Les parents d’élèves de l’enseignement public sont censés être représentés, par deux fédérations pour relayer leurs aspirations en matière éducative: la FCPE et la PEEP. Mais…sont-ils vraiment représentés par celles-là même  qui prétendent parler en leur nom ? il y a de quoi s’interroger et être inquiets !

La FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves)  

Qui la dirige ?  

Sûrement pas les parents !

Créée en 1947 sous l’égide du secrétaire général du S.N.I (syndicat national des instituteurs) d’obédience communiste et du président de la « ligue française de l’enseignement » très ancrée à gauche également, pendant longtemps les principaux acteurs de la FCPE ont cumulé des responsabilités au sein de cette fédération avec celles au sein du SNI,  aujourd’hui encore, leurs dirigeants s’abreuvent aux même sources, c’est assez dire que lorsqu’il est prétendu qu’elle représente les parents, est apolitique et non engagée politiquement… nous pouvons la croire !!!

Est-elle représentative des parents en nombre et est-elle indépendante?

La FCPE revendique  315000 adhérents (?) … les a-t-elle ? nous l’ignorons. Nous savons seulement que, même en tenant ces chiffres pour crédibles, cette fédération serait de toutes façons en chute libre puisqu’à son apogée en 1971, elle comptabilisait 1,2 millions d’adhérents ! Néanmoins, il y a de quoi s’interroger : considérant que le prix moyen de l’adhésion annuelle est d’environ 15E, multiplié par 315 000 cela ferait la somme de 4 725 000E ; le rôle de cette fédération étant celui d’être régulièrement  mais simplement consultée dans toutes les instances où les parents ont voix au chapitre ( différents conseils  et commissions…)  et de dialoguer avec les différents échelons de l’administration de l’éducation nationale , nous ne comprenons pas bien que ce budget ne lui suffise pas pour fonctionner et qu’elle ait reçu une subvention de 330 000E du ministère de l’Education Nationale en 2012 et 480 000E en 2013, portant ainsi son budget à 5 205 000E !  Bizarre, non ? Mais en raison même de l’aide gouvernementale à cette fédération « nécessiteuse », il est permis de poursuivre notre interrogation sur son indépendance par rapport à l’Etat et à la gauche en particulier, alors qu’elle est censée représenter objectivement les parents d’élèves.

Est-elle représentative des parents sur les objectifs poursuivis ?

En raison de sa création par des personnalités très politisées, ancrées à gauche et faisant partie intégrante du système éducatif, l’objectif affiché était  l’ « épanouissement des élèves (…) et la défense de l’école laïque». Il fallait donc mettre « sous tutelle » les parents d’élèves afin de leur faire avaler les pilules empoisonnées des réformes qui ont jalonné ces soixante dernières années pour les laisser faire « s’épanouir » les élèves et défendre la laïcité, les souhaits des parents étant relégués au 2nd rang ; les récentes prises de position de cette fédération en faveur de la «suppression des notes à l’école   » et de la « promotion de la théorie du genre »  en dépit de la volonté contraire de l’immense majorité des parents,  en est la plus parfaite illustration.

La PEEP (Fédération des Parents d’Elèves de l’Enseignement Public)

Seconde fédération censée représenter les parents d’élèves. Revendiquant 200 000 adhérents, elle brasserait 3 000 000E par an. Association loi 1901 reconnue d’utilité publique ayant le même rôle que la FCPE, la PEEP est « cataloguée » comme proche des idées de droite avec toutes les valeurs qui y sont attachées : primauté de la famille, indépendance politique et défense d’une vision élitique de l’enseignement, c’est-à-dire d’une vision qui privilégie l’accès de tous les enfants à l’excellence  dans leur domaine et à leur niveau de compétences. En réalité, l’attachement originel à ces valeurs résulte du fait que cette fédération a été créée en 1910 par des familles bourgeoises parisiennes, mais cette estampille ne semble plus du tout correspondre aux canons de cette fédération dont les prises de position et les revendications se rapprochent dangereusement de celles de la FCPE pour « démocratiser »
l’enseignement, c’est-à-dire en réalité, pour ramener l’éducation de tous les enfants au plus petit commun dénominateur en faisant le choix des exigences les plus élémentaires afin qu’ils soient tous au même niveau, c’est-à-dire au niveau le plus bas.

