La contraception orale est actuellement délivrée gratuitement aux mineures dans les pharmacies. Le totalitarisme gouvernemental et du politiquement correct à l’instar de la plupart des médias, continue ainsi à faire croire ainsi que prendre les hormones de la pilule durant des années est anodin. Or une des premières données apprise en médecine est qu’il existe des cancers appelés hormonaux dépendants.

Les étudiants en médecine ont une « question de cours » sur les complications de la contraception orale. Il s’agit principalement de troubles de la coagulation aboutissant à des embolies pulmonaires ou cérébrales mortelles. Lors du décès de quatre femmes ayant pris la Diane 35, beaucoup de services de réanimation se réveillèrent, comprirent et affirmèrent avoir eu des cas similaires. Cette « découverte brutale  » connue depuis cinquante ans, fit s’effondrer de moitié la consommation de la pilule en France ; ce plongeon se reportant aussi sur les traitements hormonaux substitutifs de la ménopause.

La célèbre revue médicale JAMA Psychiatry du 28 septembre dernier établit que la pilule entraîne des dépressions nerveuses chez les utilisatrices. Recrutant entre 2000 et 2013, des chercheurs de l’université de Copenhague (Danemark) ont suivi un million de jeunes femmes âgées de 15 à 34 ans durantt une moyenne d’un peu plus de six ans. 133 000 d’entre elles se sont vues prescrire pour la première fois des antidépresseurs et 23 000 ont été diagnostiquées dépressives. Parmi ces dernières, plus de la moitié (55 %) utilisait une contraception hormonale. Le risque de dépression était très variable selon les produits utilisés et l’âge des utilisatrices. Par exemple chez les adolescentes le risque de tomber dans un état dépressif était multiplié par deux. Pire encore, celles qui avaient recours à des implants hormonaux, des patchs ou des anneaux vaginaux contraceptifs à base d’hormones, avaient un risque de dépression multiplié par trois.  

Ajoutons que les dépressions peuvent devenir chroniques et alors inguérissables et pouvant mener au suicide. Autant dire que toute la presse et les médecins qui actuellement disent ou écrivent que la pilule est anodine sont des criminels. Mais les « politiques » qui ont libéralisé la vente des pilules sont aussi des irresponsables. Pour eux l’idéologie passe avant la santé.                            

Bien sûr, nous allons entendre hurler au scandale la cohorte de ceux qui touchent des prébendes ; ils diront que l’étude est truquée. Ne les écoutez pas : ce sont des dangers publics ! Il a fallu 30 ans pour comprendre que le Distilbène donnait des possibilités de maladies fœtales pouvant toucher la descendance sur trois générations. Or ce médicament est de la classe des œstrogènes de même que l’hormone utilisée dans la contraception oestro-progestative.

Jean-Pierre Dickès

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29 commentaires

  1. Philibert says:

    Ils nous empoisonnent progressivement avec leurs produits de grande distribution et la confiance générale instaurée après des décennies où tout semblait normal pour le meilleur des mondes..

  2. Je sais qu’il n’existe pas de médicament, fut-il accessible à tous et payé par la collectivité, qui ne recèle aucun risque. Je ne suis pas médecin. Mais je pense que les médecins le savent aussi.
    Dès le début, la contraception hormonale a été associée à un risque absolu de complications cardiovasculaires (phlébite et/ou embolie pulmonaire, accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde). Le risque absolu moyen pour les phlébites et embolies pulmonaires est de 4-8/10 000 sans pilule, 10-15/10 000 avec les pilule de deuxième génération et 20-30/10 000 avec les 3G. Ce qui signifie que le risque relatif est de 2 à 3 fois supérieur avec une pilule 2G et de 5 à 6 fois supérieur avec la pilule 3G. Quand, prenant la pilule, on porte une mutation du facteur V de la coagulation, ce risque passe à 285/10 000. Le risque relatif d’AVC est de 1,4 à 2,2 et celui d’infarctus du myocarde est de 1,33 à 2,28 sous pilule dans la plus récente étude de 2012.
    Ce risque est difficilement prévisible dans sa composante génétique alors qu’il est bien identifié en ce qui concerne la composante acquise, c’est à dire le tabac fumé et l’obésité. En d’autres termes, les femmes qui fument et sont en surpoids prennent un risque certain de complications cardiovasculaires avec la pilule, alors que celles qui ne fument pas et ne sont pas en surpoids ne prennent qu’un risque très faible essentiellement en fonction de leur prédisposition génétique. Mais parce que ce risque moyen est faible, il a été jugé acceptable au regard des bénéfices en terme de qualité de vie et les différentes pilules ont obtenu des autorisations de mise sur le marché. Ceci ne signifie en rien qu’il n’existe pas.

  3. Boutté says:

    Voici un magnifique plaidoyer pour l’avortement ! La pilule « Baisalaise »(ND) a libéré l’homme; pas la femme !

    • Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la femme est en mesure de contrôler sa fertilité. Avoir ou pas un enfant et surtout quand. Certains (dont je suis) estiment même que cette « révolution » a davantage influencée la société que la relativité ou la bombe atomique.
      Alors oui la pilule a libérée la femme.

      • libéré de quoi ?

      • Il est certain que l’influence sur la société de ce déferlement d’hormones (féminisantes) est inédit dans l’histoire de l’humanité et que ses conséquences sont à peu près aussi incommensurables que celles de la bombe atomique. Il est difficile d’en parler de façon approfondie, car l’on manque de recul, c’est tout nouveau. On manque de recul pour prendre la mesure des conséquences sur la santé humaine, sur la santé animale et sur l’environnement. Pour l’instant, on observe par exemple que l’espèce humaine se féminise, on observe des pubertés (très) précoces, on observe que les cours d’eau sont devenus des cours d’œstrogènes.

        Un extrait pris au hasard :
        « Nos études sur l’effet des hormones féminisantes (oestrogènes) sur les petits poissons a démontré que des poissons mâles développaient des caractéristiques femelles (des ovaires, par exemple) lorsque les concentrations d’hormones dans l’eau sont de l’ordre de 0.5, 1 et 2 nanogrammes par litres », explique Daniel Cyr, chercheur à l’INRS-Institut Armand-Frappier.

        Or, dans les effluents de la ville de Montréal, la somme des oestrogènes rejetée dans le fleuve était parfois de l’ordre de 150 nanogrammes par litre.

        « Dans certaines zones, 35% des petits poissons mâles présentaient des caractéristiques de femelles (des ovaires). À long terme, si une population de poissons se féminise, elle ne se reproduit plus. »

        • Je ne vous cacherai pas que je ne suis pas biologiste. Je ne pense qu’un phénomène observé chez les actinoptérygien soit applicable à l’homme ou a la femme.

          • Pourtant, ne sont-ils pas vos ancêtres lointains ?

            • Non. Si vous voulez vous informer sur la théorie de l’évolution je vous recommande le livre de Francine Brondex chez Dunod. »Evolution synthèse des faits et théories »

        • Jean-Pierre Dickes says:

          Oui, vous avez parfaitement raison. J’ai longuement parlé de cela il y a dix ans dans mon ouvrage aujourd’hui épuisé. J’ai relancé l’affaire dans l’Ultime Transgression. Lanceur d’alerte ?
          El réalité la pilule a été lancée dans études préalable sur se conséquences à moyen et long terme.
          Déjà il y a dix ans 90 % des poissons dans les estuaires d’Ecosse ont changé de sexe. La stérilité masculine touche 40 % des hommes. Elle progresse rapidement dans le monde et en France.
          Des centaines d’espèces disparaissent chaque année en raison de cette modification de l’écosystème.
          C’est ce qui se nomme l’effet papillon. Un petit évènement minuscule peut changer le monde.
          Pourquoi pratiquement personne ne s’intéresse à cela. Parce que nous sommes dans l’idéologie qui vise à détruire l’Ordre naturel créé par Dieu. De plus cela arrange beaucoup de monde de ne plus avoir d’enfants. Ceux qui continuent de soutenir la contraception (y compris Mme Le Pen) et l’avortement contribuent massivement au Grand Remplacement.
          J’ai eu dans ma clientèle médicale des musulmans. Avortement : jamais. Contraception : rarement. Ainsi je soignais une famille de 14 enfants. Le père était en arrêt longue durée à la suite d’un accident du travail dont il entretenait les conséquences. Un famille de Sénégalais au demeurant fort sympathiques et acueillants: quatre femmes, 18 enfants.
          Voilà où nous mène la mentalité contraceptive. En soi que ces braves Sénégalais soient ici, ce n’est pas une gène : le père travaillait dur. Mais en revanche conjointement c’est toute la richesse de notre culture bimillénaire qui disparaît.
          Or un homme comme MCF 68 en défendant la pilule détruit ce qu’il est lui-même ; c’est à dire un homme cultivé portant des valeurs.
          Quant aux écolos qui évitent le sujet, ils s’appuient sur l’idée de la surpopulation pour défendre l’avortement qui est la chose la plus anti naturelle au monde.

  4. " Pour le coup " says:

    Tout est acceptable y compris la corrélation établie entre la contraception orale et l’explosion actuelle des cancers du sein notamment chez les femmes de moins de quarante ans .
    Tout va bien , le veuvage est une valeur sûre.

    • Les chercheurs américains du Centre de prévention et de contrôle des maladies (Center for Disease Control and Prevention) et de l’Institut national de Santé (National Institute of Health) ont interrogé plus de 9 000 femmes âgées de 35 à 64 ans. Représentantes des premières générations ayant utilisées ce mode de contraception, 4 575 femmes atteintes de cancer du sein diagnostiqué entre 1994 et 1998 et 4 682 en bonne santé ont participé à l’enquête. 77 % du premier groupe et 79 % du second prenaient ou avaient pris la pilule.

