Le cardinal Caffarra est décédé ! Gays, divorcés, migrants : ses ouailles du diocèse de Bologne se rappellent ses prises de positions nombreuses et fermes sur ces sujets de société.

En 2009 notamment l’affaire Komos fit grand bruit. Ce chœur homosexuel avait trouvé l’hospitalité pour les répétitions hebdomadaires dans un salon de la paroisse San Bartolomeo della Beverara. Fâchée avec l’association gay locale, la chorale exclusivement composée d’hommes, était venu frappée à la porte de l’église qui leur fut ouverte.

En plein mois d’août, l’archevêque Caffarra, ayant vent de l’affaire, par une lettre au curé lui rappela l’existence d’un document sur les homosexuels de 1986 émanant de la Congrégation pour la doctrine de la foi  dans lequel des initiatives de ce type étaient interdites. Le résultat fût la fin immédiate des répétitions de chants sans que le cardinal ait eu besoin de rajouter un seul mot public. Komos du se trouver un autre local…

Il se leva également contre la communion aux divorcés remariés civilement. Et concernant les migrants, quand le pape François en 2015 invita les curés à ouvrir leur paroisse aux clandestins, le cardinal s’insurgea en commentant : l’accueil des paroisses « ne sera pas un accueil d’urgence de personnes à peine arriver ».

Il ne se privait pas non plus de moucher les bien-pesants de sa ville. Le procureur en chef de Bologne, Enrico Di Nicola, fit les frais du franc parler cardinalice. Ayant archivé le cas d’un spectacle blasphématoire sur la Sainte Vierge avec l’excuse que « l’offense à la Sainte Vierge n’est pas un blasphème parce que la Vierge n’est pas une divinité » le cardinal lui rétorqua ironiquement : que le parquet « fasse son métier et ne s’érige pas en professeur de doctrine ».

Le cardinal Caffarra était certainement un des derniers esprits assez libres, parce qu’encore pétri de catholicisme, de cette Église conciliaire si politiquement, homosexuellement et religieusement correcte !

Paix à son âme.

Francesca de Villasmundo  

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9 commentaires

  1. Paix à l’âme de ce combattant de la Foi.

  2. Paix à son âme et courage à ses collègues encore ici-bas, aux cardinaux Burke et Brandmüller.
    Il y a d’ailleurs un certain standard grammatique pour les épitaphes :
    « Quand le cardinal Caffarra mis à la porte un chœur homosexuel » ; sc. ‹ mit ›.
    « Komos du se trouver un autre local » ; sc. ‹ dut ›.
    « un accueil d’urgence de personnes à peine arriver » ; sc. ‹ arrivées ›.
    « Il ne se privait pas non plus de moucher les bien-pesants de sa ville. » Hélas, c’est le fardeau des bien-pesants.
    À part cela :
    ‹ Ayant archivé le cas d’un spectacle blasphématoire sur la Sainte Vierge avec l’excuse que « l’offense à la Sainte Vierge n’est pas un blasphème parce que la Vierge n’est pas une divinité » le cardinal lui rétorqua ironiquement : que le parquet « fasse son métier et ne s’érige pas en professeur de doctrine ». ›
    Cette réplique est magistrale, car le feu cardinal, théologue habile, évite habilement de dire que la Vierge est une divinité, une hérésie prévalente parmi les catholiques traditionnels, y compris sur ce forum. Elle ne reçoit ni la latrie due à Dieu ni la doulie due aux saints, mais l’hyperdoulie (et non pas l’*hypolatrie qui n’a pas d’existence théologique — ou autre). Sanctionner des offenses au sentiment religieux des citoyens est par contre bien un des offices du procureur-en-chef d’une ville.

    • Merci des corrections grammaticales : que MPI en tienne compte rapidement, car c’est insupportable !
      En revanche, je ne vois pas où MPI idolâtre la très sainte Vierge. L’hyperdulie (ou hyperdoulie, comme vous voulez) est une notion très claire dans les milieux catholiques traditionnels, même chez les enfants qui savent très bien faire la différence entre Dieu et Marie.
      Selon la formule de saint Bernard, « de Maria numquam satis ». Ce qui dérange quelquefois, mais pourtant ce que Dieu attend de nous envers sa Mère.

      • Avec mon « parmi les catholiques traditionnels, y compris sur ce forum » je ne voulais pas dire MPI mais seulement certains de ceux qui comme nous deux commentent les articles. (J’ajoute que je parle comme quelqu’un qui a passé six ans dans un internat des Frères Maristes.) En ce qui concerne les enfants, j’ai bien peur qu’ils assimilent Marie à Maman et Dieu à Papa. En ce qui concerne la formule de St Bernard, je ne suis pas d’accord avec lui et je ne vois pas comment un quelconque catholique orthodoxe peut l’être. En ce qui concerne les degrés de vénération, j’avoue que ma translitération de δουλεία (composée ou non) n’est pas orthodoxe, ce que je regrette ; j’accepte bien la translitération latine, mais si je rencontre celle-ci dans un contexte français je suis involontairement tenté de la regarder comme une translitération de *δυλεία. Je vous rappelle que St Bernard ne jouit pas de l’infaillibilité, et voudrais bien apprendre d’où vous dérivez votre confiance magistrale de savoir « ce que Dieu attend de nous envers sa Mère ». Ce qui me dérange (pas « quelquefois »,3 mais toujours), c’est la mariolatrie, matière de peché grave. Quant à la subjectivité (savoir, consentement), c’est à Dieu seul d’en juger ; qu’on se remette donc directement à Lui.

        • P. S. ‹y› est sans exception grec ; c‘est une lettre grecque employé par les Romains uniquement pour représenter dans leurs emprunts au grec le son [y] (wie frz. ‹u›) qui existe en grec mais pas en latin. Fr. ‹y grec› se rapporte à l’époque post-classique :
          Dans le grec tardif (et actuel) se prononcent [i] :
          majuscule : Ι, ΕΙ, Η, ΟΙ, Υ (transcription latine I , I, E, Œ et emprunt Y)
          minuscule : ι, ει, η, οι, υ (transcription latine i, i, e, œ et emprunt y)
          Il faudrait donc plutôt écrire « i grec ».

  3. Il est douloureux de perdre un homme de cette qualité, particulèrement dans un moment où nous avons tant besoin d’hommes comme lui. Qu’il reçoive l’accueil qu’il mérite!

  4. Thierry says:

    Paix à son âme. N’oublions pas de prier pour nos ennemis comme pour nos amis.

  5. Jean-Pierre Dickes says:

    La chorale …était venu frappée sc : la chorale… était venue frapper
    La Cardinal avec trois de ses collègues avait demandé au pape d’éclaircir sa fameuse exhortation Laetitia Amoris. Or le pape ne l’a jamais fait alors que c’était son devoir de pape. Cette situation est absolument inédite. Un pape incapable ou ne voulant pas expliquer ses propres texte. C’est proprement maléfique au sens étymologique male faciens, faisant le mal. Ce faisant, il serait bien inspiré de s’en aller.
    Un site américain affirme que les deniers mots du cardinal avant de mourir était de supplier le pape d’éclaircir ce fameux texte.

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