euthanasie

La Commission des affaires sociales du Sénat, sous la présidence d’Alain Milon (UMP), a étudié la proposition de loi votée par le Parlement le 17 mars dernier, créant de « nouveaux droits en faveur des personnes et des malades en fin de vie ». Elle a pris acte du fait qu’elle créait « un équilibre entre la volonté du patient et le savoir médical ».

Un des amendements proposé est intéressant dans la mesure où il ne mentionne pas la notion de « sédation terminale » mais use du terme de « sédation profonde ». Que cela signifie-t-il ? Que le patient en fin de vie peut éventuellement être endormi au moment de la mort. Pour un catholique cela ne pose pas de problème et ne peut être assimilé à de l’euthanasie. Le pape Pie XII dans ses enseignements pontificaux mentionne plusieurs fois comme légitime « la narcose ». Ce mot couramment utilisé jadis revient à la mode. La commission estime que cette procédure ne doit être utilisée qu’en cas de souffrance réfractaire ; sous-entendu qu’elle ne doit pas être systématique ou laissée à la fantaisie d’un médecin comme Bonnemaison le mal nommé ; lequel a expédié ad patres sept personnes sans demander l’avais de quiconque. De plus une telle décision doit être collégiale : famille et équipe médicale.

Que se passe-t-il ensuite ? Que ce soit dans les lois Léonetti de 2005 et Léonetti Claeys votée en mars dernier, certes tout acte d’euthanasie active (piqûre mortelle) est rejeté. En revanche il est préconisé de laisser mourir de faim et de soif le patient en fin de vie. En effet assez curieusement l’hydratation et l’alimentation sont considérées comme des traitements. Ce qui tend à prouver que, nous qui mangeons et buvons, sommes des malades en traitement permanent. Au Canada, refuser de l’eau à un chien est une faute relevant de la justice pénale. Cela est refusé aux malades en fin de vie au nom du refus de l’acharnement thérapeutique. On me cite le cas d’un épileptique qui, en vertu de ce principe, s’est vu privé de son traitement anti-convulsivant et s’est débattu pendant huit jours avant de mourir. L’horreur !

Or la commission a amendé cette disposition : l’hydratation et l’alimentation artificielles ne sont plus assimilées à des traitements. En clair on ne laissera plus les personnes en fin de vie mourir de faim et de soif comme le Dr Kariger a tenté de faire avec Vincent Lambert.

Un clin d’œil à la défense de la vie : la commission a supprimé le mot de prolongation « inutile » de la vie, signifiant par là qu’une vie ne saurait être qualifiée d’inutile. De fait ce terme évoque les textes d’Hitler ayant permis d’éliminer les handicapés.

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23 commentaires

  1. openbrief says:

    sédation profonde, c’est pas de l’euthanasie? MORT de rire, si je puis me permettre le jeux de ot des maux. Pour moi, c’est du kif, et c’est TRES BIEN

  2. cloclo54 says:

    L’hypocrisie n’a pas de limite dans la bouche des opposants à l’euthanasie. Ils veulent bien avoir l’intention de faire mourir les mourants en les privant d’alimentation et d’hydratation mais surtout, faut pas dire qu’ils font une euthanasie ! foutaises !
    ce qu’il faut à notre pays, c’est une loi qui, comme cela est le cas en Belgique, autorise les malades à décider de leur fin de vie quand ils entrent dans le cadre strict défini par la loi.
    ça évitera aux médecins de faire des euthanasies clandestines TOUS LES JOURS comme cela est fait dans tous les hôpitaux de France ! et dire le contraire, c’est se boucher les yeux pour ne pas voir ! ça évitera aussi les dérives parce que, tant que ces euthanasies seront clandestines, elles permettront toutes les dérives. Une loi est faite pour encadrer et pour protéger, c’est tout le contraire qui se fait actuellement en France !
    Et quand J. Léonetti ment sur les dérives en Belgique, de deux choses l’une : ou il ment sciemment pour faire peur aux Français parce qu’il veut imposer sa religion et ses croyances à tout le monde, ou il n’est JAMAIS allé en Belgique pour y interroger les médecins et les Belges qui ne voudraient absolument pas revenir en arrière !
    Moi qui habite près de la frontière, qui a une partie de la famille qui est Belge, et qui s’intéresse de très près au problème de la fin de vie, je puis vous affirmer, qu’à part quelques opposants (comme J. Léonetti) à cette loi, la grande majorité des Belges s’est appropriée cette loi qui permet à chacun d’entre-eux de reprendre leur fin de vie en mains et de ne pas être soumis au bon vouloir de leurs médecins ! Bravo aux Belges, aux Luxembourgeois, aux Néerlandais qui ont accepté d’apporter une aide à leur prochain quand ils en avaient le plus besoin !
    En cela, ils sont, eux, dans l’esprit de la religion qui dit d’aider son prochain ! Et il serait temps, grand temps que cette loi soit votée en France pour éviter tous les drames de la fin de vie, pour les malades et pour leur famille !

