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Durant la campagne électorale pour la présidence des Etats-Unis, diverses organisations juives n’ont pas ménagé leurs efforts pour tenter de contrer Donald Trump. 

Malgré leur échec, ces organisations ne se démobilisent pas. Depuis que Donald Trump a annoncé qu’il nommait son conseiller Stephen K. Bannon au poste de stratège en chef de la Maison Blanche, la plupart des dirigeants des associations juives américaines et beaucoup de figures juives connues se sont senties obligées d’y aller de leur commentaire.

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Stephen Bannon est connu depuis 2012 comme le président exécutif de Breitbart News, un média internet alternatif qui connaît beaucoup de succès et dont la ligne rédactionnelle est patriote, pro-vie, pro-famille et anti-mondialiste. C’est ce que Stephen Bannon a appelé « la plate-forme de la droite alternative ».

En mars 2016, Breitbart News avait été critiqué par les organisations juives pour un titre désignant le républicain anti-Trump Bill Kristol comme « un juif renégat ».

Panorama des déclarations des organisations juives.

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« C’est un triste jour quand un homme, qui a présidé le premier site internet de la ‘droite alternative’, un vague groupe de nationalistes blancs et d’antisémites et racistes imperturbables, est sur le point de devenir un membre important de la maison du peuple », a déclaré Jonathan Greenblatt directeur exécutif de l’ADL, la Ligue anti-diffamation fondée par le B’naï B’rith.

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« La première préoccupation est d’assurer que les politiques proposées et mises en place tiennent les promesses faites par le président élu Trump le soir de l’élection, au bénéfice de tous les citoyens de notre pays trop divisé, et répondent aux préoccupations centrales du peuple américain et de nos alliés autour du monde », a déclaré Jason Isaacson, vice directeur exécutif de l’American Jewish Committee.

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« Le NCJW est absolument consterné par la décision du président élu Donald Trump de nommer Stephen Bannon comme stratège en chef de son administration », a déclaré Nancy Kaufman, la présidente du Conseil national des femmes juives (NCJW).

« S’il doit servir notre pays, nous attendons que M. Bannon dénonce l’antisémitisme, la rhétorique islamophobe, le racisme, le sexisme, et le déni des droits LGBT que nous continuons à affronter en tant que nation, tout comme nous attendons la même chose du président élu Trump », a déclaré Steve Fox, le président de la Conférence centrale des rabbins américains, dans un communiqué.

« J Street est extrêmement préoccupé par la nomination par le président élu Trump de Stephen Bannon au poste de stratège en chef de la Maison Blanche et la condamne. Les opinions et déclarations de Bannon ne sont pas une part normale du discours politique américain et ne peuvent pas être traitées ainsi. Sa nomination ne peut pas non plus être traitée comme si elle était normale, une politique acceptable […]. Nous appelons le président élu Trump à revenir immédiatement sur sa nomination, et tous les dirigeants responsables du parti républicain à insister pour qu’il le fasse. », a déclaré l’organisation libérale juive J Street.

« En tant que PDG de Breitbart News, Bannon a donné une voix au suprématistes blancs et à la droite alternative. Son racisme et son antisémitisme n’ont pas leur place à la Maison Blanche, et il doit se retirer. Nous ne pouvons pas permettre à l’alliance de Donald Trump avec la droite alternative d’être normalisée […]. Notre communauté ne doit pas adapter ses standards face à la nature sans précédent d’une administration Trump. », a déclaré le conseil national démocrate juif dans un communiqué.

« A ses deux postes de rédacteur du site internet Breitbart et de stratège de la campagne Trump, M. Bannon a été responsable de la promotion d’idéologies antithétiques de notre nation, comme l’antisémitisme, la misogynie, le racisme et l’islamophobie. Il ne devrait pas y avoir de place pour de telles opinions à la Maison Blanche. Le président élu Trump a déclaré vouloir être le président de tous. Nous l’exhortons, dans cet esprit, à rassembler une équipe de direction qui reflète cette aspiration. », a déclaré dans un communiqué le rabbin Jonah Dov Pesner, directeur du Centre d’action religieuse du mouvement réformé.

« En nommant Steve Bannon comme stratège en chef, il pourrait être dit que M. Trump équilibre les forces de l’establishment et de l’insurrection qui l’ont soutenu. Mais le fait important est que M. Bannon a présidé un site internet qui s’est réjoui d’appeler Bill Kristol un ‘juif renégat’, a déclaré d’Anne Applebaum qu’il n’y avait ‘rien de pire qu’un élitiste américaine, juive, polonaise méprisante’, et a défendu la Confédération, une ‘cause idéaliste et patriote’. Si les dirigeants républicains n’appellent pas M. Bannon à sortir de cela, il revient aux journalistes qu’ils lisent probablement de le faire. », a écrit  Bret Stephens, chef éditorialiste adjoint du Wall Street Journal.

« Le choix du président élu Trump de désigner Stephen Bannon, un pourvoyeur professionnel de rhétorique nationaliste blanche et antisémite, comme conseiller est aussi horrifiant que sans surprise. Ceux d’entre nous qui ont été alarmés quand la campagne de Trump a commencé il y a un an commencent à voir que les choses que nous craignions sont proches, et c’est l’une d’entre elles : l’élévation d’un sectaire proclamé à un poste de pouvoir officiel incroyable. Le jour de l’élection, une majorité de votants a rejeté la haine au centre de la campagne Trump. Nous savons combien d’entre nous le rejoindraient en condamnant cette tentative du président élu de normaliser et légitimer la suprématie blanche, et nous appelons les dirigeants de l’ensemble du spectre politique à le dénoncer également. », a déclaré dans un communiqué Stosh Cotler, président de Bend the Arc Jewish Action.

