cremationMgr Lefebvre, l’évêque qui a sauvé la Tradition de l’Église après le funeste et révolutionnaire concile Vatican II disait en 1988 au cardinal Ratzinger, le futur Benoît XVI, ces paroles toujours autant d’actualité aujourd’hui :

« Éminence ce n’est pas nous qui faisons une Église parallèle puisque nous continuons l’Église de toujours, c’est vous qui faites l’Église parallèle en ayant inventé l’Église du Concile, celle que le cardinal Benelli a appelé l’Église conciliaire, c’est vous qui avez inventé une église nouvelle, pas nous, c’est vous qui avez fait de nouveaux catéchismes, de nouveaux sacrements, une nouvelle messe, une nouvelle liturgie, ce n’est pas nous. Nous, nous continuons ce qui a été fait auparavant. Ce n’est pas nous qui faisons une nouvelle Église ».

La révolution conciliaire est en marche, elle continue sur sa folle lancée, institue de nouveaux rites, rien ne semble pouvoir l’arrêter et stopper cette transformation radicale de l’Église catholique en une ONG chrétienno-humaniste aux pseudos vertus sociétales et totalement en rupture avec son passé. « Du passé faisons table rase » chante l’Internationale communiste. De la doctrine passée faisons table rase pourraient tout aussi gaiment fredonner les ecclésiastiques conciliaires, pape en tête, en quête de lendemains qui chantent.

C’est aux rites traditionnels concernant les funérailles que s’attaque cette fois-ci le Vatican en publiant, mardi 25 octobre 2016, une instruction de la Congrégation pour la doctrine de la foi, approuvée par le pape argentin, « Ad resurgendum cum Christo » sur la sépulture des défunts et la conservation des cendres en cas de crémation. Si dans cette instruction, la congrégation rappelle que l’Église préfère l’inhumation des corps, elle permet dorénavant, de façon officielle, la crémation et établit des normes pour la conservation des cendres. Pour que Grand-Pape ne trône pas sur la cheminée renaissance du salon entre l’angelot en résine de Chine et la chaîne hi-fi japonaise !

Il est vrai que dès 1963, début de la révolution conciliaire, le Saint-Office, tout en demandant de « maintenir fidèlement la coutume d’ensevelir les corps des fidèles » a permis subversivement la crémation en utilisant de l’argument tendancieux qu’elle n’est pas « contraire en soi à la religion chrétienne », pourvu qu’elle ne soit pas la manifestation d’« une négation des dogmes chrétiens ». Pourtant jusqu’à cette date, l’incinération n’était pas permise par l’Église catholique sauf cas extrême d’épidémie ou de peste. Le Saint-Office a du prévoir des épidémies sempiternelles…

Le cardinal Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, continue sur cette  lancée conciliaire. Progressiste notoire considéré, à tort, un conservateur depuis le Synode sur la Famille durant lequel il s’est opposé aux réformes bergogliennes sur la communion aux « divorcés-remariés », il s’appuie sur la hausse de cette pratique crématoire chez les catholiques pour en défendre sa légitimation nouvelle : « On peut raisonnablement dire que, dans un futur proche, dans de nombreux pays, la crémation sera considérée comme la pratique ordinaire. » a-t-il expliqué mardi 25 octobre lors de la présentation de l’instruction. La Rome moderniste accrédite ces rites crématoires pour être au diapason de pratiques tout-à-fait contraires à la doctrine catholique mais qui sont à la mode ! C’est ainsi que fonctionne la machine du progressisme : au nom d’un « progrès » pratique et considéré inéluctable, on innove et on révolutionne. Pour s’adapter aux mentalités nouvelles ! Et tant pis si cela rompt avec un passé multi-séculaire et sage. Avec un brin d’hypocrisie l’instruction précise :

« Si l’Église continue de préférer l’inhumation des corps, elle n’interdit pas la crémation et « ne voit pas de raisons doctrinales pour prohiber cette pratique. En effet, la crémation du cadavre ne touche pas à l’âme et n’empêche pas la toute-puissance divine de ressusciter le corps ». L’Église précise que « les cendres du défunt doivent être conservées normalement dans un lieu sacré, à savoir le cimetière ou, le cas échéant, une église ou un espace spécialement dédié à cet effet par l’autorité ecclésiastique compétente ». »

Pourtant la doctrine traditionnelle, qui dans le cas de la sépulture des corps remonte à l’Ancien Testament, a toujours considéré l’inhumation comme le seul rite catholique. La loi de Moïse considérait un devoir sacré d’ensevelir les morts, même les condamnés ou les ennemis. L’Ancien Testament en parle clairement avec Tobie qui, au péril de sa vie, prenait soin d’enterrer, la nuit, les morts qu’il avait cachés dans sa maison pendant le jour.

