Bachar el-Assad reçoit le ministre des Affaires étrangères russe Serguei Lavrov à Damas, le 7 février 2012.

Sergeï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères et Bachar el Assad

Alors que l’État islamique menace directement la Russie à travers ses républiques musulmanes du Caucase et aussi par ses nombreux immigrés, clandestins ou non, en provenance des anciennes républiques islamiques soviétiques, Vladimir Poutine observe l’expansion de l’Etat islamique sunnite à quelques encablures des frontières de la Russie d’un très mauvais œil.  Les rapports extrêmement troubles entre les USA et l’Etat islamique d’une part et la Turquie, le Qatar, l’Arabie saoudite et l’Etat islamique d’autre part, n’échappent certes pas à la diplomatie russe, surtout maintenant que la coopération entre la Turquie et les USA est en train d’accentuer la pression contre l’Etat Syrien, en développant l’approche d’un programme de partage de zones d’influence, voire une approche de partage des terres ou des ressources syriennes.

C’est dans ce contexte que Vladimir Poutine lance un grand pavé dans la marre islamo-occidentale en proposant une autre alliance pour lutter contre l’expansion islamiste, qui prend à revers les relations troubles de la coalition islamo-mondialiste avec les bandes terroristes islamistes. (Coalition islamo-mondialiste = Occident avec USA en tête + Turquie, Arabie Saoudite, Israël, Qatar… )

Vladimir Poutine oppose aux actions aériennes inefficaces sous commandement américain de la coalition alliée, une large coalition de forces terrestres incluant les armées syrienne et irakienne, les forces kurdes et celles d’autres pays de la région, parmi lesquelles on peut penser à l’Egypte du général al-Sissi, ou à l’Iran.

le plan de Vladimir Poutine a été dévoilé lors d’une rencontre au sommet entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, le secrétaire d’Etat américain John Kerry et leurs homologues du Golfe réunis lundi dernier au Qatar à Doha.

Mise-en-garde sévère, bien que diplomatique, de la Russie

Sergueï Lavrov a qualifié de «contre-productives» les frappes aériennes contre les troupes syriennes, rappelant que la Russie offre une assistance technique militaire aux autorités syriennes dans le cadre de la lutte contre l’État islamique. «Nous avons toutes les raisons de penser que sans ce soutien, les territoires accaparés par cette organisation terroriste auraient été plus vastes de centaines, voire de milliers de kilomètres carrés», a-t-il expliqué. 

Le rappel du soutien « technique » de la Russie à la Syrie de Bachar-el-Assad est assez cuisant pour la coalition turco-arabo-occidentale qui avait fait la dure expérience de la supériorité du bouclier anti-missile de la Russie lors d’une tentative d’attaque contre la Syrie en 2013, à laquelle elle avait été contrainte de renoncer. 

Difficile pour les coalisés mondialistes d’avouer leurs visées réelles auxquelles la résistance de Bachar el Assad est le plus grand obstacle, tandis que l’Etat islamique leur est un allié en fonction des circonstances.

Alors que les USA et la Turquie tentent un nouveau partage de la Syrie, Vladimir Poutine met donc les pieds dans le plat en lançant l’initiative d’une coalition pour lutter contre l’État islamique, incluant l’armée syrienne du président Bachar el Assad, et excluant la Turquie.  Une initiative qui fait grincer les dents à Ankara dont le chef de la diplomatie, Mevlut Cavusoglu, déclarait en marge de la réunion annuelle de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean).

« Actuellement, avec les Etats-Unis, nous entraînons et équipons l‘opposition modérée et nous allons aussi démarrer notre combat contre Daech, bientôt, et de manière efficace », « Ensuite, ce sera plus sûr pour les opposants modérés qui combattent Daech sur le terrain ».

Il s’agit, sans la nommer, de l’opposition prétendue modérée contre Bachar el Assad évidemment! Autant dire que le soutien « technique » de la Russie à Bachar el Assad, n’arrange personne dans le camp islamo-mondialiste coalisé. En plus du soutien du Hezbollah iranien, la Syrie peut donc continuer de compter sur celui de la Russie. 

