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Le prince impérial Andreï Andreïevitch Romanov, l’actuel successeur du trône de Russie
Quand il signa « the boy who would be tsar » (le garçon qui serait tsar), le vieil artiste Andreï Andreïevitch Romanov (aussi connu comme Andrew Andreyevich Romanoff) était, aussi surprenant soit-il, troisième sur la dernièrement chaotique ligne de succession de Russie, bien que plus jeune il n’aurait jamais deviné que ses cousins Nicolas et Dimitri, de la même génération, resteraient sans enfants. Celui qui fut le chef de la maison Romanov pendant vingt ans, Nicolas, mourut en septembre 2014, suivi par son frère Dimitri ce 31 décembre 2016. De fait Dimitri n’a été chef de la maison impériale que le temps de recevoir l’invitation d’Etat à rentrer en Russie, et mourut exactement la veille de cette cruciale année 2017.
 
L’invitation officielle lancée en juin 2015, pour le millénaire de la mort de Saint-Vladimir le baptiseur de la Russie, fut aussi envoyée à Maria Vladimirovna, la soi-disant « grande duchesse » (un titre exclusivement réservé aux enfants et petits-enfants d’un empereur régnant) qui clame la tsarité de Cyrille, le « tsar » autoproclamé en 1924 jamais reconnu par le Zemski Sobor (sorte d’Etats Généraux), ni par la maison impériale (et qui n’a jamais régné). Comme on le comprend aisément, le gouvernement actuel ne peut pas se mêler des disputes dynastiques, mais doit ramener et donner à la Russie ce dont le pays orphelin a besoin. Puisque, selon les vieilles et imparfaites règles de succession de Paul 1er (que seul un empereur en fonction peut amender), personne n’est formellement éligible, la première (prochaine) personne à représenter l’héritage impérial au sein de l’État ne peut être installée que par exception. La Providence règlera alors l’affaire et scellera la transition. Mais il est impossible de faire incarner quoi que ce soit en un fantôme, ou un aspirant in absentia (à l’étranger). La Russie a besoin d’un Romanov en Russie.
 
Parmi les avantages les plus évidents de tout système de succession héréditaire figure le fait que, puisque personne ne choisit l’élu (qui dans l’idéal ne peut pas refuser son devoir), il est totalement indépendant de tout pouvoir de pression. Mais la fortune fait parfois très bien les choses. L’intronisation d’un vieux Nicolas ou Dimitri sans enfants n’aurait pas empêché l’apparition d’une contestation successorale, de la part de la branche de Cyrille, à la mort de Dimitri. L’intronisation d’Andreï Andreïevitch [Photo ci-dessus] signifie la succession automatique de son fils Alexis Andreïevitch, né en 1953, apportant par là une espérance de stabilité (d’après les trois précédents) d’une trentaine d’années, largement suffisante pour assurer et normaliser la fonction avant la question de sa propre succession. La Providence a pourvu. Maintenant les hommes (Andreï et Alexis) doivent répondre à l’appel de leur devoir. Ils y seront nourris.
 
En juin 2015, lorsque la Région de Léningrad a proposé d’héberger officiellement les rapatriés dans une résidence impériale de Saint-Pétersbourg, Vladimir Petrov proposa aussi le palais Livadia en Crimée, s’exprimant donc manifestement au nom de la présidence de la Fédération. La fonction protocolaire serait de représenter et personnifier la dynastie et la nation, et fut alors comparée à la fonction du roi ou de la reine au Royaume-Uni et aux Pays-Bas d’aujourd’hui. Bien sûr le gouvernement ne pourrait passer que l’autorité dont il dispose, constitutionnelle. Du point de vue du droit constitutionnel, et comme pour un empereur, une personnification institutionnellement reconnue de l’histoire impériale (qui est la fonction actuellement proposée par le gouvernement russe) ne peut pas être élevée plus haut par un corps de hiérarchie subalterne, aussi pour aller plus loin la Russie devra recourir aux seuls corps sociaux qui ont une plus grande légitimité historique et sociale que l’Etat constitutionnel actuel, en l’occurrence l’Eglise et la société civile. Cela viendrait plus tard, les peuples russes réalisant de nouveau qu’un grand pays ne peut pas dépendre de la bonne volonté de volontaires intérimaires élus à titre temporaire, mais a au contraire besoin d’une institution stable offrant une direction à long terme quels que soient les mérites, les compétences et la longévité des individus.
 
