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Un rapport parlementaire présenté par Olivier Audibert-Troin (UMP) et Émilienne Poumirol (PS) avertit :  «12 % des militaires de retour de RCA présentaient des déséquilibres psychologiques se traduisant par un contact altéré avec la réalité, contre 8 % pour l’opération “Pamir”» (ndlr : mission en Afghanistan).

Dans le jargon de la médecine militaire, on appelle cela l’«état de stress post-traumatique» (ESPT).

Mais la violence et le stress auxquels sont soumis nos militaires en République centrafricaine (RCA) semblent laisser plus de séquelles qu’à l’habitude.

opération-sangaris

Selon ce rapport parlementaire, les trouble psychologiques de nos soldats en RCA auraient, initialement, été sous-estimés par le commandement. La cellule de psychologues présente sur place aurait été débordée. «Beaucoup de personnes, au moins un tiers, n’ont donc pas pu être suivies pour leurs problèmes psychiques», affirme le rapport.

L’état-major des armées (EMA) a décidé d’activer le «sas» de fin de mission, un dispositif particulier d’accompagnement psychologique des combattants qui, durant quelques jours,  sont envoyés dans un complexe hôtelier de Dakar pour «décompresser» avant le retour en France. Mais ce séjour n’est pas prévu pour tous les militaires. Le rapport note aussi que des symptômes peuvent apparaître bien longtemps après la fin de la mission et propose de créer un groupe pluridisciplinaire (médecins, acteurs sociaux, administratifs et sportifs…) en charge du suivi des traumatismes psychiques de nos militaires.

 

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7 commentaires

  1. Rémi de Völn says:

    Pourquoi pas remettre des aumôniers catholiques?

    • Patrick says:

      Rémi, ce que vous dîtes est assez vrai. Ayant été militaire plusieurs années je confirme l’importance des aumoniers catholiques qu’il étaient toujours reconfortant d’écouter car ils distribuaient à qui avait des oreilles et un cerveau des paroles de paix, toujours de paix et de pardon contrairement à une certaine autre pseudo religion qui ne voit que par la haine de l’autre et de tout ce qui n’adopte pas leur façon de penser ce qui est très nuisible à nos militaires et à tout être humain apte à réfléchir et doué d’intelligence…

  2. michelb says:

    les povs

  3. Si la France était une Démocratie au lieu d’être une République, l’armée française demeurerait sur le territoire national.

    Les Gentils Virus pour la Démocratie : http://gentilsvirus.org/le_constat.html

    • Patrick says:

      Eric, je ne vous comprends pas??? En quoi république et démocratie sont elle incompatible, selon vous?
      Notre problème n’est pas la République mais les guignols mafieux qui la gouverne et les abrutis qui votent pour ces individus. Il y en a même qui voudrait que Sarko revienne, mais il faut être fou. L’UMPS et l’extrême gauche sont le cancer et le sida de la France et de l’Europe.

  4. Je suis interpellé par cet article.
    Car la RCA, je l’ai vécue voilà 33 /35 ans. La situation était-elle plus calme que maintenant ? Non.
    Coups d’états, émeutes, attentats à la bombe, exactions, cadavres dans les rues, pilonnage au mortier des quartiers Patassistes, couvre-feu, etc… étaient alors déjà le lot commun.
    Étions nous alors pour autant si stressés ? Non

    Pourtant, il n’y avait pas alors de blindés légers, de systèmes Félins, de gilets pare balles, ni tout cet accoutrement lourd et encombrant qui rend aujourd’hui nos soldats quasiment « impotants ».

    Les véhicules étaient de vieilles Jeep et des P4, des Simca Marmont et VLRA, et les tenues le short et les pataugas.
    Point de téléphone portables d’ordinateurs, et… de jeux vidéo.
    Malgré le contexte, nous n’avions pas peur. Notre esprit était ailleurs.

    Aujourd’hui, un soldat est sur-protégé, il a découvert la guerre dans les jeux vidéos, et a l’illusion que dans la partie, s’il en perd une, il lui reste encore 4 « vies ».

    Quand il découvre que malgré les gilets pare-balles et les blindés légers, contrairement à ce qu’il croyait, il ne se trouve pas pour cela à l’abri des balles, il commence à pétocher.

    Ce ne sont pas les conditions d’hébergement des soldats qui ne sont pas bonnes.
    Ce sont certains de nos soldats qui ne sont pas prêts psychologiquement à se trouver dans de tels scénarios.

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