Le plan américain

Si la Russie a dévoilé son plan anti-terroriste pour le Moyen-Orient, lors de la  rencontre au sommet entre la Russie, les USA et les pays du Golfe,  Washington a également mis à jour sa stratégie militaire qui repose sur la prétendue « opposition modérée au régime de Bachar el Assad » que la Turquie se vante de soutenir en lien avec les USA, rebaptisée maintenant par Washington, «Nouvelle Force Syrienne» (New Syrian Force). Cette « Nouvelle Force Syrienne » (le nom indique qu’elle renaît régulièrement), est, depuis 2011 prétexte à la formation et à l’armement des djihaddistes par l’Occident et à leur protection et aide de la Turquie et des pays du Golfe, sans compter Israël qui appuie volontiers de son aviation les mouvements de l’EI.

Des djihadistes prétendus « opposants modérés » syriens, venus de tous les pays du monde, qui, à peine sortis du moule de formation militaire de la coalition vont grossir les rangs de l’Etat islamique et autres al-Nosra ou Al Qaïda, chère à Laurent Fabius.  Désormais Washington prétend que toute atteinte à cette Nouvelle Force Syrienne (cornaquée de toute évidence, par les islamo-mondialistes), pourra servir de prétexte à une ingérence militaire de la part des Etats-Unis, y compris contre l’armée gouvernementale syrienne. A cet effet les USA prévoit «des mesures supplémentaires» qui pourraient être prises pour les protéger, laissant planer la menace de frappes aériennes contre les forces du président Bachar al-Assad. Une mise en garde à laquelle le régime syrien qui sait à quoi s’en tenir, a répondu que Washington mentait et se vantait. 

Dans ces circonstances, le plan de Poutine devient un coup de frein à l’ingérence directe des Etats-Unis dans la guerre syrienne. Le plan proposé par Moscou prévoit en préalable un mécanisme politique de sortie de crise, ainsi que l’union de toutes les parties impliquées et intéressées afin de contrer la menace terroriste islamique. C’est donc principalement sur l’appui des forces musulmanes chiites que Poutine table. L’islam russe étant quant à lui, à forte consonance soufie. Cette proposition a donc très peu de chance d’être acceptée,  mais a au moins le mérite de mettre la coalition islamo-mondialiste face à ses contradictions et à son double-jeu. 

Le but de cette initiative est donc en définitive une mise en garde sévère contre les USA et la Turquie, de la part de Moscou, pour les prévenir contre toutes prétentions de s’attaquer à l’Etat syrien. En 2013, c’est déjà Moscou qui avait interposé son bouclier anti-missiles contre les velléités occidentales d’attaquer la Syrie, ce qui a fait avorter, jusqu’ici, le projet de réduire la Syrie à l’état de la Libye.

Vladimir Poutine, au Kremlin la semaine dernière, dirige un Conseil des ministres sur la sécurité.

L’opposition modérée à Bachar el Assad, pivot du dispositif mondialiste en Syrie

Les observateurs voient dans la nouvelle initiative du Kremlin deux absents majeurs: la Turquie et l’opposition «modérée» à Bachar el-Assad, sur lesquelles les Occidentaux comptent beaucoup. «L’intégration de forces kurdes dans la coalition va énerver (le chef d’État turc Recep Tayyip) Erdogan. Or une solution régionale ne peut fonctionner sans la Turquie», explique un diplomate occidental. «Le paradoxe est que les relations entre Moscou et Washington connaissent une dynamique plus positive que celles entre Moscou et Ankara». Ce week-end, le président turc a déclaré qu’il n’accepterait jamais l’annexion de la Crimée par la Russie. Parallèlement, les négociations sur la construction d’un nouveau gazoduc russe vers la Turquie ont été repoussées à l’automne.  (Source le Figaro)

Au moment où la Turquie se rapproche des USA avec lesquels elle était encore il y a peu en coquetterie, le système de vases communiquant implique un éloignement de celle-ci, des positions russes. Le Figaro rappelle sans quelque hypocrisie que les Occidentaux comptent beaucoup sur « l’opposition «modérée» à Bachar el-Assad ». Le tout est de savoir pour quoi les Occidentaux comptent tant sur cette opposition modérée à Bachar el Assad, sans cesse reconstituée et armée par leurs soins?  Est-ce pour contrer l’Etat islamique? ou bien est-ce pour abattre Bachar el Assad ? Poser la question c’est y répondre, puisque les troupes prétendument  « modérées »  formées par l’Occident se retrouvent très vite parmi les forces de l’Etat islamiques.

