valerie-bugault

Cet article a été inspiré par une analyse du géopolitologue russe Alexandre Douguine / http://lesakerfrancophone.fr/la-6eme-colonne dans laquelle il décrit les tenants et aboutissants du concept nouveau de « sixième colonne ». Partant de ces constats très pertinents du côté russe, il m’est apparu utile d’en analyser les pendants du côté occidental. Le résultat de cette étude révèle bien autre chose qu’une entité, plus ou moins formelle, hostile aux peuples : elle révèle l’existence institutionnelle, en France, en Occident et au niveau mondial, de puissances d’argent dominantes, structurellement hostiles à tous les peuples du monde.

  1. Le contexte occidental

Dans mes précédentes analyses de géopolitique économique (voir ma série d’articles publiés sur le site du Saker francophone : http://lesakerfrancophone.fr/category/auteurs/valerie-bugault), j’ai beaucoup insisté sur le fait que la conception française traditionnelle du droit avait été, depuis l’avènement des institutions européennes, battu en brèche au profit d’une conception anglo-saxonne, de nature économique et financière. J’ai également axé mon décryptage du système économique global sur le fait que la notion d’Etat était devenue, depuis le XXème siècle, une variable d’ajustement d’un modèle devenu supérieur, le modèle de l’entreprise de type capitalistique. Il résulte de mes analyses que le modèle civilisationnel anglo-saxon s’est peu à peu imposé dans tous les pays occidentaux, transformant derechef le « fait politique » en « fait économique ».

Cette évolution française et occidentale, sans accroc et accélérée au niveau mondial depuis la fin de la seconde Guerre Mondiale, a en réalité commencé bien avant par la captation, par les puissances d’argent, du pouvoir politique.

Les puissances d’argent ont commencé leur captation du pouvoir politique en Occident en s’emparant de façon hégémonique du « fait monétaire », qu’elles ont extirpé de tout contrôle politique au moyen de la création du concept de « banque centrale » (lire à cet égard : http://lesakerfrancophone.fr/decryptage-du-systeme-economique-global-17-geopolitique-du-systeme-banques-centrales). Ces banques centrales, présentées comme des entités étatiques mais réellement sous contrôle de capitaux et d’intérêts strictement privés, sont depuis longtemps les seules régulatrices des questions monétaires, elles contrôlent la masse monétaire en circulation dans chaque pays et finalement l’évolution de l’économie desdits pays. Ces banques, dénuées de tout contrôle politique, travaillent pour les intérêts des plus grands capitalistes. L’une des prérogatives régaliennes essentielles, le fait de battre monnaie, ne ressort désormais plus des compétences de l’Etat, occasionnant par là même une perte sérieuse de légitimité et de souveraineté de l’Etat.

Mais il y a plus, l’Etat lui-même est devenu, en Occident, le porte-parole des intérêts des plus grands détenteurs de capitaux. A cet égard, permettez-moi de prendre plus précisément l’exemple de la France, car tous les pays d’Europe occidentale, s’ils aboutissent au même résultat, n’ont pas suivi le même déroulement historique. En France, pays traditionnellement centralisateur, le fait politique est, depuis la troisième République, concentré autour de deux concepts : des partis politiques hiérarchisés et la « fabrique » d’homme politique professionnels, par des écoles et des formations plus ou moins dédiées formant un vivier de recrutement. Ce phénomène permet une appropriation relativement aisée du pouvoir politique au moyen de la prise en main du sommet hiérarchique des « partis politiques » et de la corruption des quelques élèves sortant des fabriques à personnalités politiques. Cette corruption est d’ailleurs tout autant active que passive en raison de l’orientation idéologique du processus de formation lui-même ; l’instruction claironnée et tellement vantée s’analysant beaucoup plus en un formatage (matérialiste) des esprits qu’en une élévation de ces derniers.

