Les Québécois francophones vivent bien. Loin des vexations du passé, ils sont aujourd’hui maîtres chez eux et bénéficient du dynamisme économique du Canada anglophone qui a, finalement, toujours fait beaucoup pour garder sa « Belle Province ». L’idée de l’indépendance, ravivée au dernier référendum perdu de 1995, commence à perdre de son intérêt.

Le français est la seconde langue du Québec. Ceux qui peuvent parler anglais refusent moins de le faire qu’à l’époque du nationalisme québécois enflammé par la fameuse visite de Charles de Gaulle, en juillet 1967, à l’Exposition universelle de Montréal : « Vive le Québec ! Vive le Québec Libre ! » , avait cru devoir dire le « grand homme » depuis le balcon de l’hôtel de ville.
De Gaulle, homme de droite aligné sur les idéaux républicains, n’aurait pas dû séduire les Québécois hippies de la « Révolution tranquille » des années 60. Un fossile comme de Gaulle n’aurait pas dû les attirer. De Gaulle était fâché que les Anglais aient gagné les guerres indiennes, deux cents ans plus tôt, et que la France ait dû abandonner ses enfants aux Anglais. La France se sentait également humiliée, après la Seconde Guerre mondiale, éclipsée par les Anglo-Saxons. Pour prouver l’indépendance de la France, de Gaulle engagea une politique étrangère agressive.

Oui, les Anglais ont fait souffrir les francophones au Canada. Il y a eu le nettoyage ethnique des Français de l’Acadie. Beaucoup ont été exilés en Louisiane. Oui, l’élite anglophone méprisait les Français, les traitant de paysans. Oui, la langue française commençait à perdre son influence en 1967.

Mais il y a d’autres choses à savoir. Lorsque l’Angleterre a absorbé le Canada, au 18e siècle, elle a adopté un ensemble de lois pour se concilier les Québécois. L’Acte du Québec a créé l’Église catholique au Québec, a permis aux Québécois de vivre sous les lois civiles françaises plutôt que sous la common law anglaise. L’Angleterre protestante, intolérante, accordait aux Québécois un ensemble de concessions qui n’étaient accordées nulle part ailleurs dans l’empire. Si l’Angleterre avait fait de telles concessions aux Irlandais, la moitié des guerres anglo-irlandaises n’auraient jamais eu lieu.

Bien sûr, les protestants américains étaient furieux de cette concession à l’Église catholique et craignaient que leurs droits civils et leurs protections en vertu de la common law soient retirés. La loi québécoise était, en fait, destinée à affaiblir la force croissante des colonies anglophones. Si ces colonies se rebellaient, comme aux Etats-Unis,le Québec demeurerait fidèle. C’est exactement ce qui arriva à la bataille de Québec, en 1775. L’Amérique perdit. L’Acte du Québec avait acquis la loyauté québécoise. Le clergé catholique, qui avait prospéré grâce à cet Acte du Québec, était pro-Britannique, hostile à l’indépendance du Québec. Le privilège du clergé, autant que le travail des Francs-maçons, a nourri la « Révolution tranquille » qui a sécularisé le pays en une dizaine d’années. Les Québécois finirent par garder l’identité française sans le catholicisme, arrivant finalement au même bilan que la France de 1789

Malgré les différences sociales réelles, la Loi sur la Confédération du Canada de 1867 officialise l’égalité de l’anglais et du français et l’égalité des droits. Les Québécois n’ont jamais voulu se défaire de leur identité française. Ils ont réclamé une foule de concessions au Canada, comme les emballages bilingues sur les articles du commerce. Le déclin du français a été arrêté au Québec, aux dépens des anglophones qui ont dû quitter la province.

Aujourd’hui, les jeunes Québécois anglophones sont plus susceptibles de discrimination, fondée sur la langue, que les membres de la majorité francophone du Québec. 78 % des Québécois sont francophones. Seulement 8 % sont anglophones, bien que le bilinguisme soit commun à 43% de la population. L’arabe est à la troisième place, avec 2 % des Québécois, une bonne partie de ces Arabophones étant des chrétiens libanais francophones.