Stratégie & jeux de dupes

La Turquie fait officiellement partie de la coalition islamo-occidentale sensée combattre l’Etat islamique. Or la Turquie ne cesse de rêver à une zone tampon le long de sa frontière avec la Syrie. Mais jusque-là la Turquie se contentait de faire monter les enchères en favorisant de façon à peine voilée, l’Etat islamique qui combat les Kurdes du PKK installés à Kobané, et qui ont étendu leur zone territoriale le long de sa frontière. Or les Kurdes sont les ennemis jurés du pouvoir d’Ankara depuis des décennies, puisqu’ils revendiquent leur indépendance au nom du Kurdistan. Mais les kurdes étaient bien utiles à la coalition pour contrebalancer le poids de l’Etat islamique, d’où la difficulté pour les USA à accepter les conditions d’Ankara qui avait exigé contre sa participation à la lutte contre l’Etat islamique l’obtention d’ une zone tampon en territoire syrien le long de sa frontière ainsi que la création d’une zone d’exclusion aérienne, et l’instruction et l’entraînement de combattants de lopposition modérée en Syrie et en Irak.

Sur tous ces points Washington semble avoir satisfait Erdogan, du moins en ce qui concerne la Syrie. La liste des points requis pour une entente démontre que l’ennemi visé n’est pas l’ennemi désigné. La véritable cible de la coalition reste Bachar-el-Assad, la Syrie, son territoire et ses ressources.

Exigence qui ne rencontre aucune opposition éthique pour les USA à la tête de la coalition, mais qui enfreindrait néanmoins quelques lois internationales, telles que l’atteinte à l’intégrité d’un territoire étranger. Pour avoir les apparences de la légitimité de telles frappes demanderaient  soit une autorisation du pouvoir légitime syrien (qui ne viendra pas en l’état actuel), soit un mandat de l’ONU que la coalition n’aura jamais en raison de la Russie qui y opposera toujours son véto.

Les attentats kurdes et de l’Etat islamique sur le sol turc sont venus à point nommé pour faire évoluer le dossier. Il faut admettre que si l’Etat islamique est bien l’auteur des attaques susdites en Turquie, ses chefs ne sont que des ingrats envers leur protecteurs turcs, et qu’ils sont incapables de défendre leurs propres intérêts. Par contre, s’il ne s’agissait que d’attaques sous faux drapeaux, la logique retrouverait ses droits. En tout état de cause ces attentats sont tombés à pic pour faire évoluer le dossier syrien alors que l’armée de Bachar el Assad essuie revers sur revers depuis quelques mois, le président syrien ayant lui-même déclaré récemment que son armée peinait à gonfler ses effectifs. 

Quoiqu’il en soit, en juillet, Ankara a annoncé qu’elle autoriserait des avions militaires américains à lancer des attaques contre des jihadistes de l’EI depuis Incirlik, une de ses bases aériennes, située dans le sud du pays.

C’est dans ce contexte qu’une Armée de la Reconquête islamique a été propulsée au-devant de la scène internationale, précisément en Syrie, il y a quelques jours. Une Armée de la Reconquête qui fait, à point nommé, la synthèse des espérances des USA et de la Turquie, puisque cette nouvelle mouvance islamiste armée combat à la fois l’Etat islamique qui prend peut-être un peu trop d’indépendance, et Bachar el Assad…

Le Moyen-Orient est décidément une région emplie de mystères où les groupes armés surgissent spontanément se taillant de vastes territoires à la barbe de grands états voisins, alliés à la plus grande puissance du monde… Une hyper-puissance, bardée d’alliés locaux, qui resterait impuissante tente-t-on de nous faire croire, face à une organisation âgé de quelques mois!