    • Dickès Jean-Pierre says:

      Cloclo,
      Justement, nous récusons cette manière de faire mourir les patients à petit feu par deshydratation. Tant qu’à faire, s’il faut tuer, faisons le vite et pas lentement.
      Seulement vous postulez que partout on fait des euthanasies en douce. C’est mensonge, plus mensonge. J’ai assez travaillé dans les hôpitaux et j’ai moi-même récupéré une clinique de gynéco-obtétrique venant de mes parents. Nous y accueillions entre autres les personnes en fin de vie dans ce domaine (cancer de l’utérus et du sein).
      Nous avons donc accompagné des mourants. Ma mère , médecin gynéco-obtétricienne, ni moi d’ailleurs n’ont jamais pratiqué l’injection mortelle ; non plus que la mort par deshydratation et famine. Nous mettions les calmants nécessaires à soulager la souffrance ; nous efusions de l’eau, des protéines et du sucre. Nous attendions le décès en cessant les traitements inutiles ; ceci avec l’accord de la famille.
      De plus ma mère qui était très pieuse restait auprès des mourants pour prier et aussi broder, ce qui était sa passion à elle.
      Voilà !
      Les hommes ne sont pas des animaux que l’on pique quand ils sont malades. La suppression des douleurs nécessite d’augmenter les calmants comme la morphine. A une certaine dose cela accélère la mort. Nous le savons. Mais tout réside dans l’intention première qui est de soulager et non de tuer. C’est soulager que nous voulons faire. Vous c’est tuer délibérément!
      Ne demandez pas à un médecin de faire ça.Car tout patient qui sait que le médecin qui le soigne est tout à fait capable de de le tuer n’aura plus confiance.
      Par ailleurs je vous signale que mon père était Luxembourgeois.
      Mes cousins vivent à Luxembourg. Les dérives ont commencé. En Belgique c’est pire encore. Le pompon est la Hollande où on liquide désormais les malades mentaux considérés comme incurables , mais aussi la midinette qui a des peines de coeur avec son bon ami.Cela a été dénoncé. En Belgique,où le nombre d’euthanasie monte en flèche on s’est aperçu que les médecins ne tenaient plus compte des garde-fous donnés par la loi. Tapez « euthanasie » dans le moteur de recherche de Médias Presse Infos
      Nous en sommes ainsi arrivé à ce que faisait Hitler que les euthanasistes oublient bien volontiers les agissements dans ce domaine. Il avait décidé d’euthanasierles handicapés ; ce commence à se faire au Bénélux.
      Quand on commence à tuer délibérément, il n’y a alors plus e limites.

    • Tchetnik says:

      «  » Ils veulent bien avoir l’intention de faire mourir les mourants en les privant d’alimentation et d’hydratation mais surtout, faut pas dire qu’ils font une euthanasie ! foutaises ! » »

      -Non justement, nous sommes contre toute méthode visant à donner délibérément la mort. En revanche on peut être pour l’arrêt de traitements devenus inutiles et pénibles pour le patient. Grosse différence.

    • Tchetnik says:

      «  » la grande majorité des Belges s’est appropriée cette loi «  »

      -Le parti d’Adolf H a aussi été élu avec une majorité des voix.

