Dans les colonnes du Courrier de l’Ouest, le diplomate et juriste Jacques Villemain présente son ouvrage intitulé Vendée, 1793-1794 paru à la très conciliaire maison des Editions du Cerf et évoquant bien sur le génocide vendéen, la page la plus noire de l’histoire de France.

Malgré la puissante offensive négationniste menée par des « historiens » politisés et à la fois juge et partie, il montre, comme l’avait fait Reynald Sécher en son temps, qu’il y a bien eu génocide :

« Mes analyses n’engagent bien entendu que moi seul. Je restreins le crime de génocide concernant la guerre de Vendée à la période après janvier 1794, c’est-à-dire au moment des Colonnes infernales. Les armées bleues ratissent la Vendée militaire en tuant toutes les personnes qu’elles rencontrent. Elles considèrent qu’on ne pourra pas instaurer la République si on n’éradique pas cette « race maudite » pour reprendre une expression de l’époque. Le fait de massacrer tous les Vendéens – femmes, enfants vieillards – sans se poser la question de savoir s’ils sont républicains ou pas, rebelles ou pas, est constitutif du crime de génocide. On les tue parce qu’ils sont vendéens et non pour ce qu’ils ont fait. La convention de 1948 de l’ONU sur le génocide précise que les nations civilisées ont toujours reconnu que vouloir éradiquer une population entière était un crime. Cela correspond à un principe de philosophie du droit très ancien disant que certaines lois non écrites, portant les valeurs humanistes, s’imposent même en l’absence de lois écrites et même contre elles si les lois écrites les nient. Par exemple : une loi raciste n’est pas une loi qui puisse obliger en conscience. Et commettre des actes racistes en exécution d’une telle loi, même dûment votée et publiée au JO, serait toujours nécessairement une infraction pénale : c’est reconnu dans notre droit positif. Il est donc parfaitement légitime en droit d’appliquer le crime de génocide à des faits qui lui sont antérieurs. Les tribunaux de Nuremberg et de Tokyo n’ont rien fait d’autre en 1945».

Il demande alors que la République fasse un geste symbolique : « S’agissant de la Vendée, le crime n’a jamais été reconnu et nommé. 15 à 20 % de la population dans les quatre départements de la Vendée militaire ont été tués. Pour qu’il y ait réconciliation, il faut qu’il y ait vérité. La représentation nationale pourrait le faire en annulant les lois des 19 mars, 1er août et 1er octobre 1793 qui ont conduit au génocide. Il faudrait annuler ces textes comme on l’a fait pour les lois de Vichy en 1945. Concernant les Colonnes infernales, un geste fort serait d’effacer le nom du général Turreau de l’Arc de Triomphe aussi. C’est symbolique, bien sûr, mais dans ce domaine les symboles ont de l’importance. »

Il est vrai que le général de division Louis-Marie Turreau de Lignères, fait baron d’Empire le 13 mars 1812 et Grand Officier de la Légion d’Honneur le 14 juin 1814 a exterminé froidement, sans aucune nécessité militaire, sans différencier les âges, le genre ou même l’appartenance politique, 40.000 Vendéens dont le seul crime était d’appartenir à « la race maudite ».  Les noms d’Alexis Carrel – Prix Nobel de Médecine 1912 – et du Maréchal Omer-Philippe Pétain ont été rayé partout où ils pouvaient l’être. Alors faisons de même avec Turreau. Or, la République refuse de le faire. Elle prouve ainsi aux yeux du monde qu’elle est génétiquement cathophobe. Pour la République, le catholique est un sous-homme dont on assassine la mémoire. La première étape est bien sûr non seulement rayer Turreau de l’Arc de Triomphe, mais également le priver post mortem de ses titres et décorations, comme cela a été fait en Allemagne pour Hitler.

Les catholiques doivent se réapproprier leur histoire et leur mémoire car il est stupide de croire que la république a changé. Pendant la Première Guerre Mondiale, les provinces les plus catholiques furent saignées à blanc, notamment la Bretagne. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les communistes assassinèrent plus de prêtres qu’il n’en mourût dans les camps nazis, notamment dans le département de la Dordogne. Pendant la guerre d’Indochine, des centaines de milliers de catholiques vietnamiens furent livrés aux communistes par Mendès-France. Le renouveau catholique en France fait que certains républicains ne se cachent plus de leur volonté de trouver une solution finale à la question catholique en France. Les « événements », prophétisés depuis longtemps par tout ce que la France compte d’âmes privilégiées se préparent. Lentement, la guerre civile arrive. Soyons prêts. La guerre entre la République et les colonies de peuplement n’est pas notre guerre. Laissons la catin qui change d’amant tous les cinq ans se débrouiller avec ses bastardons.     Battons-nous pour l’instauration d’une France catholique, la France n’étant pas la république, la république n’étant pas la France.

Depuis dix-neuf cents ans et plus

La France est la France de Jésus

Depuis les Francs et les Gaulois

La France a toujours dis « je crois ! »

Hardis contre la clique

Sans patrie et sans Dieu

Pour la Foi catholique

Français debout car Dieu le veut

Chantons la Catholique

Vive la France et Dieu !

Hristo XIEP

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48 commentaires

  1. Il faudrait retirer aussi de l’ Arc de Triomphe le général Amey, autre salopard républicain qui précipitait les femmes et les enfants dans des fours chauffés à blanc en Vendée.

  2. On y va says:

    Très bon article , avec vous, Hristo XIEP .
    La catin recevra le salaire de sa maudite luxure , une fin sanglante sans salut .
    « Quittez cette masse qui se rue vers l’enfer  » nous dit Saint Augustin , le grand converti d’Hippone.

  3. L’article est « un peu » alambiqué…
    Pas très clair sur la considération portée à la France  » qui change d’amant tous les cinq ans » (je cite)…
    Ne confondez pas amants et violeurs.
    Comme vous dites, de façon contradictoire avec certaines de vos affirmations, la France n’est pas la république et la république n’est pas la France.
    La France est Mère.
    La république n’est qu’une catin haineuse, fière de l’être.
    Alors, si nous devons nous battre, faisons-le pour la France et seulement pour elle !