Sous Charlemagne, en 789 la crémation est interdite et par la suite réservée comme châtiment aux hérétiques.

Le 19 janvier 1926 une instruction du Saint Office affirmait :

« Puisqu’il en est beaucoup, même parmi les catholiques, qui n’hésitent pas à célébrer cette coutume barbare qui répugne non seulement à la piété chrétienne, mais encore à la piété naturelle envers les corps des défunts, et que l’Église, dès les origines, a constamment proscrite, […] il faut avertir les fidèles que cette crémation des cadavres n’est louée et propagée par les ennemis du nom chrétien qu’à la seule fin de détourner peu à peu les esprits de la médiation de la mort, de leur enlever l’espérance en la résurrection des morts, et de préparer ainsi la voie au matérialisme. »

L’Église a donc toujours condamné la pratique de l’incinération sauf exception due aux épidémies. Les motifs d’ordre économique et hygiénique invoqués aujourd’hui pour la crémation dérivent d’une pensée naturaliste et matérialiste. En 1917 l’article 1203 du code de droit canonique de l’Église catholique spécifiait fermement :

« Les corps des fidèles doivent être ensevelis ; leur crémation est réprouvée. Si quelqu’un ordonne, de quelque manière que ce soit, de livrer son corps à la crémation, il est défendu d’exécuter cette volonté. Si cette condition est opposée à un contrat, testament ou acte quelconque, on la considérera comme non avenue » et l’article 1240 : « En outre, celui qui a donné un tel ordre (certain et non excusé par la bonne foi) doit être privé de sépulture ecclésiastique (même si l’incinération n’a pas lieu par le fait d’un tiers), à moins qu’il n’ait donné avant de mourir, des signes de repentir » .

Le pape Pie XI écrit, quant à lui, en 1926 que

« la crémation est un rite barbare, impie et scandaleux, gravement illicite. »

Il est vrai que chez les protestants, les athées, dans les religions orientales et asiatiques ainsi que dans les temples occultes la crémation est particulièrement en vogue. Et a réussi à s’imposer dans le monde conciliaire soumis à la puissance des lobbies maçonniques qui ont en haine toutes les coutumes catholiques. Aujourd’hui, qu’on se le dise on a le droit d’être catholique et cramé !

Cette Instruction « Ad resurgendum cum Christo » est donc un acte funéraire de plus à inscrire dans le grand mouvement progressiste et moderniste inauguré par la révolution conciliaire pour changer l’Église, révolution poursuivie et menée tambour battant par le pape François. Qui veut réduire en cendres toute la doctrine catholique et, pourquoi pas, la caser dans une urne funéraire entre le Bouddha ventru et la statue de Luther sur une table en forniqua de la maison Sainte-Marthe …

Requiescat in pace !

Francesca de Villasmundo

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38 commentaires

  1. On y va says:

    Un brûlot de plus , ça sent le roussi …
    Depuis de nombreuses années, les fidèles utilisent le process sans s’interroger outre mesure …

    Le Deuil :
    Ecclésiastique 38: 16-19

    http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=1&ved=0ahUKEwjm-em2zvjPAhUC1xQKHRLDC38QFggeMAA&url=https%3A%2F%2Fmessagesdusalutjesuslebonpasteur.wordpress.com%2F&usg=AFQjCNFhG8eIRFzOcUuGCtJS-mVFC5Ns1A
    Faites connaître ce message jusqu’aux confins de la terre .

    • Raiford says:

      Le Seigneur confirme cela, lorsqu’il préserve de la corruption les très grands saints : Padre Pio, Catherine Labouré, Curé d’Ars, Bernadette Soubirou… etc

      Ils sont innombrable, il y en aurait plus de 300.

    • Philippe Bernard says:

      je ne vois pas ce que le Concile Vatican II et l’origine argentine du pape viennent faire dans cette affaire.Soyez un peu réfléchis dans vos écrits

  2. Je n’ai pas le souvenir d’avoir lu, ni dans l’ancien testament, ni dans le nouveau, que Dieu interdisait la crémation.

    • On y va says:

      Avez-vous lu ?

      • Oui, je les ai lus et relus.
        Le purgatoire non plus d’ailleurs, je ne l’ai vu figurer nulle part.

        • @ « Le purgatoire non plus d’ailleurs, je ne l’ai vu figurer nulle part. »

          Donc, à votre mort, vous serez saint ? Et vous pourrez être canonisé, puisque ne vont au Ciel que les saints.
          Sinon, pas d’autre choix que l’enfer…
          C’est une religion de terreur que la vôtre !
          La nôtre est une religion de miséricorde : on a le droit de ne pas être saint à notre mort, et de passer par le purgatoire ; ouf !