Il résulte des phénomènes décrits ci-dessus qu’en France – et plus généralement en Occident – l’Etat s’est vu approprié par des intérêts privés sélectifs, perdant au passage sa légitimité intrinsèque. Le « fait politique » est devenu partie intégrante du « fait économique » dans la mesure où les intérêts privés des plus grands capitalistes – oligarques – ont mis la force publique résultant des institutions étatiques à leur service. Dès lors, « le fait » politique n’a plus pour vocation d’organiser, le plus sereinement possible, la vie en commun sur un territoire donné mais a pour fonction de faire respecter, par le plus grand nombre, les intérêts financiers – homogènes – d’une caste particulière d’individus, les grands capitalistes accapareurs.

  1. Identification de la sixième colonne dans le contexte occidental

Il résulte de l’analyse du contexte ci-dessus décrit que la sixième colonne identifiée par Alexandre Douguine n’a pas réellement d’équivalent en France et plus largement dans les pays occidentaux. Ou plutôt, ce sont les Etats et, plus récemment, les organisations étatiques supranationales (c’est-à-dire les institutions de l’Union Européenne) qui sont eux-mêmes les porte-paroles de cette sixième colonne.

Pour revenir à la France, symbole éternel de l’évolution occidentale, l’Etat issu de la Révolution française a été approprié par les puissances d’argent, à savoir la bourgeoisie commerçante, devenue et mélangée à la bourgeoisie bancaire, enrichie par le commerce lié aux grandes découvertes et par la gestion des monnaies. Plus récemment, l’Union européenne a continué et accentué le processus mettant directement les institutions publiques au service de ces puissances d’argent ; en Europe occidentale les multinationales font les lois, qui s’appliquent à tous, et les « juridictions » européennes sont les garantes de cet ordre économique nouveau.

Ainsi, après 1789, la France est passée d’une Monarchie, qui avait pour contre-pouvoirs tous les corps intermédiaires, à une oligarchie financière dénuée de tout contre-pouvoir, le tout sous le vocable trompeur de démocratie. La démocratie est le vêtement dont se pare le pouvoir sous le prétexte qu’existe une représentation populaire (pouvoir législatif). Mais cette représentation est, dans les faits, c’est-à-dire concrètement, catégorielle et non pas populaire parce que contrôlée par des partis politiques sous influence des puissances d’argent. L’appareil d’Etat (pouvoir exécutif) est par ailleurs lui-même géré par des hommes politiques issus du vivier contrôlé par ces mêmes puissances d’argent.

Il en résulte de la présente analyse qu’en Occident, c’est la structure même du pouvoir qui correspond au concept de 6ème colonne identifié par Alexandre Douguine.

Aucun Etat occidental n’a cherché à s’affranchir de l’emprise des puissances d’argent qui donnent le « la » politique et dictent leur conduite à des Etats qui sont en réalité les gestionnaires des intérêts financiers des oligarchies occidentales associées. Certes, nous avons assisté en France et en Occident à des variations apparentes de politique mais ces variations étaient entièrement dues aux choix effectués par les puissances d’argent dominantes : tantôt celles-ci étaient assez fortes, notamment en raison de leurs colonies, pour s’autogérer, tantôt elles ont dû s’allier à d’autres puissances d’argent ayant une conception différente de la vie en société et se plier, en conséquence, devant ces nouvelles conceptions.

D’empire continental, la France (comme l’Allemagne et toutes les anciennes puissances d’Europe) est devenue colonie de l’empire des mers. Le droit continental écrit, civilisationnellement structurant, hérité de l’empire romain, a ainsi définitivement cédé la place au droit anglo-saxon tout entier tourné vers la prédation économique des puissances d’argent.

