Les récents événements de samedi et dimanche derniers au Col de l’Échelle, point de passage des clandestins entre l’Italie et la France, où un groupe de jeunes de Génération Identitaire ont bloqué, avec succès, la frontière ne laissent pas indifférents nos élites religieuses et civiles.

L’évêque de Gap, Xavier Malle, dans une tribune à France Info, média de propagande politiquement correct et immigrationniste, a dénoncé l’action des Identitaires et appelé à recevoir « le migrant ». Il souhaite « une solidarité nationale » pour l’accueil des migrants en situation illégale.

Son texte est un morceau de ‘prouesse’ humanitariste, bien en phase avec l’Évangile du migrant révélé par le pape François. Au nom d’un pseudo-christianisme solidaire et accueillant, l’Église de France, qui semble voir dans le migrant le nouveau rédempteur de l’humanité, facteur d’unité fraternelle primordiale, collabore à l’invasion, à l’islamisation de la France et à la mort de la civilisation européenne et chrétienne. Toute action politique visant à freiner ces arrivées massives et incontrôlées de populations extra-européennes est fustigée, dénigrée, étiquetée raciste, xénophobe, malveillante…

Mgr Malle s’octroie le rôle de porte-parole des clandestins en situation illégale et prêche leur intégration dans la société française :

« Trois actions presque concomitantes se sont déroulées dans les Hautes-Alpes. Samedi 21 avril, au col de l’Echelle, un groupe anti-migrants simulait une frontière, tandis qu’au même moment, à Gap, un groupe altermondialiste demandait la suppression des frontières. Le lendemain, en réaction au premier, un troisième groupe faisait passer par force la frontière à des migrants. Comme évêque du diocèse de Gap et d’Embrun dans les Hautes-Alpes, j’estime que nos montagnes ne sont pas un terrain de jeu politique où pourraient librement s’affronter des personnes, d’un bord comme de l’autre, instrumentalisant les migrants. La situation étant assez compliquée, nous n’en avons vraiment pas besoin.

En revanche, nous avons besoin de l’aide de la communauté nationale. Si, en 2016, les Hautes-Alpes ont accueilli 60 mineurs non accompagnés, ils étaient plus de 1 200 en 2017. Nous sommes le premier département en accueil de mineurs par habitant. Après une période de flottement et finalement avec persévérance, le conseil départemental et l’Etat ont pris leur responsabilité, pour la mise à l’abri des mineurs, comme l’impose, à juste titre, notre droit. Les paroissiens de Gap et de Briançon se sont également mobilisés, répondant à l’appel du pape François.

Ainsi, pendant quatre mois, d’août à novembre, jusqu’à 60 mineurs ont été accueillis pour la nuit dans les salles paroissiales à Gap. La préfecture ayant réussi à trouver des solutions pour les nuits, le Secours catholique fait depuis un accueil de jour. Dans tous les cas, cet accueil est réalisé avec l’aide de nombreux bénévoles d’autres associations ou d’individuels. Que chacun soit remercié.

« Il nous faut préparer l’intégration dans notre société de ces mineurs »

Mais, d’une part, la situation se tend à nouveau avec la fin de l’hiver et, d’autre part, les bénévoles sont épuisés. J’en appelle donc à la solidarité nationale. Aidez-nous, aidez le Secours catholique, aidez le département des Hautes-Alpes qui ne compte que 140 000 habitants à l’année dans ses magnifiques vallées. Aidez-nous à créer les structures durables pour l’accueil des mineurs non accompagnés. J’en appelle aussi au travail collaboratif entre tous les acteurs du terrain, dont le Secours catholique et les paroisses, dans un dialogue renouvelé avec l’Etat.

D’autant qu’il nous faut passer à une seconde phase. Tout en continuant l’accueil d’urgence, il nous faut préparer l’intégration dans notre société de ces mineurs, dont la plupart vont rester en France. Cela passe par la culture, la littérature, la langue ; tout ce qui fait notre civilisation, avec ses racines chrétiennes et la présence de toutes les religions, dans le cadre des valeurs partagées de notre pays. A terme, c’est l’unité, la cohésion de la France qui est en jeu. Ne croyons pas que cette ‘crise migratoire’ soit passagère. Elle est mondiale et durable, aussi bien en Amérique latine qu’en Asie et en Europe.

Je n’ai pas la solution ; alors quelle est ma mission d’évêque ? Elle me semble de proposer des critères de discernement et de confirmer les chrétiens dans leur mission. Le principal critère pour un chrétien est de suivre ce qu’a dit et ce qu’a fait Jésus, le fils de Dieu. L’évangéliste Matthieu le rapporte ainsi au chapitre 25 de son évangile :

« Le roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’ Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? Tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? Tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? Tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? Tu étais nu, et nous t’avons habillé ? Tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’ Et le roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.' »

En servant ces mineurs non accompagnés, c’est Jésus que nous servons.

« Défendre les plus fragiles, tous les plus fragiles »

Depuis le mois d’août, j’entends beaucoup d’idées reçues auxquelles mon expérience permet maintenant de répondre :

• On créerait un appel d’air en donnant à manger aux migrants et en leur proposant un matelas. En vérité, ils sont là, nombreux, de l’autre côté des Alpes. Que fait-on en Europe pour aider l’Italie ?