          • Daniel Daflon says:

            Ai je dis que j’etais saint?
            Je ne fais que dire ce que j’ai vu et je que je n’ai pas trouvé dans les écritures.
            Si j’ai mal lu ou mal interpreté quelque chose, je fais d’avance amende honorable.

            • Non, vous n’êtes pas saint, puisque vous ne croyez pas à la Vérité.

              Il faut dire que le purgatoire est une vérité de foi.
              Concile de Florence – 1439 : « Nous déclarons que les âmes des véritables Pénitents, morts dans la charité de Dieu, avant que d’avoir fait de dignes fruits de pénitence pour expier leurs péchés de commission ou d’omission, sont purifiés après leur mort par les peines du Purgatoire ».

              Ensuite, dans l’A.T, vous trouverez dans II Macchabées 12, 43 à 45 :
              « Voilà pourquoi il fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu’ils fussent délivrés de leur péché. »

              Ensuite, dans le NT :
              I. Cor III, 12 à 15 : « “ Si l’oeuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si son œuvre est consumée, il en subira la perte ; quant à lui, il sera sauvé, mais comme à travers le feu.”

              Saint Augustin (354-430) :
              « L’apôtre dit : il sera sauvé comme à travers le feu… On méprise ce feu à cause des mots « il sera sauvé ». Il est certain pourtant que ce feu sauveur sera plus terrible que toutes les souffrances qu’un homme puisse endurer en cette vie. »

              Vous avez aussi la parabole du Christ dans Luc 12, 58-59 :
              « Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, tâche, en chemin, d’en finir avec lui, de peur qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’exécuteur, et que l’exécuteur ne te jette en prison. Je te le dis, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies rendu même jusqu’au dernier sou. »

              Vous avez encore :
              le Pape Saint Grégoire le Grand (540-604), qui souligne les paroles du Christ : « Pour ce qui est de certaines fautes légères, il faut croire qu’il existe avant le jugement un feu purificateur, selon ce qu’affirme Celui qui est la Vérité, en disant que si quelqu’un a prononcé un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pardonné ni dans ce siècle-ci, ni dans le siècle futur (Mt 12,31). Dans cette sentence nous pouvons comprendre que certaines fautes peuvent être remises dans ce siècle-ci, mais certaines autres dans le siècle futur » (Dialogues 4. 39).

              Et encore beaucoup d’autres comme les Pères de l’Eglise.

            • On y va says:

              @Daflon
              Avez-vous lu le lien ?
              Avec les yeux de l’Esprit ?

  3. Etienne says:

    La vraie divergence ne serait-elle pas entre croire ou nier la Résurrection ?

    Quand les anti-chrétiens voulaient être brûler pour nier Résurrection, alors, il était spontané de contester la crémation et de souhaiter que les Chrétiens soient inhumés pour manifester leur Foi. Mais…

    Les corps de nos morts (même inhumés) se dégradent souvent complètement. Nos péris en mer disparaissent. Des morts en guerre sont pulvérisés. Etc.
    Est-ce pour autant que Dieu ne pourrait pas ressusciter ces enfants-là ? Certes non.

    Dès lors cette querelle paraît bien n’être qu’un faux problème.

    • C’est exactement ce que je pense. Dieu n’a aucunement besoin des vieux squelettes humains, incomplets de surcroit, pour ressusciter les gens s’il le veut. Les conditions dans lesquelles les gens sont morts et l’état de leurs cadavres n’ont donc aucune importance…sauf à vouloir préserver les anciennes croyances égyptiennes pour lesquelles la préservation des cadavres était essentielle.
      Dieu est tout puissant. Et ce qu’il y a de bien lorsqu’on est tout puissant, c’est qu’on fait ce qu’on veut, comme on veut et quand on veut.

    • @ Etienne

      Tous ces gens dont vous parlez n’ont pas choisi d’être cramés, pulvérisés, coupés en morceaux, etc.
      Ce dont il s’agit ici, c’est d’un choix délibéré que le défunt prend avant de mourir en toute conscience face à Dieu : et ce choix de mourir brûlé change tout.
      (bien sûr, pour ceux qui ne croient pas en Dieu, il n’y a aucun problème)

      • Etienne says:

        Merci de lire :  » (…) voulaient être brûlés pour nier Résurrection (…) »

        Quant au « choix délibéré » etc. S’il ne veut pas nier la Résurrection, il ne pose aucun problème important aux Chrétiens. (Qualité dont vous n’êtes pas un juge autorisé.)

