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L’auteur, René Gaëll, fut prêtre-infirmier durant la première guerre mondiale.

Le gouvernement maçonnique qui dirigeait la France au début du vingtième siècle jugea utile de mobiliser le clergé. Dans un premier temps, les ecclésiastiques furent incorporés dans le service de santé, où l’on ferait appel à leur dévouement sans les contraindre à porter les armes et à en faire usage. Mais cette mesure ne fut que transitoire. Le gouvernement décida ensuite de supprimer toute espèce de dispenses et soumit les ecclésiastiques, que l’on ignorait désormais, à la loi commune, en les astreignant au service armé.

Mais la guerre arriva. Les vertus de devoir, de renoncement et de sacrifice, qui sont à la base de l’éducation et la règle de la vie sacerdotale, vertus qui se manifestent surtout quand survient l’épreuve, allaient faire de ce personnel, que l’on avait marqué d’infamie en lui interdisant l’enseignement, un exemple vivant des vertus militaires qui, elles aussi, sont de devoir, d’abnégation et de sacrifice. La guerre offrit la glorification publique et manifeste de ce clergé que les politiciens républicains s’étaient mis en tête de détruire.

Lors de la mobilisation, les prêtres rejoignirent leurs corps d’affectation. Aumôniers, infirmiers, brancardiers ou combattants, ils se montrèrent vaillants soldats, parce que, prêts à mourir, ils ne craignaient pas la mort, et prêtres sublimes parce que, soit avant, soit pendant, soit après l’action, ils étaient à la disposition de leurs frères d’armes pour leur procurer le meilleur moyen de ne point craindre la mort.

Les récits des journaux, les citations à l’ordre de l’armée, les mises aux tableaux d’avancement et de concours pour la légion d’honneur et la médaille militaire, nous ont montré nos prêtres à l’œuvre, donnant, autour d’eux, l’exemple de la bravoure, encourageant les hommes par leur attitude et la sérénité de leur humeur, leur apprenant à mourir en leur adoucissant le sacrifice de leur vie, pansant les blessures, bénissant et absolvant avant la ruée à l’assaut, célébrant le saint sacrifice en plein air, en laissant voir, sous leur vêtements sacerdotaux, leur uniforme militaire, rampant entre les tranchées adverses pour sauver quelque blessé, recueillant les dernières volontés des moribonds. Ce livre leur rend l’hommage mérité. 

Les soutanes sous la mitraille, René Gaëll, éditions Saint-Rémi, 168 pages, 15 euros

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2 commentaires

  1. Et à chaque prêtre, à chaque cadre de l’AF tué au front, les républicains et les francs-maçons, bien planqués à l’arrière en comptant leurs profits de guerre, disaient : « un de moins en face nous après.. »

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