Le film :

Sunshine, Danny Boyle, 2007

Le résumé :

En 2057, le Soleil meurt en s’éteignant progressivement. Un vaisseau avec un équipage de huit astronautes est envoyé dans l’espace pour tenter de le rallumer. Cette mission, baptisée Icarus 2, a pour but d’expédier une charge thermonucléaire d’une masse équivalente à l’île de Manhattan au cœur du Soleil afin de le « rallumer ». Sept ans plus tôt, l’humanité avait essayé, mais ce fut un échec avec la disparition mystérieuse d’Icarus 1, le premier vaisseau envoyé dans cet objectif. Cette deuxième mission est le dernier espoir de l’humanité car elle a épuisé toutes les matières fissibles de la Terre lors de la fabrication de la bombe.

La scène en question :

La rencontre entre Capa et le Soleil

Le pitch du film Sunshine de Danny Boyle peut laisser dubitatif. Il a tout d’un film catastrophe sans grand intérêt avec une solution au problème posé complètement incohérente (faire exploser une charge nucléaire sur la surface du soleil pour le réanimer !!! Ce qui équivaut à jeter un pétard dans un brasier).

Pourtant il n’en est rien. Ce huis clos de l’espace laisse la part belle au développement des personnages, leurs doutes concernant leur mission, ainsi que la contemplation et la réflexion devant l’astre de Vie qui se meurt.

Le film est de grande qualité mais c’est vers la fin de celui ci que se trouve l’une des plus belles scènes du cinéma.

Après une série de péripéties, Capa, le seul personnage survivant de la mission lance en catastrophe la procédure de déclenchement de la charge explosive afin de réactiver le Soleil. Il n’a plus aucun moyen de repartir et mourra donc sur place.

Toutefois, c’est un aperçu de la mort bien particulier que donne à voir le film. En effet, au lieu de montrer le personnage disparaître avec l’explosion, la scène s’apaise tout d’un coup et Capa, en contemplation presque mystique, se retrouve au contact du Soleil qu’il peut désormais toucher du bout des doigts. La beauté de la scène est grandement aidée par la musique aérienne et apaisante de John Murphy en contraste totale avec l’angoisse et la pression des minutes précédentes.

Est ce à dire que le sacrifice du personnage et sa mort constituent le retour de son âme vers la source de Vie, source que les personnages ont pu admirer, méditer et approcher au plus près ? On peut y voir une vision païenne de la vie après la mort mais pour un catholique, le parallèle est flagrant d’y voir plutôt l’image du Christ qui est la Voie, la Vérité, LA VIE. Les autels de nos églises ne sont elles d’ailleurs pas tournés vers l’Est, à savoir… le Soleil levant !

Alexis d’Artagnac

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