En 2007, après son élection, Nicolas Sarkozy avait pratiqué l’ouverture en nommant des personnes de gauche dans le gouvernement Fillon : Bernard Kouchner, Eric Besson, Jean-Pierre Jouyet et Martin Hirsch. Une ouverture qui ne lui a pas souri puisque la gauche ne l’a pas lâché de toute la campagne présidentielle et qu’il a perdu des voix à droite.

Pourtant, hier, lors d’un déjeuner organisé dans l’immeuble Jacques Chaban-Delmas par les amis de l’ancien premier ministre, Nicolas Sarkozy a de nouveau évoqué l’ouverture : « Il avait tendu la main à l’autre rive. Cette volonté généreuse de s’ouvrir à toutes les compétences et à toutes les bonnes volontés, de quelque bord qu’elles viennent, a-t-il dit en parlant de Jacques Chaban-Delmas tout en poursuivant, en France moins qu’ailleurs, on ne peut accepter le risque du repliement idéologique, de la consanguinité politique, de l’enfermement autour d’un clan partisan parce que la France est un pays trop frondeur, trop réactif, trop impulsif pour supporter de tels choix. C’est la diversité, le rassemblement, le respect des différences qui peuvent apaiser notre nation. » Toutefois, Nicolas Sarkozy a quand même rappelé que Jacques Chaban-Delmas avait été éliminé dès le 1er tour des présidentielles par Valéry Giscard d’Estaing en 1974…une ouverture qui ne lui a pas souri non plus.

C’est une constante à l’UMP : prôner l’ouverture à gauche pour rassembler alors que la gauche ne cesse de s’enfermer sur elle-même sans tenir aucun compte des partis de droite. On attend toujours une vraie droite nationale qui s’assume !

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