Six premiers ministres canadiens ont été francophones. Avec seulement un quart de la population du Canada, le Québec est bien représenté. Oui, il y a eu des préjugés dans le passé. Le Manitoba, bien que fondé par les Français, n’avait que des lois anglaises jusqu’en 1985. Seulement 8 % sont anglophones, bien que le bilinguisme soit commun à 43% de la population. Il est vrai que les orangistes, descendants protestants d’Irlande du Nord, ont eu un certain poids. Mais il y a maintenant plus de catholiques au Canada que de protestants. Et des millions d’Anglo-Canadiens apprennent le français à l’école. Alors qui a vraiment gagné la guerre des langues ?

Les séparatistes ont perdu leur référendum sur l’indépendance, en 1995, à très peu de voix. Depuis, le séparatisme grandit partout dans le monde, sauf au Québec. Les Québécois sont maîtres dans leur propre province et ont obtenu l’égalité partout ailleurs dans le pays. Le Québec reste une base séparatiste, mais elle n’est plus significative.

Une des raisons de la sérénité des Québécois est qu’ils sont payés par le reste du Canada. Les Québécois se rendent compte que rester au Canada, même avec ses défauts historiques, présente plus d’avantages que d’inconvénients. Ils maîtrisent leur langue, sont traités à égalité et bénéficient de la manne financière de l’ouest anglophone.

Richard Bourhis, professeur de psychologie à l’Université du Québec à Montréal, étudie les attitudes des anglophones et des francophones à l’égard du Québec. Il est surpris de découvrir, qu’en dépit des transformations qui ont frappé la société québécoise au cours des 50 dernières années, l’attitude des jeunes anglophones et des francophones est à la suspicion mutuelle.

Bourhis a interrogé 421 étudiants sur les relations linguistiques, l’identité et la possibilité de déménager dans une autre province. Les résultats montrent que les jeunes anglophones et les francophones estiment que la survie de leur communauté est menacée par l’autre groupe linguistique. La majorité des anglophones interrogée pensaient que la plupart des francophones aimerait voir la communauté anglophone diminuer.

L’étude a révélé un écart important entre les opinions des étudiants francophones et anglophones sur leur propre avenir au Québec. Les francophones déclarent, plus que les anglophones, avoir de bonnes chances d’avoir une bonne carrière au Québec. Ni les anglophones ni les francophones ne sont enthousiamés par un déménagement aux États-Unis. ,

Certains anglophones déclarent être victimes de discrimination dans les magasins, les banques ou les restaurants et, dans une proportion légèrement plus faible, au travail. Le langage est le motif de la discrimination.

Les anglophones sont donc plus motivés à déménager dans une autre province du Canada pour laisser derrière eux les tensions linguistiques au Québec. Les impôts plus bas et l’aventure motivent également ces jeunes anglophones.

Alors que la migration anglophone au Québec a diminué de façon spectaculaire depuis 1976-198, le Québec continue de perdre plus de résidents anglophones qu’il n’en gagne.

Étant donné les gains socio-économiques spectaculaires dont jouit la majorité francophone, depuis 50 ans, au Québec, il est de plus en plus difficile de nourrir l’indépendantisme québécois.

Source : americanthinker.com et Montreal Gazette

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20 commentaires

  1. pamino says:

    « Ceux qui peuvent parler anglais refusent moins de le faire qu’à l’époque du nationalisme québécois […] ».
    Tout le monde peut parler l’anglais, mais tout le monde ne sait pas le parler.

  2. Philippe Louis says:

    Quand on voit les sources de cet article on comprend tout! Heureusement que demeurent des Canadiens-Français ne partageant pas ce point-de-vue de petits rentiers satisfaits et douillets! Heureusement pour l’avenir du Canada Français que restent des hommes bien nés voulant un autre avenir pour leur Nation que de demeurer une « province-musée » ( dans le genre « réserve d’Indiens » ) pour touristes anglophones et américains, ou, ce qui n’est pas moins grave, de devenir une réplique nord-américaine de la France actuelle; un peuple matérialiste, amnésique et déraciné, multi-ethnique, multi-culturel et multi-crétins et content de l’etre. Ce n’est plus seulement la domination de l’état fédéral avec sa majorité anglophone que le Canada Français doit contrer, c’est aussi, et plus particulièrement, la politique multiculturelle, à l’américaine ( avec son fameux respects des « minorités ethniques » ), et d’invasion migratoire venant tant du coté des politiciens fédéraux que des politiciens provinciaux québécois eux-memes et des « élites » québéquoises( comme partout en fait tant en Europe qu’en Amérique du Nord ). C’est l’immigration qui risque d’avoir « raison » de l’identité canadienne-française après les effets néfastes ( sur les plans spirituels, moraux, « sociétaux », idéologiques, intellectuels, et civilisationnels ) de la « révolution tranquille » des années 70. Pour la plus grande joie des cosmopolites et la honte des souverainistes québécois gauchistes.