Pour l’heure, le gouvernement russe est prêt à donner, au sein de l’État, un statut institutionnel permanent à la famille impériale avant les commémorations de la révolution et des assassinats. La Russie doit d’urgence attribuer la présidence honoraire des célébrations réconciliatoires de 2017. Les développements ultérieurs appartiennent à l’Histoire.
 
Puisse Dimitri reposer en paix. Puissent Andreï et Alexis répondre maintenant. (Source Stratdiplo)

L’initiative officielle est venue du député Vladimir Petrov du parti présidentiel, « Russie unie », qui a préparé un texte de loi qui devrait entrer en vigueur à l’occasion du centenaire de la chute du Tsar Nicolas II, en 1917. Rappelons que 2017 sera l’année de l’élection présidentielle russe. Vladimir Petrov entend « donner aux membres de la famille impériale un statut spécial » et « accélérer leur retour en Russie ». 

Alexander Zakharov, directeur de la Maison Impériale des Romanov en Russie, a indiqué que plusieurs représentants de la dynastie étaient prêts à retourner en Russie.

Pourquoi maintenant ?

Une telle initiative de la part d’un parlementaire du parti présidentiel n’est pas anodine. Le président russe sait que les USA préparent une révolution de palais en Russie et que, à tout moment, une insuffisance gouvernementale peut aboutir à un coup d’état de la part d’oligarques liés à la finance anglaise et américaine. Sur le modèle de ce que firent les Bolcheviques en 1917-1918.

Avec en outre des menaces directes émanant des USA quant à leur volonté de démanteler la Russie en une multitude de républiques aisément manipulables, le chef de l’Etat Russe peut voir dans l’option monarchiste un moyen souple et efficace d’unifier le pays sur la base des principes plus que des partis ou des élections.

En outre, elle incarnerait le retour à la tradition déjà largement amorcé dans la Fédération de Russie. (source)

Lire aussi: un article sur le « Monarchisme populaire » en Russie, auquel Vladimir Poutine semble s’être référé de nombreuses fois.  Une forme de souverainisme très en vogue en Russie.

emiliedefresne@medias-presse.info

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24 commentaires

  1. pamino says:

    Очень хорошо, Эмилия Ивановна !

    • Emilie Defresne says:

      большое спасибо! Mais mon père ne s’appelait pas pas Ivan, mon nom serait donc plutôt Эмилия петровна 😉

  2. Soupape says:

    Article surprenant, mais intéressant !

    Ainsi ce serait l’un des Peuples qui a le plus souffert du Mensonge,
    qui aujourd’hui éprouverait le plus le besoin d’avoir une famille de référence,
    pour veiller à son destin.

    Toutefois, tout cela est prématuré.

    72 ans de communisme implacable ont laissé des traces,
    et récemment je disais encore
    que les Russes ne seraient pas fréquentables avant l’an 2050.

    Hitler n’a duré que 15 ans,
    et nous n’avons commencé à admettre les allemands
    que 60 ans après 1945.

    D’ici là, il vaut mieux profiter du tandem Poutine-Mevdevev.
    Il n’est pas si facile de trouver un Chef comme Poutine,
    et une maîtrise de soi comme la sienne résulte de longues méditations,
    qui ne s’improvisent pas.

    Le mieux, pour les 10 ans qui viennent, est donc de le conserver,
    le temps que l’élucubration .°.mondialiste.°., et .°.philosophique.°.
    commence à décliner.

    • Bouseux says:

      J adhère à l’idée de créer un souverain au delà des partis qui unirait la conscience spirituelle d’un pays plutôt que celle politique.

    • pamino says:

      Ô Soupape d’étranglement, ne soyez pas si pessimiste. Hitler a commencé au plus tard à la Traité de Vienne de 1814 qui a amené la Prusse sur le Rhin, mesure vivement opposé par le sage mais un peu criminel Mgr de Talleyrand le jeune*, et le progrès guerrier des Prussiens s’est accéléré pendant tout le XIXe pour culminer dans la guerre de 1914-18, ou mieux -1919 pour faire le lien entre les traités de Versailles, Trianon etc. et les misère et chaos du début des années 30 qui ont culminé avec le succès du parti nazi aux élections et la nomination d’Hitler comme chancelier le 30 janvier 1933. La Russie a fait son parcours plus vite, disons pour simplifier de 1914 jusqu’à 1990 ; et les Russes savent qu’ils sont des Russes tout comme les Français savent qu’ils sont des Français, tandis que les Allemands ne savent toujours pas trop ce que c’est d’être des Allemands. (C’est la faute à Napoléon, avec la coopération, pour des raisons dynastiques, de l’empereur François II/I.)
      1990, ce n’est pas 1945. Malgré vos prédictions, les Russes me semblent déjà fréquentables ; mais ils ne seront jamais des Français, voilà la différence. Ce n’est pas grave, leurs romans ont des pages entières couchées dans un bon français.