  4. Curieux comme à chaque fois qu’une thése ne va pas dans le sens qui convient on accuse l’autre partie d’être politisé, juge et partie.
    La thèse du « génocide vendéen » peut se discuter. Et si des historiens la conteste (ce qui est le cas, je crois même que c’est la très grande majorité des chercheurs en histoire) il vaut mieux examiner leurs arguments que de les rejeter en bloc. Car sinon on peut faire le même reproche à l’autre camp.

    • Saint-Plaix says:

      Ce n’est pas parce qu’une thèse est « majoritairement » contestée qu’elle est automatiquement fausse!
      Ainsi quand on se répand à loisir sur l’affaire d’Ouradour sur Glanes, personne dans le même temps ne s’émeut du massacre, jamais contesté, des Lucs de Boulogne!
      Mais il faut croire qu’André Laignel avait « fait des ancêtres » – à défaut de « faire des émules » – lorsqu’il avait lancé à l’Assemblée sa formule devenue tristement célèbre : « Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaires! »
      A-t-on aujourd’hui historiquement tort simplement parce qu’on est politiquement minoritaire?
      On pourrait dire que l’illustration de la chose est tout l’objet des fameuses lois dites mémorielles et des bourrages de crâne obligatoires associés…
      Cela étant, s’il est plus que légitime de bannir Turreau, il serait tout aussi légitime ici d’y associer dans l’opprobre Westermann!
      Je m’étonne, dans ce contexte, que Xiep ait omis d’en parler…

      • Sur un principe général je suis d’accord avec vous. Mais alors pourquoi les dénigrer sur ce simple fait ? Celui d’émettre une opinion contraire fut t’elle majoritaire. Noter d’ailleurs que Jacques Villemain n’est même pas historien.
        Reynald Sécher qui lui est historien a émis une thèse intéressante. Et lui a été répondu par des arguments tous aussi intéressants. Il est dommage que l’article n’évoque les arguments de ceux qui penchent pour le « non génocide ».

        • Louis Dechassin says:

          Effectivement l’auteur n’est pas historien. Mais il se trouve que la notion de « crime » est une notion juridique, une notion de droit pénal et que donc les historiens sont littéralement dis-qualifiés ou in-compétents pour en parler. Savoir si tel fait constitue ou non tel crime ne peut se dire qu’à partir de la définition juridique du crime, telle qu’elle est interprétée par les tribunaux compétents. C’est pourquoi l’auteur mène l’analyse à partir de ce qu’on appelle un « génocide » ou un « crime contre l’humanité » à partir des textes pertinents : ceux des tribunaux pénaux internationaux institués par l’ONU pour les juger (cas de l’ex-Yougoslavie ou du Rwanda) ou la Cour Pénale Internationale pour les autres cas. La compétence des historiens n’est utile ici que pour établir la matérialité des faits, en aucune manière pour établir leur qualification juridique, pénale en l’occurrence.

    • « Le même reproche à l’autre camp »? Et la grâce des 5000 prisonniers républicains par le général Bonchamps, qu’en faites-vous?
      Ce ne sont pas les Royalistes qui ont planifié l’élimination systématique d’une population, mais bien les républicains; et cela s’appelle tout simplement un GENOCIDE.

      • Mr Michel : Tout d’abord l’autre camp c’est celui des historiens qui ne défendent pas la l’idée du génocide. Si si il y ne a; Et ce ne sont pas des historiens politisés

        Définition du génocide : « Extermination systématique d’un groupe humain, national, ethnique ou religieux »

        Je vais me faire l’avocat de la majorité pour ce cas précis :

        La guerre féroce menée par les rebelles contre la République a conduit de part et d’autres à des massacres contre l’ennemi. La politique de répression mené par la Convention a amplifié les massacres. Mais ces massacres n’ont jamais été organisés dans l’optique d’anéantir un soi-disant peuple vendéen, ce qu’entend le terme de « génocide », mais de mater la révolte. Il ne s’agit pas ici de savoir si cela est bien ou pas, mais de rendre à chaque mot sa signification. De plus, on peut constater que toutes les « preuves » de génocide apportés par ses « partisans » ne sont que de l’ordre de l’anecdote et du particulier. Il est bien évident que l’on ne peut pas faire d’un cas particulier un cas général.

        Méditez cette citation cette citation de l’historien Lebrun qui a étudié les guerres de Vendée : « Il vaut mieux reconnaître plus simplement que toute l’histoire de l’humanité est jalonnée de massacres, d’exterminations, de déportations, chacun des ces tragiques épisodes étant objet d’histoire, c’est-à-dire capable d’analyse et d’explication… »

        Qualifier alors la politique de répression en Vendée menée pendant cette période de « génocide » est donc un parti pris évident. Soit on respecte scrupuleusement la définition du terme de « génocide », et on se rend compte que cela ne colle véritablement pas à ces événements. Soit on ne respecte pas cette définition, et on donne celle qui nous plaît, et là on va forcément arriver à ses fins.

        • Sancenay says:

          La majorité des historiens dont vous vous faites l’avocat mentent.Certains sans le savoir, parce qu’ils comptent parmi les innombrables victimes de la rééducation nationale, les plus nombreux par idéologie, comme vous-même manifestement, car vous savez fort bien que ce sont les généraux terroristes eux-même qui se sont vantés, par écrit, de leur projet génocidaire pour lequel la Convention les a au final, glorifés.
          Ce porte le nom de « république » n’est depuis cette époque , de peu glorieuse guerres mondiales , en guerre civile larvée , en passant par le génocide par avortements de masse, « manipulations génétiques » et « suicide assisté » , qu’un infâme torrent de sang. J’aurais honte de m’en faire l’avocat. A contrario , je m’en ferais même, si cela pouvait être utile, « procureur… de la république » !