      La démocratie n’a pas forcément raison. Rarement en fait. Jamais dans les faits.

  3. cloclo54 says:

    à Dickès Jean-Pierre : Nous sommes d’accord sur le fait que c’est inhumain de laisser des malades mourir de faim et de soif. ça ne devrait pas être permis parce que c’est de la torture. et notre point commun s’arrête là parce que je ne suis nullement d’accord avec vous sur tout le reste et je suis très bien placée pour en parler aussi.
    Que vous n’ayez jamais pratiqué d’euthanasie, je veux bien le croire car même en Belgique où la loi est passée, certains hôpitaux et cliniques religieux ne veulent pas la pratiquer non plus mais que vous disiez qu’elle ne se pratique pas dans beaucoup d’autres établissements en France c’est faux.
    Chaque fois qu’un médecin décide d’arrêter des traitements devenus inutiles ou disproportionnés à ses yeux, il peut le faire, chaque fois qu’il débranche un respirateur artificiel, son intention est bien de faire mourir le patient, mais chut ! faut pas le dire ! hypocrisie vous dis-je !
    Et quand un médecin décide que le malade n’est pas en acharnement thérapeutique, comme ce fut le cas de mon père dont la fin de vie a été filmée pour le magazine « zone interdite » (M6) qui est passé le 16 novembre dernier, les malades, pas plus que les familles ne sont entendus dans leur demande !(mon père demandait oralement qu’on l’aide à mourir et avait écrit ses directives anticipées dont personne n’a tenu compte !). Si vous êtes médecin, vous devez savoir que toutes les douleurs ne sont pas apaisables et que si on veut les apaiser, il faut tellement augmenter les doses qu’elles entrainent la mort du malade. Alors cessons de jouer avec les mots pour soulager non pas les souffrances des malades, mais les consciences des médecins qui ne veulent pas aider les patients à mourir.
    Je vous reconnais tout à fait le droit de refuser de pratiquer des euthanasies mais je ne vous reconnais en aucune manière le droit de décider à ma place si je dois subir une longue agonie ou si je veux partir rapidement par une injection mortelle. C’est mon choix et c’est mon droit ! Il y a des médecins qui sont tout à fait disposés à aider les malades à mourir alors laissez donc ces deux catégories de citoyens s’arranger entre eux. La légalisation de l’euthanasie n’engendrera pas l’obligation d’y avoir recours. C’est une possibilité supplémentaire pour ceux qui le veulent et non une obligation.
    Vous avez fait le choix d’accompagner vos malades dans votre éthique et dans vos croyances personnelles mais elles ne sont pas universelles et vous devriez comprendre que tout le monde ne souscrit pas à vos idées à vous.
    Quand un malade entre dans le cadre strict défini par la loi (maladie grave et incurable, douleurs physiques et/ou psychique inapaisables et que le malade a toute sa conscience pour demander à être aidé à mourir) je ne vois pas pourquoi il faudrait demander l’avis de la famille ou d’un collège de médecins. Le malade est le mieux place et le plus à même de savoir ce qui est bon pour lui ou pas. C’est lui qui supporte ses douleurs, pas ceux qui sont autour de son lit !
    Votre mère avait, comme vous le dites si bien, SA passion à ELLE, sa broderie et SES PRIERES ! dont les malades n’ont que faire finalement. Ce n’est ni de vous, ni de votre mère dont il est question, mais des malades et d’eux seuls. Que certains malades ait apprécié ce que votre mère a fait pour eux, tant mieux, mais ne faites pas une généralité de quelques cas particuliers.
    Votre comparaison avec les animaux me fait sourire, parce que ce que vous dites-là, beaucoup de malades voudraient bien être aussi bien traités et mourir aussi paisiblement que leurs animaux ! moi la première qui ai fait euthanasier mon chien (adoré, ne vous méprenez-pas sur le fait que je l’ai fait euthanasier pour m’en débarrasser parce que je l’ai accompagné jusqu’au bout de ce qui était supportable pour LUI!) et je peux vous dire que mon chien est parti bien plus dignement et sans toutes les souffrances que le corps médical a imposé à mon père ! On peut faire une comparaison, oui, mais elle n’est pas à l’avantage des humains !
    Et dans la loi Léonetti N° 2, l’intention sera bien là quand les médecins décideront d’entamer une sédation « terminale » et non « profonde » (mot employé sciemment pour mieux faire passer la pilule auprès des opposants) en arrêtant l’alimentation et l’hydratation. On veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes en nous affirmant qu’une sédation « terminale » et/ou l’augmentation des doses de calmants ne feront pas mourir les malades ! Dans les deux cas, les médecins savent pertinemment bien que l’action qu’ils feront aboutira sur la mort du malade. Ce ne sera qu’une question d’heures, de jours au pire, mais le résultat sera exactement le même : la mort du malade mais moins vite et moins bien que par une piqure qui le ferait partir en quelques minutes !
    Vous dites bien votre « père » était luxembourgeois. Je vous rappelle que la loi belge date de 2002 et la loi luxembourgeoise de 2009 donc votre père n’était peut-être déjà plus un habitant du Luxembourg à cette époque ?
    Quant à vos allégations sur la pratique en Belgique et au Luxembourg, tout est archi-faux ! J’habite à la frontière belgo-luxembourgeoise et ai des relations quasi-journalières avec les responsables et les médecins de ces deux pays. Aucune dérive en Belgique en 13 ans d’application de la loi, la commission de contrôle composée de pro-euthanasie et évidemment de pro-vie n’a enregistré AUCUNE dérive, bien la preuve que tous ceux qui dénoncent ces dérives, comme le fait J. Léonetti mentent aux Français.
    Ce n’est pas beau de mentir et je pense même que c’est un péché !
    Si les Français avaient tellement peur des dérives belges et suisses pourquoi seraient-ils de plus en plus nombreux à se rendre dans ces pays, un peu plus humains que chez nous, pour y mourir ?
    Cette possibilité est réservée encore une fois aux plus riches et aux plus influents (F. Mitterrand par exemple ?) parce qu’il faut avoir les moyens pour payer les 9000 euros demandés en Suisse et encore les capacités physiques pour s’y rendre !
    Quant à votre remarque sur les midinettes qui seraient euthanasiées pour une peine de cœur, c’est tellement grotesque que je ne m’attarderai pas à répondre sur ce point…