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20 commentaires

  1. La politique de l’apprenti sorcier qui fricote avec ses réels ennemis, ne peut servir que de funestes desseins et conclusions. transrealisme.org

  2. Dagobert says:

    Ah ! ben ç’est pas trop tôt . Vous avez enfin compris que notre ennemi principal , ce sont les USA . Ils sont tellement cons qu’ils vont aller à la faute avant Poutine : attaquer des forces russes en Syrie . Ce sera un casus belli , qui va libérer Poutine de sa retenue en Ukraine . Ce sera la fin du protectorat étasunien en Europe .Et quand je dis « protectorat » , c’est une litote , on devrait plutôt dire « colonisation » . On verra un nouveau, Nürenberg pour les criminels de guerre comme Yarosh et ses protecteurs , comme Iatsenouk (reçu à l’Elysée) et Porochenko . Sans oublier l’israëlo-ukrainien Komomoïski , mais cui-là , il aura surement réussi à se barrer . Et puis s’en suivra la chute des collabos honteux comme Porcinet . Une valise et exil chez les séoudiens , ou ses maîtres ricains !! Et bien sûr confiscation de tous les biens , ce qui sera bien peu pour rendre au peuple tout ce que ces salopards ont volé .

  3. Volodymyr Bellovak says:

    A « Dagobert » :
    Nuremberg…ou la terre promise ! Lisez ce livre de Maurice Bardèche.
    On attend toujours le procès ( mais juste et équitable celui-là ) des crimes américains, certes, mais aussi communistes ( n’en déplaise aux réhabilitateurs complaisants et amnésiques de Staline & Cie…) !
    Heureusement que Poutine est, j’espère, plus intelligent et prudent que beaucoup de ses admirateurs !

  4. Si l’on peut s’inquiéter et dénoncer la politique étrangère des EU, qui joue avec le feu, pour préserver sa domination économique, il ne faut jamais oublier que les EU ont toujours été l’allié de la France et que des GI ont versé leur sang pour la liberté de notre pays. Les peuples ne sont malheureusement pas, même en démocratie, à l’image de leurs dirigeants et représentants. Cela est d’ailleurs le cas avec notre gouvernement actuel qui, notamment, mène une politique de vassal américain avec la Russie, qui fait honte.

    • Volodymyr Bellovak says:

      A Pierre Gouverneur :
      Sauf votre respect, je vous trouve bien naif vis-à-vis des Américains;
      Vous oubliez les bombardements massifs et terriblement destructeurs qui firent tant d’inutiles victimes civiles françaises « libérées » ( notamment en Normandie, Bretagne, et val de Loire )…
      La seconde guerre mondiale a été pour eux l’occasion d’installer leur domination sur la moitié ouest de l’Europe, France comprise ( partage de l’Europe avec Staline à Yalta ).
      Les carnets d’instruction militaire destinés aux soldats yankees mentionnaient leur entrée en guerre comme étant celle d’une conquète et non d’une libération ( ça c’est pour la propagande à destination des populations civiles des pays occupés ). Ils ne font aujourd’hui que poursuivre la meme politique que depuis cette époque ils n’ont pas abandonnée mais accrue grace à l’UE…
      En réalité, américains, britanniques, allemands, ou russes, défendent leurs propres et uniques intérets; il n’y a que la France à etre dirigée contre ses intérets par des nuisibles et des incapables…C’est d’abord leur faute et responsabilité dont profitent nos concurrents !

      • D’accord avec la conclusion de votre réponse, ce qui tend à montrer que je suis pas si naïf. Toutefois, je distingue clairement les dirigeants ambitieux et imbus, et les Hommes qui donnent leur vie courageusement. En 1945, j’avais quatre ans, mais je me souviens des Jimmy que mes parents recevaient dans leur petite maison d’ouvriers. Ils ne se comportaient pas en conquérants, mais en libérateurs. Et puis, à cette époque, il y avait un grand Homme qui défendait l’indépendance de la France.
        Nos politiciens font maintenant référence à De Gaulle, pour se faire valoir, mais ils sont incapables de s’inspirer de son exemple, de son dévouement, pour notre pays. Ils n’ont que de la poudre aux yeux à offrir au peuple qui, bien que plongé dans une certaine insouciance, commence à réaliser la nécessité de réformes profondes pour redresser notre pays qui perd son identité et sa force, pour satisfaire les utopies perverses et ambitions personnelles de faibles incapables.

