L’un de nos lecteurs nous transmet la réponse suivante au scandaleux amalgame du numéro hors-série de Marianne et l’Histoire sur les « Intégristes et fous de Dieu ».

Amalgame

Ils sont tous pleins. De quoi ? Peu importe. Puisqu’ils ont cette plénitude en commun, le pot de yaourt et le baril de lessive sont évidemment interchangeables.

C’est le brillant raisonnement de Marianne[1]. Les intégristes sont tous les mêmes puisqu’ils gardent tous l’intégrité de leur religion. Quelle religion ? Peu importe ! Puisqu’ils ont cet intégrisme en commun, ils sont également condamnables.

Que l’intégrisme catholique trouve son modèle en un Mgr Lefebvre dont même les ennemis ont dû reconnaître l’exquise charité, tandis que l’intégrisme musulman s’incarne dans le djihadisme, peu importe ! Marianne est incapable de faire la différence. Quant à réaliser que l’on est toujours l’intégriste de quelque chose et que Marianne est celui du laïcisme maçonnique, cela semble tout simplement dépasser ses capacités intellectuelles.

Bourdes en tout genre

Rien ne fait peur à Marianne. Un de ses directeurs, Joseph Macé-Scaron n’avait-il pas déjà fait mourir Copernic sur un bûcher ? (15 novembre 2016, http://www.medias-presse.info/joseph-mace-scaron-le-cretin-journaliste-de-marianne-qui-declare-que-copernic-est-mort-sur-un-bucher/65665/). Son digne successeur ose annoncer dans un tweet triomphal un « hors-série exceptionnel » sur les Intégristes et fous de Dieu. Après avoir dépensé 6,90 euros, le lecteur sera ravi de découvrir qu’il n’a en mains qu’une compilation de vieux articles, datés parfois de 36 ans ! Pourtant, effort louable : l’avant-propos ainsi que 6 autres pages (sur 97) ont été rédigés pour l’occasion.

L’écrasante majorité des articles n’est qu’une « version revue et mise à jour », mais comment expliquer que l’on y trouve autant d’erreurs ?

Marianne est fâchée avec les dates : dès la première page la célèbre bulle Unam Sanctam (1302) est placée en 1308 ; les dates des encycliques pontificales ne sont pas davantage respectées [p. 22] ; un évènement survenu en 1562 est illustré par une gravure « fin XVe siècle » [p. 8] ; Pie IX est censé avoir condamné la « laïcité » dans son Syllabus de 1864, alors que ce mot n’avait pas encore été inventé. Etc. Mais comment attendre l’exactitude de détail de la part de négationnistes déclarés ?

Négationnisme

Marianne, lucide, admet que « certaines vérités d’ordre profane, tout aussi absolues et exclusives poussent des gens à tuer ou à se faire tuer : des religions de substitution, comme le communisme par exemple. » [p. 6]. ! Mais l’auteur oublie immédiatement cette concession pour affirmer que : « de toutes les idéologies, la plus exigeante et, à l’occasion la plus meurtrière, est la religion. »

Si l’on comprend bien, Robespierre, Lénine, Hitler, Mao, Staline et leurs émules ne seraient que des enfants de chœur à côté d’Abraham et de Jésus.  Comment comprendre ce passage sinon comme une négation des 100 millions de morts du communisme et, ce qui devrait interpeller la LICRA, des crimes du nazisme lui-même ?

Le décor est planté. Après ce brillant départ les négations s’enchaînent. On apprend que l’intolérance est une invention monothéiste tandis que « la nature ouverte des polythéismes les conduit structurellement à la tolérance. » [p. 9]. Vieille thèse voltairienne qu’Antoine Guénée avait déjà brillamment réfutée en 1762 (http://urlz.fr/6him). Marianne gagnerait à tenir son historiographie à jour. C’est en tout cas une négation très claire des 300 ans de persécutions antichrétiennes, ce qui n’est pas rien.

Mais Marianne fait toujours plus fort. Elle présente les écrivains catholiques du XIXe siècle [pp. 18-22] comme des terroristes qui « ouvrent le feu sur la république laïque ». Apparemment, l’auteur, pourtant réputé, n’a pas réalisé que la situation est exactement inverse. La France catholique, déjà agressée par la Terreur de 1792-1793, par les révolutions de 1830 et 1871 et par les « lois laïques » de Jules l’Imposteur (vol des biens de l’Eglise, violences physiques, religieux chassés par les armes, école totalitaire imposant à tous les enfants la religion maçonnique des Droits de l’Homme, discours haineux des anticléricaux etc.). Marianne présente comme les « défenseurs de la laïcité » [p. 19] ceux qui travaillaient, en réalité, à imposer par la violence leur nouvelle religion à un peuple massivement catholique. Elle ose même prétendre qu’en 1905 : « la France […] vote la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat » [p. 20]. Comme si le personnel maçonnique qui avait investi la République avait demandé, sur ce sujet, l’avis de la population française très majoritairement catholique.