          • Pourquoi mentiraient t’ils ? Et pourquoi çà ne serait pas Mr Sécher et consorts ?
            Dans cet esprit, faire une loi qui a comme ambition de refaire l’Histoire au bénéfice de quelques organisations victimaires et revanchardes est un déni de République. Si l’ensemble des historiens sont d’accord pour reconnaître l’étendue de la répression au moment des guerres de Vendée, qui se sont produites pendant la Révolution Française, ils sont très partagés quant à savoir s’il faut lui donner le titre de « génocide ».

            C’est la même offensive manipulatrice et culpabilisatrice qui s’était développée il y a quelques années avec la volonté de quelques organisations victimaires « noires » de faire reconnaître la traite des noirs comme un génocide. Bien sûr dans ce cas à vous suivre ils auraient raison.

            Seulement ils ont butés sur la vérité historique. L’extermination des noirs n’étant pas le but de la traite, mais l’une de ses conséquences, cela ne pouvait être considéré comme un génocide. Il ne s’agissait pas là de nier des faits, de nier des atrocités, mais de laisser à chaque mot sa véritable signification. La vérité historique ne peut souffrir d’aucune émotion.

            On peut à vrai dire faire ce que l’on veut de l’Histoire si on ne s’en tient pas à la rigueur. Bien sûr que l’on ne peut pas tous avoir la même vision d’un fait historique, suivant notamment ses opinions politiques. Mais l’Histoire reste l’Histoire. Avant d’interpréter, il faut respecter la
            vérité historique. Celle-ci n’est pas négociable. Elle ne peut pas être pervertie au nom d’une idéologie, quelqu’elle soit.

            • Sancenay says:

              Vous tentez d’habiller votre enfumage d’une logique des plus aléatoire puisque il n’y a rien de comparable en tre la traite des noirs organisée soit- dit en passant avec la complicité active de chefs de tribus qui vendaient leurs frères- et dont il n’existe évidemment nul écrit qui précisait qu’il s’agissait d’éradiquer les populations visées.
              Ce qui n’est , vous le savez , mais ne répondez pas sur ce point essentiel , le cas des guerres de Vendées où l’objectif était clairement revendiqué par Thureau , Westermann et consorts.
              Personne n’ a jamais été en mesure de démentir l’authenticité de leurs écrits envoyés à la Convention et cautionnés par celle-ci.Et malgré votre vernis de logique sans fondement, vous n’y parvenez pas davantage que les autres.A l’inverse vous faites la superflue démonstration que la république telle qu’elle existe et qu’elle fonctionne depuis son existence , et qu’elle est enseignée, est basée sur le mensonge permanent.
              Ce qui vous donne raison sur un point et un seul : dire la vérité constitue en effet un déni de cette république là au point d’ailleurs que ses tenants et aboutissants viennent de rétablir le délit d’entrave au tabou de l’avortement de masse, forme à peine masquée de génocide « moderne ».
              De par vos « plaidoiries » fumeuses vous vous rendez complice de tout cela : vous avez du sang sur les mains mon ami.Réfléchissez bien car vous en serez comptable devant des tribunaux ,en toute Vérité.
              Et je vous souhaite sincèrement de vous alléger du fardeau entre temps.

              • Vous mle faîtes penser à ces partisans du « génocide vendéen » qui n’ont pas comme ambition d’établir, ou plutôt de rétablir
                une vérité historique. Non, leur ambition est d’obtenir de l’odieuse, de la haineuse République,des excuses. Qu’elle s’agenouille Qu’elle reconnaisse qu’elle est intrinsèquement meurtrière,
                génocidaire. Que les républicains avouent que leurs idéaux sont morbides.
                Reconnaître un fantaisiste « génocide vendéen », c’est faire le procès de la Révolution
                Française, des Lumières, de la République. Derrière cette volonté se cache des contrerévolutionnaires
                impulsifs, des royalistes nostalgiques qui ont trouvés là la seule manière de
                remettre en cause les idéaux républicains. Pour eux, c’est simple: la République, c’est la
                Révolution, et la Révolution, c’est la Terreur, c’est le sang, c’est le génocide.
                Séparons l’Histoire de la politique, comme nous avons séparé cette dernière de la religion.
                Notre passé sera enfin bien gardé.

          • Sancenay says:

            MCF68, je réponds ici à votre ultime commentaire car le dysfonctionnement du site ne permet pas de faire autrement.
            le « Nous » -de majesté?- que vous employez hardiment ne recouvre sans doute pas Monsieur Peillon pour qui la religion -du Progrès contre l’humanité, ndlr – doit faire intégralement partie de la république.
            C’est précisément contre ce genre de dogme que je me bats au profit prioritaire du seul Bien commun dont vous aurez bien du mal à me prouver que nous en sommes proches avec la peau de chagrin systémique qui tient lieu de république.
            L’amalgame logique que vous faites par vous-même entre république , révolution et Terreur, condition sine qua non du triomphe de cette dernière est fait , et même revendiqué systématiquement par les députés , de droite ou de gauche dès qu’ils se targuent de promouvoir une « avancée » à reculons vers la barbarie, soit une transgression d’ordre anthropologique.
            Que vous ayez vous -même des ambitions plus nobles que le résultat présent auquel tout cela conduit, je ne garderais bien de vous le contester à priori. Mais hélas, en politique seul le ( bon ) résultat compte.C’est même sa raison d’être , sinon, on s’en passerait volontiers.
            C’est dommage enfin que vous cherchiez à vous en tirer par l’anathème standard.Je suis sûr que vous valez mieux que cela.

