pape-françois-eugenio-scalfari-MPIEugenio Scalfari, journaliste de gauche, penseur athée, nanti parmi les nantis et présumé paladin des pauvres qu’il méprise par ailleurs, -ça pue un pauvre et ça vote mal, trop à droite -, fondateur du quotidien gauchiste italien La Repubblica, de tous les combats d’avant-garde du progrès décadent, fait parti des amis du pape François. Jorge Maria Bergoglio aime bien lui téléphoner, activité dont il use et abuse ! C’est Eugenio qui, tout fier, le révèle dans son dernier article : « j’ai l’honneur de recevoir de fréquents coups de fil du pape François. »

Depuis un an les deux compères, voguant sur une même barque idéologique vers un meilleur des mondes utopique, ne s’étaient pas rencontrés. C’est le père Lombardi qui a du être heureux et avoir un peu de repos ! Le pauvre, après chacun des entretiens entre les deux amis, il devait s’escrimer, à force de circonvolutions et d’interprétations, à faire rentrer dans un moule plus orthodoxe des propos bergogliens sentant bon l’hérésie ! Exit le père Lombardi de la Salle de Presse du Vatican. Reprise des rencontres Repubblicaines.

Le lundi 7 novembre 2016, Scalfari et le jésuite argentin se sont donc vus pendant une heure pour parler de Trump, que La Repubblica déteste, des « réfugiés », des ponts à construire, du marxisme, de Martin Luther King l’admirable et de bien d’autres considérations existentielles…

Eugenio Scalfari commence la relation de son entretien par ces mots :

« Plusieurs fois, j’ai écris que François est un révolutionnaire mais cette fois-ci, quelle révolution… Voyons pourquoi. »

Nous faisons nôtre ce constat du journaliste radical-chic, révolutionnaire en pantoufles, bourgeois boboïsant, bien-pensant, du sérail médiatique et politique, ami bien-aimé du révolutionnaire François, nouveau Che Guevara, tout de blanc vêtu, résidant au Vatican. Voyons pourquoi !

Ci-dessous la traduction de ce long entretien qui témoigne, mieux que bien des analyses et décryptages de la pensée bergoglienne, des idéaux naturalistes, révolutionnaires et marxistes du pape latino. Et de son manque total de regard surnaturel sur les événements, les situations de vie, les inégalités, décryptés uniquement sous le prisme de la lutte des classes… Âmes catholiques sensibles s’abstenir !

« Nous nous sommes embrassés après tout ce temps. « Vous allez bien, m’a-t-il dit.

Eugenio Scalfari : Vous allez bien vous-aussi malgré les continuelles fatigues de votre vie.

Pape François : C’est le Seigneur qui décide.

E.S. : C’est notre sœur la mort corporelle.

F. : Oui, corporelle.

La conversation entre tout de suite dans des considérations profondes.

E.S. : Sainteté, que pensez-vous de Trump ?

F. : Je ne donne pas de jugements sur les personnes et les hommes politiques. Je veux seulement comprendre quelles sont les souffrances que leur mode de procéder cause aux pauvres et aux exclus.

E.S. : Quelle est, en ces temps tellement agités, votre préoccupation majeure ?

F : Celle des réfugiés et des immigrés. En petite partie, ce sont des chrétiens mais cela ne change rien, pour nous, à la situation quant à leur souffrance et à leurs difficultés ; les causes sont multiples et nous faisons notre possible pour les supprimer. Pourtant, bien souvent, ce sont seulement des mesures contraires aux populations qui craignent de se voir enlever leur travail et réduire leur salaire. L’argent est contre les pauvres, non seulement contre les immigrés et les réfugiés. Il y a aussi des pauvres des pays riches lesquels ont peur d’accueillir leurs semblables venant des pays pauvres. C’est un cycle pervers et il doit être stoppé. Nous devons abattre les murs qui nous divisent : tenter de faire croître le bien-être et le rendre plus répandu, mais pour rejoindre ce résultat nous devons abattre ces murs et construire des ponts qui consentent à faire diminuer les inégalités et à augmenter la liberté et les droits. Plus de droits et plus de liberté.