      *On ne cesse pas d’être évêque. Sur son lit d’agonisant, au moment où le jeune prêtre voulait lui oindre les paumes, T. ferma les poings, lui présenta les deux dos de main et dit : « N’oubliez pas, monsieur l’abbé, que je suis évêque ». (C’est que ses paumes avaient déjà été ointes.)

      • François says:

        Les Russes étaient déjà parfaitement fréquentables avant même la chute de l’empire soviétique. Leur régime n’était pas bon, mais le nôtre actuel l’est-il beaucoup mieux ? Les Russes ont généralement une culture beaucoup plus étendue que celle des Français. Il n’est pas rare d’aller à Moscou chez des ouvriers ou petits employés et au dessert quelqu’un se met au piano. Ils sont très férus de littérature en général et sont très doués pour les langues.

        A la chute des soviétiques, les Russes étaient très vieille France, ils pratiquaient couramment le baise-main et autre marque de politesse désuètes. C’est encore le cas mais cela devient plus rare. Un russe ne laisse pas une babouchka avec ses paquets debout dans le métro ou les transports publics, etc.

        Je ne vois vraiment pas en quoi les Russes ne seraient pas fréquentables ? C’est un peuple très intéressant, qui nous ressemble beaucoup du fait qu’il est chrétien, mais qui est aussi différent, d’où son intérêt.

        Et puis question mensonge, les Russes sont beaucoup moins hypocrites dans leur ensemble que les Occidentaux. Quand ils n’ont pas envie de sourire pour plaire ou dire bonjour, ils estiment que s’ils sourient c’est hypocrite. Ils ont un abord qui surprend du fait qu’ils ne se dissimulent pas. Le contraire de chez nous où nous sommes de plus en plus hypocrites, alors que chez nous aussi l’hypocrisie était mal vue il n’y a pas si longtemps quand nous étions encore catholiques. Maintenant l’hypocrisie devient une seconde nature…

      • Soupape says:

        Poutine fait tout ce qu’il peut pour désenclaver son Pays.

        Il a raison, mais il reste des difficultés.

        1 – D’abord ne pas céder aux sirènes
        du « marketing, management, communication »,
        pour singer les américains.

        Sinon les Russes iront vers la décadence,
        et les .°. mondialistes .°. les rattraperont par là !.

        2 – Il y a la barrière de la langue :
        caractères cyrilliques, qui me permettent de vous lire
        quand vous correspondez avec Mme Petrovna,
        Mais tout le monde ne sait pas lire ces caractères.

        3 – Les Russes sont restés frustes,
        et excusez-moi le jeu de mots, un peu « rustres ».
        Le froid rend les gens rudes !

        Je l’ai vu au moment
        où les agitateurs américano-mondialistes d’Obama
        ont agité l’Ukraine,
        juste au lendemain des .°.Je-zolin-pipics.°. de Sotchi.

        Les « oukraïniens » (et les Russes),
        en sont encore au « fâchisme »
        (je fais exprès de l’écrire ainsi),
        et Poutine ne peut pas rayer le communisme
        d’un trait de plume,

        Les Russes eux-mêmes ne le peuvent pas non plus,
        car ils se sont mutuellement dénoncés,
        dans la même montée d’escaliers, etc,
        pour 3 roubles, 6 kopeks,
        et le pardon d’un tel passé demande du temps.

        4 – Pour se fréquenter, il faut être deux.

        Les Français vont devoir s’adapter aux Russes
        et découvrir leur identité, leur âme, et leur civilisation.

        Là aussi il faut du temps !
        car nous sommes des décadents SANS identité,
        et il nous faut en SORTIR,
        ce qui suppose de faire, par nous-mêmes,
        la CRITIQUE de notre propre culture,
        encombrée de nihilisme et de virtuel.

        La renaissance française ne se fera pas toute seule.
        MPI peut y aider.

