Un pas important sur le chemin œcuménique vient d’être accompli en Italie : le 5 décembre dernier est né le Conseil oecuménique des Eglises chrétiennes présentes en Italie qui a pour objectif de faire avancer le dialogue inter-confessionnel… et la messe œcuménique.

Pour don Cristiano Bettega, le directeur du service pour l’œcuménisme de la Conférence épiscopale italienne (CEI) cette naissance est

« un signe de la volonté de continuer ensemble le chemin entrepris ces dernières années par les Églises, avec l’intention d’avoir un organe de liaison et de consultation le plus rapide et efficace possible pour pouvoir intervenir comme chrétiens sur des thèmes d’actualité ou d’urgence et promouvoir des initiatives communes. »

Le coup d’envoi de cette nouvelle structure œcuménique a été donné au siège de la CEI en présence des représentants de l’Église catholique, de l’Église apostolique arménienne, de l’Église copte-orthodoxe, de la Fédération des Églises évangéliques en Italie (luthériens, baptistes, vaudois, méthodistes et Armée du salut), de l’Église adventiste du 7e jour, de l’Église anglicane. Un prochain pas dans cette « union dans la diversité » se réalisera le 12 février prochain quand les représentants se rencontreront pour définir « un règlement à usage interne sur les modalités de la consultation, les lieux et la fréquence des rencontres et les membres qui y participeront », selon la déclaration de don Bettega qui ajoute :

« Avec la volonté de tenir ouvertes les portes à tous. En fait avec la précise volonté d’impliquer aussi, dans ce chemin, d’autres Églises qui pour différentes raisons ne font pas encore partie de ce groupe de travail. »

Il faut préciser en effet que ce nouvel organisme, porté sur les fonds baptismaux par ce syncrétisme chrétien en marche, est une excroissance du groupe de travail qui a pensé, proposé et géré l’important rendez-vous d’Assise de fin novembre 2017 où différentes confessions chrétiennes se sont rencontrées pour réfléchir à comment chaque Église interprète « l’appel commun à être toujours en réforme, toujours causée par l’unique Évangile ».

Mgr Ambrogio Spreafico, président de la Commission pour l’œcuménisme de la CEI a applaudi à la création de cet organisme multi-confessionnel qui se veut

« un chantier de dialogue, de propositions et d’initiatives. »

« Comme chrétiens, nous voulons donner le témoignage que, même dans la diversité qui encore nous sépare, il est possible de travailler ensemble. Mais pour cela, personne ne peut affirmer qu’il est l’unique possesseur de la pleine vérité. C’est un principe fondamental : même si chacun croit cheminer dans la vérité, il doit reconnaître dans l’autre la présence de signes qui nous unissent et peuvent être un don réciproque. »

La pensée moderne de Mgr Sprafico n’est qu’un abandon du sens de la vérité et du principe de non-contradiction. Ce qu’il énonce, idée chère à l’Église conciliaire, est que toutes les religions chrétiennes sont bonnes et louables, chacune possédant la vérité en elle-même, étant la source de la vérité, mais aucune d’elles ne pouvant revendiquer avoir la pleine vérité. En toute logique cela signifie qu’aucune de ces confessions chrétiennes ne détient la Vérité absolue et immuable. En outre, si toutes les vérités sont vraies, alors aucune n’est vraie ! L’œcuménisme conciliaire a comme résultats premiers, en mettant toutes les fausses religions au même niveau que la vraie Religion catholique, de créer une culture de l’indifférentisme et du relativisme, de nier le dogme et la certitude de foi, et de conduire ainsi les âmes à l’apostasie silencieuse. En pratique, cet œcuménisme travaille à l’inter-communion, négation du dogme de la transsubstantiation.

