porte sainte pape françoisDepuis quelques semaines, le pape François ne cesse de donner de longs entretiens à différents médias religieux ou profanes, la Civiltà Cattolica, revue des jésuites, en octobre, La Repubblica, quotidien de la bien-pensance gauche caviar, début novembre, et jeudi dernier, 17 novembre, au quotidien des évêques d’Italie Avvenire. L’œcuménisme conciliaire, le jubilé et sa drôle de miséricorde, le dialogue inter-religieux sont les thèmes réitérés à satiété par un pontife qui n’a aucun doute d’être « docile à l’Esprit-Saint » et « porté par l’Esprit ».

Confronté à des églises qui ne font plus le plein mais se vident toujours plus, à un jubilé qui fut un flop en nombre de participants, à une place Saint-Pierre qui se désertifie lors de ses audiences, le pape met l’accent sur une communication engagée et propagandiste d’une idéologie moderniste qui n’attire plus des fidèles qui s’émancipent, un peu trop…

Communication qui sert aussi à redorer le blason d’un pape chouchou des médias du système, de la jet-set apatride des milliardaires et des stars d’Hollywood, des ONG immigrationnistes patentées, des intellectuels athées de gauche, des politiciens mondialistes et socialistes mais de plus en plus contesté à l’intérieur de l’Église officielle par une frange d’évêques conservateurs et par des catholiques conciliaires, épouvantés les uns et les autres par des gestes publics trop ouvertement progressistes et révolutionnaires.

François a envoyé valser trop violemment le dessein romain mis à l’honneur sous Benoît XVI d’une révolution lente, en catimini, en sourdine, dans la soie des « cappa magna », sous les dorures des Palais apostoliques, mêlant ordinaire et extraordinaire pour mieux circonvenir des mentalités sentimentalement conservatrices. Cela ne colle pas avec la maison Sainte-Marthe et son décor en forniqua, design années 70, ses fauteuils en faux cuir, ses soieries en polyester, d’où s’échappe une révolution criarde post-soixante-huitarde aux relents marxistes, inspirée par un Saint-Esprit docile aux instigations bergogliennes !

Le pape doit rattraper le coup de ces coups doctrinaux médiatiques qui ont amorcé une fronde cardinalice en chapeau et en chape. Son dernier plaidoyer pour son pontificat dévoyé, où se mêlent et s’entremêlent la glorification du Concile, nouvelle Pentecôte d’une Église obscurantiste, la nouvelle conception paradisiaque de la miséricorde divine ainsi qu’une lecture très mondaine et plus que charismatique de la Bonne Parole évangélique, est donc paru sur Avvenire.

François y répond aux questions de la journaliste Stefania Falasca.

« Père, que signifie pour vous cette Année de la miséricorde ?

Qui découvre d’être très aimé commence à sortir de la mauvaise solitude, de la séparation qui porte à haïr les autres et soi-même. J’espère que beaucoup de personnes ont découvert d’être aimées de Jésus et se sont laissées embrasser par Lui. La miséricorde est le nom de Dieu et aussi sa faiblesse, son point faible. Sa miséricorde le porte toujours au pardon, à oublier nos péchés. Il me plaît de penser que l’Omnipotent a une mauvaise mémoire. Une fois qu’il t’a pardonné, il oublie. Parce qu’il est heureux de pardonner. Pour moi cela suffit. Comme pour la femme adultère de l’Évangile « qui a beaucoup aimé ». « Parce que Lui m’a beaucoup aimé. » Tout le christianisme est là.

Mais cela a été un Jubilé « sui generis », avec beaucoup de gestes emblématiques…

Jésus ne demande pas de grands gestes, mais l’abandon et la reconnaissance. Sainte Thérèse de Lisieux, qui est docteur de l’Église, dans sa « petite voie » vers Dieu parle de l’abandon de l’enfant qui s’endort sans réserve dans les bras de son père et elle rappelle que la charité ne peut rester enfermer dans le fond. Amour de Dieu et amour du prochain sont deux amours inséparables.

Les intentions que vous aviez lancées ont-elles été réalisées ?

Mais moi je n’ai pas fait de plan. J’ai fait simplement ce que m’inspirait le Saint-Esprit. Les choses sont venues. Je me suis laissé porté par l’Esprit. Il s’agit seulement d’être docile au Saint-Esprit, de le laisser faire, Lui. L’Église est l’Évangile, c’est l’œuvre de Jésus-Christ. Ce n’est pas un chemin d’idées, un instrument pour les affirmer. Et dans l’Église les choses entrent dans le temps, quand le temps est mûr, quand il s’offre.

