Les résultats du 2e tour de l’élection présidentielle de 2018 en Tchéquie, qui s’est déroulée le vendredi 26 et le samedi 27 janvier, sont désormais connus. Le président sortant Milos Zeman, eurosceptique comme son prédécesseur Václav Klaus (2003-2013), a été réelu avec 51,4% des suffrages exprimés.
Après le 1er tour où il était arrivé en tête avec 38,6% des voix contre Drahoš Jiří (26,6%), ancien président de l’Académie des sciences et mondialiste, la plupart de ses adversaires vaincus au 1er tour avaient appelé à voter pour M. Drahos. Les premiers sondages pour le 2e tour donnaient Zeman d’ailleurs perdant (de peu il est vrai). Ces sondages ont donc été contredits par les électeurs.
Avec la réélection de Zeman, hostile à l’immigration excessive dont est victime la Tchéquie comme la plupart des pays européens, une nouvelle nomination de Andrej Babis (lui aussi hostile à l’immigration de masse) comme premier ministre est probable mais Zeman a indiqué qu’il lui laisserait le temps de consulter les autres formations politiques pour lui permettre de trouver des alliés. En effet, aux dernières élections législatives d’octobre 2017, le parti d’Andrej Babis (ANO, qui signifie « Oui » en tchèque) était arrivé en tête avec 29,6% des suffrages exprimés loin devant ODS (une autre formation eurosceptique) qui avait obtenu 11,3%. Le SPD (Liberté et démocratie directe) de Tomio Okamura, allié au FN français, était arrivé 4e (10,6%) juste derrière le parti pirate (extrême gauche) avec 10,8%. Le parti de Tomio Okamura, dont le père est japonais et la mère tchèque, vient d’entrer pour la 1e fois au parlement tchèque. Il est lui aussi hostile à une trop forte immigration.
En nombre d’élus, ANO a 78 députés sur 200, ODS 25, le parti pirate et le SPD 22 chacun. Les législatives avaient été marqué par ailleurs par l’effondrement des communistes (de 14,9% et 33 élus en 2013 à 7,8% et 15 élus en 2017) et encore plus des socio-démocrates (de 20,5% et 50 élus en 2013 à 7,3% et 15 élus en 2017). Les chrétiens-démocrates (KDU-CSL) avaient légèrement reculé avec 5,8% des voix et 10 députés contre 6,8% et 14 élus en 2013). Deux autres partis centristes (TOP 09, 7 élus et STAN, 6 élus) complètent le parlement.
Le problème est qu’une enquête judiciaire est ouverte contre Andrej Babis, ce qui le gêne pour trouver des alliés. Quelque soit l’issue des difficiles négociations à venir, la Tchéquie vient de bénéficier de deux votes consécutifs (législatives en octobre 2017 et présidentielle en janvier 2018) favorables aux opposants à l’immigration de masse et aux eurosceptiques. Andrej Babis gère les affaires courantes d’ici-là.
La Tchéquie comptait, lors du recensement de 2011, 13,9% d’immigrés et enfants d’immigrés. Le taux a augmenté depuis, car le solde migratoire du pays est largement positif. Il devient donc urgent, pour éviter la perte de ce qui reste de catholicisme dans le pays et pour freiner la progression de l’islam, de stopper cette immigration essentiellement non originaire de l’UE (60,7%) et non catholique.
En Tchéquie, la dévotion à l’Enfant-Jésus de Prague date de plusieurs siècles. Que l’Enfant-Jésus de Prague continue à protéger la Tchéquie!
G. Paume

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2 commentaires

  1. matthieu says:

    Sauf erreur,il y a très peu de musulmans en république Tchèque.

  2. *‹Quelque soit l’issue des difficiles négociations› : construction impossible

    ‹Quelle[ adjectif ] que soit l’issue des difficiles négociations› : construction possible

    ‹Quelque[ adverbe ] difficiles[ adjectif] que soient les négociations› : construction possible

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