« Le président élu Trump a promis d’être un ‘président pour tous les Américains’, et je suis prêt à travailler avec son administration pour améliorer les vies de tous les Américains. Mais quand il nomme comme l’un de ses conseillers principaux quelqu’un qui a aidé à construire le mouvement raciste, sexiste et antisémite de la droite alternative, et qui a été accusé lui-même de déclarations antisémites, l’appel du président élu Trump à l’unité sonne creux. J’exhorte le président élu à annuler la nomination de Steve Bannon et à rassurer le pays, que sa Maison Blanche défendre la tolérance contre le sectarisme sous toutes ses formes. », a déclaré par e-mail au Times of Israël  Ted Deutch, représentant démocrate de Floride.

« En nommant Steve Bannon au poste de stratège de la Maison Blanche, le président élu Trump a prouvé qu’il ne prévoyait pas de se distancier des menaces racistes et extrémistes qu’il a faites au cours de sa campagne. La promotion ouverte de Bannon des suprématistes blancs qui propagent les rhétoriques racistes et antisémites le disqualifie pour un poste de pouvoir aux Etats-Unis, dont la force repose dans la diversité. A un moment où les partisans du président élu se sentent encourager à mener quotidiennement des crimes de haine contre les personnes de couleur, les juifs, les musulmans, les immigrants, les personnes LGBTQ, les femmes et d’autres minorités, Bannon ne doit pas être autorisés à prendre un poste dans le service public. », a déclaré dans un communiqué le rabbin Jill Jacobs.

« Votre nomination de Stephen Bannon, dont les liens au mouvement nationaliste blanc ont été très documentés, compromet directement votre capacité à unir le pays, ont-ils écrit. « En tant que représentants élus de millions d’Américains d’origines, de religions et d’ethnicités diverses, nous vous exhortons fortement à reconsidérer votre décision de nommer M. Bannon stratège en chef de la Maison Blanche. », ont écrit David Cicilline, Steve Cohen, Susan Davis, Ted Deutch, Lois Frankel, Steve Israel, Sander Levin, Alan Lowenthal, Nita Lowey, Jerrold Nadler, Jared Polis, Jan Schakowsky, Adam Schiff, Debbie Wasserman Schultz et John Yarmuth, quinze membre démocrates juifs du Congrès, dans une lettre appelant le président élu Trump à revenir sur la nomination de Bannon.

 

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5 commentaires

  1. A lire les commentaires des communautés juives devant la nomination de Mr Bannon, nous percevons dans notre chair combien ces protestations provocatrices veulent nous clouer sur la croix comme le fut Jésus de Nazareth devenu le Christ mort pour transcender l’homme au dessus de son origine cannibalique afin de l’élever à l’essence de sa spiritualité

  2. Montaignac says:

    La question est, en vérité, plus complexe que ne le laisse paraître l’article. Une grande partie de la communauté juive américaine, majoritairement, a voté Donald Trump. Proche du Likoud (droite israélienne), elle rejetait les accords d’Obama sur la question palestinienne. Les juifs conservateurs ont donc privilégié Trump pour remettre en cause les alliances contre-nature que les américains ont fait signer aux palestiniens, jordaniens et israéliens. Ce transfert apparemment étonnant, mais explicable aisément sur un terrain stratégique, est aussi en cours en France où une forte minorité juive (évaluée par les juifs eux-même à 30-40 % de la communauté) votera Marine Le Pen.
    Il va falloir que nous sortions des vieux schémas. L’histoire tourne et demain ne sera plus comme hier.

  3. « le déni des droits LGBT »
    Il n’y a pas de droits, il n’y a que des devoirs.
    Un de ces devoirs est celui de parler du devoir de B envers A au lieu de parler du droit d’A sur B.
    A n’a pas le droit de vivre, parce qu’il va mourir ; mais B a le devoir de ne pas le tuer.
    Le mot ‹droit› comme il est utilisé actuellement dans notre société est très dangereux ; heureusement il est superflu dans ce sens (voir en haut).

    • Droit (nom commun)
      Ensemble des règles et lois qui régissent les rapports entre les hommes au sein d’une société. Syn. droit objectif, droit positif.
      Discipline ayant pour objet le droit au sens précédent.
      Capacité d’un sujet d’agir, de disposer, ou d’exiger légitimement quelque chose. Syn. droit subjectif.

      « Droit à » : Revendication légitime (droit créance).
      « Droit de » : Garantie accordée à un individu de pouvoir agir sans qu’on restreigne son action (droit liberté).

      Donc il y a des droits et des devoirs, pour lesquels il faut se battre comme les femmes avec le droit de vote, par exemple flagrant.

  4. Daniel PIGNARD says:

    J’espère qu’il en a dans le pantalon pour ne pas obéir à ces lobbys. Il suffit de crier sur les toits ce que l’on peut savoir de tous ceux-là en voulant régenter un pays qui ne leur appartient pas.

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