Theresa May, l’actuel premier ministre britannique, choisit la ligne du hard Brexit :

« Nous ne choisirons pas la solution à moitié dedans, à moitié dehors »

a-t-elle expliqué lors de son intervention d’aujourd’hui au sujet du plan concernant le Brexit.

Le Royaume-Uni sortira totalement de l’Union Européenne donc également du marché commun :  pas d’adhésion « partielle » à l’UE. Londres en revanche à l’intention d’avoir avec ses partenaires européens un échange « le plus libre possible ».

“Le Brexit signifiera la sortie du marché unique européen”,

a souligné le Première ministre britannique.

Par ailleurs, elle souhaite contrôler qui vient sur son territoire : 

« l’immigration est trop importante. » « Nous voulons pouvoir contrôler qui vient de l’Union Européenne chez nous. »

Elle fait donc une priorité du contrôle des frontières et réclame un nouvel accord douanier avec l’UE :

“Je ne veux pas que le Royaume-Uni soit membre de la politique commerciale commune et je ne veux pas que nous soyons liés aux tarifs extérieurs communs.” “Nous continuerons d‘être des partenaires fiables”, a ajouté Theresa May.

Francesca de Villasmundo

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4 commentaires

  1. Walker Fiamma Corsa says:

    Espérons qu’ elle devienne une deuxième Dame de fer car j’ aime bien ses idées.

  2. JEAN-MARIE L says:

    C’est curieux. J’ai lu le même discours rapporté sur un site financier américain (investing.com); et ils ont cité toutes les phrases de concession à la libre entrée des citoyens de l’UE et la proclamation d’un Royaume-Uni « global » dans l’envolée finale. Et la livre est remontée de 1,5% sur le dollar aujourd’hui; mais ça peut simplement vouloir dire que le marché a compris au ton de son discours qu’elle a gagné les négociations avec (ou plutôt contre) les Européens.

  3. Boutté says:

    La Grande Bretagne très attachée à sa liberté de décision ne pouvait pas se satisfaire d’une soumission à Bruxelles et choisit le système 50-50 d’emblée, ce qui lui permettait d’entretenir un flou artistique et des territoires de transfert des valeurs qui lui assuraient de participer au marché européen selon qu’elle y trouvait avantage ou non.

  4. Saint - Plaix says:

    Nous allons tempérer ce bel enthousiasme…
    Theresa May ne fait que suivre les ordres de la « communauté »…
    Rappelons que le parti conservateur issu historiquement des fameux Tories est familièrement dénommé en jeu de mot par Thora Party…
    Cela donne le ton!
    L’hypersionisme déjanté de la susdite n’est plus à démontrer et n’a d’égal que celui de Donald Trump, c’est dire!
    Madame May a largement tempéré son discours depuis sa nomination et sa dernière déclaration a été pour confirmer que l’activation du fameux article cinquante serait soumise… à la ratification par le Parlement. Avec tous les risques de refus de brexit savamment instillé par la classe politique unanime que cela implique…
    Theresa May n’est clairement ni claire ni fiable!
    Espérons cependant que le contexte sera assez solide pour la contraindre à respecter jusqu’au bout la volonté du peuple britannique.
    Mais ce n’est pas encore gagné!

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