            • Je ne suis pas quelqu’un de dogmatique non plus. Je souligne juste que le terme de génocide n’est pas adapté. Oui cette période l’histoire a été marquée par de nombreux massacres et pas seulement en Vendée.
              Et si des critiques furent adressées au livre de Sécher, elles parurent pour l’essentiel dans des revues spécialisées, . Ces critiques [C. Langlois,F. Lebrun, P. Bossis, J.-C. Martin] portèrent sur des points pourtant fondamentaux: on ne trouvait chez Sécher ni définition du mot « génocide », ni respect de
              son emploi dans les comparaisons, ni lecture sérieuse des sources démographiques
              dans les archives de l’Ouest – de très grosses lacunes furent relevées –, mais des
              manipulations de citations à partir des textes invoqués (contextes oubliés, citations
              tronquées) ; le tout ne respectait pas les règles les plus élémentaires de l’écriture de
              l’Histoire telle que l’école méthodique de la fin du XIXe siècle français avait pu les
              codifier. La publication de livres favorables à la Vendée écrits par A. Gérard [1990,
              1993], auteur d’une thèse de IIIe cycle sous la direction de F. Furet, vint enfin atténuer
              l’importance du livre de Sécher dans ce camp idéologique, puisque le nouveau
              venu, rapidement encensé, à son tour, par P. Chaunu, ne reprit à son compte ni le
              mot ni les méthodes médiatiques de R. Sécher.
              Chacun peut poser des questions différentes
              au passé, mais s’il veut se faire reconnaître comme historien, il doit se plier
              à des conditions indispensables : respecter les règles méthodologiques reconnues et
              imposées par la communauté des historiens déjà constituée, rendre publiques et discutables
              les étapes de son raisonnement, s’inscrire dans la dynamique collective qui
              s’est chargée de l’élaboration et de la transmission de la mémoire collective. Juger
              qu’il n’y ait là qu’une médiocre garantie, c’est oublier que ce cadre, seul, certifie
              comme Historiens ceux qui s’engagent dans l’étude du passé. La certification universitaire
              n’est pas la seule, les exemples récents de Daniel Cordier ou de Jean-
              Claude Pressac, reconnus comme historiens après s’être soumis à la critique,
              l’attestent. En revanche, tout coup de force visant à disqualifier une communauté
              constituée est souvent le résultat d’une faiblesse argumentative, et la reconnaissance
              accordée par les médias les plus populaires ne compense pas le refus des vérifications
              contradictoires. Que des écoles historiques aient pu se constituer en bastions
              dans les années 1960-1970 ne justifie pas la naissance d’autres écoles intolérantes et
              exclusives.

              • Sancenay says:

                « vous n’êtes pas dogmatique » dites -vous à ceci prêts que vous faites vôtre sémantique et méthode d’exclusion convenue dans le bouurage systémiqye qui tient lieu d’enseignement de l’histoire.merci pour l’éloquente démonsatration. Je m’en tiendrai désormais à la sage recommandation du Cardinal Ratzinger (vant qu’il ne fut Pae: « on ne discute pas avec un idéologue , on attend qu’il meure ».
                Rassurez -vous, je ne brusquereai pas la nature et vous laisserai le temps de méditer sur vos errements idéologiques et manifestements militants.

                • Je ne suis pas inquiet. La science est invincible dans son domaine.

              • Louis Dechassin says:

                intéressant copier-collier d’un article de Jean-Clément Martin, qui est l’historien le plus hostile à la thèse du génocide.
                Pour autant ça ne change rien à l’affaire. Les historiens n’ont rien à dire sur ce qui constitue ou ne constitue pas un génocide. Les génocides sont qualifiés tels uniquement par les tribunaux, pas par les historiens. Par les juristes, pas par les historiens. Sur la base de définitions juridiques, pas historiques. Il n’existe pas plus de définition historienne du génocide que de définition historienne du cambriolage ou du viol. L’auteur de l’ouvrage en question présente justement cette caractéristique de bien connaître le droit pénal international qui est précisément celui qui définit ce qu’est (ou n’est pas) un crime contre l’humanité ou un génocide. Il cite les textes et la jurisprudence qui les interprète. Vous feriez bien de feuilleter seulement son livre pour vous en rendre compte.

                • MCF68 says:

                  Et juridiquement parlant aucune décision de justice n’a reconnue le soi disant génocide vendéen.

                  • Xiep says:

                    Comme aucune décision de justice n’aurait reconnu la Shoah si les nazis avaient gagnés la guerre…

                    • MCF68 says:

                      Je dirai que c’est surtout parce que le terme n’a été défini par l’ONU qu’en 1948.

                  • Louis Dechassin says:

                    Ca ne risque pas. Deux cents ans après aucun procès n’est possible, la mort interrompant l’action de la justice (l’imprescriptibilité ne fonctionne que durant la vie des personnes qu’on pourrait accuser, mais s’éteint avec eux). En revanche il est possible, à présent qu’on a une définition juridique précise de ce qu’est un génocide d’appliquer cette définition aux faits qui sont intervenus en Vendée en 1793-94. La question dont traite le livre est « Si les faits se produisaient aujourd’hui, comment la justice pénale internationale les qualifierait-elle ? » Et en appliquant les normes qui ont été dégagées notamment à propos des génocides du Rwanda et de l’ex-Yougoslavie, l’auteur arrive à la conclusion qu’une partie des faits intervenus en Vendée entre dans la définition des crimes de guerre, une partie dans cette des crimes contre l’humanité, une partie dans celle du crime de génocide.
                    Si ça peut vous rassurer, il n’y a jamais eu de tribunal pour condamner le moindre responsable turc de génocide dans l’affaire arménienne de 1915. Ce génocide est reconnu par la loi dans certains pays (pas tous) et à partir de là le négationnisme de ce génocide est également pénalement sanctionné. IL est cependant sanctionné sur la base des lois qui reconnaissent que les faits de 1915 sont génocidaires et non sur la base des faits eux-même, car que ce soit pour les faits de 1915 en Arménie ou pour ceux de 1793-94 en Vendée, tous les responsables sont morts.