  1. La disparition inéluctable de l’ordre politique continental au profit de l’ordre politique atlantiste

La raison pour laquelle la France et tous les pays continentaux d’Europe occidental ont perdu leur identité civilisationnelle était, dès le départ, inscrite dans la structure même de leur pouvoir. La force de leurs puissances d’argent s’est avérée inférieure à la force des puissances d’argent dûment organisées à la façon britannique, et plus largement anglo-saxonne. Les anglo-saxons ont, depuis toujours, une conception économique de la vie en société qui a grandement favorisé l’émergence d’un modèle de captation des richesses aujourd’hui internationalement déployé par les instances internationales qui font « l’ordre international ». C’est précisément ce modèle qui s’est érigé en pouvoir absolu non seulement au niveau local mais aujourd’hui au niveau mondial.

Le jour, symboliquement représenté par l’avènement de la Révolution Française, où la France a banni la civilisation de l’être pour adopter, de façon extérieure à son propre développement, la civilisation de « l’avoir », et des « avoirs », elle a perdu non seulement sa suprématie politique mais aussi et surtout sa raison d’être. Reléguée à un rôle de boutiquier financier qu’elle n’a jamais vraiment maîtrisé, la France s’est volontairement soumise à son maître en la matière : la civilisation « de la mer », dirigée par les puissances financières anglo-saxonne.

La France n’était France que parce qu’elle n’avait pas donné la prééminence aux puissances d’argent. Autrement dit, la France n’était indépendante et autonome qu’à l’époque, qui correspond à l’ordre monarchique de l’Ancien Régime, où la spiritualité chrétienne était une valeur supérieure à la détention matérielle : la France n’avait d’existence institutionnelle réelle que parce qu’elle organisait, de façon structurelle, la supériorité de « l’être » sur « l’avoir », le statut social et les réalisations des individus passant avant leurs avoirs matériels – aujourd’hui simples numéros (dématérialisés) indiqués sur des compte en banque dont les titulaires ne sont pas propriétaires.

Les évènements, de type tectonique, ci-dessus décrits ne peuvent se voir qu’une fois leur mouvement achevé, car de telles modifications, lentes par nature, sont peu apparentes. En revanche, elles opèrent des modifications si radicales des fondamentaux civilisationnels que leur résultat final est proprement spectaculaire : il rend méconnaissable le point de départ, qui était la notion d’Etat souverain, juridiquement déclinée en un Souverain qui dirige un Etat.

  1. L’avènement transnational du pouvoir sans racine et de l’homme sans humanité comme finalité des puissances d’argent dominantes

Le point d’arrivée de ce mouvement tectonique, « forcé » par les puissances d’argent dominantes du point de vue institutionnel mais minoritaires du point de vue démographique, n’est, par construction, pas conforme à la vocation profonde des peuples concernés. C’est précisément la raison pour laquelle ces puissances d’argent estiment aujourd’hui indispensable de briser ce qu’il reste de cohésion nationale, identifiée avec le concept d’Etat-nation. La victoire ne sera totale pour les puissances d’argent que le jour où il ne restera plus aucune poche de résistance civilisationnelle, c’est-à-dire le jour où la structure sociétale naturelle des peuples aura été éradiquée. Nous assistons ainsi, partout dans le monde, à une radicalisation tendant à faire disparaître le regroupement des peuples par affinités culturelles, linguistiques et historiques : ce qui se fait au moyen de guerres, de coups d’Etat, de migrations forcées, d’organisation de la perte de repères spirituels et religieux. Ce mouvement est naturellement mondial puisqu’initié par les puissances d’argent prééminentes ayant organisé l’ordre international.

Plus généralement, il est une leçon de l’histoire que ces puissances d’argent victorieuses connaissent et redoutent : « chassez le naturel et il reviendra au galop ».

L’ordre naturel est tout entier, ab initio, le pire ennemi des puissances d’argent dominantes. Elles veulent bannir, interdire ou rendre impossible toute procréation naturelle, alimentation naturelle, soins naturels, culture et élevages naturels, regroupement naturel d’individus, « droit naturel » et finalement toute humanité, tant il est vrai que l’humanité est une part du processus naturel qu’elles honnissent.

