En ce 21 janvier 2015,
il y a 222 ans mourait Louis XVI sur l’échafaud
 « Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du Roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de Roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.
Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Évangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait.
Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau. »

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4 commentaires

  1. Boutté says:

    Notre nation n’a pas fini de payer ce crime .

  2. Françoise says:

    Un crime abominable, aggravé par l’assassinat de la Reine Marie-Antoinette le 16 octobre suivant puis le calvaire du petit orphelin roi Louis XVII, enfermé seul à 8 ans dans un cachot sans fenêtre au Temple, condamné à une lente agonie. La France orgueilleuse n’a jamais demandé pardon pour le régicide.
    Mais la Russie, elle, a su demander publiquement pardon pour l’assassinat de son Tsar.

    • Chouanne says:

      « Mais la Russie, elle, a su demander publiquement pardon pour l’assassinat de son Tsar. »

      La Russie a fait sa contre-révolution alors qu’en France la

    • Chouanne says:

      « Mais la Russie, elle, a su demander publiquement pardon pour l’assassinat de son Tsar. »

      La Russie a fait sa contre-révolution alors qu’en France la Révolution se poursuit. En ce moment même nous vivons la poursuite de la IIè Internationale.

      La Russie qui a mené la IIIè Internationale en est revenue, pas nous! La IIè Internationale est pire parce qu’elle est le fruit d’une lente évolution, contrairement à la IIIè qui s’est exprimée par des révolutions brutales.

      Lire le petit livre de Léon de Poncins à ce sujet: « Le communisme contre la France », il explique tout cela fort bien, bien qu’il ait été publié en 1943.

      Aujourd’hui nous n’avons plus la connaissance de tout cela parce que comme l’URSS s’est effondrée, nous avons cru un peu trop vite que le marxisme était tombé avec lui. Or il n’en est rien, et la France semble être le fer de lance de la poursuite, et même de l’achèvement, de la IIè Internationale.

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