    • Jean-Pierre Dickès says:

      Vous écrivez :
      Votre mère avait, comme vous le dites si bien, SA passion à ELLE, sa broderie et SES PRIERES ! dont les malades n’ont que faire finalement. Ce n’est ni de vous, ni de votre mère dont il est question, mais des malades et d’eux seuls. Que certains malades ait apprécié ce que votre mère a fait pour eux, tant mieux, mais ne faites pas une généralité de quelques cas particuliers.

      On voit que vous ne connasisez pas ce qu’est que la mort.Ne pensez-vous pas qu’il vaut mieux avoir quelqu’un près de vous plutôt que de mourir seul. Ne pensez-vous pas que ma mère au d’aller se coucher, ne faisait pas une excellente action que donner à l’agonisant une présence. Vous verrez quand vous serez sur le point de mourir seule si vous n’éprouvez pas une satisfaction voir une dernier bonheur d’avoir quelqu’un près de vous. Vous êtes inhumaine.
      Quant à votre soit-disant droit à mourir, je vais vous donner un conseil. Les conditionnements de médicaments psychotropes sont tels que l’absorption d’une boite n’est pas mortelle. Alors si vous avez envie de mourir, penez deux boites. Une bonne recette aussi : une tube d’aspirine.C’est bon marché.
      Et ne nous demandez pas à nous médecins de devenir des tueurs. Tuez-vous vous-même. Mais c’est parce que vous êtes trop lâche pour vous suicider vous-mêmes. Alors vous voulez faire porter cette responsabilité sur d’autres en l’occurrence les médecins.