J’ai demandé au pape François si les raisons qui contraignent les gens à émigrer s’évaporeront un jour ou l’autre. C’est difficile de comprendre pourquoi l’homme, une famille, et des communautés et populations entières veulent abandonner leur propre terre, les lieux où ils sont nés, leur langue.

E.S. : Sainteté, à travers ces ponts à construire vous favorisez le regroupement de ces désespérés mais les inégalités sont nées dans les pays riches. Il y a des lois qui tendent à en diminuer la portée mais elles n’ont pas beaucoup d’effets. Est-ce que ce phénomène prendra fin un jour ou non ?

F : Vous avez parlé et écrit plusieurs fois sur ce problème. Un des phénomènes que les inégalités favorisent c’est le mouvement de nombreux peuples d’un pays à un autre, d’un continent à un autre. Après deux, trois ou quatre générations, ces peuples s’intègrent et leur diversité tend à disparaître totalement.

E.S. : Je l’appelle un métissage universel dans le sens positif du terme.

F. : C’est la parole juste. Je ne sais pas si il sera universel mais il sera de toute façon plus répandu qu’aujourd’hui. Ce que nous voulons, c’est la lutte contre les inégalités car c’est le pire mal qui existe au monde. C’est l’argent qui le crée et il est contre ces mesures qui tendent à niveler le bien-être et à favoriser donc l’égalité.

E.S. : Dans le passé, vous m’avez dit que le précepte « Aime ton prochain comme toi-même » devait changer, étant donné les temps obscurs que nous sommes en train de traverser, et il devait devenir « plus que toi-même ». Vous aspirez donc à une société dominée par l’égalité. Comme vous savez, c’est le programme du socialisme-marxiste et ensuite du communisme. Vous envisagez donc une société du type marxiste ?

F. : Plusieurs fois on m’a dit cela et toujours ma réponse a été que, plutôt, ce sont les communistes qui pensent comme les chrétiens. Le Christ a parlé d’une société où les pauvres, les faibles, les exclus, ce sont eux qui doivent décider. Ni les démagogues, ni les barabba, mais le peuple, les pauvres, qu’ils aient ou non foi en un Dieu transcendant, ce sont eux que nous devons aider pour qu’ils obtiennent l’égalité et la liberté. »

En raison de la longueur de l’entretien, suite et fin de la traduction (réalisée par Francesca de Villasmundo) demain.

Francesca de Villasmundo

 

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2 commentaires

  1. « les inégalités sont nées dans les pays riches. »

    C’est en Inde où il y a le plus d’inégalités entre riches et pauvres ! Il aurait dû aller aider Mère Thérèsa au lieu de discourir dans un fauteuil.

  2. Pauvreté et richesse existent l’une par l’autre et la société, représentée par la pyramide sociale, est peuplée de riches et de pauvres qui s’y répartissent depuis les plus pauvres à sa base jusqu’au plus riche à son sommet.  Si la population de la pyramide sociale est répartie en 3 catégories : riches, classes moyennes et pauvres, face à une échelle de richesse dont le niveau zéro coïncide avec celui de la base de la pyramide sociale, la population de chacune de ces catégories sociales est respectivement de : 70% pour les pauvres 24,3% pour les représentants des classes moyennes 3,7% pour les riches. Ce qui signifie que sur 100 êtres humains qui naissent (et il s’en ajoute quotidiennement 280 000 à la population mondiale, soit 100 millions chaque année), 70 s’ajoutent aux pauvres, environ 24 aux représentants des classes moyennes et un peu moins de 4 aux riches ; et qu’il naît près de 20 pauvres pour un riche, sachant qu’un pauvre enfante des pauvres (quelle que soit l’évolution de la condition de chacun au cours de son existence). Et les inégalités croissent avec l’enrichissement global, incessant, de la société depuis qu’elle existe. Ces chiffres, qui se rapportent à une pyramide sociale lissée pour les besoin de l’étude sont inéluctables, en dépit de leurs variations circonstancielles et indiquent clairement que le problème des inégalités sociales est avant tout et incontournablement d’ordre démographique.

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