Une étude suédoise a été diligentée par le Karolinska Institute vient d’être  publiée par le Journal of Epidemiology & Community Health. Elle a établi qu’avoir des enfants fait gagner deux ans d’espérance de vie  quand on est arrivé à l’âge de 60 ans. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs suédois se sont appuyés sur une étude de plus d’1,4 million de personnes, dont 725.000 femmes. Ces participant(e)s sont né(e)s entre 1911 et 1925 et ont tous vécu dans ce pays d’Europe du Nord. Leur état de santé a été étroitement surveillé jusqu’en 2014. Ce gain de longévité concerne plutôt les hommes.

Il va de soi que plus la personne est âgée, plus ce gain de longévité tend à s’amenuiser. A 80 ans l’espérance de vie bien évidemment diminue. Cependant  les hommes ayant au moins un enfant vivent 7 mois de plus que les hommes sans enfant. Les grands-mamans, elles vivent 6 mois de plus. À première vue ne semble cela semble pas considérable. En réalité quand une personne n’a plus que quelques mois ou quelques années à vivre, cela paraît au contraire énorme.

Comment expliquer cette différence ? C’est très simple. Les enfants (et les petits enfants) s’occupent toujours plus ou moins de leurs parents. Il en résulte pour eux une vie beaucoup plus saine : alimentation, promenade, hygiène de vie.

Alors, pour vivre plus longtemps, ayez des enfants…

Jean-Pierre Dickès

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5 commentaires

  1. Boutté says:

    Collectivement, pour une nation, ne pas avoir d’enfants équivaut à un suicide . Il est normal qu’au plan individuel cette évidence s’inscrive aussi dans le projet de vie et que le géniteur en profite . Selon moi ce pourcentage de survie procède des soins que les parents puis grand parents (voire plus) accordent à leur progéniture plutôt qu’à ceux qu’ils reçoivent des leurs.

  2. MA Guillermont says:

    Et qu’est-ce que c’est sympathique et tonifiant quand le temps de travail accompli , mémé met quelques effets personnels dans un sac de voyage et prend la route …
    Arrivée à bon port , elle aperçoit une , deux ou même les trois petites têtes qui dépassent de la petite clôture en bois criant  » mémé …mémé …! » trépignant d’impatience pour l’embrasser .
    Élever des enfants n’est n’est pas toujours simple mais quelle somme d’amour est le don des enfants !
    Quelques heures de présence suffisent pour engranger un trésor d’émotions et de vraies joies honnêtes .
    La vie familiale , jouissance de l’esprit , donne la santé au corps , à n’en point douter .

  3. Claude Timmerman says:

    Ah la beauté des « statistiques » médicales!
    C’est toujours un plaisir que de les décortiquer…
    Mon cours de statistiques pour les étudiants en génétique des populations était truffé d’exemples de résultats statistiques provenant de ces « études médicales » qui à défaut de rigueur illustraient toutes les âneries statistiques dont le corps médical avait décidément le secret…
    Je ne remercierai jamais assez la médecine d’avoir fourni alors, et sous une forme aussi variée, des exemples de tous les écueils auxquels le praticien, comme l’étudiant, est confronté en analyse statistique.
    Pas un piège n’a été évité…
    Et je constate qu’en 40 ans il n’y a eu décidément aucune amélioration!
    La médecine est-elle incurable?
    Car que dit cet article? Rien! Absolument rien, rigoureusement!
    Quand les choses sont liées à un exposé qui se réfugie dans le conditionnel, c’est toujours mauvais signe…
    Cela étant tout n’est pas absurde dans cet exposé, certains préceptes énoncés sont d’une grande justesse:
    « Il va de soi que plus la personne est âgée, plus ce gain de longévité tend à s’amenuiser. »
    (On dirait du Zemmour!)
    Reste à savoir si cela mérite de rédiger toute une étude pour remettre cette lapalissade au goût du jour…
    Quant aux résultats chiffrés (il faut bien finir par en parler!) ils pourraient techniquement être directement balayés déjà par un élève de première pour une simple question de variabilité dans l’échantillon!
    Et je ne lasserai pas le lecteur avec les objections techniques sur les échantillonnages qu’un tel exposé soulève: j’ose croire que l’article est ici simplement résumé pour les besoins de la mise en page…
    On s’intéresse ici apparemment à la longévité humaine…
    Quelque chose qui se chiffre en dizaines d’années…Et on nous parle ici de résultats estimés à 6 mois (ou à 7!)
    Autrement dit, compte tenu de la variabilité biologique moyenne classiquement autour de 5% – mais que l’on chiffrera suivant les populations et les écoles de recherche entre 2 et 3 ans, pour une longévité moyenne de 80 ans, ce que y est le plus généralement admis – les résultats avancés, très inférieurs à cette fourchette, n’ont absolument aucune signification statistique!
    Affirmer l’inverse n’a donc absolument aucun sens et traduit seulement une volonté délibérée de « démonstration » purement dogmatique!
    C’est simplement navrant!
    Ce qui n’empêche qu’on puisse trouver sympathique de promouvoir un modèle familial avec des grands parents évoluant au milieu de bambins qui jouent…
    Mais de grâce arrêtons de rechercher des cautions statistiques aux souhaits sociétaux en utilisant des procédés fallacieux considérés comme « scientifiques » par des gens qui n’y connaissent décidément rien…ou pire se refusent à se plier aux règles qu’imposent les modèles qu’ils utilisent!
    Er croyez-vous que cela aura un impact?
    Si cette « étude » avait « montré » que les « gens ayant eu des enfants vivaient moins longtemps que les autres », je doute que cela ait une incidence significative sur la fécondité!
    Je sais…
    Je suis insupportable…