De leur détestation du « naturel », vient notamment le subit développement national et international de la théorie du genre. C’est également en raison de leur détestation du « fait naturel » que les puissances d’argent rêvent aujourd’hui de s’approprier physiquement la notion d’homme nouveau. Elles rêvent ainsi de créer un homme augmenté, par les pouvoirs de la science, faisant dangereusement dériver l’espèce humaine vers le transhumanisme, dont le développement technique est confié à des personnalités autistiques de type asperger, coupées par essence du reste de l’espèce humaine par le fait qu’elles ne ressentent pas d’émotions positives les liant au groupe. Il faut d’ailleurs voir dans ce processus de recherche d’un « homme nouveau » la raison d’être, développée à partir de la seconde moitié du XXème siècle, de la hiérarchisation sociale des individus en fonction de prétendus QI (coefficient intellectuel), lesquels sont formatés pour mettre en avant les capacités « calculatoires » d’individus que l’on cherche à couper de toute réactions émotionnelles distinctives ; ces mêmes réactions émotionnelles qui ont assuré la survie de l’espèce humaine au fil des âges.

L’avènement de cet Homme nouveau-augmenté sera réservé aux puissances d’argent victorieuses. Il s’accompagnera d’un Nouvel Ordre Mondial – gouvernement mondial autoritaire, centralisateur à l’extrême, accompagné d’une religion mondiale et d’une crypto-monnaie mondiale – qu’une grande partie des populations ne connaîtra pas, vouées qu’elles sont à disparaître.

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24 commentaires

  1. Excellent article, merci

  2. – « Ainsi, après 1789, la France est passée d’une Monarchie, qui avait pour contre-pouvoirs tous les corps intermédiaires » => Dans une monarchie de droit divin je vois mal des contre pouvoir puisque le pouvoir du monarque est considéré comme émanant de la volonté d’une divinité. En se présentant comme « investi par Dieu » et n’ayant de compte à rendre qu’à celui-ci, le monarque peut ainsi justifier le caractère absolu de son pouvoir qui n’est partagé avec personne et n’admet de limites que celles fixées par la divinité.
    Pour le peuple, s’opposer au roi ou le critiquer revient donc à s’opposer à la volonté divine, ce qui légitime le bannissement spirituel ou la mise au cachot. Autre avantage si je puis dire Le « droit divin » permet au monarque de faire face plus facilement aux menaces internes (ex : Fronde des « grands » du royaume)

    – Les puissances d’argent étaient également très puissantes à l’époque de cet « age d’or »
    Par exemple Fugger qui a financé l’élection de Charles Quint à la tête du Saint Empire romain germanique. En fait la période actuelle n’a rien inventée, elle ne fait que reprendre les recettes de l’époque.

    Depuis Saint Louis, les finances de la France ont l’habitude d’être dans le rouge… Et pour rétablir l’équilibre des comptes, chaque roi a sa recette miracle. Emprunt, impôts, spoliation, faillite, tout est bon pour remplir les caisses. Instructif, mais pas forcément transposable !

    • Etienne says:

      « Dans une monarchie de droit divin je vois mal des contre pouvoir puisque le pouvoir du monarque est considéré comme émanant de la volonté d’une divinité. »
      Vous avez beaucoup étudié l’histoire de France et celle des Pay-Bas pour en écrire une pareille.
      Une bonne révision vous serait utile.

      « Fugger qui a financé l’élection de Charles Quint à la tête du Saint Empire », c’est une autre affaire ; elle n’infirme nullement la présence et la solidité des contrepouvoirs sous l’ancien régime.
      Ne vous limitez pas à la fréquentation de l’université d’été du parti socialiste.

      • J’aime beaucoup les critiques qui ne reposent sur rien. A part la vacuité intellectuelle de leur auteur bien sûr.

        • Etienne says:

          Mes compliments : vous y êtes parfaitement parvenu.