        Relisez Daflon, vous comprendrez peut-être pourquoi.

  4. bernard SEVIN-DURET says:

    Pour une fois, le Vatican a raison d’autoriser la crémation …
    Notre enveloppe corporelle n’a aucune importance après la mort : il n’y a aucune différence entre le retour à la poussière (« Tu es poussière et tu retourneras à la poussière » Génèse 3.19) du corps par les bactéries et les vers plutôt que par les flammes d’une crémation.
    Je vais vous l’expliquer :
    Le simple bon sens l’explique déjà ! Auparavant, l’ensevelissement des corps était souvent nécessaire par simple souci d’hygiène, pour éviter les épidémies, par respect pour le défunt, pour avoir un lieu de recueillement, par facilité (un corps, avec ses 65% d’eau, est difficile à bruler), et pour justifier l’intervention des rites religieux du catholicisme : il fallait l’obligation de cette intervention pour maintenir les gens ignorants sous la coupelle de l’église … De plus, cette intervention était payante, ce qui n’est pas à négliger !
    Pour un croyant, Dieu a crée l’homme à son image (Génèse 1.27).
    Dieu est Esprit (Jean 4.24), il est incorporel (invisible) et immortel. L’infini étant une des principales caractéristiques de Dieu, tout est infini en Dieu : sa Sainteté (d’où l’impossibilité pour l’homme pécheur de passer l’Eternité dans l’Amour de Dieu (le « Paradis ») – sauf intervention de Dieu lui-même ( le sacrifice de l’Agneau pascal, la victime infiniment parfaite, car Dieu fait homme, en la personne de Jésus sur la Croix), sa Justice, son Amour, et bien entendu sa Puissance ! Et encore bien d’autres choses …Cette dimension infinie du domaine de Dieu explique que l’on ne peut connaitre Dieu si l’on reste confiné dans notre domaine humain, forcément limité. La Foi doit forcément admettre que Dieu fait partie du domaine spirituel, surnaturel. C’est la première étape, nécessaire mais non suffisante …
    Einstein l’avait compris lorsqu’il dit : « Par les mathématiques je découvre que Dieu existe, mais par les mathématiques je ne peux pas le connaitre ». Notre intelligence (du moins pour ceux qui en ont ! Ce qui devient de plus en plus rare. C’est voulu !), la science nous permet de comprendre que Dieu existe. Mais SEUL le pas spirituel nous permet d’aller plus loin : connaitre Dieu et par la-même surtout être connu de Lui (Galates 4.9). Croire en Dieu ne sert à rien si l’on ne va pas plus loin. En effet, beaucoup de religions croient en un Horloger suprême qui régit l’Univers, pourtant bien différents ! Mais c’est croire Dieu qui compte : Le connaitre pour être connu de Lui.
    Mais je reviens à notre sujet : L’homme a été crée « corps, âme et esprit » (1 Thessaloniciens 5.23).
    Pour vous expliquer cette « trinité humaine », me vient une image, que, malgré son imperfection, je vous expose ici : Une voiture. Le corps, c’est la voiture elle-même, l’âme, c’est le conducteur et l’esprit c’est le GPS, le lien qui unit l’homme à Dieu. Le logiciel GPS, de par notre nature humaine, adamique, est affecté d’un virus : le péché. « Tous les hommes sont pécheurs » Romains 3.23.
    Pour que ce logiciel puisse fonctionner de nouveau correctement, il nous faut le réinitialiser. Pour nous, conducteur, cela est impossible (« Cela est impossible à l’homme mais à Dieu tout est possible ». Matthieu 19.26 ; Marc 10.27 ; Luc 18.27 et autres …). Seul Dieu peut le faire, mais il nous faut lui faire confiance et le laisser intervenir. Ceux qui s’en désintéresserons ou Le refuseront iront droit dans le mur et passerons l’éternité dans ce que l’on appelle couramment l’Enfer.
    « Celui qui me rejette et qui ne croit pas mes paroles a son juge : la Parole que j’ai prononcé : c’est elle qui le jugera le dernier jour ». Jean 12.48.
    « … leur part sera dans l’étang brulant de feu et de souffre : cela c’est la seconde mort ». Apocalypse 21.8.
    Tout cela nous est expliqué longuement dans le Nouveau Testament .
    A notre mort que je précise « physique » (car il nous est aussi parlé d’une « seconde mort », qui elle est spirituelle, celle qu’il nous faut éviter à tout prix !!!), nous savons tous que notre corps devient poussière et disparait. Ceux qui sont morts il y a des milliers d’années ont maintenant complètement été transformés en poussière …
    Interdire l’incinération des défunts, c’est en quelque sorte émettre des doutes sur la puissance infinie de Dieu : Il les a crée, il pourra les recréer … L’incinération, par rapport à l’ensevelissement, n’est que l’accélération de la destruction de notre enveloppe corporelle pour aboutir à l’état de poussière. Ni plus, ni moins !
    La question sur l’enterrement ou l’incinération ne relève finalement que du choix, que de la liberté de chacun !
    S’étendre plus sur ce sujet est parfaitement inutile …