    • Bonjour,

      Vous avez de bons arguments, mais j’ai trouvé qu’il nous faisait du bien d’entendre, pour une fois, l’agacement des Canadiens anglophones sur ces francophones geignards, trop bien nourris, qui oublient confortablement de voir ce que leur a apporté l’économie canadienne. C’est ce confort qui a créé les Québécois gauchistes, athéistes, angéliques sur l’immigration. La soupe a été trop bonne. Je pense qu’un grand pays comme la France mérite d’entendre la contradiction sans se draper dans ses exceptions culturelles.
      Encore une fois, je me suis fait l’avocat du diable et, pour l’essentiel, je partage votre opinion.
      Cordialement,

      William Kergroach

      • Philippe Louis says:

        Bonjour monsieur, pardonnez moi le ton un peu vif de ma réaction; je pense que la pugnacité dont ont fait preuve par le passé les Canadiens français, derrière leur clergé, pour défendre leur identité nationale, religieuse, et culturelle, est remarquable et devrait continuer à servir d’exemple pour les générations actuelles, tant québécoises que françaises. Les anciens Canadiens français, abandonnés à leur sort difficile par la « Mère Patrie » au XVIII ème siècle, méritent plus que notre respect. Ils demeurent un modèle de fidélité à Dieu et à leur caractère national. Il est assez « inélégant », je trouve, de vanter les mérites de la domination britannique quand on connait la lutte acharnée dont ont fait preuve par le passé nos lointains cousins d’outre-Atlantique, noyés dans un continent sous domination anglo-saxonne et protestante, pour conserver leurs spécificités.
        D’autre part, tout en constatant la décadence morale et civilisationnelle actuelle ( qui, sur le plan religieux, fut accélérée, voire provoquée, par Vatican II ), il convient de signaler que le réel confort matériel dont jouissent les Québécois aujourd’hui n’est pas seulement le fruit de la mane financière versée par l’état fédéral, mais aussi la conséquence historique des progrès économiques accomplis au niveau provincial sous l’ère Duplessis. Il y a eu hélas une conjonction de facteurs, indépendants l’un de l’autre à l’origine, qui ont produit la situation actuelle;
        Le gouvernement de Maurice Duplessis sur le Québec a amorcé le « décollage » économique de la Province, lui permettant de rattraper son retard sur les provinces anglophones et un meilleur niveau de vie matérielle pour tous les Québécois. Duplessis, bien que n’étant pas partisan d’une indépendance immédiate du Québec, politiquement de « droite conservatrice », était un réel nationaliste québécois et un fervent catholique. La fin de son « règne » a coincidé avec le travail de sape laiciste de la FM, la propagation des idées marxistes et gauchistes avec l’influence des voisins américains, et la révolution de Vatican II; d’ou la « révolution tranquille » des années 60-70 qui a tout balayée en une génération à peine. Ce résumé pour rappeler l’oeuvre oubliée et contestée de Maurice Duplessis dans la réalisation du démarrage économique du Québec.
        Cette vidéo-conférence de l’historien Jean-Claude Dupuis, pour le mouvement « Tradition-Québec », sur Maurice Duplessis, en dit plus et bien mieux que moi;
        https://www.youtube.com/watch?v=AcSx3f_OxFQ
        Cordialement.

    • A Philippe Louis,
      Analyse très juste, réaliste et hélas, rendant cruellement compte de la réalité de l’époque actuelle. Merci pour ce rappel sur la Belle Province.

  3. Jean-Pierre Dickes says:

    En son temps, De Gaulle avait fait un discours du haut de la mairie en criant « Vive le Quebec libre ». On en est loin.

    • Soupape says:

      C’était en juillet 1967.
      Mais, comme par hasard, dès le 22 mars 1968,
      « le mouvement du 22 mars » (jour du printemps)
      était formé à Nanterre, par Cohn-Bendit.

      L’Indépendance Nationale ne va pas de soi,
      et doit être jalousement gardée et surveillée.

      Nota. En cours de phrase, on écrit : « de Gaulle » et non « De Gaulle »,
      car de Gaulle n’a jamais revendiqué de particule,
      au contraire de ce que lui reprochent certains de ses ennemis passionnels.