FCPE ET PEEP complices de la destruction du système éducatif

Ces fédérations ne se préoccupent pas le moins du monde de la volonté des parents  pas plus que de l’intérêt des enfants et de celui de la nation française. . Ainsi, en ce qui concerne la suppression des notes à l’école, un sondage réalisé par le figaro.fr publié le 24/06/14 fait ressortir que sur 39233 votants, 94% sont contre et 6% seulement pour, ce qui n’empêche pas la FCPE d’annoncer qu’elle « ne veut plus de notes ni de devoirs », et la PEEP de déclarer que « les  notes ne sont pas motivantes …que ce n’est pas lisible ni pour les parents ni pour les enfants…qu’elles n’aident pas les élèves à progresser-  on en apprend tous les jours ! – que c’est une bonne chose de vouloir réformer ».  En réalité, les notes sont supprimées pour masquer la réalité de la « refondation » de l’école pour nos enfants où toute idée de transmission des savoirs est exclue et où, en conséquence, il ne s’agit plus d’une Ecole mais d’une multitude de centres d’activités et de loisirs du primaire à l’université incluse où il n’y a forcément plus rien à noter. Apportant leur caution à cette suppression de la notation des élèves,  ces fédérations sont donc complices de la destruction de l’institution scolaire en tant que telle. Est-ce bien la volonté des parents ? . En ce qui concerne l’ « idéologie du genre » que la France entière a combattue, la FCPE n’en demande pas moins la « la généralisation de l’ABCD de l’égalité » pour la promotion de cette idéologie à l’école, marquant ainsi sa volonté délibérée de perturber nos enfants dans la construction de leur personnalité dès la maternelle  et d’en faire des désaxés, facilement manipulables par le système. Est-ce bien la volonté des parents ?

Parents non représentés, enfants en danger

Ainsi, non seulement ces fédérations – aussi bien la PEEP que la FCPE – censées représenter les parents d’élèves, ne représentent en réalité qu’elles-mêmes et l’idéologie la plus révolutionnaire  de ceux qui nous gouvernent, mais elles nuisent sans vergogne à l’intérêt des enfants,  ne défendant nullement les valeurs auxquelles les parents sont attachés, contrecarrant leurs aspirations les plus naturelles, accaparant et confisquant leur parole.

Parents, reprenez la parole  

Il est donc impératif que les parents s’affranchissent de leur influence délétère, reprennent la parole pour en finir avec cette imposture qui dure depuis trop longtemps et que soit battue en brèche cette coalition nauséabonde avec ceux qui nous gouvernent, coalition destructrice de l’intérêt de nos enfants – enseignement public et privé sous contrat confondus – et de celui de la nation toute entière.

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4 commentaires

  1. Pingback: Ecole : parents non représentés, enfants en danger… » LMPT Collectif Oise

  2. Pingback: L’enfumage des fédérations de parents d’élèves | Chrétienté Info

  3. Freeman says:

    Concernant la théorie du genre, les JRE annonce une victoire, pourtant ce n’est pas vrai. Belkacem est très claire à ce sujet, l’ABCD était un succès selon elle et l’expérimentation prend fin (d’où le changement de nom) pour reprendre à l’identique sous le nom de « plan d’action pour l’égalité entre les filles et les garçons » car il ne s’agit plus d’une expérimentation mais d’un programme appliqué partout.

    Je vous invite à lire les communiqués du gouvernement au sujet de ce programme, par exemple celui-ci:

    http://cache.media.education.gouv.fr/file/06_Juin/36/0/Plan_d_action_335360.pdf

    Ces deux passages notamment:

    « Il n’est pas
    proposé de renoncer au
    projet, il s’agit même de
    l’amplifier, en en faisant
    évoluer les modalités, de
    bâtir rigoureusement et
    progressivement un projet
    qui s’intègre au quotidien
    de la vie scolaire et des
    enseignements »

    « L’égalité des droits
    entre les filles et les
    garçons doit relever
    d’une vigilance et
    d’une bienveillance
    permanentes, et non
    d’un « dispositif » que
    les professeur-e-s
    auraient la faculté de
    choisir ou de rejeter »

    Celui ci compare l’ABCD et le prochain programme, c’est pareil mais en pire:

    http://cache.media.education.gouv.fr/file/06_Juin/36/2/Avant_maintenant_335362.pdf

    Le combat n’est pas terminé, il vient à peine de commencer. Pourriez-vous creuser la question s’il vous plait ? J’ai beau contacter les JRE, ils n’en démordent pas que c’est une victoire…

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