Installé dans le déni, Renaud Dély présente la loi persécutrice de 1905 comme un « texte de concorde » [p. 95]. Il se plaint douloureusement de ce que les « extrémistes » catholiques « continuent de contester de façon plus ou moins souterraine » ce texte sacré de sa religion. Car lui, bien sûr, considère que sa religion va de soi. Elle est obligatoire et doit s’imposer à tous (vous avez dit intégrisme ?). Il se sent même persécuté par les catholiques qui refusent d’y adhérer, et, magnifique dans sa posture de victime, entame son credo républicain dans « l’indispensable laïcité républicaine », cet « idéal d’émancipation », cet « indépassable ciment pour faire vivre le pacte républicain », ce « miracle laïque », « lumineux idéal à perpétuer ». Il célèbre avec Régis Debray la « communion laïque », le « sacré républicain », « réflexe vital d’une âme collective ».

Figurez-vous, M. Dély, que ce n’est pas de façon souterraine, mais en face et en plein jour, que les catholiques contestent votre idole. Vous affirmez, à la mode maçonnique, que « ce n’est pas la civilisation chrétienne qui a inventé la laïcité, mais la résistance aux violences qu’elle provoqua ». En réalité, la saine distinction du spirituel et du temporel a été apportée par le christianisme. Elie Barnavi l’avoue lui-même aux pages 7-8 de votre éblouissant « hors-série exceptionnel » : rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Cette saine distinction qui a dominé toute la Chrétienté a été abolie par la Révolution.

Depuis 1789, César veut être Dieu. Pour se faire Dieu, votre César républicain n’a pas hésité à tuer, massacrer, terroriser. La République maçonnique n’a toujours pas fait repentance pour le génocide vendéen. Comment nier qu’elle ne soit une de ces « religions de substitution » qui « poussent les gens à tuer ou se faire tuer » et même, dans toute l’histoire de France, la plus meurtrière de toutes ?

 Vous en êtes l’intégriste !

[1] Numéro spécial publié par Marianne et l’Histoire intitulé « Intégristes et fous de Dieu, 400 ans de guerres contre les libertés » (Hors-série décembre 2017 -janvier 2018).

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5 commentaires

  1. Gauthier says:

    « La volonté de réduire des hommes libres à l’état de sujets hébétés, s’est heurtée dès l’origine en France, à la résistance d’un génie frondeur, inventif et narquois. Cet esprit a survécu jusqu’à nos jours aux grandes tentatives de normalisation qu’elles soient monarchiques, révolutionnaires ou postmodernes. Comment l’expliquer ? L’esprit français, qui exalte à la fois l’honneur et le divertissement est fondamentalement aristocratique. Si les médias ont tenté de détruire cette culture vive et spirituelle, par la subversion de la vulgarité, ils n’ont pu l’empêcher de survivre souterrainement au sein des élites créatrices. Aussi se communique t’il avec la vivacité de l’éclair et tombe parfois comme la foudre. L’on s’étonnera peut être que cet esprit n’ait été définitivement étouffé. C’est que ce mélange d’ironie légère et de gaieté constitue l’âme vivante de la nation. Pourtant, cette âme est fragile : si l’on en croit les auteurs du XVIIIe siècle, la capacité à faire de l’esprit constitue le meilleure indicateur de la liberté effective des individus. A cette aune, serions nous en passe de devenir un peuple esclave ? »

    https://www.geopolitica.ru/fr/article/aurions-nous-perdu-lesprit

    NB 6.90€ c’est cher beaucoup trop cher .

    • Pour le coup says:

      Jusqu’au message subliminal du nombre 69 , encore plus cher .

  2. MA Guillermont says:

    Encore un plan d’attaque contre les Chrétiens !
    Preuve que le pouvoir maçonnique satanique perd de plus en plus en plus de terrain
    Leur position devient de plus en plus faible au fur et à mesure que le temps de la Promesse du Retour de Jésus notre Sauveur s’accomplit !
    Une stratégie du mensonge de ce magazine républi « Cain  » pour troubler les esprits , preuve évidente de notre foi ferme et de la force victorieuse de nos prières sur le ligne de front du champ de bataille .
    Merci à vous combattants de lumière , ce torchon est un déchet de plus condamné à la fosse publique …
    Bravo Leo Kersauzie pour votre excellent article .

  3. laurence says:

    La franc maçonnerie est intégriste et fanatique.

  4. Cadoudal says:

    toujours et encore

    la République maçonnique applique la devise de Voltaire:

    « écrasez, écrasons l ‘infâme « (= le catholicisme)

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