Pour toutes les femmes, la ménopause qui survient vers 50 ans, sonne le glas de la procréation. La fertilité a disparu : il n’est plus possible d’avoir d’enfants. Or une équipe grecque affirme avoir trouvé le moyen de rajeunir les ovaires.

Au moment de la ménopause, il existe en effet encore des œufs fertiles. Mais l’ovaire ne les ovule plus car il vieillit ; entre autres en raison de la chute des taux hormonaux de stimulation. Le cycle menstruel devient irrégulier puis disparaît.

Une équipe grecque de la clinique Genesis d’Athènes dirigée par le Dr Konstantinos Sfakianoudis, a trouvé le moyen de rajeunir les ovaires et de libérer des œufs fertiles réussissant à relancer le cycle menstruel de femmes ; lequel s’était arrêté depuis plus ou moins longtemps avec un maximum de cinq ans. L’intérêt était encore plus grand en cas de ménopauses précoces. J’ai eu moi-même en clientèle deux personnes ménopausées à 32 ans : elles n’eurent qu’un seul enfant.

Les femmes naissent avec un stock d’ovocytes (œufs). Entre la puberté et la ménopause, ce nombre diminue de façon constante. Vers l’âge de 50 ans, les ovaires cessent d’en libérer : les femmes sont devenues infertiles. Et comme de plus en plus de femmes retardent leur grossesse, beaucoup d’entre elles ne concevront jamais d’enfants malgré la fécondation in vitro.

Comment « remonter le temps » ? Sfakianoudis et ses collègues se sont tournés vers un traitement sanguin destiné à aider les plaies à guérir plus rapidement. Il s’agit de plasma riche en plaquettes qui est centrifugé pour en isoler les facteurs de croissance ; ceux-ci concernent de manière générale les os et les vaisseaux qui ainsi se régénèrent. Injectés in situ, ce sera l’ovaire qui se remettra à fonctionner et permettra de redémarrer le cycle menstruel. De nouveau des ovocytes sont libérés dans les voies génitales maternelles. Ils pourront être fécondés dans des circonstances normales.

C’est ainsi qu’une trentaine de femmes ayant dépassé l’âge de la ménopause ont pu se retrouver enceinte. C’est un exploit qui a été présenté il y a un mois au congrès annuel de l’European Society of Human Reproduction and Embryology à Helsinki en Finlande

Dr Jean-Pierre Dickès

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

Achetez vos livres sur MPI
Vous faites travailler ainsi des libraires français et soutenez MPI
PORT à 1 cts A PARTIR DE 64 € D'ACHAT !

Retrouvez votre librairie sur livres-et-idees.com
avec plus de 10.000 références !

La compagnie des ombres par Michel De Jaeghere

14,90 €
Ajouter au panier
Le passé ne meurt pas par Jean de Viguerie

19,00 €
Ajouter au panier
Une élite sataniste dirige le monde par Laurent Glauzy

23,00 €
Ajouter au panier

Cliquez ici pour voir votre panier et passer votre commande

14 commentaires

  1. " Pour le coup " says:

    Quel intérêt pour l’enfant ?

    Déjà que le père sera la plupart du temps un señor… il aura »bien profité » , si en plus la mère est une femme ménopausée (la ménopause précoce touche 1%de la popuation) alors là… le bouquet pour le petit de l’homme .
    A 20 ans il remplira des dossiers admissions pour Maisons de retraite pour papa et/ou maman :
    EPHAD ou USLD selon état de santé , ou structures fermées (maladie Alzheimer ou corps de Lévy etc…)
    Bel avenir …
    Cerise sur le gâteau ; pas de frères ou soeurs pour se partager les contraintes familiales .
    SUPER .
    Ces manipulations forcées seront – elles sans conséquence sur la formation , la crissance et le développement psycho-moteur de l’enfant ?
    Un bouleversement scientifique de plus …qui rime à rien de naturel mais qui à mon avis est induit par l’exposition forcée aux perturbateurs endocriniens ( parabens et bisphenol A)et qui agissent sur le système hormonal et qui entraîne une puberté précoce et une ménopause précoce.
    En Janvier 2015 , une étude scientifique publiée dans la revue « plos one « a réussi à établir une correlation (conduite pendant 10 ans sur 1442 américaines )

  2. Jean-Pierre Dickes says:

    Oui. Vous avez raison pour une bonne part. Je n’approuve pas certes le fait qu’une personne de 55 ans se retrouve enceinte. Quand leur enfant entrera à la fac, elle aura 75 ans… si elle n’est pas morte. Or c’est précisément quand on est a cet âge que l’on a besoin le plus de ses parents.
    Affectivement la seule indication est celle d’une ménopause très précoce que j’ai connu comme écrit ci-dessus.
    Mais beaucoup de femmes (et d’hommes) appréhendent de vieillir. J’ai connu une personne qui avait 75 ans et prenait toujours la pilule qui entraîne des règles régulièrement. Elle se gardait l’illusion d’être toujours en âge de procréer ce qui est était impossible.
    L’idée qu’une femme malgré son âge garde dans la tête qu’elle pourra continuer à procréer lui donne l’impression d’être toujours jeune. Ce qui bien sûr est nier la nature humaine.
    C’est la même idée que ces femmes qui passent leur temps à aller de chirurgie esthétique en chirurgie pour avoir toujours une apparence de jeunesse. Or cela ne change rien à la réalité qui est inéluctable.
    Les enfants de « vieux » ne me semble pas être une bonne chose. Surtout s’il n’y a pas eu dans le couple d’autres enfants auparavant.
    Pour moi effectivement l’indication est celle que je donne ; celui de ménopause précoce.
    C’est effectivement difficile pour une femme de savoir que la ménopause l’a rendue stérile.Alors il ne faut pas se faire d’illusion. Il y aura toujours des personnes post-ménopausique à demander à entrer dans ce protocole ; ce que bien sûr je n’approuve pas.