• On pourrait distinguer migrants économiques et réfugiés politiques, les premiers n’ayant pas vocation à rester sur le territoire national. Cette distinction est de plus en plus floue. C’est bien en grande partie pour des raisons politiques que les conditions de vie sont déplorables dans leurs pays. Que fait-on pour aider à la bonne gouvernance et au développement des pays d’origine ?

• On favoriserait la délinquance et le chômage. Mais il n’y a aucune délinquance de la part des mineurs migrants que l’on accueille dans les paroisses et au Secours catholique à Gap et à Briançon. Ils ont tellement souffert qu’ils sont des mineurs mûrs et responsables. Et ils n’ont pas l’âge de travailler, mais d’aller au lycée. Pourquoi ne peut-on les prendre au lycée dès leur arrivée, même pour peu de temps ?

• On ne s’occuperait pas de la misère des gens chez nous en s’occupant des migrants. Je peux vous dire que les actions du Secours catholique et des autres associations envers les personnes qui ont besoin d’aide dans les Hautes-Alpes n’ont en rien diminué. Qui est prêt à venir donner un coup de main au Secours catholique ?

• On s’occuperait des migrants et pas des autres questions de la doctrine sociale de l’Église. C’est ma joie d’être évêque de l’Eglise catholique qui défend les plus fragiles, migrants et réfugiés, malades en fin de vie, enfants à naître. Essayons d’être cohérents. Qui est prêt à défendre à la fois le migrant et l’enfant à naître ?

Pour conclure, je citerai la lettre encyclique du pape Benoît XVI (Caritas in veritate, 2009): « Il faut qu’il y ait un renouveau de la pensée pour mieux comprendre ce qu’implique le fait que nous formons une famille. »

Il ne faudra pas escompter que Mgr Malle l’utopiste, qui voit dans le migrant une « chance pour la France » « mûr et responsable »,  relaye le Rosaire aux Frontières de demain samedi 28 avril…

Francesca de Villasmundo

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

6 commentaires

  1. Hugues says:

    Encyclique du saint et grand Concile du 26 juin 2016 :

    La théorie contemporaine de globalisation – imposée silencieusement et propagée rapidement – provoque de forts remous dans l’économie et la société à l’échelle mondiale. La globalisation imposée a généré de nouvelles formes d’exploitation systématique et d’injustice sociale. Elle a planifié l’élimination graduelle des obstacles que représentent les traditions nationales, religieuses, idéologiques ou autres qui s’y opposent. Elle a mené à l’affaiblissement en vue de la déstructuration des acquis sociaux au nom de la reconstruction de l’économie mondiale, censée être nécessaire, creusant davantage le fossé séparant riches et pauvres, dynamitant la cohésion sociale des peuples et ravivant de nouveaux foyers de tensions internationales.
    Face au processus d’homogénéisation réductrice et impersonnelle promu par la globalisation, face aussi aux aberrations de l’ethno phylétisme, l’Église orthodoxe propose de protéger l’identité des peuples et de renforcer le caractère local. Comme modèle alternatif pour l’unité de l’humanité, elle expose son organisation structurée, basée sur l’égalité de valeur des Églises locales. L’Église s’oppose à la menace provocatrice pesant aujourd’hui sur l’individu et les traditions culturelles des peuples que renferme la globalisation ; elle s’oppose aussi au principe selon lequel l’économie possède sa propre loi ou « économisme », c’est-à-dire l’économie émancipée par rapport aux besoins vitaux de l’humain et transformée en but en soi. Elle propose donc une économie durable, fondée sur les principes de l’Évangile. Axée sur la parole du Seigneur : « Ce n’est pas seulement de pain que l’homme vivra » (Lc 4, 4)  »

    https://orthodoxie.com/encyclique-du-saint-et-grand-concile-du-27-juin-2016/

  2. « Les mineurs isolés étrangers sont des Africains, pas expulsables car mineurs, qui ont coûté 1 milliard d’€ à la France en 2017 » : http://www.fdesouche.com/908611-mineurs-isoles-etrangers-africains-expulsables-mineurs-ont-coute-1-milliard-deuros-a-france-2017

  3. Xavier Malle, évêque de Gap et d’Embrun depuis le 8 avril 2017, finira sa carrière sur le bûcher qu´il aura allumé lui-même.. L´extase compléte !

  4. cadoudal says:

    l’ évêché de Gap est en faillite

    comme la doctrine de cet évêque , collègue de Cauchon.

  5. Sancenay says:

    « J’étais Alfie, j’étais Vincent Lambert « , qu’avez-vous fait de moi beaux seigneurs bernardinesques ?
    Dans votre approche correctement médiatique de tout sujet sur lesquels vous papillonnez vous ignorez superbement que tant pour Alfie que pour Vincent , il est malhonnête de parler de « fin de vie « .

  6. Clofer says:

    De plus en plus déconnectés ces crétins ! Purs produits En Marche j’en ai peur. L’église conciliaire est morte. Elle s’enferre dans sa religion de l’homme, l’abandon des enseignements du Christ, voire la destruction des barrières contre le péché. Mieux vaut rester chez soi que de les fréquenter.
    Le problème, c’est que si tous les moutons paroissiaux suivent ces délires, c’est à terme la transformation de leur petite église en mosquée. Réveillez-vous !

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com