Aussi une Année Sainte extraordinaire…

Cela a été un processus qui a mûri dans le temps, par l’opération du Saint-Esprit. Avant moi, il y a eu saint Jean XXIII qui avec Gaudet mater Ecclesia et « le médicament de la miséricorde » a indiqué le sentier qu’il fallait suivre lors de l’ouverture du Concile, ensuite le bienheureux Paul VI, qui dans l’histoire du bon Samaritain a vu son paradigme. Puis il y a eu l’enseignement de saint Jean-Paul II, avec sa seconde encyclique Dives in misericordia, et l’institution de la fête de la Divine Miséricorde. Benoit XVI a dit que « le nom de Dieu est miséricorde ». Ils sont tous des piliers. C’est ainsi que l’Esprit porte en avant les processus dans l’Église, jusqu’à leur accomplissement.

Donc ce Jubilé a été le Jubilé du Concile, hic et nunc, où le temps de sa réception et le temps du pardon coïncident…

Faire l’expérience vécue du pardon qui embrasse l’entière famille humaine est la grâce que le ministre apostolique annonce. L’Église existe seulement comme instrument pour communiquer aux hommes le dessein miséricordieux de Dieu. Au Concile, l’Église a senti la responsabilité d’être dans le monde comme signe vivant de l’amour du Père. Avec Lumen Gentium elle est remontée aux sources de sa nature, l’Évangile. Cela déplace l’axe de la conception chrétienne d’un certain légalisme, qui peut être idéologique, vers la Personne de Dieu qui s’est fait miséricorde dans l’Incarnation de son Fils. Certains, – je pense à certaines critiques d’Amoris Laetitia – continuent à ne pas comprendre, ou c’est blanc ou c’est noir, même si c’est dans le flux de la vie qu’il faut discerner. Le Concile nous a appris cela, les historiens d’ailleurs nous disent qu’un Concile, pour être absorbé par le corps de l’Église, a besoin d’un siècle… Nous sommes à moitié.

Actuellement les rencontres et les voyages œcuméniques entrepris sont significatifs. A Lesbos avec le patriarche Bartolomé et Hieronymus, à Cuba avec le patriarche de Moscou Cyril, à Lund pour la commémoration conjointe de la Réforme luthérienne. Toutes ces initiatives avec les autres Églises chrétiennes ont-elles été favorisées par cette Année de la Miséricorde ?

Je ne dirais pas que ces rencontres œcuméniques sont le fruit de l’Année de la Miséricorde. Non. Parce qu’elles-aussi font partie d’un parcours qui vient de loin. Ce n’est pas une chose nouvelle. Ce sont seulement des pas en plus, le long d’un chemin commencé depuis longtemps. » (Traduction de Francesca de Villasmundo)

Fin de la première partie. En raison de la longueur de l’entretien la traduction sera en plusieurs parties.

Francesca de Villasmundo

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26 commentaires

  1. « La miséricorde est le nom de Dieu et aussi sa faiblesse, son point faible. » Rêvé-je, ou est-ce vraiment un pape qui ose parler ainsi ?

  2. Etienne says:

    Quant à la femme adultère, elle « a beaucoup aimé » (sic).
    Serait-ce pour cette raison-là que les Evangiles en parlent ? On n’avait pas compris ça.

    Mais si c’est le pape qui le dit du haut de son magistère (très) ordinaire, faut-il que les Catholiques s’alignent au garde-à-vous ?

    • Si c’est le vicaire de Jésus-Christ sur terre ? Oui !.. au garde-à-vous !…
      Si il n’est ou plus le vicaire de Jésus-Christ , Non ..

      A contrario :

      …. pour ceux qui s’imaginent avoir « un droit de chicane » face aux décisions et aux jugements du Siège Apostolique !

      – Saint Alphonse de Liguori :
      « Je suis prêt à verser mon sang pour défendre la suprématie infaillible du Pape.»

      -Saint Charles Borromée écrivait :
      « Souvenez-vous que le saint Père nous représente Dieu sur la terre, et que se soustraire à son obéissance, c’est désobéir aux ordres de Dieu.»
      Toutes les fois que ce saint Archevêque nommait le Pape ou entendait prononcer son nom, il se découvrait par respect; quand on lui présentait quelque Bref apostolique, il le recevait la tête nue, et le baisait avec une profonde vénération.