        • Volodymyr Bellovak says:

          Sans prétendre que tout fut négatif dans la politique menée par De Gaulle, il serait temps que cesse enfin en France le culte idolatre et irrationnel qui lui est rendu, de la gauche à la droite ( y compris au néo-FN depuis peu ).
          Cet homme a autant, si ce n’est plus, été « dévoué » à exercer le pouvoir ( par tous les moyens y compris les plus tordus ! ) pour satisfaire son ambition et son égo démesurés, que pour réellement servir la Patrie.
          Nous n’avons pas fini de subir les effets néfastes de son exemple et de sa politique très personnelle et brutale, machiavélique, faussée, erronée, et finalement, en de nombreux domaines, nuisible et néfaste pour la France et les Français !

          • Quels sont les effets néfastes du Général pour notre pays ?! Pouvez-vous justifier vos affirmations.
            Quant à son égo, il n’était qu’au service de son amour pour la France, sans qu’il n’oublie de respecter la démocratie et ses concitoyens, en se retirant si la majorité le demandait (stupidement). Il était, outre sa qualité de visionnaire et de résistant, soucieux de servir, et non de se servir. Il demeurera une des grandes figures de la France.

            • Volodymyr Bellovak says:

              J’ai déjà répondu à votre question dans une autre rubrique sur ce site ( la dernière concernant les déboires de Le Pen avec sa fille ).
              Retenons l’essentiel :
              – Il a mené sa propre guerre de résistance ( sans concertation avec le pouvoir légitime ), allié aux communistes, qui a visé autant les représentants et soutiens du gouvernement légal de l’époque, celui du Maréchal Pétain, que l’occupant, livrant ainsi le pays à une suicidaire et criminelle guerre civile ( assassinat de l’Amiral Darlan, etc…) dont sont sortis victorieux autant ses alliés communistes que ses propres troupes, mais à laquelle une « épuration » injuste et terrible a succédé, privant la France pour longtemps de talents précieux qui firent défaux face aux prétentions de la gauche, qui grace à cela imposa sa funeste idéologie sur les esprits, les intelligences, les consciences, dans le monde intellectuel, universitaire, médiatique, etc…Gauche qu’il a ramené avec la franc-maçonnerie dans ses valises depuis Londres…
              Il est revenu au pouvoir grace aux pieds-noirs en leurs promettant que « lui vivant, jamais le drapeau du FLN ne flotterait sur Alger »…; on connait la suite, criminelle, abjecte, monstrueuse, dont les conséquences en chaines ( notamment migratoires ) se font toujours sentir ( comme disait Le Pen à l’époque : « si nous ne gardons pas l’Algérie française, nous aurons la France algérienne » ; nous y sommes ! ).
              Sa politique internationale qui généralement suscite un consensus positif approbatif n’est cependant pas non plus à l’abri des critiques, en particulier son refus de constituer une défense militaire européenne, indépendante des USA, contre la menace soviétique ( ce qui finit par provoquer la tentative de le neutraliser par le commando du Petit Clamard ).
              Au niveau « sociétal » , c’est sous son mandat que la décadence morale libéralisée commença ses premiers importants ravages, d’ou découla mai 68…
              Non vraiment, cet homme ne mérite pas l’unanimité dans les louanges et la glorification ; tout ça à quel prix ? Celui du sang versé par d’innombrables victimes françaises innocentes, par sa faute…
              De Gaulle : l’homme qui fit tuer plus de français que d’ennemis de la France !

              • Que serait devenue la France sans l’appel du 18 juin et sans une personnalité forte et patriote comme lui, qui a réussi à placer la France vaincue parmi les vainqueurs du nazisme ?
                Quant à sa prétendue alliance avec les idéologues communistes, pouvait-il se passer d’eux après la rupture du pacte germano-soviétique, alors que leur organisation en cellules leur permettait plus facilement d’organiser la résistance à Hitler, qui avait trahi son alliance avec Staline … ? Que serait devenue la France, s’il ne l’avait pas doté de l’arme nucléaire lui permettant, encore aujourd’hui, de demeurer, politiquement, dans la Cour des Grands ?
                Quant à l’Algérie, les pressions externes et oppositions internes étaient trop fortes et le temps de la décolonisation était venue… Il a du combattre ses opposants, notamment l’OAS qui allait entrainer le pays dans la guerre civile, pour une cause perdue. Croire que De Gaulle n’aurait pas aimé que l’Algérie demeurât française est une aberration. Ce que l’on peut critiquer, c’est le sort des Pieds Noirs et l’abandon des Harkis… Globalement, De Gaulle fut le grand Homme d’État qui a redonné du prestige à la France défaite, avec réalisme et lucidité. Comment pourrait-il être suspecté d’avoir contribué au mouvement de 68 ?
                Si De Gaulle n’a pas pu arrêter le courant de l’Histoire, il a su contribuer, avec talent, à son redressement,aux moments où elle était au plus bas, talent que ses successeurs n’ont pas eu. Il a su redonner aux Français, la fierté de l’être.
                N’est-ce pas lui qui a satisfait au besoin d’indépendance de la France, notamment vis-à-vis des EU ? On aimerait avoir un Président comme lui.
                Dire qu’il a tué plus de Français que d’ennemis est ahurissant. Il pensait France avant de penser à lui. Vive l’exemple de De Gaulle. Vive la France !