    • @ bernard SEVIN-DURET « Interdire l’incinération des défunts, c’est en quelque sorte émettre des doutes sur la puissance infinie de Dieu »

      Non. Sa puissance, on la connaît du fait de la Création et de la résurrection de son Fils. Cela n’a aucun rapport avec sa puissance. Tout se situe dans Sa Gloire : il est plus glorieux pour Dieu que le corps qu’Il a créé revienne à lui entier lorsqu’on en a la possibilité. Même notre corps ne nous appartient pas. Et c’est cela que vous niez.

  5. MA Guillermont says:

    Le Peuple de Dieu est divisé , même pour l’ensevillissement des morts .
    Le mal est profond , pourtant toute notre histoire elle- même témoigne du profond respect de la communauté chretienne pour la mise en terre des siens .
    L’avez – vous oublié ?
    Notre corps possède une part divine , nul Apôtre , disciple ou simple fidèle n’a changé le rite mortuaire chrétien , jamais !
    Il a fallu arriver au XXIème siècle pour faire l’apologie de la crémation .
    Les persécuteurs des chrétiens , dès la Rome antique ont dressé des bûchers pour empêcher la communauté chrétienne de vénérer les reliques des martyrs , qui , de plus, étaient sources de miracles et ce culte a traversé l’histoire .
    Les autels de nos Églises , de nos Basiliques , de nos Chapelles , sont consacrés d’ailleurs par les reliques déposées et scellées a la base de l’Autel .
    Auriez – vous perdu la mémoire de notre tradition et de ses rites ?
    Même pour Jeanne d’Arc , ordre avait été donnée au bourreau de veiller à ce qu’il n’en reste rien , brûlée vive à Rouen .
    Et … oh …miracle …le Coeur de Jeanne apparaît sans avoir subi les outrages du feu , pourtant fermement alimenté .
    Tous ont vu !
    Aujourd’hui , on impose le mot …légende

    Moi , je crois en …l’imposition des mains .
    Il est temps que la sainte Église retrouve son Evangile , l’Esprit de quelques – un d’entre nous est « hanté  » par la … Réforme .
    Nos cimetières sont les témoins de la foi en la Résurrection .
    Jésus a été enseveli et mis au Tombeau .
    D’ailleurs pendant les temps de persécution , les réunions chrétiennes se tenaient la plupart du temps dans les cimetières en surface d’abord puis dans les galeries souterraines appelées catacombes .
    Nous ne devons pas oublier que le jour anniversaire de la mort des martyrs , une messe était célébrée sur leur tombe .
    Voilà une part riche de notre histoire , elle garantit aussi l’authenticité de la Foi chrétienne car sans  » preuves matérielles  » , il ne reste que le …vent .