      En ce qui concerne les douleurs, on vous que vous n’y connaissez rien. IL ya a des produits actuellement qui sont cinq cent fois plus puissant que la morphine base. Quand on dit que certaines douleurs sont insupportables malgré le traitement on n’est hors de la réalité.
      Savez -vous pourquoi Hollande a renoncé à faire voter le suicide assisté :précisément à cause des dérives qui se sont installés au Bénélux ? On euthanasie des gens contre leur volonté, ou en douce. Le responsable de l’euthanasie un médecin qui a de nombreux procès sur le dos a nettement exagéré. En effet il liquidait les parents âgés et leurs enfants les retrouvaient morts au matin.Même l’ONU a dénoncé cette situation en s’inquiétant de ‘augmentation constante des euthanasie. Des Belges âgés s’installent dans des maisons de retraite en Allemagne de peur d’être euthanasiés en douce. IL y a eu des reportages sur ces maisons de retraite. Ce n’est pas du rêve ni de l’idéologie, ça.
      En ce qui concerne Luxembourg, j’ai encore une partie de mes cousins dans ce pays.
      En ce qui concerne la Belgique il est évident que toute une partie des euthanasies sont effectuées hors la loi. Vous tapez sur euthanasie dans le moteur de recherche de Médias Presse Infos, vous trouverez des données statistiques non discutables par discrdance entre les chiffres donnés par les Flamands etceux du gouvrenement.

  4. cloclo54 says:

    Je me demande si vous êtes bien médecin, vous ???
    Il y a tellement d’erreurs dans votre réponse et tellement de raisonnements qui n’aboutissent à rien…Je vais vous répondre encore une fois et ce sera la dernière parce que je m’aperçois que vous êtes un opposant notoire à l’aide à mourir donc que vous ne réfléchirez pas honnêtement à la question.
    La mort, je me demande si finalement, je ne la connais pas « mieux que vous » vu les réponses que vous faites !
    Pourquoi parler de « mourir seul » ? Quand un malade est aidé à mourir en Belgique, il peut choisir qui il veut à son chevet, un parent, un enfant, un ami, et même 3 ou 4 si c’est son désir. Il n’a pas besoin de votre mère pour lui tenir la main et il ne meurt pas seul. Première erreur de taille !
    Par contre, c’est bien dans les hôpitaux que les gens meurent seuls et bien souvent sur des brancards dans des couloirs déshumanisés. Faut pas nous faire croire que toutes les morts « naturelles » sont des morts calmes, rapides et sereines, loin s’en faut !
    Votre mère avait fait le choix d’accompagner des « agonisants »(comme vous dites), ça lui a peut-être permis de penser qu’ainsi, elle gagnait son paradis ? d’autres ne veulent pas de l’agonie, tout simplement et veulent décider eux-mêmes de leur fin de vie avant d’en arriver à ce stade. Encore une fois, ce n’est pas de votre mère dont il est question, mais des malades et d’eux seuls.
    Je me demande lequel de nous deux est le plus inhumain des deux ! vous qui voulez décider à la place des malades ou moi qui veut voir leurs volontés respectées.
    Vous, le bon médecin qui donnez des recettes pour se suicider, savez-vous qu’il y a des personnes tétraplégiques qui ne peuvent se suicider toutes seules ? deuxième erreur !
    Connaissez-vous le nombre de personnes âgées qui se suicident (celles-là elles sont bien toutes seule au moment de mourir et votre mère n’est pas là pour leur tenir la main !) parce qu’elles ne veulent pas subir ce que vous, les médecins, avez décidé de leur faire subir ?
    Et pour votre gouverne, sachez que je ne suis pas suicidaire du tout, bien au contraire, j’ai envie de me battre contre vous, les opposants à une loi de liberté, autant que je le pourrai pour que la liberté de chacun en matière de fin de vie puisse être respectée.
    La lâcheté dont vous m’affublez, c’est la vôtre ! parce que vous n’êtes pas assez courageux pour reconnaitre que votre médecine a ses limites et que vous perdez la bataille quand elle ne peut plus rien pour les malades que vous ne sauverez pas ! Et si vous êtes réellement médecin, vous devez savoir (il ne peut en être autrement pour un médecin) que toutes les douleurs ne sont pas apaisables et prétendre le contraire est totalement faux (au delà d’un certain seuil de morphine ou d’hypnovel, le malade meurt !) troisième erreur !
    Beaucoup de vos confrères sont prêts à aider les malades à mieux mourir et beaucoup le font mais clandestinement pour ne pas risquer la prison à cause de cette mauvaise loi Léonetti. La lâcheté, c’est de ne pas aider un malade à mourir quand il vous le demande. C’est certainement plus facile de s’éloigner du lit et de ne prendre aucun risque que d’aider !
    Ne me parlez plus de la Belgique et du Luxembourg parce que vous ne connaissez strictement rien de la loi de ces deux pays et de leur pratique. La seule chose que je peux dire pour démonter vos propos mensongers, c’est que les Belges se sont appropriés cette loi et qu’ils ne voudraient, à aucun prix, revenir en arrière. Et Ils se moquent de nous, les « petits » Français qui les supplions de nous accepter pour aller mourir dignement chez eux !
    Je recommande à tous ceux qui lisent ces commentaires de bien se renseigner sur la pratique belge et de ne surtout pas croire tout ce que les opposants racontent. C’est faux, archi-faux et la commission de contrôle, composée de pro mais aussi d’anti-euthanasie, n’a jamais enregistré une seule plainte en 13 ans d’existence de la loi. C’est la meilleure des preuves que la loi est respectée à la lettre et qu’il n’y a pas les dérives auxquelles voudraient bien faire croire les opposants à une loi de liberté. Je vous mets ci-après un lien pour aller lire la lettre que les médecins et professeurs Belges ont adressée aux membres du CCNE en France pour dénoncer les mensonges colportés à leur sujet. Cette lettre, J. Léonetti, pas plus que les autres personnes ayant reçu cette lettre, n’en font état… et pour cause ! elle rétablit la vérité concernant la pratique belge.
    https://www.dropbox.com/s/b8rmiyrb3s51t4c/Lettre%20ouverte%20des%20m%C3%A9decins%20au%20CCNE%2015%2007%2013%20%20.pdf?dl=0
    Si François Hollande a reculé sur cette loi, c’est parce qu’une nouvelle fois, il ne voulait pas avoir les opposants dans la rue comme il les a eus lors du vote de la loi sur le mariage pour tous. Il ne veut pas fâcher les opposants à l’euthanasie parce qu’il les sait puissants et riches : religieux, médecins paternalistes (comme vous), laboratoires (et cliniques privées !) à qui les morts qui s’éternisent rapportent de gros sous….
    Et pour clore ce sujet, chez nous, c’est 100 % des euthanasies qui sont clandestines donc où tout est permis ! On ne voit pas pourquoi les Belges prendraient le risque de faire des euthanasies clandestines alors qu’ils ont la loi qui les protègent ! seulement voilà, quand ils font une sédation « profonde » sur un malade qui n’a pas écrit ses directives anticipées, juste parce que c’est le rôle de tout médecin d’aider des mourants à mourir, les opposants crient au scandale en disant qu’ils ont fait une euthanasie clandestine! quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage, quand on ne veut pas voir la réalité en face, on crie aux dérives !

    • Tchetnik says:

      Si vous voulez parler médecine, parlez médecine, mais pas idéologie. Vos réponses ne concernent pas la réalité médicale de l’Homme mais un sens, une interprétation particulière, faussement compassionnelle mais en réalité segmentant la dignité humaine, que vous y donnez, ce qui n’a rien à voir. Rien, en science, ne justifie l’euthanasie, qui est une question plus spirituelle et philosophique qu’autre chose.

      • cloclo54 says:

        Vous parlez philosophie, éthique et opinion personnelle que les Français, à + de 90 % ne partagent pas. Laissez donc chacun d’entre-nous avoir sa propre philosophie, sa propre éthique et sa propre opinion en ce qui le concerne. Tout le reste n’est que blabla dont nous nous passons tous bien volontiers !