        • pamino says:

          « 2 – Il y a la barrière de la langue :
          caractères cyrilliques, qui me permettent de vous lire
          quand vous correspondez avec Mme Petrovna,
          Mais tout le monde ne sait pas lire ces caractères. »
          1. Tout le monde ne sait pas lire tout court ; mais on peut l’apprendre, comme montre l’expérience.
          2. Si les ‘caractères’ grecques sont des lettres (comme le croyaient les Romains), les cyrilliques le sont aussi, parce que l’alphabet que saint Cyrille, un Grec, a donné aux Slaves illettrés est le sien, agrémenté de quelques nouvelles formes d’autres provenances afin de pouvoir représenter des sons qui n’existaient pas en grec, plus encore quelques autres plus modernes. Le mot grec qu’on transcrit en français ‹caractère› signifie ‘sceau’ et n’est pas utile ici, sauf pour entrer par la porte d’arrière en geignant ‘lettre non latine, donc incompréhensible’.
          3. Je vous félicite d’avoir su lire ma petite correspondance, mais elle était adressée (après correction par la destinatrice) non à une quelconque Mme Petrovna mais à Emilia Petrovna Dufresne (Petrovna ‘fille de Pierre’), sans indication de son état civil, donc sans s’adresser à la question de savoir si Dufresne est le nom de famille ou de son père ou de son mari; de toute façon, la forme d’adresse polie est Emilia Petrovna tout court, comme Vladimir Vladimirovitch, sans nom de famille. ‹Mme Petrovna› est tout à fait faux, come le serait ‹Mle› aussi ; il y a un nom de famille correspondant, mais c’est Petrov avec forme féminine Petrova. Puisqu’au début je ne savais pas le prénom du père pour construire le patronyme de la fille, j’en ai pris un autre, mais une petite lettre dans laquelle j’ai donné la raison de mon choix semble avoir été enlevée de la correspondance ; c’est peut-être mieux ainsi.
          4. Je suis d’accord sur le fait que tout le monde ne sache pas lire les lettres grecques et/ou cyrilliques, mais tout le monde qui sait déjà lire les lettres latines peut apprendre à lire ces autres en très peu de temps ; c’est un exercice que je vous recommande vivement. Comprendre ce qu’on lit, c’est autre chose, évidemment, mais il faut commencer quelque part. Ce que vous appelez la barrière de la langue existe dans l’apprentissage de toute langue, mais le facteur « alphabet », donc α, β, etc. n’y est dans ce cas que pour presque rien. Commencez avec l’alphabet des alphabets, donc le grec, et le reste vous sera donné, comme dit la Sainte Écriture.
          5. ‹ Les « oukraïniens » (et les Russes), en sont encore au « fâchisme » (je fais exprès de l’écrire ainsi) […] ›. Pourquoi ne faites-vous pas exprès d’écrire ‹fascismo›, si c’est sur son italianité que vous voulez insister (mais alors pourquoi) ? Les Ukraïniens (qui mettent le tréma eux-mêmes, mais presque tout le monde suit aujourd’hui le mauvais exemple anglais) sont en partie bien des fascistes, ce qui était déjà le cas sous l’occupation nazie et bien sûr avant ; mais les Russes, non. Vous faites là simplement de la diffamation mal informée, je ne sais pas dans quel but.
          6. « La renaissance française ne se fera pas toute seule.
          MPI peut y aider. » Oui, ils font leur mieux, et sous un si haut patronage ils vont peut-être même faire en sus de la norme cette année.

          • Soupape says:

            Je ne fais pas de diffamation,
            et je ne poursuis pas d’autre but
            que celui de répandre le bon sens.

            Quand je parle de la Russie d’aujourd’hui,
            avec amitié mais aussi avec réserves,
            la plupart des gens autour de moi sont d’accord.

            Je peux me tromper.

            Mais vos propos me montrent
            que vous êtes encore jeune
            et n’avez pas assez vécu pour comprendre.

            L’Histoire prend du TEMPS.
            Il serait trop long de vous l’expliquer,
            et je ne parviendrais pas à vous convaincre.

            Dernier point : j’ai insisté sur le fait qu’il faut
            CRITIQUER nous même notre propre culture,

            et la dégager de tout ce qui l’encombre :
            le nihilisme, le spontanéisme répandu par le virtuel,
            et surtout les réflexes acquis par mai68,
            afin que reparaisse l’ESPRIT FRANCAIS.

            Chacun d’entre nous doit s’y consacrer.

            Ce n’est donc pas une option facultative,
            mais une tâche immense et incontournable,
            afin d’être vaccinés contre les bavardages.

            C’est pourquoi je la suggérais à MPI.

        • François says:

          « 3 – Les Russes sont restés frustes,
          et excusez-moi le jeu de mots, un peu « rustres ».
          Le froid rend les gens rudes !  »

          J’insiste. Non les Russes ne sont ni plus frustres ni plus rustres que les Français. Parmi les Français il existe des gens raffinés et des gens très frustres et même très rustres, comme partout.

          Connaissant la Russie, (du moins une partie), je vous assure que s’ils ont une culture différente de la culture coca-cola qui est la nôtre, il existe une société russe raffinée, comme en France.

