, car il ne saurait se substituer à l’autorité romaine qui seule peut régler le statut canonique de la Fraternité. Il ne s’agit que d’une démarche permettant une décision administrative de l’Etat argentin, en attendant « qu’un cadre juridique définitif soit accordé (à la Fraternité) dans l’Eglise universelle ».
    Il faut savoir qu’en Argentine, l’apostolat des congrégations religieuses catholiques ne peut s’exercer que dans un cadre administratif et juridique conditionné par l’inscription au Registre des Instituts de vie consacrée, après avis de l’autorité ecclésiastique.
    Le fait que le cardinal Poli ait succédé au cardinal Bergoglio sur le siège archiépiscopal de Buenos Aires peut faire légitimement penser que cette décision n’a pas été prise sans concertation avec le pape François. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une démarche strictement administrative dans le contexte propre à la République Argentine.
    (Sources : FSSPX-MG/Clarin/BO Rép. Arg. – DICI du 13/04/15)

    • Signot says:

      Je ne savais pas qu’être reconnu de droit diocésain selon le code de droit canon était une procédure administrative…

      La réalité c’est qu’il s’agit bien d’une reconnaissance canonique à l’échelle de l’Argentine qui prépare celle qui est annoncée dans le communiqué : « en attendant qu’un cadre juridique définitif soit accordé (à la Fraternité) dans l’Eglise universelle ».

      • Jakob says:

        Quand le serpent se manifeste, il faut chercher sa queue pour être sûr de son fait ; ainsi on a le déroulement complet de la procédure engagée depuis de nombreuses années par Monseigneur Fellay : petit à petit il s’est laissé fasciner par tout ce qu’on lui a laissé miroiter. L’Argentine aujourd’hui n’est qu’une façon de nous dire que le processus engagé aboutit : il n’y aura jamais de signature comme peuvent en attendre certains, simplement parce que l’entente est accordée depuis longtemps et la Fraternité entre lentement, doucement mais assurément dans l’église conciliaire. Depuis quelques années, on a changé des responsables dans les postes-clés : les prieurés, les écoles. Tous ceux qui ne sont pas d’accord avec Monseigneur Fellay et ses acolytes sont systématiquement éloignés, brimés, ou placardisés. Jusqu’à refuser les Saintes Huiles aux Dominicains d’Avrillé, il faut le faire quand même ! D’où le sacre d’un évêque par Monseigneur Williamson, car il y a urgence maintenant pour ceux qui restent fidèles à Notre Seigneur Jésus-Christ.
        C’est Judas qui a trahi son ami Jésus par un baiser. L’histoire ne fait que se répéter.

      • Emily says:

        Relisez attentivement et comparez l’article de M. Lassale et le communiqué de DICI :
        1) « le cardinal Mario Aurelio POLI demande que la «Fraternité des apôtres de Jésus et Marie » (Fraternité Saint-Pie X) soit reconnue, jusqu’à ce qu’un cadre juridique définitif lui soit accordé dans l’Église universelle, comme une association de droit diocésain, telle que réglementée par le canon 298 du Code de droit canonique, (…). »

        2) article DICI : Cette lettre où l’archevêque de Buenos Aires « demande que la ‘Fraternité des apôtres de Jésus et Marie’ (Fraternité Saint-Pie X) soit considérée, jusqu’à ce qu’un cadre juridique définitif lui soit accordé dans l’Eglise universelle, comme SI elle était une association de droit diocésain », (…).

        Entre « reconnue comme une association de droit diocésain » et « comme SI elle (la FSSPX) était une association de droit diocésain », il y a bien matière à diverse interprétation; ce que je reproche à l’auteur de cet article.

    • Pierre says:

      Un tissu de mensonges? Comme vous y allez fort ! Vous ne pourriez pas être un peu objectif ? Cela vous permettrait d’être un peu plus crédible et un peu moins manipulé-manipulateur.

  4. Jakob says:

    @ balambalam
    « …ça vous évitera d’avoir honte plus tard !
    Et rappelez-vous qu’on ne juge les autres qu’à l’aune de ce que l’on est soi-même … »

    Je suis bien d’accord avec vous. Cachez la rougeur de votre front 😉

  5. Guillaume says:

    La « Fraternité des apôtres de Jésus et Marie (Fraternité Saint-Pie X) » allant être désormais considérée comme si elle est une association de droit diocésain en Argentine, jusqu’à ce qu’un cadre juridique définitif lui soit accordé dans l’Eglise universelle, cela permet-il d’assurer que l’Eglise Catholique reconnait la légitimité des ministères exercés actuellement en Argentine par les prêtres de cette Fraternité ? Car ailleurs cette légitimité est largement remise en question, notamment en France ou de nombreux prêtres n’hésitent pas à affirmer que les sacrements de pénitence et de mariage sont invalides car nécessitant une juridiction (validité que la FSSPX défend par le droit canon jugeant d’un cas de nécessité pour le salut des âmes).

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