        • Tchetnik says:

          Enfin vous admettez que votre position n’a aucun fondement scientifique, inutile donc de vous fatiguer à en inventer un.

          Aucun blabla, simplement des principes de fond, non négociables, inaliénables qui ne dépendent pas des « opinions » mais de la réalité de la condition humaine et de ce qui fait sa dignité.

          Je ne crois pas ensuit que vous incarniez à vous tout seul 90 pour cent de la population Française, ni même que 90 pour cent de la population Française partage vos avis. Lequel revint sur le fond à segmenter la dignité humaine, comme l’Histoire le prouve du reste.

          De même si c’était vrai, la volonté populaire n’a jamais été représentative ni de vérité absolu, ni de légitimité, ni de justice. Faites ce que vous voulez mais n’imposez pas vos « opinions » dans un espace public qu’elle n’a pas construit.

  5. Gouyé says:

    la volonté du malade doit être respectée – ses directives doivent être opposable à tous – nul n’a le droit d’imposer ses convictions Mettons nos volontés par écrits MAINTENANT – moi je ne veux pas de sucre pour qu’on me prolonge, et tant pis si une « bien pensante » n’a pas le temps de finir son tricot ou sa broderie C EST MA VOLONTE qu’on me respecte

    • Dickès Jean-Pierre says:

      C’est très bien en effet de mourir de soif et de faim à petit feu pendant trois semaines. On ne sait rien des souffrances de celui qui est placé ainsi en sédation profonde. On sait qu’il y a encore une activité cérébrale par l’IRM. Alors très peu pour moi. Si cela vous intéresse c’est votre droit. Bon voyage !

  6. cloclo54 says:

    Je suis d’accord avec vous sur le fait qu’il faut refuser l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation parce que ce sont des actes barbares, de la torture. Qui propose ces deux arrêts si ce ne sont J. Léonetti et son confrère A. Claeys ? veulent-ils se donner bonne conscience en refusant le droit à l’euthanasie ? Ce sont pourtant deux opposants notoires à l’euthanasie mais ces privations ne leur paraissent pas cruelles et aberrantes, non, ils les trouvent tout à fait normales et prétendent que les malades ne souffrent pas durant toute cette période. Comment en sont-ils si sûrs puisque d’autres médecins, certainement tout aussi compétents et crédibles qu’eux, comme le Professeur Régis Aubry ne veulent pas de ces privations et je suis bien d’accord avec lui et avec vous sur ce point.
    Et je suis aussi d’accord avec vous pour refuser cette mort-là. Je veux la mort que je me choisirai le moment venu et pour cela, il me faut le panel de choix complet, allant de l’attente de la mort naturelle si je le décide à la mort par euthanasie, également si c’est cette méthode que je choisirai. Je n’obligerai personne à faire le même choix que moi et c’est en cela que je dis que c’est une loi de liberté. Chacun étant responsable de lui-même, chacun d’entre-nous, vous et moi, devons avoir le choix sans que je n’intervienne dans votre décision et sans que vous interveniez dans la mienne.

    • Catherine says:

      En espérant que Dieu ne vous a pas concocté une mort violente, du type écrasé par une voiture en étant traîné sur quelques kilomètres ou alors torturé à mort dans les geôles républicaines!!!!!
      Je ne crois pas que Dieu nous laisse le choix de l’heure et de la manière!!!!!!
      Le tout c’est d’être prêt à toute heure du jour ou de la nuit à comparaître devant l’Éternel.

  7. cloclo54 says:

    Je ne prétends pas pouvoir programmer la fin de ma vie à coup sûr et comme vous dites, c’est « Dieu » ou « le hasard » qui décidera peut-être à ma place et tant que tout se passera rapidement et sans que j’ai à souffrir, ça m’ira bien mais si la mort tarde à arriver toute seule ou si quelques « bons » médecins veulent me la prolonger abusivement, j’ai déjà fait en sorte qu’elle ne s’éternise pas et que mes volontés soient respectées. Heureusement, j’ai des alliés sûrs sur qui je peux compter ! Après ? qui vivra verra… !

