Mgr Athanasius Schneider, Évêque auxiliaire de l’Archidiocèse de Saint Mary à Astana, a dénoncé publiquement dans un texte vigoureux date du 2 novembre 2015 la Relatio finali du scandaleux Synode sur la famille qui s’est achevé fin octobre 2015.

Il conclut son texte ainsi :

Les obstructeurs de la Vérité Divine dans le Rapport Final sont plus que des Pharisiens. Pour arriver à concilier une vie dans l’adultère avec la réception de la Sainte Communion, ils ont inventé habilement de nouvelles lettres, une nouvelle loi de « discernement et d’intégration » l’introduction de nouvelles traditions humaines contre le Commandement de Dieu qui est clair comme le cristal. Aux défenseurs du soi-disant « Agenda Kasper », il leur est adressé ces Paroles de la Vérité Incarnée : « De cette façon, vous annulez l’exigence de la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup d’autres choses semblables. » (Marc 7 : 13). Ceux qui ont parlé pendant 2000 ans sans relâche et avec la plus grande clarté sur l’immuabilité de la Vérité Divine, souvent au prix de leur propre vie, seraient aussi étiquetés comme Pharisiens de nos jours ; ainsi en serait-il pour Saint Jean-Baptiste, Saint Paul, Saint Irénée, Saint Athanase, Saint Basile, Saint Thomas More, St. John Fisher, Saint Pie X, pour ne citer que les exemples les plus élogieux.

Le résultat réel du Synode dans la perception des fidèles et de l’opinion publique laïque a été qu’il y a pratiquement eu un seul point central portant sur la question de l’admission de la Sainte Communion aux divorcés. On peut affirmer que le Synode s’est avéré en un certain sens être aux yeux de l’opinion publique un Synode de l’adultère, et non pas le Synode de la famille. En effet, toutes les belles affirmations du Rapport Final sur le mariage et la famille sont éclipsées par les affirmations ambiguës dans la section de texte sur les divorcés et remariés, un sujet qui a déjà été confirmé et décidé par le Magistère des Derniers Pontifes Romains en conformité fidèle à l’enseignement et à la pratique bi-millénaire de l’Église. Par conséquent, c’est une véritable honte que les Évêques Catholiques, les Successeurs des Apôtres, aient utilisé des assemblées synodales afin de faire une tentative sur la pratique immuable et constante de l’Église sur l’indissolubilité du mariage, c’est-à-dire la non-admission des divorcés qui vivent dans une union adultère aux Sacrements.

Dans sa lettre au Pape Damase, Saint-Basile a dressé un tableau réaliste de la confusion doctrinale causée par des Ecclésiastiques qui cherchaient un compromis vide et une adaptation à l’esprit du monde en son temps :

« Les Traditions sont réduites à néant ; les figures de style des innovateurs sont en vogue dans les églises ; maintenant les hommes sont plutôt des agenceurs de systèmes trompeurs que des théologiens ; la sagesse de ce monde remporte les plus hauts prix et a rejeté la Gloire de la Croix. Les aînés se plaignent quand ils comparent le présent avec le passé. Les plus jeunes sont à compatir encore plus car ils ne savent pas ce dont ils ont été privés »(Ep. 90, 2).

Dans une lettre au Pape Damase et aux Évêques d’Occident, Saint Basile décrit comme suit la situation confuse à l’intérieur de l’Église :

« Les lois de l’Église sont dans la confusion. L’ambition des hommes, qui n’ont aucune crainte de Dieu, se précipitent dans des postes élevés et une fonction exaltée est maintenant connue publiquement comme le prix de l’impiété. Le résultat est que pire qu’un homme blasphème, plus digne est-il pour les gens qu’il soit nommé Évêque. La dignité cléricale est une chose du passé. Il n’y a pas une connaissance précise des canons. Il y a une immunité totale envers le péché ; car quand les hommes ont été nommés dans leurs fonctions par la faveur des hommes, ils sont obligés de retourner la faveur en montrant continuellement de l’indulgence pour les contrevenants. Le juste jugement est une chose du passé ; et tout le monde se comporte selon le désir de son cœur. Les hommes en autorité ont peur de parler car ceux qui ont atteint le pouvoir par intérêt humain sont les esclaves de ceux à qui ils doivent leur avancement. Et maintenant, la justification même de l’orthodoxie est considérée dans certains milieux comme une opportunité pour l’attaque mutuelle ; et les hommes cachent leur rancoeur et prétendent que leur hostilité est exclusivement due à l’amour de la vérité. Pendant tout ce temps, tous les incroyants en rient ; les hommes de peu de foi sont ébranlés ; la foi est incertaine ; les âmes sont trempées dans l’ignorance parce que falsificateurs de la Parole imitent la Vérité. Les laïcs les meilleurs fuient les églises considérées comme des écoles d’impiété et lèvent leurs mains dans les déserts avec des soupirs et des larmes à leur Seigneur au Ciel. Nous avons reçu la foi des Pères ; cette foi que nous connaissons est gravée des marques des Apôtres ; nous donnons notre assentiment à cette foi ainsi qu’à tout ce qui a été canoniquement et légalement promulgué dans le passé ». (Ep. 92, 2).