          • Je pensai à vous bien sûr. mais je ne suis même pas surpris que vous ne l’ayez pas compris. Une fois de plus à vaincre sans péril je triomphe (malheureusement) sans gloire.

            • Etienne says:

              Vous écrivez là : « Je pensai etc… »
              Vous vouliez écrire : « Je pensais » ?
              Sans doute.
              « Ce qui se conçoit bien… » Vous connaissez la suite ?

              • Comme vous ne pouvez pas attaquer le fond vous préférez la forme. Et j’ai tendance à oublier que l’orthographe est la science des ânes.

    • Lisez l’historien James B. Collins, « La Monarchie républicaine. État et société dans la France moderne » qui démonte parfaitement vos fadaises…La monarchie absolue est un mythe rien d’autre. Ou sinon l’historien Jean Philippe Cénat dans son livre sur Louis XIV où p.67 il y a une partie intitulée « Mythe et Réalité de la monarchie absolue ». Il y décrit bien la composition réelle de la monarchie et ses différents corps intermédiaires et contre-pouvoirs.

      • Contre pouvoir de pacotille… Voyez « Les Six Livres de la République (1576) de Jean Bodin.
        Après les derniers troubles de la Fronde, les Grands seront muselés et réduits à la condition de courtisans. Les Etats Généraux ne seront plus réunis et les Parlements deviendront de simples chambres d’enregistrement… Louis XIV est lucide quand il lance « l’État, c’est moi ».

    • Etienne says:

      @MCF68

      Qui vous parle seulement d’orthographe ?
      « Je pensai » pourrais d’ailleurs s’écrire. Mais ici, ce passé simple (par son caractère ponctuel) n’est pas pertinent.

      Ce que je mets en cause, me paraît évident. C’est votre penchant à suivre une doxa dominante, c’est votre incapacité à réfléchir par vous-même.

      Sur ce, je vous salue définitivement : j’ai autre chose à faire que perdre du temps dans un dialogue de sourds.

      • Je le regrette. Mais je regrette encore plus votre absence d’arguments. Je ne vois pas ou les la doxa dominante.
        Oui c’est un banquier qui financé l’élection de Charles Quint. Et oui dans une monarchie absolue de droit divin il n’y a pas de contre pouvoir.
        Et oui encore les rois de France ne ne sont pas signalés par des capacités de gestionnaire hors normes. Je ne dit pas que le système actuel est mieux je dit simplement qu’ils n’ont rien inventé.

    • Jean-Marie Six says:

      Je pense qu’il faut voir les choses un peu différemment.

      Sous la monarchie dite « de droit divin » avant 1789, il existait un contre-pouvoir puissant : celui de l’église, pouvoir lui aussi d’essence divine. Dans bien des domaines l’église participait activement au fonctionnement de la société. L’église avait notamment la charge de l’enseignement et de l’éducation des enfants. L’église jouait un rôle important dans la politique étrangère. Les diplomates étaient assez souvent des gens d’église.

      L’Europe politique moderne est née en 1648 après le traité de Westphalie, un siècle avant l’abolition de monarchie. Entre-temps, celle-ci en avait profité pour devenir « absolue », puisqu’il y avait moins de contre-pouvoir puissant.

      Quant au pouvoir de la finance, on peut simplement dire que les banquiers ont toujours existé. Mais l’influence dominante de l’Église catholique et les sermons des prêtres avec leurs dénonciations du prêt à intérêt, a fait que l’activité bancaire a a été pris en charge par les lombards, les juifs, mais pas par les catholiques. Les banquiers formaient une classe sociale à part, loin d’être aussi dominante… que de nos jours !

      • Concernant le contre-pouvoir de l’Église , l’épisode Henri VIII d’Angleterre lui a très vite fait comprendre qui était le patron.
        Concernant la finance l’Église n’interdisait pas l’usure et le prêt aux catholiques. La condition étant qu’ils ne pouvaient prêter qu’à des tenants d’une autre religion.

