Aujourd’hui, beaucoup trop de parents sont convaincus que les méthodes de lecture utilisées à l’école pour l’apprentissage de la lecture sont les bonnes pour que l’enfant puisse en acquérir la maîtrise car la dernière supercherie en date est de qualifier « syllabiques » les méthodes alphabétiques et de qualifier également « syllabiques » les méthodes semi-globales, celles en réalité toujours en usage, mais pour nos enfants seulement.

La confusion est totale alors que ces deux méthodes s’opposent en tout.

COMMENT LES RECONNAÎTRE ?

La méthode réellement « syllabique », appelée également « alphabétique », traditionnellement utilisée dans l’institution scolaire et dont l’efficacité n’a jamais été démentie, résulte d’une construction qui va du simple au complexe de façon progressive, s’appuyant à chaque étape sur les acquis antérieurs et où l’enfant est amené à développer une logique.

Consistant à commencer l’apprentissage de la lecture par la connaissance de la lettre – voyelle et consonne – puis de la syllabe, ensuite du mot pour aboutir à la construction de la phrase, s’appuyant en cela sur l’analyse grammaticale et logique afin de déterminer la nature et la fonction des mots dans la phrase et de bien comprendre le sens de ce qui est lu, cette méthode a aussi pour conséquence, de permettre de déterminer l’orthographe des mots.

Les méthodes de nature globale appelées « semi-globales » ou « mixtes » utilisées depuis plusieurs décennies et  responsables d’un  taux de dyslexies et  d’illettrisme impressionnant, sont basées sur la mémoire, visuelle et auditive et consistent à engager un processus totalement inverse de celui de la méthode alphabétique ou syllabique, faisant mémoriser à l’enfant des phrases apprises par cœur pour les décomposer en  mots – puis en  syllabes, pour aboutir in fine,  à la connaissance de l’alphabet et sans qu’il y ait un apprentissage d’une logique de l’agencement des mots, ce qui altère forcément la compréhension des phrases et l’orthographe qui en résulte.

Mais ces méthodes de nature globale peuvent abuser les parents :

D’une part, si l’enfant a une bonne mémoire, il peut apprendre à lire apparemment  d’une façon correcte mais sans qu’il comprenne le sens de ce qu’il lit ; néanmoins, le fait qu’il « sache lire » suffit dans la plupart des cas, à satisfaire les parents,

D’autre part, le processus de décomposition du mot en syllabes puis en lettres qui aboutit in fine à la connaissance du code alphabétique laisse à penser à beaucoup de parents  qu’il s’agit d’une méthode syllabique et ne s’en émeuvent pas.

UNE CONFUSION ENTRETENUE PAR UN LANGAGE SUBVERSIF

Par surcroît, outre les auto-proclamés « spécialistes »(sic) de la lecture qui ont l’outrecuidance d’affirmer que « …la méthode  globale n’a jamais été utilisée, seulement de manière marginale !(sic).…qu’en France, on a l’impression que la méthode a été très présente, c’est un mythe…(resic)»… le ministre de l’Education lui-même, Jean-Michel BLANQUER, présente les méthodes de lecture très majoritairement en usage tant à l’Ecole publique qu’à l’Ecole privée sous contrat – c’est-à-dire les méthodes de nature globale – comme étant « syllabiques » et sur laquelle il n’y a pas lieu de revenir.

Ainsi, dans son entretien du 28 août 2017, sur BFM-TV-RMC, il a déclaré : « ..il y a une vieille querelle entre méthodes globales et syllabique qui a été tranchée en faveur de la syllabique … »

Le langage subversif de Jean-Michel BLANQUER renforce la méprise des parents mais apporte néanmoins la preuve que les méthodes de nature globale vont continuer à exercer leur nuisance, mais seulement sur nos enfants et non sur ceux des « réseaux d’éducation prioritaire » – REP et REP+ où sont en usage des méthodes alphabétiques appelées également « syllabiques » : une confusion totale, mais une réalité tout à fait claire : les méthodes efficaces, c’est pour les REP – élèves issus de l’immigration – celles qui altèrent durablement les capacités intellectuelles, c’est pour nos enfants .

Deux réalités diamétralement opposées,  un seul mot : « SYLLABIQUE » !

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8 commentaires

  1. mia vossen says:

    A tous les parents et à tous les enseignants, je suggère la lecture du livre de Céline Alvarez, Les lois naturelles de l’enfant. Elle a sans doute eu la chance d’être enthousiaste et de rencontrer de l’enthousiasme, mais elle est formelle: la méthode ALPHABETIQUE est la seule qui fonctionne avec des enfants normaux (le petit génie apprend tout seul…). J’enseigne le français à des grands de niveau Terminale et constate que la plupart des élèves ne savent ni lire ni écrire, que beaucoup sont « dyslexiques »…

  2. Plus efficace que n’importe quel discours serait par exemple de diffuser en grand nombre des rédactions d’élèves de l’enseignement républicain, de l’âge de 14 ans environ, pour mettre devant les yeux de tous la nullité de l’enseignement.
    Nullité en très grande partie due à la paresse des professeurs.

    • mia vossen says:

      « Paresse des professeurs » obligatoire depuis qu’il leur est interdit d’innover, de s’adapter à leurs élèves! J’en sais quelque chose car partie à la retraite au moment où les « diktats » commençaient. Maintenant, j’enseigne bénévolement et LIBREMENT. Les élèves m’apprécient et je serais heureuse si mes collègues pouvaient ne pas perdre leur temps en paperasses sans fin… NON, ils ne sont pas paresseux, ils sont soumis.

      • Cette soumission les arrange parce qu’ils sont paresseux.
        Vous êtes une des exceptions largement minoritaires, si vous ne l’étiez pas, vous ne seriez pas ici à répondre à mon commentaire.

        • Votre virgule moderniste après ‹minoritaires› tend à falsifier la syntaxe que vous avez choisie.

  3. D’accord.
    Je mets un point et un s majuscule à si.
    Vous cherchez à avoir le dernier mot mais ayez le alors sur le fond et non sur la forme.
    Et évitez d’employer le mot « moderniste » à tout va, simplement pour vexer.
    Je maintiens que les mauvais résultats de l’éducation nationale sont en grande partie dus à laparesse des enseignants. Cessez de les défendre, ce sont des adultes.
    La méthode globale dont parle l’article en est un bel exemple.

  4. La méthode syllabique c’est aussi la méthode Boscher (nom d’un manuel).

  5. sergiio antoniovitch capa e bomba says:

    mon fils ,24 ans aujourd’hui ,a pratiquement appris tout seul à lire dés l »age de 2 ans en mémorisant l’alphabet puis les mots
    « le problème de mon fils c’est que je n’ai pas de problème avec lui pour ses devoirs  » ai je dit à un de ses professeurs alors qu’il était au collège
    son cousin 28 ans a subi la méthode globale et rencontrait des difficultés : ma soeur me dit « on veut en faire des crétins » je ne comprenais pas sa remarque (pour moi l’école doit permettre la compréhension du monde qui nous entoure) je me suis rendu compte qu’elle avait raison
    avec ce que l’on peut lire sur ce qui doit être enseigné en matière d’éducation sexuelle dés cette rentrée scolaire, l’obligation vaccinale …. il est courageux d’être parents d’enfants en bas âge aujourd’hui

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