Chaque période de confusion au cours de l’histoire de l’Église est en même temps une possibilité pour recevoir de nombreuses grâces de force et de courage ainsi qu’une chance pour chacun de manifester son amour pour le Christ, la Vérité Incarnée. Chaque baptisé, chaque prêtre et chaque Évêque Lui a promis une fidélité inviolable, chacun selon son état : à travers le vœux de baptême, à travers les promesses sacerdotales ou par la promesse solennelle de l’ordination épiscopale. En effet, tous les candidats à l’épiscopat ont promis : « Je garderai pure et intègre le Dépôt de la Foi selon la Tradition qui a toujours et partout été conservée dans l’Église ».

L’ambiguïté trouvée dans la section sur les divorcés remariés du Rapport Final contredit le vœu solennel épiscopal susmentionné. Malgré cela, tout le monde dans l’Église — du simple fidèle aux détenteurs du Magistère — devrait dire :

« Non possumus ! »*

Je n’accepterai ni un discours ambigü, ni des moyens détournés habilement masqués en vue de profaner les Sacrements du Mariage et de l’Eucharistie. De même, je n’accepterai pas une moquerie du Sixième Commandement de Dieu. Je préfère être ridiculisé et persécuté plutôt que d’accepter des textes ambigus et méthodes hypocrites !.

« Scio, Cui credidi ». Je préfère l’« image cristalline du Christ de Vérité plutôt que cette détestable image du renard orné de pierres précieuses » (Saint Irénée) car « Je sais en qui j’ai mis ma confiance » (2 Tim 1 : 12 ).

Mgr Athanasius Schneider devient le seul évêque à avoir tenu le discours sans mollesse qui convenait face aux erreurs répandues par le Synode en condamnant ces erreurs et leurs promoteurs. MPI désire ardemment que sa parole devienne aussi claire sur la nocivité de la nouvelle messe et du concile Vatican II.

Merci monseigneur, vous avez parlé comme un évêque !

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7 commentaires

  1. Je me joins à MPI pour vous remercier Monseigneur, de « tenir bon » face à tous vos confrères.

    • Garantez says:

      oui, mais comme le dit l’auteur, encore un petit effort Monseigneur !
      Ne faisant pas la bonne analyse à propos du Concile VatII et de la nouvelle messe, il doit se sentir complètement écartelé, d’où le ton !

  2. Garantez says:

    Mgr Fellay a également rédigé un fort beau texte, très peu relayé of course ! dans lequel il cite d’ailleurs Mgr Lefebvre, à lire ici :

    http://www.dici.org/actualites/declaration-a-propos-du-rapport-final-du-synode-sur-la-famille/

    • Maxime Labole says:

      Désolé, mais le texte de Mgr Fellay est d’une mollesse sans nom. Certes s’il rappelle la doctrine il évite bien soigneusement de dénoncer le Synode et la clique de Kasper.
      Ne parlons pas du pape qu’il caresse dans le sens du poil faisant mine d’ignorer que François est à la manœuvre.
      Il est vrai qu’il n’est pas aisé de dénoncer celui dont on espère une reconnaissance acquise par le compromis.

      • Garantez says:

        Ce n’est pas de la mollesse, c’est de la Charité ! mais apparemment, ça vous échappe !
        Faut-il nécessairement avoir le couteau entre les dents ?
        Un peu de hauteur ne fait aucun mal … prions, comme le demande instamment Mgr Fellay, c’est la seule chose qui compte et qui soit efficace !

        • Maxime Labole says:

          Est-ce à dire que Mgr Schneider a le couteau entre les dents ? Vous-même ne le pensez pas.

          La confession de la Foi comporte 2 exigences : le rappel de la doctrine, la condamnation des erreurs. L’un sans l’autre n’est pas de la Charité.

  3. Garantez says:

    Je ne sais pas qui vous êtes pour vous permettre ce genre de jugement sur Mgr Fellay qui ne dénoncerait pas les erreurs … on croit rêver !
    un dénonciateur du clavier sans doute !

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