                    • MCF68 says:

                      Il y a d’autres auteurs qui en appliquant la même démarche n’arrive absolument pas à la même conclusion. Il est d’ailleurs intéressant d que dans son livre R. Sécher ne donne pas une ou du moins sa définition du génocide. Pour votre information il n’y a pas besoin de procès de décision de justice pour reconnaître la qualification de génocide

  5. Tranche Bleu says:

    A ceux qui persistent à dire que des massacres ont été commis par les deux partis, je vais vous dire ceci : Je suis Vendéen, une grande partie de ma famille était contre-révolutionnaire et par ma grand’mère maternelle, je descends également des Calvinistes de Mouchamps, qui étaient plutôt favorables à la Révolution, ces Protestants se trouvaient en plein territoire insurgé, ils n’ont jamais été pourchassés par les royalistes, par contre, plusieurs témoignages de l’époque, attestent que les républicains des colonnes infernales, lorsqu’elles dévastaient le bocage, ne faisait pas le distingo entre royalistes, modérés ou républicains, ils égorgeaient tout le monde ! Ce qui a d’ailleurs ranimé la résistance en 1794-1796. D’aucuns disent que les généraux républicains avaient des intérêts financiers a faire durer cette guerre ! Il est vrai également qu’à la signature du Concordat en 1800, qui a vu la fin de ces guerres, la majorité des terres des nobles et du clergé était passée aux mains des républicains, ce qui a fait qu’avec le suffrage censitaire, pendant tout le XIXe siècle, la majorité des élus vendéens étaient républicains (Clémenceau est issu de ces familles de profiteurs de la guerre de Vendée), alors que la population paysanne était toujours royaliste mais n’avait pas le droit de voter !

  6. Le Sommelier says:

    MCF68 ou F… M… 89 est un négationniste inculte et malfaisant . Les lois de la République le lui permettent . Il ne s’ amuserait pas à faire la même chose avec la shoa . Ne vous fatiguez pas à lui répondre . Le travail des historiens contre les idéologues a été fait :
    http://www.allianceroyale.fr/reconnaissance-du-genocide-vendeen-nouvelle-fois-demandee-lassemblee-nationale/

    Deux lois furent votées par la Convention en préparation du « génocide vendéen » : celle du 1er août 1793 : « Anéantissement de tous les biens… » et celle du 1er octobre 1793 : « Il faut que tous les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d’octobre : le salut de la Patrie l’exige ; l’impatience du peuple français le commande ; mon courage doit l’accomplir ».

    Le point de départ du génocide est le décret du 1er août 1793 voté sur proposition de Barrère de Vieuzac après un discours incendiaire : « Ici, le Comité, d’après votre autorisation, a préparé des mesures qui tendent à exterminer cette race rebelle, à faire disparaître leurs repaires, à incendier leurs forêts, à couper leurs récoltes et à les combattre autant par des ouvriers et des pionniers que par des soldats. C’est dans les plaies gangreneuses que la médecine porte le fer et le feu, c’est à Mortagne, à Cholet, à Chemillé que la médecine politique doit employer les mêmes moyens et les mêmes remèdes. L’humanité ne se plaindra pas ; les vieillards, les femmes et les enfants seront traités avec les égards exigés par la nature. L’humanité ne se plaindra pas ; c’est faire son bien que d’extirper le mal ; c’est être bienfaisant pour la patrie que de punir les rebelles. Qui pourrait demander grâce pour des parricides… Nous vous proposons de décréter les mesures que le comité a prises contre les rebelles de la Vendée ; et c’est ainsi que l’autorité nationale, sanctionnant de violentes mesures militaires portera l’effroi dans les repaires de brigands et dans les demeures des royalistes. » (2)

    Le décret du 1er août 1793 relatif aux mesures à prendre contre les rebelles de la Vendée stipulait dans son article 1er que : « Le ministre de la guerre donnera sur le champ les ordres nécessaires pour que la garnison de Mayence soit transportée en poste dans la Vendée… » Article VI : « Il sera envoyé par le ministre de la guerre des matières combustibles de toute espèce pour incendier les bois, les taillis et les genêts. » Article VII : « Les forêts seront abattues ; les repaires des rebelles seront détruits ; les récoltes seront coupées par les compagnies d’ouvriers, pour être portées sur les derrières de l’armée et les bestiaux seront saisis. » Article VIII : « Les femmes, les enfants et les vieillards seront conduits dans l’intérieur. Il sera pourvu à leur subsistance et à leur sûreté, avec tous les égards dus à l’humanité. » Article XIV : « Les biens des rebelles de la Vendée sont déclarés appartenir à la République ; il en sera distrait une portion pour indemniser les citoyens qui seront demeurés fidèles à la patrie, des pertes qu’ils auraient souffertes. » (3)

    Ce décret, malgré une déclaration de bonne conduite (« avec tous les égards dus à l’humanité »), était un véritable appel au meurtre, au vol institutionnalisé et à la déportation des non-combattants, ce que l’on pourrait qualifier de nos jours d’« épuration ethnique ».

    […] Les mesures préconisées furent appliquées à la lettre par les représentants en mission auprès des armées et dans les départements.

    En novembre 1793, le général Turreau est nommé commandant en chef de l’armée de l’Ouest avec la charge de faire appliquer le décret du 1er août. L’ordre de départ est donné le 21 janvier 1794, cette première phase sera appelée « la promenade militaire » alors qu’à cette date la Grande Armée catholique et royale n’est plus qu’un nom. Turreau divise l’armée en six divisions de deux colonnes chacune, qui ont pour mission de ratisser le territoire et d’exterminer la population. Ce sont les « colonnes infernales » qui vont se livrer au génocide des Vendéens. L’ordre du jour du général Grignon, commandant la 2e division est très clair : « Je vous donne l’ordre de livrer aux flammes tout ce qui est susceptible d’être brûlé et de passer au fil de l’épée tout ce que vous rencontrerez d’habitants. » Les rapports des généraux républicains commandant les Colonnes sont aussi particulièrement explicites : « Nous en tuons près de 2 000 par jour. […] J’ai fais tué (sic) ce matin 53 femmes, autant d’enfants. […] J’ai brûlé toutes les maisons et égorgé tous les habitants que j’ai trouvés. Je préfère égorger pour économiser mes munitions… »

    Le général Westermann, dans sa lettre à la Convention du 23 décembre 1793, suite à l’extermination des Vendéens ayant survécu à la virée de galerne à Savenay, précisait que : « Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains, elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les bois et les marais de Savenay. Suivant les ordres que vous m’avez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, et massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé. »