Le président de la Fédération des Églises évangéliques en Italie, le pasteur Luca Maria Negro, a relié la création de ce Conseil avec le 500e anniversaire de la Réforme protestante :

« Je crois que le volte-face dans les relations entre les Églises est arrivé à la suite de la commémoration commune des 500 ans de la Réforme. Le ‘la’ a été donné par l’avènement de Lund auquel a participé le pape François. Un événement historique, impensable jusqu’à ces dernières années. Ce qui était impensable est arrivé. »

Mais surtout le pasteur Negro, sur le portail web de la Fédération, a annoncé le 10 janvier dernier la naissance, certainement en février 2018 après la célébration annuelle de la Semaine pour l’unité des chrétiens, « de la tant attendue ‘Table permanente de consultation’ des églises chrétiennes en Italie » qui verra réunis « catholiques, protestants et orthodoxes », dans la suite logique de la création de ce nouveau Conseil œcuménique des Églises chrétiennes d’Italie.

Il se dit en Italie, que cette Table a comme tâche de finaliser la nouvelle messe œcuménique en préparation au Vatican…

Francesca de Villasmundo

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6 commentaires

  1. ‹[…] la tant attendue ‘Table permanente de consultation’ des églises chrétiennes en Italie » qui verra réunis « catholiques, protestants et orthodoxes »[…] ›
    Catholiques, protestants et orthodoxes, voilà un mot latin protestant du XVIe en sandwich entre deux mots grecs, le premier tiré du Symbole de Nicée. Les catholiques sont des orthodoxes et les orthodoxes sont des catholiques, car il s’agit de la validité des sacrements. Or, la plupart des soi-disant sacrements des protestants est invalide, un état des choses à partir duquel toute « consultation » doit procéder. Enfin, la consultation ne saurait être permanente, car la table est bancale, le banc est branlant et les calendes sont latines.

  2. Cadoudal says:

    ( Delassus — le problème de l’ heure)

    révolution de 1848

    Crémieux
    « union des peuples sur tous les points du globe contre l’ oppression de la pensée
    (par l’ Eglise) et contre la tyrannie des pouvoirs. »

    Crémieux fonde l’ alliance israélite universelle dont le but déclaré est l’ anéantissement
    du christianisme et la domination des juifs sur tous les peuples du monde.

  3. le pere Constant Louis-Marie Pel en 1963 pendant le concile vatican 2 a dit horrifié a un de ses amis « ils vont arriver à supprimer la présence réelle »

  4. Cadoudal says:

    le refus des dogmes , d’ en parler , est la marque des américanistes ( pré modernistes condamnés par Léon XIII) et des modernistes.

    comme le dit si mal Benoît XVI:

    « la foi divise, la charité unit « ( « Foi d’ hier, foi d’ aujourd’hui »)

    suicide de l’ Eglise, mode d’ emploi.

  5. On dirait que c’est une nouvelle mode de se faire photographier en groupe comme ça devant l’autel…
    Remarquez l’autre jour j’ai vu une photo du pape gueuletonner devant le banc de communion.. bientôt y aura des machines à sous peut être…

  6. Cadoudal says:

    Pie XI, « Mortalium animos » 6 janvier 1928

    « beaucoup se mettent à tenir des congrès, des conférences, où ils invitent tous les hommes indistinctement , les infidèles de tous genres,comme les fidèles du Christ et même ceux qui par malheur se sont séparés du Christ, ou qui nient la divinité de sa nature et de sa mission. »….

    « de telles entreprises ne peuvent en aucune manière être approuvées par les catholiques, puisqu’elles s’ appuient sur la théorie erronée que les religions sont plus ou moins bonnes et louables, en ce sens que toutes également , bien que de manières différentes manifestent et signifient le sentiment naturel et inné qui nous pousse vers Dieu et nous pousse à reconnaître avec respect sa puissance.
    « En vérité les partisans de cette théorie s’ égarent en pleine erreur , mais, en plus, en pervertissant la notion de vraie religion , ils la répudient et ils versent par étapes dans le naturalisme et l’ athéisme. »

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