      – (Saint Pie X, discours aux prêtres de l’union apostolique, 18 Nov.1912)
      « Quand on aime le Pape, on ne discute pas au sujet des mesures ou des ordres qu’il donne ; on ne recherche pas jusqu’où doit aller l’obéissance, et quelles sont les choses dans lesquelles on doit obéir. Quand on aime le Pape, on n’objecte pas qu’il n’a pas parlé assez clairement, comme s’il était obligé de répéter à l’oreille de chacun ses volontés clairement exprimées, tant de fois, non seulement de vive voix, mais encore par des lettres et d’autres documents publics ; on ne met pas en doute ses ordres, sous le prétexte, si facile pour celui qui ne veut pas obéir, que ce n’est pas le Pape qui commande, mais ceux qui l’entourent. On ne limite pas le champ où son autorité peut et doit s’exercer. On ne préfère pas à l’autorité du Pape celle d’autres personnes, si doctes soient-elles, qui ne sont pas du même avis que le Pape : car, si elles ont la science, elles n’ont pas la sainteté, parce que celui qui est saint ne peut être en dissentiment avec le Pape.»

      – Les petits Bollandistes, 31 juillet, Saint Ignace de Loyola:
      …des Profès, qui font, outre les trois voeux ordinaires, le quatrième voeu de l’obéissance absolue au Pape…

      – Pie XI, Mortalium animos, 1928 écrit :
      Personne ne se trouve et personne ne demeure dans cette unique Église du Christ, à moins de reconnaître et d’accepter, avec obéissance, l’autorité et la puissance de Pierre et de ses légitimes successeurs.

      -Pie XII, déclaration aux jésuites réunis en Congrès à Rome, 10 septembre 1958
      Que parmi vous il n’y ait pas de place pour l’orgueil du libre examen, qui relève de la mentalité hétérodoxe plus que de l’esprit catholique, et selon lequel les individus n’hésitent pas à peser au poids de leur jugement propre même ce qui vient du Siège Apostolique.

      • Etienne says:

        Denis bonjour.

        Les citations fort édifiantes que vous présentez ne suffisent pas à cacher ce qu’on entend et ce qu’on voit de la part de Rome, tout spécialement de son pape actuel.

        En effet, ce pontife n’hésite pas à se singulariser par rapport à ses prédécesseurs, dans de nombreux domaines c’est lui-même qui leur donne implicitement tort. De sorte que la docilité recommandée par nos anciens est mise en porte-à-faux par ce pontife lui-même.

        De plus, cette situation n’est pas inédite.
        Dès l’origine. Pensons au débat entre Pierre et Paul, lors du concile de Jérusalem.
        De nos jours. Pensons aussi aux errements dans et après Vatican II.

        Ces querelles portent sur des choix pastoraux, là où l’infaillibilité n’est pas en cause.
        C’est pourquoi, tout en me souhaitant et me croyant catholique romain, pratiquant, j’ai l’audace d’un regard critique en direction de ces choix pastoraux soi-disant novateurs : ceux-ci nous conduisent de toute évidence « droit dans le mur ».

        Bon dimanche à vous.

        • Le pape Pie IX, Concile Vatican I, Session 4, chap. 4, ex-cathedra : «… en sachant très bien que le Siège de Saint-Pierre reste toujours intact de toute erreur, selon la promesse divine de notre Seigneur le Sauveur faite au chef de ses disciples : «J’ai prié pour toi [Pierre], afin que ta foi ne défaille pas, et toi, étant une fois converti, affermis tes frères » (Lc 22,32). »

          un concile par nature est infaillible et engage l’infaillibilité non seulement du souverain pontife mais encore de l’église universelle collège Apostolique , ex cathédra = depuis la chaire de pierre a l’église universelle sur le foi & moeurs !..

        • Que dites-vous de ceci:

          C’est pourquoi dans l’encyclique Quantâ curâ du 8 décembre 1864 Pie IX a condamné comme souverainement contraire au dogme l’opinion qui prétend:

          Qu’on peut, sans péché et sans préjudice de la profession de foi chrétienne, refuser son assentiment et son obéissance aux jugements et aux décrets du Siège Apostolique, dont l’objet avoué ne regarde que le bien général, les droits et la discipline de l’Eglise, pourvu qu’il n’atteigne ni la foi, ni les moeurs.