    Lequinio, représentant du peuple dans la Charente et la Charente-Inférieure, est encore plus explicite dans sa lettre du 8 ventôse an II (26 février 1794) : « Je crois que par séduction, argent, violence ou autrement, on avait pu s’emparer des chefs, il serait possible de n’exterminer que les étrangers, car quoique l’on puisse en croire, ce sont les hommes du pays même qui sont le moins dangereux ; ils seraient réduits à l’instant s’ils s’étaient laissés à eux-mêmes; mais ce sont les prêtres, les nobles, les étrangers et les déserteurs mêlés au milieu de nous qui rendent leur réduction impossible. Il faut donc nécessairement les égorger tous. C’est le parti que facilite l’arrêté que mes collègues Garrau, Hentz et Francastel viennent de prendre, en faisant retirer dans l’intérieur de la république tous les réfugiés de ce pays, réduits au désespoir, ainsi que le sont les habitants de se pays pervertis par les scélérats étrangers qui sont au milieu d’eux et qu’il n’eut pas été possible d’en séparer. Il est impossible maintenant qu’on use envers eux des moyens que l’on pouvait employer autrefois de concert avec la poursuite des étrangers. Il faut donc se décider à tout massacrer. »

    • Vous auriez pu ajouter que le général Turreau fut destitué par le comité de salut Public. Curieux pour une volonté politique génocidaire. Mais bon a vous lire j’ai bien compris que vous ne encombrez pas de la vérité historique.

      • Destitué pour « dantonisme » et non pour ses crimes. Un peu comme si on qualifiait Ernst Röhm de « victime du nazisme »

      • Tranche Bleu says:

        Incorrigibles négationnistes !

        Pendant un siècle, le mensonge officiel était de dire que la révolte vendéenne avait été fomentée par les prêtres et les nobles, il a fallu les travaux de très nombreux historiens pour mettre fin à ce mensonge d’état.
        Maintenant que la réalité des crimes commis à l’encontre de la population vendéenne sont dévoilés à la face du monde, il faut accepter de dire que le Comité de Salut Public et son principal animateur, Robespierre, n’était pas responsable. Turreau a été destitué en mai 1794, à cause de son manque de résultat, cela faisait quatre mois que ses colonnes sévissaient en Vendée et l’insurrection reprenait de plus belle, à cause de ses exactions. Ce n’est certainement pas par soucis d’apaisement ou d’humanité qu’il a été destitué, car sinon, comment expliquer que l’infâme Carrier qui sévissait à Nantes n’est pas également été destitué par le CSP en même temps que Turreau ?

        A lire : « Vendée, du génocide au mémoricide » de Reynald sécher et « Les Archives de l’extermination » de Alain Gérard
        – « Mémoire sur la guerre de Vendée » du Général Turreau où il explique qu’il n’est pas responsable lui non plus, et que c’est la faute aux curés et aux nobles !

        • Incorrigibles complotistes, toujours à tordre la réalité des faits pour qu’elle corresponde à leurs désirs. Et qui ne savent pas sépare l’histoire de la politique.
          dans les faits, la Vendée n’a subi aucun génocide. Le concept élaboré par le juriste Raphael Lemkin en 1943 désigne un génocide comme étant « un crime commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». Impossible de nier la violence du discours de Bertrand Barère, député à la Convention, le 1er août 1793, lorsqu’il s’écria : « Détruisez la Vendée. » Il demanda tout de même d’épargner femmes, vieillards et enfants.
          Il faut préciser, parce que certains semblent l’oublier, que la Vendée ne correspond à aucune unité ethnique, culturelle ou religieuse. C’est la Révolution elle-même qui, à partir d’une portion de la province historique du Poitou, a créé le département de la Vendée. Il n’est qu’une pure invention territoriale. Si les Vendéens se soulèvent, ce n’est pas tant pour défendre la cause de la monarchie ou défendre leurs curés réfractaires à la Constitution civile du clergé, mais pour exprimer leur refus de participer à une guerre aux frontières dans laquelle ils ne se reconnaissent pas.
          Les atrocités commises par les troupes révolutionnaires relèvent du crime de guerre, pas d’un génocide. Même si le dire ne revient pas à les excuser ni à en nier l’ampleur

          A lire également 100 questions sur les mythes de l’histoire de France, par Laurent Avezou, aux éditions La Boétie

          • Louis Dechassin says:

