Charles-Eloi Vial est archiviste paléographe et conservateur à la Bibliothèque nationale de France, au département des manuscrits.

Pour qualifier la seconde épouse de Napoléon, les adjectifs peu flatteurs ne manquent pas. Témoins et historiens la présentent tour à tour comme une jeune fille un peu bête, passant son temps à se taire et à rougir. Plus de deux siècles après son mariage avec celui qui était alors le maître de l’Europe, elle jouit toujours d’une piètre réputation aux yeux des inconditionnels de l’empereur. Il faut aller à Parme, où elle régna jusqu’à sa mort en 1847, pour entendre un autre son de cloche. Dans ce qui fut autrefois un petit Etat modèle, la « bonne duchesse » n’a pas été oubliée.

Fille d’un empereur, épouse d’un autre empereur, placée sous la surveillance du Congrès de Vienne et finalement propulsée dirigeante d’un Etat croupion de l’Autriche où elle termina sa vie, il semble que Marie-Louise n’eut jamais son mot à dire et que tout au long de son existence, des hommes de pouvoir prirent les décisions pour elle, sans jamais se soucier de son avis. Mais Charles-Eloi Vial se demande si, à y regarder de plus près, les politiciens qui crurent imposer leurs volontés à Marie-Louise ne furent pas, eux aussi, influencés par elle.

Marie-Louise, Charles-Eloi Vial, éditions Perrin, 448 pages, 24 euros

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