    • MA Guillermont says:

      Bonjour à vous Claude
      Non , vous n’êtes pas insupportable à mon sens , je n’ai seulement pas compris où vous voulez en venir ?
      Votre explication semble rationnelle mais pour aboutir à quoi ?
      Vous gardez pour vous votre point de vue …

      Croyez-vous aux bienfaits inter générationnels , socle de notre humanité , dans notre société  » Moderne »alors que l’enfant passe , après les études , l’emploi , la vie sociale , la nouvelle voiture , l’appart , les vacances … ?

      • Claude Timmerman says:

        Chère amie,
        Désolé de ne pas vous avoir répondu plutôt…
        Mais l’actualité apportant de l’eau à mon moulin…Alors cela valait le coup d’attendre deux jours…
        Où je veux en venir?
        Cela me semblait pourtant clair:
        « arrêtons de rechercher des cautions statistiques aux souhaits sociétaux en utilisant des procédés fallacieux considérés comme « scientifiques » par des gens qui n’y connaissent décidément rien »
        Ou, pour en remettre une couche et moins diplomatiquement: « arrêtons de prendre pour argent comptant les statistiques faites par (ou sous l’égide) du monde médical qui n’y connaît rien, ou pire qui les instrumentalise au service des gens qui le font vivre, notamment le lobby pharmaceutique!
        Comme me l’a dit un jour le professeur Christian De Duwe, prix Nobel de médecine et physiologie (tout de même!) que j’ai eu l’honneur de connaître: « Lorsque j’ai commencé à faire de la recherche, j’ai copris qu’il était indispensable que je me débarrasse de ma vision de médecin pour pouvoir acquérir une attitude et une rigueur proprement scientifiques: »
        Je crois que là tout est dit…
        C’est avec de pseudo études cautionnées par le monde médical qu’on sombre aujourd’hui dans une tyrannie médicocratique qui anathémise hystériquement des choses aussi diverses que le feu de bois (cheminées) , le tabac, l’alcool, les corps gras, le sucre, et j’en passe, tout en se montrant extrêmement accommodant avec les pesticides agricoles, cancérigènes avérés pour la plupart, qui empoisonnent depuis plus de cinquante notre pays…
        Et je ne parle pas des OGM!
        Et avec la meilleure mauvaise foi du monde, le corps médical, dans son immense majorité, va retourner le fardeau de la preuve pour justifier les nouveaux dogmes qu’elle impose, notamment via l’OMS.
        Chacun sait que si vous fumez, vous « aller attraper » un cancer du poumon, de même si vous buvez vous « allez attraper » un cancer du foie ou du pancréas…
        Donc si vous avez un cancer, c’est « parce que » vous avez bu ou fumé!…
        Sauf que dans les deux cas il est avéré qu’une large majorité des patients atteints ne sont ni buveurs ni fumeurs, mais on évite de le dire…
        Je m’attends à ce que bientôt on accuse très sérieusement le tabac en cas… de rhume ou d’entorse!…
        Certes, il y a bien quelques professeurs de médecine (tout aussi techniquement qualifiés sinon plus que les ayatollah médicaux) pour s’élever contre ces outrances et les dénoncer, mais le monde médiatique aux ordres leur donne bien trop peu d’écho…
        Pour finir sur une note humoristique – il vaut mieux en rire! – je vous livre la dernière « étude » parue dans une revue de génétique médicale « PLOS Genetics » qui explique que le climat a une influence sur la forme du nez…
        http://www.europe1.fr/sciences/le-climat-a-influence-les-formes-de-nez-dapres-une-etude-3004946
        (Vous noteriez au passage que toutes catégories de nez inventoriées confondues, « l’étude » ne porte que sur 476 nez!!!)
        De quoi fournir certainement des échantillons statistiquement significatifs par sous catégories!
        On « démontre » ainsi que les nez « longs et fins » sont l’apanage des climats à régions froides sèches. Très visiblement les auteurs ont dû shunter l’étude des populations chinoises et mongoles continentales!…
        Et par amalgame grossier, pour justifier d’une influence environnementale, on va remettre sur le tapis…l’anémie falciforme.
        Une affection bien connue et célèbre, en génétique des populations, pour être la seule de cette importance à conférer, à ceux qui en sont atteint, une immunité contre le paludisme!
        De ce fait, en zones humides paludéennes, les anémiés sont immunisés et constituent une proportion très importante des populations de ces zones…
        Si les médecins chercheurs faisaient réellement leur travail, ils s’intéresseraient aux mécanismes immunitaires nécessairement associés à cette affection au lieu de promouvoir l’assèchement des zones humides et l’éradication des moustiques par déversement de milliers de tonnes de pesticides cancérigènes et stérilisants pour lutter contre les vecteurs du plasmodium…
        Mais évidemment de telles recherches mettraient en péril la très florissante industrie des pesticides dont aujourd’hui l’PMS est le devenu meilleur agent commercial!

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