      Après avoir analysé les réponses (durée de la prise de contraceptif, âge du début de la prise, temps écoulé depuis la dernière prise…), celles qui avaient pris une pilule quelle qu’elle soit ne présentaient pas un risque plus important de développer un cancer du sein. Aucune différence n’a été observée entre les femmes de couleur et celles de type caucasien. Aucune influence non plus concernant leur poids (surpoids, normal ou maigreur excessive), le type de pilule, le statut hormonal (ménopause), l’âge de la première prise ou l’existence d’antécédents familiaux de cancer du sein.

      Source : NEJM 2002 Jun 27 ; 346, n°26 ; 2025-2032

      • " Pour le coup " says:

        Toujours des chiffres issus d’études invérifiables …
        Un ėchantillon de 9000 femmes sur une population de 310 millions d’individus .
        Les dés sont pipés.
        La réalité est bien différente .
        Faîtes votre étude personnelle en interrogeant votre famille , vos amis , vos voisins , vos collègues et vos étudiant(e)s.

        • Dieu, Bouddha et Allah says:

          Vous dites que les chiffres (sont) issus d’études invérifiables et les dés pipés ? Et M. Dickès dis que « bien sûr, nous allons entendre hurler au scandale la cohorte de ceux qui touchent des prébendes ; ils diront que l’étude est truquée. Ne les écoutez pas : ce sont des dangers publics ! » <— ces 2 derniers mots vous sont adressés

        • Ce sont des études vérifiables. Publiées dans des revues de médecine.
          « La réalité est bien différente » basée sur quoi.Votre conviction personnelle ?

  5. La pilule pour homme arrive .

    • Elle est loin d’être suffisamment maîtrisée pour être développée à grande échelle. En effet, plusieurs défis sont à relever : il faut un composé qui puisse être soluble, qui fonctionne rapidement sans diminuer la libido. Enfin, un tel contraceptif doit pouvoir être pris durant des années avec un impact sur la fertilité réversible, au cas où Monsieur désirerait finalement faire un enfant.

      • http://www.lamedecinedesfemmes.com/art_danse_uterus.html

        Méthode intéressante et pas nouvelle –

        • Si vous voulez essayer n’hésitez pas. Ce n’est pas la première utopie que je découvre. Mais parlez en quand même à un vrai médecin. Au moins çà le fera rire.

          • Jean-Pierre Dickes says:

            Cela des années que l’on nous l’annonce. Même psychologiquement l’homme instinctivement ne tient pas à perdre sa possibilité de reproduction ; chose qui est imposée aux femmes.
            De toute manière s’il s’agit d’une hormone nous connaîtrons les mêmes problèmes liés aux hormones : modification de l’écosystème.

            • Aux Etats Unis il y a environ 354 000 vasectomies par an. Et entre 500 000 à
              700 000 ligatures des trompes.
              https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20850832

              • Jean-Pierre Dickes says:

                MCF 68
                Simple question. Considérez-vous qu’il est possible de détruire tout l’écosystème par les oestroprogestatifs afin que la femme puisse maîtriser sa fécondité par cee moyen.

                • Je pense que nous avons commencé à détruire l’écosystème bien avant l’apparition de la pilule. La seule étude que je connaisse sur le sujet ( très certaienment vous aussi) est celle parue dans parue dans « Environmental Science and technology » qui en résumé dit qu’ on trouve bien toutes sortes d’hormones dans l’eau de nos rivières. Une partie sont des molécules rejetées naturellement par tous les individus, les hommes comme les femmes. D’autres proviennent de sources médicamenteuses. Mais 40% si les œstrogènes de la pilule sont rejetés par le corps et atterrissent dans les eaux usées, cela concerne finalement de faibles quantités de substances. Car ce sont les thérapies hormonales de la femme ménopausée qui sont la première cause de consommation d’œstrogènes, vingt fois plus que la pilule, dit cette étude… Et il ne faut pas oublier non plus les produits vétérinaires, qui mettent en jeu huit fois plus d’hormones que les contraceptifs oraux, et les hormones rejetées naturellement par les animaux d’élevage… Vu le grand nombre de têtes, si seulement 1% de ces hormones d’orgine animale échouent dans l’eau, elles représenteraient 15% des hormones détectables!

                  Le verdict de l’étude? Il y a des hormones d’origine humaine et animale dans l’eau potable, et il faut poursuivre les études (la plupart remontent aux années 90). Mais la pilule n’en représente qu’une infime partie (moins de 1% aux Etats-Unis)… Bref, rien de neuf sous le soleil, et il est parfaitement ridicule —et déplacé— de prendre prétexte d’un impact environnemental pour réclamer l’abandon des contraceptifs oraux.

                  Ci joint le lien http://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/es1014482?journalCode=esthag

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