            La thèse de l’ouvrage en question est que justement 1) la définition de Lemkin n’a été que partiellement reprise dans la convention de l’ONU de 1948 sur la prévention et la répression du crime de génocide 2) que la définition du crime contre l’humanité dans les statut du tribunal de Nuremberg qui jugeait les crimes nazis est également différente 3) que ces définitions, reprises dans les statuts des tribunaux pénaux internationaux de l’ONU (Ex-Yougoslavie et Rwanda) ont été interprétées comme définissant que ce qui est protégé par les textes prévoyant et réprimant le génocide est en fait un « groupe stable et permanent » pouvant se définir, mais de manière subjective et non pas objective par les critères « national, racial, ethnique ou religieux » ou par un mix de ces 4 critères. Il est important de souligner que c’est le regard du persécuteur qui compte et non une lecture objective de ces critères. De toutes façons, objectivement les races n’existent pas. Elles n’existent que subjectivement dans l’esprit des racistes. Bref, la question n’est pas de savoir s’il existait objectivement un « peuple vendéen » mais si dans l’esprit des armées « Bleues » il existait bien un groupe « Vendéen » qu’il fallait détruire. Et là le doute n’est pas permis. De même qu’on ne peut pas définir objectivement ce qu’est un « Juif » (ce n’est pas une race, pas forcément une religion : un juif peut parfaitement être athée, il n’en reste pas moins juif, pas une ethnie (quoi de commun entre un juif orthodoxe à papillotes et un juif « laïc » dans le genre Woody Allen ? ethnie est une notion sociologique et clairement les deux personnes que je mentionne n’appartiennent pas à la même sociologie et bien entendu un Juif peut ne pas appartenir au groupe national juif qui est celui de l’Etat d’Israël, car juridiquement « national » veut dire « qui relève d’un Etat), mais qu’un nazi aurait parfaitement su ce qu’il entendait par « Juif » (il n’aurait demandé ni s’il était israélite, ni s’il était israélien -ça n’existait d’ailleurs pas- ni s’il était ashénaze ou sépharade (ce qui pourrait constituer des groupes ethniques autant que religieux), quant à la race, il en aurait décidé au regard de critères qu’il aurait peut-être cru scientifiques mais qui bien entendu n’avaient aucune valeur scientifique). Comme le disait Goebbels à Fritz Lang qui refusait le poste de directeur de l’office allemand du cinéma (son esthétique correspondait aux critères nazis) au motif que sa mère était juive : « Herr Lang, c’est nous qui décidons qui est Juif ». L’auteur démontre que les Vendéens constituent bien un groupe « stable et permanent », stabilité et permanence reposant sur un critère religieux (ils sont d’un certain type de catholicisme) et, ethnique (ce sont des ruraux) Ils s’opposent d’ailleurs à une vendée urbaine qui est largement déchristianisée. Les Vendéens ont bien été visés « comme tels »….bref je ne vais pas vous raconter le bouquin, mais feuilletez-le seulement, tous les arguments des historiens anti-génocide y sont examinés en détail et réfutés un à un de manière précise sur la base du droit et de la jurisprudence applicables à la notion de génocide, notion juridique encore une fois.

            • MCF68 says:

              Et ? Aucun spécialiste tant du coté des historiens que des juristes n’attribue ce qualificatif pour les guerres de Vendée.
              Et les travaux de R Sécher ont été démontées par de très nombreux historiens que j’ai déjà précédemment cités.

              • Louis Dechassin says:

                Vous faites erreur. Un spécialiste historien : Reynald Secher parle de génocide. Un autre historien, Patrice Gueniffey parle de « crime contre l’humanité ». Pour les juristes, c’est justement le fait du livre qui vient de paraître, qui est d’un juriste spécialisé en droit pénal international, de faire la démonstration juridique que les faits qui se sont produits en 1793-94 en Vendée rentrent partiellement (pour l’expédition des colonnes infernales) dans la définition du génocide.

                Quant aux historiens qui sont contre, notamment Jean-Clément Martin, de la Société de Etudes Robespierristes qui est en sorte le fan-club de l’Incorruptible, on serait surpris qu’il reconnaisse une qualification pénale qui ternirait l’honneur de son idole. Parce que ce qui est clair, et ça fait partie de la démonstration du livre qui vient de paraître, c’est que ce n’est pas « la Révolution », ou « la République » ou « la France » qui a commis ces crimes. Les crimes sont commis par des criminels, pas par des régimes politiques ou des pays ou des périodes historiques. Ce n’est pas « La Banlieue » qui brûle des voitures, mais des voyous. Ce n’est pas « la banlieue » qui deale la drogue, mais « des dealers » etc. Je vous assure, ayez la curiosité d’aller feuilleter le livre dans une librairie au lieu de répéter en boucles les mêmes arguments. Actuellement vous critiquez une thèse que vous ne connaissez pas et que vous n’avez visiblement pas lue. L’auteur, lui, les a lues, il les connaît et il les démonte à partir d’une argumentation juridique précise, sur 300 pages.

                Je vous rappelle que l’historien n’est compétent que pour établir les faits du passé comme le policier pour établir les faits du présent. Mais ce n’est pas lui qui juge s’ils constituent ou non des crimes(et heureusement, si on était jugé par des policiers….). C’est le juge, qui avec les moyens du Droit qualifie juridiquement les faits. Les Historiens, en général, ne sont pas qualifiés pour le faire. Ca peut être intéressant d’avoir leur avis, mais il faudrait au moins qu’ils se réfèrent à la définition juridique, ce qu’en général ils ne font pas. Je vois ici ou là citer la définition de Lemkin. Il n’y a qu’un problème : elle est sans valeur juridique, elle n’a jamais été mise en oeuvre par aucun tribunal. Les définitions qu’utilise cet ouvrage l’ont été, en l’occurrence par les tribunaux pénaux internationaux reconnus par la communauté internationale. Ca fait tout de même une différence.

                • MCF68 says:

                  Mr Sécher comme je l’ai indiqué n’est pas un chercheur en histoire. Il publie des livres et non pas des articles de recherche universitaire. Ce qui n’est évidemment pas incompatible avec le talent et le succès.
                  Je note que Patrick Gueniffey n’emploie pas le terme de génocide. Car Juridiquement parlant un crime contre l’humanité peut ne pas être un génocide.
                  Je note également une certaine inflexion dans votre propos => « qui rentrent partiellement ».
                  Mr Martin est peut être membre du fan club de Robespierre. Mais dois je comprendre que pour vous il laisserait ses convictions l’emporter sur la vérité ? Moi je ne rejette pas les travaux de Pierre Chaunu sous prétexte qu’il avait des positions conservatrices. Encore une différence entre nous.
                  D’autant plus que Mr Martin n’est que l’un parmi les très nombreux à avoir critiquer les travaux de Mr Sécher.