  3. Selak SASPAS says:

    Bravo merci pour l’auteur de ce texte

  4. Selak SASPAS says:

    Cet article est très instructif . Merci à son auteur.

  5. raslebol says:

    Il a été repris de la révolution le fait de faire payer un électeur… là à des primaires ! Et les français sont assez c.ns pour suivre !
    Un journaliste disait que pour les primaires de la droite il serait estimé 5 millions de votants ??? Vous multipliez par 2€ et vous avez la somme sans intérêts que le LR se mettra dans la poche. (Les autres petits partis n’auront qu’à tenter d’emprunter à des banques qui refusent de prêter pour garder le système en place….) Pour un programme qui est similaire pour l’ensemble des candidats, le reste étant du blabla pour fixer un prétendu électorat !!!
    Et cerise sur le gâteau le votant doit accepter le programme des « traîtres » à la France donc il accepte la trahison du traité de Lisbonne, le MES qui engage les biens de la France voulu et fait voter par Sarkozy au moment de la dernière campagne de la dernière élection présidentielle alors qu’il avait fraudé les comptes de campagne….

    • Et encore c’est 2 euros par tour. Pour la primaire des écologistes ce sera de l’ordre de 5 euros. Car il faut savoir que sans dotations publiques, les primaires coûtent cher aux partis.
      Les Républicains estime que cette élection doit être autofinancée à partir de 2 millions de votants par tour. Et s’il y a davantage de votants, l’argent récolté va être reversé à la campagne présidentielle du candidat désigné.

      Pour la primaire socialiste de 2011 avec 2,8 millions de votants et 5.066.700 euros produits, les charges ont été, selon Solférino, de 5.881.880 euros. Le PS a dû absorber 815.180 euros.

  6. Etienne says:

    L’idée selon laquelle la monarchie française (par exemple) n’avait pas à tenir compte d’un foisonnement de libertés (locales et autres) est d’une rare inculture. Ou alors la manifestation d’une propagande doctrinaire.
    Pas plus loin que Wikipédia (source dont la valeur n’est pas absolue) on lit déjà ceci :

    « L’un des principaux traits de la culture révolutionnaire française a été le rejet des corps intermédiaires. La loi Le Chapelier (14 juin 1791) a supprimé les corporations, car elles risquaient d’introduire un intérêt intermédiaire entre celui de l’individu et celui de l’État. C’est ce qui a fait dire à l’auteur de la loi à l’été 1791 :
    « Il n’y a plus de corporation dans l’État ; il n’y a plus que l’intérêt particulier de chaque individu et l’intérêt général. Il n’est permis à personne d’inspirer aux citoyens un intérêt intermédiaire, de les séparer de la chose publique par un esprit de corporation ».
    La Révolution a procédé non seulement du rejet de la société d’ordre, mais aussi du rejet de la société de corps, introduisant un face-à-face de l’individu et de l’État. »

    Ceux dont le but est de faire croire que l’histoire de la liberté commence en 1789 se couvrent de ridicule.
    1789, c’est aussi pour les pays voisins de la France, la date fatidique d’une révolution conquérante dont ils ont tous eu à souffrir.

    • Vous devenez plus intéressant.
      La monarchie absolue de droit divin peut très bien s’accommoder de libertés locales voir de corps intermédiaires. Mais cela était et restait au bon vouloir du souverain. Sous Louis XIV le parlement existait. Sauf que son rôle pour l’essentiel était limité à celui d’une chambre d’enregistrement. Il lui était interdit de faire quelque remarque que ce soit avant l’enregistrement des édits. Une sorte de « 49-3 » avant l’heure si je puis dire.
      A titre personnel je n’ai jamais dit que l’histoire commence en 1789. Je dit juste que ceux qui veulent faire croire qu’avant c’était une sorte d’âge d’or et que tous nos problèmes date de 1789 se trompent tout autant.

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