          • Etienne says:

            Re

            – De quand date la dernière déclaration « ex cathédra » ? De Pie XII, en 1950 sur l’Assomption.
            – En matières pastorales, il n’y a aucune infaillibilité. Et dans ce domaine, les exemples d’erreurs abondent ; de même les décisions consécutives à 180° les unes des autres.

            Par exemple.
            – Léon XIII demande le ralliement des Français à la république.
            Et, sans état d’âme, la république continue de massacrer l’Eglise en France.
            Concession inutile, demandée par erreur.
            – Pie XI condamne l’Action française en 1926. Pie XII (?) lève cette condamnation, en 1939.
            Décisions à 180°.
            – Le Concile V. II déclare (LG 2, n° 16) « Les musulmans qui professent avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique (…) »
            a) Ce propos n’est-il qu’un voeu pieux ?
            On ne le dirait pas.
            b) En quoi les pères conciliaires catholiques sont-ils compétents pour amalgamer ainsi la foi des musulmans et la leur ?
            Dès leur plus jeune âge, les musulmans apprennent qu’ils n’ont pas le même Dieu que les « associateurs trithéistes » : inutile de s’exprimer là-dessus en des termes aussi paternalistes. C’est seulement de quoi faire rire les destinataires.
            c) D’ailleurs, les catholiques savent (autant que les musulmans) que ces propos-là ne sont que du bla-bla de patronage.

            Nous voyons bien que sur ces sujets nous ne tomberons pas d’accord. Je vous propose d’en rester là.

            • @Etienne

              Vous faite l’erreur de vouloir comprendre l’ex cathédra extraordinaire ( Solennel ) ou le souverain Pontife proclame un Dogme de foi comme Pie XII sur l’Assomption.

              Cela est la Magistère solennel .
              Toutefois , vous faite l’impasse sur le Magistère Ordinaire universelle , Encyclique ect..

              Concernent Léon XIII,que vous évoquez cela ne regarde pas la foi & moeurs .

              Voyons Etienne :

              CONSTITUTION DOGMATIQUE « Dei Filius », CHAPITRE III, De la Foi. Pape Pie IX 1870
              « Or, on doit croire d’une foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans les saintes Écritures et dans la tradition, et tout ce qui est proposé par l’Église comme vérité divinement révélée, soit par un jugement solennel, (Ex cathedra) soit par son magistère ordinaire et universel. »
              IIIe SESSION DU CONCILE ŒCUMÉNIQUE DU VATICAN. PIE, ÉVÊQUE, SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU. Le saint Concile approuvant, en perpétuel souvenir.

              soit par un jugement solennel, (Ex cathedra) soit par son magistère ordinaire et universel. »

              Ainsi , Etienne , la canonisation d’un Saint est le Magistère Ordinaire Universel du Souverain Pontife comme vérité

              R.P. Goupil, S.J., La Règle de la Foi, p.64-65 a écrit:

              L’Eglise est infaillible dans la canonisation des saints.
              […] Le Pontife est infaillible quand il édicte une sentence définitive, et qu’au nom de son autorité suprême il oblige les fidèles à tenir une chose pour vraie. Or tel est le cas de la sentence de canonisation. […] Une telle sentence est nécessairement infaillible, car il ne se peut que l’Eglise entière soit astreinte par son chef à honorer un damné ni un homme inexistant. […] Le jugement dogmatique de la canonisation, assuré de l’assistance du Saint-Esprit, dépasse en certitude la condition préliminaire de l’étude historique, sans évidemment la contredire. […] L’Eglise juge infailliblement des faits dogmatiques; or la canonisation des saints en est un.

              Une Encyclique , une bulle ( foi & moeurs ) est le magistère Ordinaire universel .

              Par exemple , le baptème de désire & de sang que la secte des Feeneystes réfute pour motif que c’est pas un Dogme .

              S. S Pie XII les a excommunié et rappelé que c’est le Magistère ordinaire Universel vérité infaillible .

              (Pie XII, Décret du Saint-Office excommuniant le R.P. Leonard Feeney S.J., Document Pontificaux de Sa Sainteté Pie XII, 1953, p.63)
              Nous sommes obligés par la foi catholique à croire toutes les choses que contient la Parole de Dieu, Écriture ou Tradition, et que l’Église propose à la foi comme divinement solonnelle, mais encore par son magistère ordinaire universel.
              (Pie XII, Décret du Saint-Office excommuniant le R.P. Leonard Feeney S.J., Document Pontificaux de Sa Sainteté Pie XII, 1953, p.63)

              Concernent un Concile , c’est le souverain Pontife enseignent ( Magistère ordinaire universel plus l’église enseignante -Collège Apostolique a l’église universelle , un Concile est par nature infaillible !..