                • Volodymyr Bellovak says:

                  Vous oubliez le role de l’armée d’Afrique dans la libération de la France, armée reconstituée en totale approbation et volonté du Maréchal Pétain, avec ses adjoints comme Weigand, Darlan, etc..
                  Je vous conseille la lecture des livres de l’Amiral Auphan, de Pierre Ordionni, etc…
                  Beaucoup de bonnes ou utiles initiatives et réalisations attribuées à De Gaulle furent en fait l’oeuvre d’autres Français; mais comme De Gaulle ne voulait pas s’entendre avec eux, car il voulait tout le pouvoir pour lui seul, il s’est aussi attribué tout leurs mérites. Comme ça ne suffisait pas il en a fait envoyé en prison ou devant un peloton d’exécution pour « trahison »; un comble !
                  La décolonisation a été menée de la pire des manières; c’est la France maintenant qui est devenue une colonie de ses anciennes colonies ( dixit Poutine, bien inspiré !), pour ce qui est des populations, et de l’UE et des USA pour la politique ( ainsi que la « culture » et le mode de vie ) !
                  -« La Vérité vous rendra libre » (St Jean).
                  -« Je hais les mensonges qui nous ont fait tant de mal ».
                  -« Les Français ont la mémoire courte ».
                  (P. Pétain)
                  Nous vivons encore aujourd’hui les conséquences de ces drames des guerres de 39-45 et d’Algérie ou De Gaulle a tenu une énorme et désastreuse responsabilité.
                  Que revive la France !
                  …malgré De Gaulle !

                  • La décolonisation a vu concrètement le jour avec Dien Bien Phu ; la période coloniale était révolue, l’idéologie communiste était active ; les pays colonisateurs étaient grandement affaiblis… Et ces faits n’ont rien à voir avec De Gaulle. Dire que le gouvernement de Vichy s’est investi pour que l’armée d’Afrique se reconstitue pour rejoindre les Alliés est une nouvelle qui devrait être démontrée et ne saurait occulter l’importance de l’auteur de l’appel du 18 Juin…

                    • Volodymyr Bellovak says:

                      Cher monsieur Gouverneur, je me permettrai de vous conseiller la lecture des abondants ouvrages sur la question ( De Gaulle/ Pétain, et la période de l’occupation ), et vous transmet une liste non exaustive de certains auteurs ayant traité de la question ( pour les titres il convient d’effectuer le recherche sur internet tant ils sont nombreux ); voici donc entre autres :
                      – Colonel Rémy,
                      – André Figuéras,
                      – Maitre Jacques Isorni,
                      – Général Maxime Weygand,
                      – Amiral Paul Gabriel Auphan,
                      – Général Jacques Le Groignec,
                      – Pierre Ordioni,
                      – Henry d’Humières,
                      – Amiral Fourcade,
                      – Dominique Venner,
                      – Gérard Bedel, etc…

                    • Volodymyr Bellovak says:

                      j’ai oubliés aussi :
                      – Paul Racine,
                      et plus généralement sur l’occupation et le gouvernement de Vichy;
                      – Henri Amouroux,
                      – François-Georges Dreyfus.
                      Concernant la décolonisation, il n’est pas question de tout mettre sur le dos de De Gaulle pour ce qui est de l’Indochine, ou la pression communiste conjuguée à l’abandon des « alliés » américains ( pressés de prendre notre place ) avaient rendu la situation très difficile.
                      Si l’ancienne et bien imparfaite colonisation était sans doute révolue, une autre alternative ou la France aurait conservé sa présence, son prestige et sa puissance, était possible; au contraire, De Gaulle a largué nos anciennes « dépendances » sans préparation préalable, et sans contrepartie ! Un désastre tant pour la France que pour les anciennes colonies !