  6. Patricia says:

    Je me suis longtemps questionnée à ce sujet.
    Pourquoi? Parce que tout simplement, par la force des choses et des évènements, j’ai dû faire incinérer le corps de mon cher défunt époux. Tout simplement parce que je n’avais pas d’argent, à ce moment là… alors, j’ai fait au mieux, en mon âme et conscience. A cette époque, c’était bien moins cher que maintenant.
    Il faut dire que l’Etat, qui n’est pas La Divine Providence, loin de là, ne cesse d’augmenter les taxes. Renseignez-vous ; c’est surprenant quand on ne le sait pas! De même, on ne peut pas enterrer une personne hors d’un caveau familiale, dans une autre ville que son lieu de décès ou de résidence.
    Je ne parle même pas des Organismes qui organisent les funérailles… ni de la taxe des cimetières qu’il faut payer pour 30 ans (1500 Euros, voire bien plus dans certains endroits.)
    Il y a aussi le monument funéraire dont le prix est élevé, même le plus simple… faites votre enquête, cela donne froid dans le dos ; c’est un commerce douteux et plus que juteux.
    Pour moi-même, je ne sais pas encore?!
    Alors, je me dis que Le Bon Dieu dans son immense bonté et compréhension… fera la différence et ne nous en tiendra pas rigueur! Je m’en remets à LUI.
    Alors, comme il n’était pas question de jardin du souvenir ou je ne sais quoi d’autre… J’ai moi-même répandu les cendres de mon cher époux dans La Mer, près de l’endroit où il voulait aller pour l’automne de sa vie. J’ai aussi pensé à ce moment là à tous les disparus en Mer… et je me suis dis que le Seigneur les accueille car ce n’est pas de leur fait…
    alors 2 disparus de plus en Mer, du fait de cet horrible système… c’était toujours préférable et plus digne, de rejoindre La Mer.
    – « Homme libre, toujours tu chériras la Mer, la Mer est ton miroir, tu contemples ton âme dans le déroulement infini de sa lame… »
    Non, cela n’avait rien de romantique non plus! C’est ce que j’ai dit à un prêtre. C’est ainsi.
    Ce sont les temps actuels qui sont durs et ténébreux pour les enfants du Bon Dieu… et les gens de chez nous. Pour les autres, ils savent toujours naviguer en eaux troubles, et tirer leur épingle du jeu, même si le prix à payer en est leur âme. De toutes façons, sait-on encore vraiment ce qu’est une âme dans notre Pays de France, et par les temps actuels.
    J’ai vu un reportage sur inter net : il s’agissait d’un jeune homme au chômage qui creusait lui-même la tombe de son père, dans le cimetière de son village… Il avait encore cette « chance » d’être d’un village! Ce qui veut dire que les villageois l’ont appris et sont intervenus pour l’aider.
    Et il y a sûrement beaucoup d’autres témoignages, mais tout cela demeure caché… Les gens font au mieux de leur possibilité et la plupart du temps avec beaucoup de dignité.
    Vous voyez ce n’est pas qu’une question de doctrine ou par opposition, une posture idéologique matérialiste… il y a une autre réalité, bien plus réelle et prosaïque!
    Loué soit le Seigneur!

    • MA Guillermont says:

      Dieu seul juge , au cas par cas .
      Je ne me permets pas de porter un jugement , je rapporte seulement le rite chrétien d’ensevellissement des morts .
      Notre jugements sera personnel donc chacun apportera ses « circonstances atténuantes  » .
      Dieu est bon , j’aime bien votre façon d’écrire le Bon Dieu , Patricia .
      Le commerce juteux et sordide fait sur le coût d’un enterrement est lui aussi récent (+/-20 ans)
      Depuis que Mamon a remplacé Dieu .
      S’il le faut ce sera la fosse publique , peu m’importe , …
      Ce qui compte je pense est de respecter la Volonté divine et lorsque l’on ne l’a pas fait alors le sacrement de la Confession vient à notre secours .
      Dieu a tout prévu depuis toute éternité et Il veut que tous soient sauvés .
      Alors , y’a plus qu’à …!
      Bien à vous et à chacun .
      Dieu nous bénit et nous aime infiniment .

      • Patricia says:

        Merci pour votre réponse MA Guillermont.
        Par mon témoignage, je voulais montrer qu’il y a un véritable problème aussi autour de la mort. Un commerce honteux… et que nous le subissons, en plus du chagrin.
        Vous savez, cela fait un certain temps que mon cher époux est parti dans La Maison du Bon Dieu ; et je suis en quelque sorte détachée ; le grand chagrin m’a quitté… mais ce que je veux montrer aux gens, par des exemples concrets et vivants… c’est que c’est réel et que ces réalités appartiennent à notre quotidien, à chacun et à tous. Ce ne sont pas des faits divers dans un journal en 5e page ou des chiffres de statistiques. C’est de la vie des vrais gens dont il s’agit, dans le Pays Réel.

        J’ai reçu la grace de la foi depuis longtemps, j’étais petite fille… et j’ai aussi cette aide concrète de la méditation depuis 36 ans… je m’estime, de fait privilégiée. J’ai fait quelques études par moi-même et je suis curieuse de nature ; j’aime bien comprendre « ce qui est » et aussi partager. Du fait que je vois clair, je peux penser et témoigner de manière audible et ordonnée… et ainsi contribuer, à mon niveau, à l’éveil de mon prochain et de nos chers compatriotes bien affligés et malheureux… tandis que les méchants se frottent les mains et les conduisent à l’abattoir en les traitant de tous les noms.
        Je ne peux pas me résoudre à oublier tous ceux qui sont cassés tous les jours par ce système monstrueux qui les broient… et beaucoup de ces gens sont isolés et sont culpabilisés, à tort, et souvent sans le savoir. Ils ont la tête dans le guidon et ont des vies très difficiles et de plus en plus difficiles. C’est comme un cercle vicieux… il faut donc leur montrer qu’ils ne sont pas seuls et qu’il existe un cercle vertueux pour sortir des ténèbres et de cette illusion mortifère que les autres ont construit.
        Cela, vous l’aurez compris, je le pense, me révolte, mais aussi me donne de la force pour continuer le combat « juste » vers la victoire, pour moi bien sûr mais pour tous ceux dont j’ai croisé la route… et qui sont mort en chemin de manière injuste sans avoir rien compris à ce qui se passait, ni non plus commencer à voir le bout du tunnel… ou encore à tant d’autres qui survivent dans des conditions de vie indignes tandis qu’ils sont CHEZ EUX, CHEZ NOUS… en France, LE PAYS DE NOS PERES.
        Et puis, c’est vrai, j’ai confiance aux jeunes générations. Je sais qu’il y a des jeunes gens bien. Tout comme il y a eu aussi des jeunes gens bien chez nos Anciens… Il faut rétablir la transmission des héritages entre les générations. Nous sommes tous reliés les uns aux autres et les méchants n’ont pas réussi à casser cette réalité car « nul n’est une île » a écrit ce moine trappiste Thomas Merton.