  4. Philippe Louis says:

    Un constat qui n’a pas pris une ride depuis, hélas…;
    http://www.fr.novopress.info/172439/remi-tremblay-quebecois-du-xxie-siecle-se-coupe-ses-racines/

  5. J’ai vécu au Québec de 1986 à 88,un jour que je posais la question sur l’indépendance à un prêtre ce dernier m’a répondu justement: »Un pays qui n’a aucune croissance démographique n’a pas d’avenir,on impose la langue française à des immigrés venant d’un autre hémisphère « ,ce prêtre avait totalement raison!
    Je suis retourné au Québec quelques fois par la suite et j’ai constaté que de jeunes femmes portaient le voile,des amis québecois me disent qu’à présent les mêmes immigrés qu’ici sont nombreux dans la Belle Province.
    J’avoue que je ne souhaiterais pas vivre là bas, même si la nature y est magnifique,car le style de vie y est semblable à celui des Etats-Unis,l’unique différence est la langue,nombre de français ont tenté l’expérience mais beaucoup en sont revenus.Les québecois nous critiquent car nous employons trop de formules anglaises mais je pourrais en relever un très grand nombre dans leur langage quotidien.
    La langue française doit beaucoup aux prêtres et religieuses qui l’ont maintenu dans les églises et les écoles,aujourd’hui que l’Eglise Catholique est pratiquement morte dans cette province je pense sincèrement qu’il n’y a plus d’avenir pour le Québec tel qu’il fût jusque dans les années 80.

  6. M. William Kergroach, Dans votre article, fort intéressant, vous dites au tout début : « Le français est la seconde langue du Québec. » C’est plutôt l’inverse : la langue officielle du Québec est le français, décrétée par la Loi 101 en 1977; comme référence le démontrant, en voici l’adresse URL https://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_de_la_langue_fran%C3%A7aise
    Le français est aussi la langue parlée par la majorité au Québec. Le français est exigé pour toute personne demandant le statut d’immigrant au Québec. Est-ce que ces acquis importants sur la langue par le Parti Québécois n’est pas de nature à nourrir l’idée d’indépendance pour ne pas les perdre?

  7. À Louis-Philippe, t’en fait pas trop avec Williams. Ce, n’est qu’un de plus de ces cabo chons qui ne connaissent rien de rien du Québec…Mes ancêtres Pelchat venant d’Avranches (Normandie)et de la deuxième
    poussée d’immigrants français sont arrivée au pays du Québec en 1752. Je suis de la huitième génération
    de René. 1- Les Anglais n’ont rien apporté au Québec en matière d’économie: Nous leur avons servi de vache à lait, point à la ligne. Dis Willie, qu’est-ce qu’apporte les 900000 têtes carrées qui après 250 ans sur « notre« territoire ne savent pas encore parler la langue des « occupés.«  du Canada ?
    Indépendance morte,mon chou ? Attends, en 1968,il y avait un colon millionnaire appelé Troudeau« .Pour gagner son élection fédérale, il allait au Canada dans le reste du « dominion of Canada« pedlant son slogan
    préféré :«  Le séparatisme est mort« . En 1980 nous lui avons répondu avec 80 % de oui. En 1995,autre réponse avec 49,5 % de OUII. Et n’eut été du vol de ce référendum (45000 votes inscrits précipitamment
    sur les listes nous serions aujourd’hui un pays libre.
    Mon Willie, faudrait que je te fasse lire quelques bouquins dont le mien « Un indépendantiste pur et dur« `
    qui raconte cinquante ans de lutte (non terminée) sur le sujet.
    Quant au reste, un Québec athée, oui.. Parce qu’il a été mené depuis 1950 par des aveugles de ton accabit
    qui ne se sont pas aperçus qu’il n’avait plus de pape. Les intrus avaient volé les sièges de la vraie Église catholique.. Quant au sujet de la langue, t’a pas idée parce que tu n’a pas appris par les livres ni vécu ce que nous avons vécu pour garder ce trésor de nos ancêtres.
    Ton discours est un calque de ce que nous ont servi nos « maîtres depuis la conquête. Nous l’avons tellement entendu ce refrain qu’il ne sonne plus rien de significatif à nos oreilles endurcies par tant de suffisance.
    À la prochaine mon beau William. Cécilien

    • Salut Cécilien, je m’incline devant ton expérience et ton autorité d’indépendantiste « dur ». Je suis peut-être un peu moins aveugle que tu crois et tout à fait prêt à comprendre, mais bon. Par contre, ton tutoiement et ta rugosité de trappeur mal dégrossi, tu te l’accroches. Tu comprends, mon Cécilou ?
      Sans rancune, si t’es un vrai québécois français et un vrai catholique, comme tu l’affirme.
      Cordialement,

      William Kergroach

    • Philippe Louis says:

      Bravo et merci! Amicales salutations d’un Picard « Québécois de coeur » !