  8. Catherine says:

    De toute façon, ce n’est pas tant la mort qui est importante que ce qui se passe après.
    Il vaut mieux réfléchir aux quelques secondes qui suivront la mort plutôt qu’aux quelques secondes qui précèdent la mort.
    A bon entendeur…..

  9. cloclo54 says:

    Ce qui se passe après la mort, personne ne le sait et comme personne n’est jamais revenu… y-a-t-il quelque chose ? Peut-être que oui ! n’y-a-t-il rien du tout ? peut-être que oui aussi
    A chacun de vivre sa vie et sa mort comme il l’entend et comme il la conçoit, mais une personne ne doit pas en empêcher une autre d’avoir un autre avis et une autre façon de voir les choses que soi-même, et c’est pourtant ce que font tous les opposants à la liberté d’autrui ! s’il y a un Dieu quelque part, j’espère qu’il saura se souvenir de ce que les uns auront voulu imposer leurs volontés aux autres. Je n’oublie jamais que Dieu aurait dit « aimez-vous et aidez-vous les uns les autres » est-ce que j’aime mon prochain quand je veux lui imposer mes idées, est-ce que je l’aide quand il me demande de l’aider dans un des moments les plus difficiles de sa vie ?
    Laissons chacun libre de décider et tout ira bien pour tout le monde. C’est aussi savoir être assez humble pour reconnaitre qu’on ne détient pas « LA » vérité universelle.

  10. Catherine says:

    La Vérité universelle existe et Elle est à la portée de chaque homme.
    Puissiez vous au-delà de ce petit échange de commentaires où, d’ailleurs je n’ai rien imposé à personne, découvrir les merveilles de la Vérité universelle!
    C’est ce que je vous souhaite!

  11. Sancenay says:

    à Cloclo,

    « Leonetti- Clayes , deux opposants à l’euthanasie » , selon vous!?
    Je crois qu’il vaut mieux reprendre l’abonnement aux cornets de frites et au moules et cesser de commenter de tels graves sujets de la politique française: vous n’y connaissez rien puisque tout au contraire les deux susnommés sont deux saltimbanques de l’euthanasie masquée par manque -et ce n’est pas de la faute des média qui les accueillent abondamment- d’avoir convaincu le corps médical français du bienfondé de l’euthanasie tout court, malgré leurs tromperies sémantiques et autres cures d’intoxication mortifères déversées sur les ondes et au parlement.
    Mais bien sûr la mort, le suicide c’est la solution pour le bien vivre! Que n’y a-t-on pensé plus tôt pour établir le bonheur sur la terre et se partager le gâteau entre gens « destinés à vivre » comme dit précisément le médecin-anthropologue Léonetti.Car tel est bien le but cyniquement utilitariste qui se cache derrière les contorsions compassionnelles dont vous vous faites l’écho en ramenant les choses à la dimension de votre nombril.
    Avez-vous déjà assisté un cancéreux en phase terminale ? S’il passe par des phases d’abattement du fait de la douleur et de l’angoisse , celles-ci sont très vite balayées par son désir de vivre? Tout ceux qui pratiquent les soins palliatifs ou qui, simplement, accompagnent leurs proches à leur dernière demeure vous le diront mieux que tous les nombrils du monde.

  12. cloclo54 says:

    discussion stérile ! j’arrête là, je n’ai plus de temps à perdre avec des personnes qui ne veulent pas (peuvent pas ?) comprendre !

    • Catherine says:

      On se demande pourquoi ce film d’actualité sort aujourd’hui. Tout simplement pour finir de laver le cerveau de ceux qui auraient encore des doutes sur les bienfaits de l’euthanasie. Ils nous avaient déjà sorti nombre film sur l’homosexualité au moment du mariage pour tous. Et déjà lors de la loi Leonetti, ils nous avaient gavé le cerveau avec des histoires de pauvres petites infirmières condamnées pour « avoir soulagé » quelques patients en fin de vie.
      ça s’appelle du lavage de cerveau du peuple. Il n’y a que ceux qui sont lobotomisés qui sont béats devant ce genre d’énormité.

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