    • Dans mon entourage, j’ai connu plusieurs époux catholiques mariés sur le tard (dépassant la quarantaine), malheureusement pas traditionalistes, ce qui aurait pu les aider à faire un choix plus tôt. C’est également une solution pour ces couples, il me semble.
      Pourquoi y aurait-il une « gêne » à avoir des parents âgés ? L’époux de ma marraine de confirmation (dans la Tradition) a un papa de 92 ans, kinésithérapeute, bon pied, bon oeil, et qui exerce encore de temps à autre.
      C’est notre époque qui n’est pas « normale » et qui nous fait mourir « si jeune ». Les patriarches (dans la Bible) vivaient très vieux. Notre « grand-mère » Sara est devenue mère à un âge avancé …

  3. François says:

    ça suffit de trafiquer la nature.
    Une femme ne doit pas être mère à l’âge d’être grand-mère. Elle n’a qu’à y penser plus tôt, ne pas prendre de contraceptifs et ne pas se faire avorter.

    Si c’était un remède contre la stérilité qui ferait cesser les multiplication de fœtus qui servent ensuite dans les produits de beauté, les médicaments enfin toutes ces horreurs, ce serait bien.

    Mais là, mieux vaut penser à l’enfant qui doit avoir une mère en âge d’être mère et non grand-mère.

  4. @ Dr Dickès

    J’enregistre précieusement votre article, pour lequel je vous remercie, Docteur. Si je vous comprends bien, il s’agit bien d’un traitement a posteriori et non préventif ?

    • Jean-Pierre Dickes says:

      Oui, bien sûr. Une femme est ménopausée ; elle souhaite avoir un enfant ; ce sera donc possible. Ne noous pressons pas trop ; la technique commence toujours.
      Il est vrai que ceci pose des problèmes morauxx. Souvenez-vous de ccette femme de ans qui s’était fait féconder

  5. Félicie Aussi says:

    Peut-être que la nature n’a pas prévu que les femmes deviennent infertiles, et que la ménopause est une maladie de civilisation ?

  6. bonjour Dr DICKES,

    je vous remercie infiniment pour cet article qui me remonte un peu le moral.

    Je fais partie de ces femmes qui sont victimes d’IOP.
    J’ai déjà du gérer une maladie auto immune et l’on vient de m’annoncer que j’étais ménopausée, j’ai 37 ans.
    Comment puis je bénéficier de ce traitement? je souhaiterai en savoir plus meme s’il faut me rendre en Gréce.
    merci
    M.

    • Jean-Pierre Dickes says:

      Oui. C’est surement là qu’il faudrait s’adresser. Mais je ne sais ouù exactement.J’ai de mon côté des relations dans le monde de la micro immunité qui commence à se développer et qui est efficace. Il conviendrait que vous me disiez ceci couvert par le secret médical et à titre purement professionelle la nature de votre maladie immunitaire et ce qui a été traité. En tant que retraité, je n’ai pas le droit de demander des honoraires.
      Si cela vous intéresse voici mon courriel
      jpdickes@gmail.com

    • bonjour docteur,
      j’ai du soigner une RCH ( je n’avais pas la maladie de crohn). avec du pentasa prioritairement.

      sinon je suis asthmatique.
      cdt

      • Jean-Pierre Dickes says:

        A MB
        Oui, le traitement par Pentasa est connu depuis pas mal de temps tant dans le Crohn que dans la RCH.J’ai eu pas mal de patientes qui en ont bénéficié.
        J’ai quelques relations dans les milieux de la micro-immunité. Je vais essayer de voir avec ceux que je connais si cette question a commencé à être décortiquée.
        J’ai prévu d’aller en mai au congrès international qui est dirigée par des profs de haut niveaux. Je vais essayer d’avoir une vision la plus claire possible.
        En attendant, drait que vous me donniez la région dans laquelle vousvivez. Je vais essayer de voir s’il y a des médecins se rattachant à cette méthode thérapeutique en pleine expansion.
        En ce qui concerne la rèce, je ne puis vous donner de tuyaux. J’ai rapporté un article de la presse médicale; Il faudrait que vous cherchiez sur Internet le lien à partir de quelques mots clés.

  7. Bonjour docteur,
    j’ai vu votre article et je souhaite avoir recours à ce traitement j’ai appris que j’ai une iop depuis 3 ans j’ai actuellement 31 ans , je ne sais si vous pouvez me renseigner .
    Merci de votre aide
    Cdt.

    • Bonjour Flora, je suis dans la meme situation. Si vous le souhaitezn on peut entrer en contact afin de recherches.?
      cdt

Laisser un commentaire

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com