        Le Bon Dieu va venir nous soutenir dans le combat que nous avons à mener pour la victoire ; c’est notre devoir et notre droit légitime d’être aussi heureux dans notre Pays.
        Que le Bon Dieu vous garde et la Très Sainte Vierge vous protège!
        Deo Gratias.

    • Alexandre says:

      Ce commerce juteux des funérailles et de la mise en terre, dans une sépulture, n’est pas coûteux par le fait du hasard. Ceux qui veulent la fin du monde et des rites chrétiens l’ont rendu de plus en plus cher à dessein…

      Quel meilleur moyen de forcer à la crémation que de mettre les funérailles chrétiennes hors de portée des gens ordinaires ?

      Satan se cache dans le moindre détail.

  7. Ce n’est pas Daflon qui a autorité.

    Si l’Eglise a toujours dit qu’il ne fallait pas imiter les païens qui brûlaient leurs morts et qu’il fallait les enterrer, c’est qu’il vaut mieux être enterré. C’est simple à comprendre.
    C’est une plus grande gloire pour Dieu : les corps des saints curé d’Ars, Padre Pio, les enfants de Fatima, sainte Bernadette, etc. ont été retrouvés intacts parce que Dieu a voulu les glorifiés dans leur mort. Si on veut maintenant brûler les corps, c’est pour encore porter atteinte à la gloire de Dieu, glorifié dans ses saints.
    Si NS et ND sont montés au Ciel corps et âme, c’est que Dieu accorde une très grande importance au corps de ses saints, ou de ses fidèles, membres de son Corps mystique.
    Mais vous ne comprenez rien à rien, et vous vous souciez peu (ou pas) de sa Gloire.

    • Cette réponse est à la suite du commentaire d’Etienne.

    • Etienne says:

      Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.
      Quant à votre lecture romantique de la tradition chrétienne… Renseignez-vous mieux : vous êtes mûr pour entrer dans l’Islam.

    • « NS et ND sont montés au Ciel »
      L’Un est monté (ascendit), l’autre a été montée (assumpta est) ; la différence est importante et ne doit aucunement être escamotée comme dans votre phrase.

      • Il m’a paru plus rapide de dire « sont montés au Ciel corps et âme » plutôt que de parler d’Ascension et d’Assomption (dont la plupart des gens ne comprennent pas la différence), le sujet étant le corps du défunt et non la montée au Ciel.
        Mais vous avez raison de souligner que le Christ est monté au Ciel corps et âme de sa propre force divine, et que la Sainte Vierge est montée au Ciel corps et âme par la force de Dieu.

  8. Les francs-maçons du Vatican, infesté des fumées de Satan, veut tout brûler, comme les migrants de « la jungle ».

  9. @ Etienne « Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. »

    Tout à fait d’accord avec vous.

  10. raslebol says:

    « Inhumation ou incinération : Réflexions. »

    « L’eglise a toujours refusé l’incinération des défunts, pratique impie, prônée jusqu’à présent par les seuls libre-penseurs et les francs-maçons.
    Pourtant cette pratique est aujourd’hui adoptée par les baptisés. Elle est anti-naturelle et anti-catholique. Cette coutume barbare et impie se dresse contre la piété chrétienne et naturelle. L’Eglise a le respect de la dépouille mortelle, d’ailleurs exprimé dans le rite funéraire. Le corps est le temple du Saint-Esprit (1 Cor. III, 16). Le corps temple de Dieu, car sanctifié par les sacrements, doit être déposé en terre bénite, où il se consume naturellement en attendant la résurrection des morts.
    A la fin du XIXe siècle et avec les lois anti-religieuses, les loges maçonniques ont préconisé et se sont efforcées d’introduire l’usage de la crémation des corps des défunts. L’Eglise alors s’éleva avec force contre cette pratique qu’elle sanctionna des plus sévères condamnations. Cette discipline fut pourtant atténuée en 1963, lors du concile (*).