  8. Michel Cormier says:

    Monsieur Kergroach gagnerait à se documenter plus sérieusement avant de recourir a un texte brodé presque in extenso de raccourcis fallacieux et d’affirmation mensongères. Ce texte relève davantage de la propagande que d’une volonté honnête d’apporter une perspective différente sur une question délicate.

    Vouloir faire entendre les doléances d’un Québécois ou d’un Canadien de langue anglaise eût été peut-être intéressant. L’auteur de ce texte, Mike Konrad, se présente comme un Américain qui de son propre aveu regrette de ne pas avoir saisi l’occasion dans sa jeunesse d’apprendre la langue espagnole …On se désole pour lui, mais tout cela ne nous dit rien de son lien avec le Québec.

    On ne sait pas d’où aux États-Unis il écrit ,son expérience du Québec semble tenir a la réminiscence d’un souvenir de voyage qu’il aurait fait au Québec .A le lire, il s’agirait d’un voyage scolaire d’élève Américains
    en visite culturelle au Québec. Comment cela à t-il pu échapper à Monsieur Kergroach ?

    Cet article semble avoir l’assentiment du quotidien montréalais de langue anglaise The Gazette ce qui suffit à rendre suspectes les véritables intentions de son (ou ses ) auteur. Ce journal est reconnu depuis toujours comme pourfendeur des aspirations canadiennes française et par extension des Québécois. Je ne crois pas non plus le journal The Gazette animé de bienveillance à l’endroit de la France ou de son peuple.

    Ma famille est établie dans ce pays depuis l’arrivée de Jean Bourdon navigateur de Jacques Cartier.
    Celui-ci dessina les plans du premier port de Ville-Marie qui allait devenir Montréal. Mes ancêtres sont de Rouen et Nantes.

    Le sentiment nationaliste dans ce pays fut aussi à l’origine l’affaire de Canadiens français catholiques honorant la mémoire d’ancêtre restés fidèles à la religion du Roi de France. Négliger ce détail c’est faire offense à l’histoire du Canada français, et peut-être un peu aussi, par un effet de miroir, de la France.

    Media-Presse agit utilement comme porte-voix de personnalités du milieux catholique français . Nous sommes quelques Québécois a venir nous y informer de textes propos et réflexions de gens de valeur tel que madame Sigaut, messieurs Prévost, Dickes et autres. Nous continuerons à le faire, mais je ne pouvais m’empêcher de signaler l’aspect incongru de ce texte.

    En terminant, pour qui sait lire l’anglais, le texte d’origine;
    http://www.americanthinker.com/articles/2017/01/why_quebec_no_longer_is_separatist.html

    Michel Cormier

    • Bonjour M.Cormier,

      Encore une fois, nous ne demandons qu’à entendre votre opinion d’indépendantiste québécois sur le sujet. Je me suis fait l’écho d’une opinion intéressante, rarement entendue en France, qui s’éloigne de la vôtre. Je mesure, à votre réaction, combien doit être grand votre traumatisme de Canadien français,après des siècles de frustration sous la férule britannique. Le point de vue des Canadiens anglophones vous horripile, certes. Mais, au risque, Monsieur, de vous irriter encore plus, je soutiens qu’il doit être entendu autant que le vôtre.
      Si vous cherchez ici, Monsieur, l’esprit des milieux catholiques français, je vous invite d’abord à plus de respect et de courtoisie pour votre prochain. Vos certitudes ne seront pas moins bien entendues si vous ne cherchez pas à décrédibiliser votre interlocuteur.
      Vous savez, ici, en France, nous avons déjà pas mal de gens intolérants, des idéologues – athées de gauche le plus souvent – qui prétendent vous fermer la bouche en vous niant toute qualité. J’en ai été victime et j’espère ne pas retrouver ce regrettable état d’esprit dans nos propres milieux.
      Si vous ne souffrez, Monsieur, que je puisse m’abreuver temporairement à d’autres sources que la vôtre, envoyez-moi donc vos arguments. Je les étudierai et vous m’aurez rendu plus riche.