                    • tarlata says:

                      La politique coloniale de la France est un désastre depuis 1830 et le roi des Français: Louis-Philippe, qui s’est mis dans la main des Francs-maçons, en empêchant autant qu’il a pu les missions catholiques d’œuvrer et de convertir.

                      La politique de de gaulle a été catastrophique d’un point de vue humanitaire/Français en Algérie. ça a été une véritable trahison.

                      En ce qui concerne le reste des colonies, la France a payé la note d’une politique maçonnique qui date de 1830 et qui ne s’est jamais démentie sous tous les régimes: Louis-Philippe, Napoléon III, 3è République. La 4è republique ne valait pas mieux, mais n’a pas eu le temps ni le pouvoir de faire beaucoup plus mal.

                      de Gaulle a ramassé le résultat de cette politique coloniale constante depuis louis-philippe, qui était une politique anti-catholique et mondialiste avant la lettre. Il aurait pu terminer l’affaire algérienne de bien meilleure façon, surtout en protégeant les Français, les harkis et le sahara avec son pétrole. Ce largage est incompréhensible, l’abandon des pieds-noirs et harkis sans l’intervention de la police et avec sa complicité passive, a été ignoble, atroce, impardonnable.

                      Mais sur le reste, de Gaulle ne pouvait certainement pas grand chose. Il ne pouvait que présider à la liquidation des colonies. Il a encouragé une sorte de commonwealth de la francophonie, qui aurait peut-être pui réussir, si ses successeurs ne l’avaient pas détruite.

                      Malgré le sauvetage des apparences, la France était en réalité un pays vaincu à la sortie de la guerre.

                      de gaulle a foutu les yankees dehors en remboursant le plan marshal bien plus vite que prévu. C’est sans doute pour rembourser ce plan qu’il a brader l’algérie d’ailleurs. Il a aussi sorti la France de l’OTAN, Ce sont ces deux meilleures actions en politique étrangère, avec sa politique de la 3è voie: ni russe, ni US.

                      Dommage que ses successeurs aient bradé cet héritage, en suppôts du mondialisme qu’ils ont tous été. Giscard était sans doute aux ordres de la CIA.

                    • Volodymyr Bellovak says:

                      Pour clore ma petite liste, j’ajouterai les travaux de :
                      – Robert Aron,
                      et l’ouvrage intéressant « c’était De Gaulle »,d’ Alain Peyrefitte ( sur les « petites phrases » de De Gaulle, très éclairantes sur le personnage ).
                      Assez d’accord avec « Tarlata »,
                      surtout sur la première partie de son message
                      ( un peu plus nuancé sur la seconde, mais passons, je suis peut-etre trop sévère ! ).

                    • Volodymyr Bellovak says:

                      A Pierre Gouverneur :
                      Rectificatif; j’ai commis une erreur dans ma première liste :
                      Il faut lire
                      – Louis Hourcade
                      ( fils de l’Amiral Jean Hourcade, et non « Fourcade » ! )

  5. Tchetnik says:

    Les USA sont intervenus en 1941..pour éteindre un incendie qu’ils avaient largement contribué à allumer en finançant et le NS et le bolchevisme. Sans les « interventionistes », ni Lénine, ni Hitler n’auraient jamais pris le pouvoir, dixit Volkoff.

  6. tarlata says:

    @ dagobert

    On ne vous a pas attendu pour savoir que les US sont nos principaux ennemis.

    La russie est la seule puissance qui compte, qui lutte contre le terrorisme islamiste pendant que les US ne font que verser de l’essence sur le feu, pour mettre le chaos en europée avec le grand remplacement.

    Une politique étrangère équilibrée c’est garder le milieu entre les deux plus grandes puissances. C’est pour cette raison qu’il faut que la Russie réaffirme encore plus sa puissance. Et qu’elle vire l’amérique chez elle.

    Poutine en agissant pour les intérêts de la Russie agit pour les nôtres.

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