    Voyons la signification des mots :

    – La crémation désigne brûler les corps au lieu de les inhumer.
    – L’inhumation (in et humus) est la déposition d’un cadavre humain en terre (dans le même sens on dit enterrement).
    – Incinération est le terme employé pour la crémation des ordures ménagères.
    – Cimetière : champ du repos (**) dans l’attente de la résurrection.

    On enterre les morts, même ses ennemis. Il y a piété de la pratique chrétienne d’inhumer les corps pour les laisser à la décomposition naturelle dans l’attente de la résurrection. Dieu avait dit à Adam : « Tu retourneras à la terre d’où tu as été tiré » (Genèse III, 19).

    La révolution, foncièrement anti-catholique, a voulu favoriser la crémation en 1796, mais le sujet est resté sans écho. C’est en 1886 que la chambre des députés adopta le projet de loi sur la liberté d’être incinéré. Un four crématoire fut alors établi au cimetière du Père Lachaise à Paris. La loi fut rendue exécutoire le 27 avril 1889…

    …Il y a actuellement une volonté d’empêcher d’aller se recueillir sur les tombes. Le but est de faire disparaître toutes traces de Christianisme. La crémation-incinération est désacralisante. Elle est l’oeuvre mise en place par la subversion anti-chrétienne organisée. Elle porte également atteinte au culte des reliques en vue de les faire disparaître.

    Que les âmes des fidèles trépassés reposent en paix…
    Et nous, va-t-on nous fiche la paix avec l’incinération qui devrait seulement être réservée aux ordures ménagères! »

    Jean-Marie Cuny.
    http://www.riposte-catholique.fr/leblogdumesnil/2012-72-inhumation-ou-incineration

    • @ « Le but est de faire disparaître toutes traces de Christianisme. »

      Les musulmans le comprennent mieux que les chrétiens lorsqu’ils vandalisent les « cimetières communaux » !…

    • Voyons d’un peu plus près la signification des mots :

      « – La crémation désigne brûler les corps au lieu de les inhumer. »
      Oui, et ça peut durer infiniment :
      Preces meæ non sunt dignæ,
      Sed tu bonus fac benigne
      Ne perenni cremer igne.

      « Incinération est le terme employé pour la crémation des ordures ménagères. »
      1. et mutam nequiquam alloquerer cinerem (Catulle devant la tombe de son frère)
      2. Et le Retour des Cendres ?

      « – Cimetière : champ du repos (**) dans l’attente de la résurrection. »
      Oui, mais n’oublions pas que κοιμητήριον et sa source κοιμάω ‘calme’ (vb.) sont antérieurs au Christianisme.

    • Etienne says:

      – L’autorisation de la crémation ne date pas du dernier document contesté ici.
      – On peut se recueillir devant une urne comme devant une tombe.
      – Les reliques destinées au « grand public » sont assez souvent constituées d’un bout de tissu ayant touché le corps ou les vêtements de la sainte ou du saint : on pourrait toucher l’urne en question.

      Le noeud, c’est la foi dans la Résurrection. Elle n’a pas besoin de l’inhumation pour être affirmée.

  11. En disant que Gherardus card. Müller est « considéré, à tord, un conservateur », vous avez, de façon tordue, raison.

  12. Catholique et Français says:

    Tout-à-fait d’accord, en tant que catholique évidemment, avec la citation de « raslebol » et merci à Francesca de V. pour ses articles qui nous aident à garder le  » Sens de la Foi « 

  13. balaninu says:

    Notre Seigneur Jésus, a été enseveli…. IL n’a pas été incinéré que je sache !!!!! donc retournons à la terre comme Dieu le Père nous l’a dit ! tu es poussière et tu retourneras en poussière – nous avons été créé à partir de la terre et nous devons retourner à la terre.

    Mais vu la situation actuelle, il faut éliminer tout ce qui peut être chrétien… nous sommes revenus au temps des catacombes….

  14. Bernard says:

    L’enterrement de la dépouille d’un(e) défunt(e) est une marque de respect et de dignité.

    Supprimer cet enterrement et cramer (crémation) la dépouille, c’est manquer de respect et marquer à quel point il n’y a plus d’espoir en une transcendance chrétienne ou simplement sacrée…

    Le feu purifie parfois, là il signifie l’Enfer de Satan.

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