Tout petit garçon normalement constitué a eu un jour envie de conduire un  tractopelle, une pelle mécanique, une grue, bref, tout engin bien plus gros que la voiture de papa. Hélas, quand on veut sortir du modèle miniature, les tristes lois de la réalité obligent à passer un permis spécial ; le CACES R372 (Caces), qui de plus est à renouveler tous les 10 ans.

Qu’est-ce que le CACES R372 ?

C’est un examen qui permet de démontrer les compétences d’un salarié à exercer en toute sécurité la conduite des engins de chantier ou de manutention. Il n’est pas le sésame ultime puisqu’il faut en plus une autorisation de l’employeur. Le CACES est un examen complet et polyvalent, concernant une large gamme d’engins et touchant un grand nombre de secteurs d’activité.

Où le passe-t-on ?

Il y a en France 28 centres pour passer son permis CACES R372 : Alençon, Angers, Auray, Auxerre, Besançon, Bordeaux, Brest, Caen, Chalon-sur-Saône, Cholet, Dijon, Dôle,  Doux, Evreux, Laval, Le Mans, Lille, Lyon, Marseille, Mayenne, Montluçon, Nantes, Paris, Rennes, Sens, Toulouse, Troyes et Vesoul.

Quelles sont les catégories de CACES R372 ?

Elles sont au nombre de dix :

– Catégorie 1 pour tracteurs agricoles de moins de 50 cv, mini-pelles de moins de 6 tonnes, mini-chargeuses jusqu’à 4,5 tonnes, les moto-basculeurs jusqu’à 4,5 tonnes, les petits compacteurs, les machines à peindre les lignes sur les chaussées etc.

 – Catégorie 2 pour les engins d’extraction ou de chargement à déplacement séquentiel tels que les pelles, les engins de fondations spéciales, les engins de forage, de travaux souterrains, soit les engins de plus de 6 tonnes sur pneus ou sur chenilles.

– Catégorie 3 pour engins d’extraction à déplacement alternatif : les bouteurs (bulldozer), les tracteurs à chenilles, les pipe layer, soit les engins sont couramment utilisés pour les opérations de terrassement, de pose de canalisation ou encore de déneigement.

– Catégorie 4 pour les engins de chargement à déplacement alternatif, les chargeuses, les chargeuses-pelleteuses et matériels similaires. Soit les engins couvrant les opérations de chargement, de remblaiement, de démolition ou de décapage.

 – Catégorie 5 pour les engins de finition à déplacement lent comme les finisseurs, les machines à coffrage glissant, les épandeurs de chaux, les gravillonneurs, les automoteurs, les pulvimixeurs ou les fraiseuses.

– Catégorie 6 pour les engins de réglage à déplacement alternatif comme la niveleuse.

– Catégorie 7 pour les engins de compactage à déplacement alternatif comme le compacteur (pneumatique, tandem, vibrant), utilisés pour augmenter la perméabilité des sols, en améliorer la stabilité et à leur conférer une plus grande longévité.

 – Catégorie 8 pour les engins de transport ou d’extraction transport, tels que les tombereauxdécapeuses, tracteurs agricoles avec une puissance supérieure à 50 CV, soit des engins de transport ayant un poids important et une motorisation conséquente.

 – Catégorie 9 pour les engins de manutention tels les chariots élévateur de chantierchariots tout terrain ou encore les chariots à bras télescopique, soit les matériels fonctionnant avec des équipements interchangeables (plateforme de travail, fourches, benne), de manière à accomplir de nombreuses fonctions telles que gerber, tracter, pousser, élever..

– Catégorie 10 pour tous les engins hors production, chargement, déchargement et transfert sur porte-engin, maintenance, démonstration et essais, soit toute sorte d’activités qui entrent dans le champ « hors production », notamment, le transport et le transfert de toutes les machines jusqu’au chantier ou ailleurs.

Où se renseigner ?

Les informations essentielles sur le CACES R372 se trouvent ici : Caces

Quelles sont les étapes ?

Il faut remplir certaines conditions, telles que visite médicale (elle doit avoir lieu tous les ans de façon à maintenir la validité du certificat), qui déclare le candidat apte à la conduite d’engins. Le candidat est alors orienté vers un organisme formateur compétent, ce sont, la plupart du temps, des sociétés privées de formation (mais l’entreprise peut également s’en charger). Puis le candidat est évalué selon ses capacités et suivant le référentiel de connaissance. S’il réussit l’examen, alors, l’organisme testeur lui délivre son certificat dans la catégorie d’engins concernée. De retour, ou nouvellement arrivé, sur le lieu de travail, le chef d’entreprise présente les différentes instructions à respecter et informe sur l’environnement de travail, après quoi il délivre l’autorisation de conduite signée de sa main, il est alors possible pour l’utilisateur d’engins de commencer à travailler en toute sécurité.

Détail important pour les épreuves de l’examen, il ne faut pas oublier de prendre les équipements de protection individuelle, en clair, les chaussures de sécurité, un casque de chantier ainsi qu’un gilet réfléchissant (des gants et des lunettes peuvent également être utile pour la vérification de certaines batteries, cependant l’organisme formateur dispose la plupart du temps de ce genre d’EPI). Une formation au CACES peut aussi être mise en place dans un cadre intra-entreprise, c’est à dire dans les locaux de celle-ci. En général, c’est uniquement le cas pour les très grandes entreprises. Toutefois, le chef d’entreprise doit s’assurer de respecter les obligations légales pour la mise en place d’une formation adéquate (formateur certifié, respect du référentiel, conditions d’évaluation etc.) mais aussi, d’en fournir la preuve aux autorités compétentes en la matière.

Qui finance la formation ?

Le CACES est une formation payante et les tarifs diffèrent selon plusieurs points. L’organisme formateur n’est pas contraint par des textes de loi à respecter tel ou tel prix. Pour une formation standard d’une durée de 5 jours, le prix moyen est de 750 €, pour une seule catégorie d’engin. Si le candidat choisit de passer plusieurs catégories simultanément, alors le prix sera doublé voire triplé. Dans le cas d’un recyclage, le prix peut varier de 300 à 500 €.

Le financement peut être entrepreneurial ou individuel. Dans le premier cas, l’OCPA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé) collecte les contributions financières auprès des entreprises adhérentes afin de les répartir sur des plans de formation professionnels. Les entreprises remplissent leur obligation de contribuer à la formation professionnelle, qui doit être comprise entre 0,55% et 1,60% de la masse salariale. Les salariés en CDI peuvent également bénéficier de congé individuel de formation (CIF), pendant la formation le salarié continu à être rémunéré.

Dans le seconde,  on peut être financé par Pôle Emploi dans le cadre des aides à la formation professionnelle ; également via le Compte Personnel de Formation, entré en vigueur le 1er janvier 2015 ; ou  Par le biais du Fonds d’Assurance formation du travail temporaire (FAFTT), qui permet aux agences d’intérim de prendre en charge des formations grâce au DIF et au CIF intérimaire.

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