              (Catholic encyclopedia, 1913, vol. IV, p.433.)
              L’infaillibilité conciliaire et pontificale sont interrelié mais non identique. Les décrets d’un concile approuvés par le Pape sont infaillibles par le simple fait de cette approbation, parce que le Pape est également infaillible extra concilium . Or, l’infaillibilité propre au Pape n’est pas l’unique source formelle adéquate de l’infaillibilité du concile. La divine constitution de l’Église et les promesses d’assistance divine fait par son Fondateur, guarantissent de son inerrance, dans tout ce qui concerne la foi et la morale, indépendamment de l’infaillibilité pontificale : un Pape faillible (hypothétiquement) supportant, et qui est supporté par un concile, prononcerait encore et toujours des décisions infaillibles. […] les conciles œcméniques ont été généralement considérés infaillibles même par ceux qui niaient l’infaillibilité pontificale […] L’infaillibilité du concile est intrinsèque, i.e. découle de sa nature.

              • @Etienne

                Dont , le mystère d’iniquité depuis Vatican II !..

                En droit et de foi Catholique c’est infaillible Vatican II !..
                de faite c’est faible …

                Grand mystère d’iniquité …

    • LeilAge says:

      @ Etienne « Quant à la femme adultère, elle « a beaucoup aimé » (sic). (…) si c’est le pape qui le dit du haut de son magistère (très) ordinaire, faut-il que les Catholiques s’alignent au garde-à-vous ? »

      Oui.
      Luc 7, 47 : « (…) je te le dis, ses nombreux péchés lui sont pardonnés, car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu. »

      • Etienne says:

        En Lc 7 : 47, si je lis bien elle a beaucoup le Christ en regrettant ses péchés.
        Sur ce point où est le problème ?
        Dans la première réponse du pape François, on est quasi invité à comprendre ça autrement. Ce qui peut surprendre.

    • @ Etienne « Mais si c’est le pape qui le dit du haut de son magistère (très) ordinaire, faut-il que les Catholiques s’alignent au garde-à-vous ? »

      Ce sont bien les paroles du Christ (« elle « a beaucoup aimé » »), n’est-ce pas ? Donc il faut s’y aligner, mais pas au garde-à-vous, car Dieu est dit « Amour », et non pas « Autorité »…

      • Etienne says:

        – On acommencé par parler « magistère », c’est bien un problème d’autorité.

        – Ensuite, vous passez à l’amour de la pécheresse pour le Christ, et la tendresse de Jésus pour cette fille repentie. Sans relever les deux faces de la médaille. En privilégiant celle qui vous paraît utile. (Exactement comme notre pape.)

        – Vous continuez sur Dieu est Amour… Et pas Autorité, comme si ces deux notions différentes étaient incompatibles,

        – Enfin, vous prenez mon expression imagée pour en faire votre arme.

        Vous seriez un jésuite (de la pire espèce) ou un élève des bons pères que ça ne m’étonnerait pas.

        • – On acommencé par parler « magistère », c’est bien un problème d’autorité.

          Exacte !….. c’est du jamais vue dans l’histoire ecclésiale .
          Le Souverain Pontife & le collège Apostolique à Vatican II .

          C’est incompréhensible .. et c’est bien un mystère d’iniquité depuis VATICAN II .
          Cela pour résulta affreux la division des Catholiques et de l’unité , Conciliaire moderniste , FSSPX , IBMC semi-sédévac.. , sédévacantiste ect….

        • – les paroles du pape ne sont pas celles d’un magistère (« elle a beaucoup aimé », mais celle du N.T. Le pape n’a fait que reprendre les paroles du Christ. Le magistère n’a rien à voir dans les paroles que avez reprises de son itv. N’importe qui qui répéterait ses paroles porte en lui l’autorité des paroles du Christ.

          – vous jugez ce qu’il n’y a pas à juger : les paroles du Christ sont claires.

          – Le mot « Autorité » que j’ai employé était une réponse au garde-à-vue. Or Dieu ne demande pas qu’on Lui obéisse comme dans une armée militaire, mais par amour. Le pape représentant NSJC sur terre n’est pas le chef de l’Armée, mais de l’Eglise, Corps mystique du Christ. Le salut est, certes, une question d’obéissance à Dieu, mais pas d’une obéissance au garde-à-vous, non, mais d’une obéissance d’amour à l’image de celle de NS et de ND, qui n’étaient pas au garde-à-vous.