      Cordialement,

      William Kergroach

    • Bien Monsieur,
      J’aimerais entendre, au final, vos arguments.
      Je me suis effectivement fait l’écho du point de vue Anglo-canadien sur la question du Québec indépendant. Ce point de vue est rarement connu des Français, endormis par les hagiographes du « grand homme », criant « vive le Québec libre », mais je maintiens qu’il est très intéressant.
      Que vous ne souffriez pas de le voir exposé dans nos colonnes, cela vous regarde.
      Nous attendons donc maintenant de vous voir exposer vos contre-arguments précis, point par point. Nous pourrons juger, A POSTERIORI, de votre qualité.
      C’est là, Monsieur, l’esprit des milieux catholiques français que vous semblez rechercher chez MPI.
      Cordialement,

      William Kergroach

      • Philippe Louis says:

        @William Kergroach

        N’étant pas moi-meme Québécois j’ai plus de « recul » et moins de passion que nos amis du Québec pour en parler mais bien évidemment beaucoup moins de science et de légitimité qu’eux; je trouve que par vos réponse à nos frères de sang et dans la Foi vivant outre-Atlantique vous faites preuve de mesquinerie, d’une ignorance de l’Histoire de ce Pays, et d’une volonté de provocation qui ne mérite que de bons coups-de-pied au cul! Est-ce-que demain vous allez nous griffonner un article prenant le point-de-vue d’un « pauvre » colon mahométan se plaignant de tous ces Gaulois ( nous Français ) trop « racistes », trop  » ronchons », trop ceci et pas assez cela ?! Avant de parler du Québec, informez-vous du sujet, écoutez les passionnantes et fort instructives conférences du professeur J-C Dupuis, lisez le site du mouvement « Tradition-Québec » et aussi le « Harfang », magazine nationaliste québécois de l’excellent Rémy Tremblay, et suivez l’actualité sur le site de la Fédération des Québécois de Souche ( F-Q-S ). Chassez de vous la vision déformante et partielle d’un Français de France ( aujourd’hui en 2017 on s’en fout royalement des déclarations enflammées du « grand Charles » !!! ) pour vous ouvrir au point-de-vue des intéressés; ça vous évitera d’écrire des betises et d’etre désagréable et insultant. Et un peu d’humilité vous ferait beaucoup de bien. D’ailleurs cette remarque vaut pour tout MPI; je ferai la meme critique concernant l’analyse de la situation en Ukraine ou le point-de-vue russe est aveuglément mis en avant et le point de vue ukrainien systématiquement ignoré. MPI se range t-il par principe du coté des « puissants » ou des « vainqueurs », ou bien est-ce une façon de masquer son ignorance des sujets et son incompétence maladive mais inavouée?

        • Bonjour monsieur,

          Vous avez raison, je souffre évidemment d’un manque d’humilité.
          Si, en répondant à des propos aussi acerbes que les vôtres, je suis apparu désagréable et insultant, je prie mes interlocuteurs de bien vouloir m’en pardonner.
          Vous avez raison, cet exercice est risible et vain. Je vais désormais m’efforcer de modérer ou de taire mes réponses et me concentrer sur la seule rédaction d’articles.
          Je vous en remercie,

          Cordialement,

          William Kergroach

  9. The name of the game. This rag of « AMERICAN THINKER«  should well be renamed as
    « THE AMERICAN STINKER« .More appropriate don’t you think ?Cécilien

    • Frankly, Cecilien, I am often tempted, culturally, I should say, to despise the rude, imbecile, uneducated North American. And then I come across an article, a person who bluffs me by his/her intelligence, his/her culture, his/her intellectual journey. This is the case of many people around the world, not less from New york. American Thinker can be interesting to read, why not.
      So I abstain. I remember my childhood spent in the suburbs of Paris, the nonsense of the socialist France of « Tonton » in the 80’s, those threatening ayatollahs who imposed « Touche pas à mon pote », and son on, American entrepreneurial experiences systematically repeated in our French companies, except enthusiasm and flourishing economy. I consider that intellectual France, which survived until the 1940s, has disappeared. I can no longer despise the idea that there are as much American thinkers as a Europeans. In our time, intelligence develops alone, facing a screen …

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