      • Le Sommelier says:

        Oui , la Vérité ne m’ encombre pas , elle me rend libre .
        Vous , elle vous encombre au plus haut point et vous la bafouez .
        Comment pourrai-je être encombré par l’ immense cadeau que m’ ont légué les martyrs vendéens génocidés par la pègre satano-républicaine ?
        Un de mes aïeux , général vendéen a été fusillé à Savenay , un de ses dix enfants est mort au combat contre le parti de Satan et son épouse a été noyée par Carrier avec deux de ses filles de 20 et 24 ans . Martyrs obligent .
        Vous dites que  » le général Turreau fut destitué par le comité de salut Public. Curieux pour une volonté politique génocidaire. » Si vous aviez une once d’ honnêteté intellectuelle et de connaissances historiques , vous sauriez que les dictateurs essaient toujours de faire porter le chapeau à d’ autres , épurent toujours les exécutants de leurs basses œuvres et éliminent les témoins gênants .
        Le 19 décembre 1795, Turreau a été acquitté par un tribunal militaire qui juge qu’il n’a fait qu’exécuter les ordres et non qu’il a eu un rôle de premier ordre.
        Donc il y a bien eu un ordre d’ extermination génocidaire .
        La loi du 7 Novembre 1793 débaptise le département de la Vendée .
        En conclusion , pour reprendre les termes de votre dernier commentaire négationniste : vous auriez pu la fermer , une fois de plus .

        • Sancenay says:

          Bravo et merci Le Sommelier pour ce juste combat et cette brillante démonstration qui vous honore et doit combler vos ancêtres au Ciel.

        • On en vas pas bâtir la recherche en histoire sur celle de votre famille. je veux bien croire qu’une scolarité perturbée vous ai rendu étanche aux normes mertoniennes. Mais les cours du soir çà existe.
          Ceci dit j’ai peu d’espoir car votre cas relève plus de la psychiatrie.
          Peut être que les sciences cognitives pourront faire quelque chose pour vous.
          http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actu-pourquoi-les-faits-ne-suffisent-pas-a-convaincre-gens-qu-ils-ont-tort-38103.php

          • Le Sommelier says:

            Encore une fois , vous ne répondez à aucun argument .Vous affirmez des âneries du niveau de celles-ci , extraites mots pour mots du livre de lecture de ma fille en CM2 en 1985 :  » Les chemins de l’ information, une autre lecture . Hachette . 1980 . Un monument de la propagande négationniste à la MCF68 .
            « Les paysans de la Vendée sont en révolte contre la Convention parce qu’ elle a fait mourir Louis XVI . Ils sont armés de faux et de vieux fusils . Ils attaquent les soldats de la Convention qui traversent leurs campagnes . »
            Si votre désinformation était moins excessive , elle passerait beaucoup mieux .
            Continuez à vous déconsidérer , cela me ravit .

            • MCF68 says:

              Peut être que le livre de votre fille ne dit pas que des âneries. Plus sérieusement j’ai exposé très clairement les arguments des « contre » qui sont rationnels. Vous les rejetez uniquement parce que vous n’êtes pas d’accord. C’est un peu court comme argumentation.
              Des crimes de guerre oui un génocide non.

      • Louis Dechassin says:

        Soyez sérieux. TUrreau a été nommé (sa nomination est d’ailleurs signée par Robespierre, ce qui est fort rare) fin novembre 1793. Il lance les colonnes infernales fin janvier 1794. L’expédition est annoncée d’abord pour durer 7 jours. Puis quinze jours. Puis un mois. Il n’est mis fin à son commandement qu’au bout de 4 mois de massacres et uniquement parce qu’on se rend compte à Paris qu’il n’arrivera jamais à massacrer tout le monde. Les Représentants en Mission sur le terrain pensaient (mais ils n’avaient aucun appareil statistique sérieux) qu’il ne restait plus que 20.000 Vendéens dans la Vendée, ils pensaient donc qu’on pourrait tout tuer en une ou deux semaines de « ratissage » durant lequel les troupes massacreraient tous ceux qu’elles rencontreraient. Mais quand au bout de quatre mois on s’est rendu compte qu’on n’y arriverait pas, on a destitué Turreau. C’est tout. Là encore, je vous recommande de regarder l’argumentation du livre. C’est fondé notamment sur la correspondance des représentants en mission avex le comité de salut public et sur celles de Turreau telles qu’elles ont été publiées par le Centre Vendéen de Recherches Historiques dans un fort volume de plus de 600 pages.

        • MCF68 says:

          Pour moi la définition du génocide communément admise est la suivante : Crime qui consiste en l’élimination physique intentionnelle, totale ou partielle, d’un groupe national, ethnique ou religieux, en tant que tel.

          Arguments pour monter que le terme de génocide tel que définit ci dessus ne s’applique pas :

          1- décret du 1er août 1793 : excluent les femmes, les enfants et les vieillards.
          2- décret du 1er octobre 1793 rajoute les hommes sans armes

          De façon plus anecdotique, mais révélatrice, on peut noter que même à l’échelon de la justice de paix, on s’attache à protéger les plus faibles : ainsi, les enfants mineurs de la famille Cathelineau du Pin-des-Mauges, qui a fourni un généralissime de l’armée vendéenne, et dont les trois autres frères sont morts dans les rangs de l’armée catholique et royale, sont protégés par un juge de paix qui nomme un conseil de famille pour administrer leurs biens, alors qu’ils seraient une cible de choix pour une persécution. De même, les juges de paix qui ont choisi le royalisme sont gardés en place.

          http://ahrf.revues.org/1307

          • Le Sommelier says:

            Je vous cite :  » On en vas pas bâtir la recherche en histoire sur celle de votre famille.  »
            Puis , plus bas :  » De façon plus anecdotique, mais révélatrice, on peut noter que même à l’échelon de la justice de paix, on s’attache à protéger les plus faibles ….  »
            Vous êtes complètement naze !

            • MCF68 says:

              Mais non. Plus fort que vous c’est tout.

  7. Je lis ici que certains voudraient abolir la république. Veuillez excuser ma curiosité, mais par quoi faudrait il la remplacer?

    • Sancenay says:

      à Daflon

      Ce qui importe c’est de remplacer le mal privé par le bien commun.Pour les exégètes, il sera toujours tend de disserter au calme ensuite.

  8. Xiep says:

    Conseil gratuit de M. Peter Parker, photographe au Daily Bugle : https://agreatbigbeautiful.files.wordpress.com/2016/06/dont-feed-the-trolls-meme-03.jpg?w=258&h=215

    • MCF68 says:

      Je préfère le Troll de la mythologie scandinave. Qui s’oppose aux Hommes…et aux Dieux.

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