          – je ne fais mon arme que des paroles du Christ, ou de la Bible en général.

          Etonnez-vous, et ne faites pas de jugement téméraire, je ne suis pas jésuite (ni élève des Pères jésuites). J’ai seulement pratiqué les retraites de Saint-Ignace, qui entre parenthèses ne sont pas celles de Saint-Ignace, mais de Dieu.

          • Etienne says:

            Que ce soit pour la femme adultère (en Jn 8) ou la pècheresse repentie (en Lc 7), ce qui touche le coeur de Jésus c’est le repentir de ces personnes. Et pas vraiment leurs performances passées, privées ou professionnelles.
            Ce disant, je ne juge pas du tout les Evangiles. Je cherche seulement à les comprendre sans les tordre.

            Et je m’étonne des autres lectures (ou de leur apparente interprétation simpliste…) celle de sa sainteté comme la vôtre.
            De plus, je ne crois pas que ces simplifications soient fortuites. Elles portent, à mes yeux, un message… subliminal. (Excusez : c’est plus fort que moi.) Lequel ? Je ne sais pas encore. Mais je réserve ma confiance.

            Quant au garde-à-vous qui semble tant vous déranger.
            Il n’y a pas que les amours nunuches ou torrides dans la vie.
            Ne vous déplaise, au lever des couleurs, c’est par amour du drapeau et du pays qu’on prend cette position.

            Sur ce, cher Efgy, cette discussion devenue oiseuse ne m’intéresse plus : je vous dis adieu.

  3. Sanfard says:

    Avec Bergoglio, le Saint Esprit a le dos large….

  4. L’unité véritable n’est pas dans le compromis,
    le relativisme et l’esprit du temps et du monde…
    Elle n’est pas dans l’œcuménisme!

    http://orthodoxologie.blogspot.fr/2016/05/lunite-veritable-nest-pas-dans-le.html

  5. On y va says:

    Les Ténèbres sont descendues sur la place de St Pierre aux heures du soir du 13 Mars 2013 alors que le successeur du Pape était présente à l’Église Catholique .

    La gale de la Mafia de St Gall .

    Article écrit par Elizabeth Yore .
    Elizabeth Yore est une avocate internationale spécialisée dans les droits de l’enfant et un membre de l’institut Heartland .
    Elle a enquêté sur les abus sexuels de l’Église et elle a assisté les victimes belges de pedophilie et leurs familles . Elle sait donc de quoi elle parle ici .
    Source : The Remnant .

    http://viens-seigneur-jesus.forumactif.com/t25577-les-tenebres-sont-descendues-sur-la-place-saint-pierre-aux-heures-du-soir-du-13-mars-2013#612418

    • Etienne says:

      Sans vous suivre en tout, le texte de Mme Yore est excellent : il énonce des faits.

      Ce cardinal Danneels qu’elle cible fort justement, c’est bien vrai qu’il aimerait croire (et faire croire) qu’il a été le parrain de la « mafia » (c’est son mot) de St Gall. Celle qui a cherché de longue date et finalement obtenu la désignation du pape François.

      J’ai suivi l’émission télévisée qu’elle cite sur la présentation d’une biographie du cardinal (en sa présence). On pouvait croire à une nouvelle répétition de l’enterrement de Charles-Quint : un festival de narcissisme.

      Questions.
      Les choix politiques (généralement des-mots-crates chrétiens) de notre clergé sont-ils au service du ministère ? Ou, à l’inverse, est-ce le ministère qui se trouve mis au service des choix politiques ?

      Réponse ?
      Par hypothèse : ce serait le coup de l’antériorité entre la poule l’oeuf.
      Cette hypothèse est plus que douteuse : il y a trop souvent (comme ci-dessus) des manipulations évidentes de l’annonce de l’Evangile.

      • On y va says:

        Je suis parfaitement d’accord .
        Et pour la ( les) manipulations de l’Evangile :
        Fausse Doctrine ,Faux Docteurs mais vrais loups criminels déguisés en bergers !
        Face à ces menteurs la recommandation est claire , il n’est pas question de faire le tri entre ce qui est bon et ce qui est mauvais , l’ordre est de tout rejeter .

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