          Le danger, certes, c’est d’éviter de tomber dans le coca cola. Ils l’ont fait dans les années 90 lorsqu’ils pensaient que la culture occidentale était le summum et qu’il fallait l’imiter. A cette époque ils ont eu les fameux oligarques, nouveaux riches dont Poutine se moque parfois. Ils étaient très complexés. Heureusement pour eux, l’Occident les a rejeté et en même temps leur président leur a rendu leur fierté.

          Remarquez bien combien Poutine est distingué dans son langage et ses manières à l’opposé des dirigeants occidentaux, Obama, Trump et surtout Hollande, tous de grossiers personnages. Trump m’est sympathique a priori, mais on ne peut pas dire qu’il soit distingué.

          Les diplomates russes aussi sont d’une distinction qui crève l’écran face à leurs homologues occidentaux à l’ONU qui vitupèrent et menacent, vous le remarquerez si vous prenez l’occasion de suivre un débat du Conseil de Sécurité de l’ONU souvent retransmis par RT.

          Il faut vous dire que l’Occident retransmet une image propagandiste déformée de la Russie. En Russie pas de gay-pride. Vous trouvez la gay-pride raffinée ? Les grossièretés dans les films ne sont pas autorisés en Russie, ou tout au moins ils peuvent être censurés. etc.

          La délation institutionnalisée existe aujourd’hui même en France avec force propagande. Combien de N° verts pour dénoncer les atteintes à la shoah, aux homos, au racisme blanc et j’en passe ?

    • Soline says:

      Dire que nous avons commencer à admettre les allemands que 60 ans après 45 n’est pas fondé. J’ai vécu en Allemagne dans les années 60-70. Croyez-moi, ils étaient accueillants et charmants, soit 15 ans après 45. Villes et villages étaient reconstruits, plus de traces de guerre. Pour moi, il faut distinguer le système politique (le nazisme) et les personnes. En cas de guerre, ce n’est pas les personnes qu’il faut combattre mais les systèmes politique pervers. Pour moi, malgré mon dégoût du communisme et des fous qui l’ont propagé comme Staline et ses sbires du genre Béria, je refuse de m’en prendre au peuple russe. Sans dans cet état d’esprit que je me suis rendu à Berlin en 1989 pour démolir le mur. et accueillir les « victimes » de ce système politique pervers.

      • Yseult says:

        Ce sont plus de 90% des Allemands qui ont élu Hitler. Et pourquoi ont-ils élu Hitler ? Parce que leur économie était laminée par les banksters juifs, d’où la haine des Juifs…

        Rien n’est jamais tout-à-fait juste, mais ne parler dans la guerre de 39-45 que de nazisme est FAUX. Quand les armées allemandes étaient victorieuses le peuple allemand en entier s’en réjouissait.

        Au lieu de parler des Américains, dans ce cas, il faudrait parler des mondialistes, ou libéralistes, ou leur donner un nom adéquat à leur système idéologique de banksters.

        Pour les Français qui subissaient l’occupation c’était bien les « boches » qu’ils détestaient, c’est-à-dire les Allemands.

        Cela n’empêche pas les sympathies, mais il ne faut pas avoir peur d’appeler les choses par leur nom. En 1870 les Prussiens ont fait la guerre aux Français; en 14-18 les allemands on fait la guerre aux Français, entre autres. En 1939 les Français ont déclaré la guerre à l’Allemagne et non à Hitler seul, ni aux nazis seuls. D’ailleurs la notion de nazisme a été fluctuante, comme toute idéologie, les allemands étaient plus nombreux à y adhérer quand ils étaient victorieux que quand ils étaient vaincus.

        Quand aux Russes c’est encore autre chose. De même que tous les Français qui ont subi la Révolution n’étaient pas révolutionnaires, de même que tous les Français qui subissent François Hollande ne sont pas socialistes, de même les Russes n’étaient pas tous communistesalors que de nombreux Ukrainiens étaient communistes etc. Et la plus grande personnalité soviétique, l’une des plus cruelles, est née en Géorgie. C’est donc Staline, un Géorgien, qui a mis sous la botte soviétique les Russes. Cela n’empêche pas, curieusement, les Géorgiens d’en vouloir aujourd’hui aux Russes!

        Sans compter que Lénine était juif etc.

        Distinguer l’ennemi nazi plutôt que l’ennemi allemand durant la guerre relève de la pure idéologie mondialiste théoriser à partir des USA et de leurs banksters. Car ce sont bien les Allemands qui ont occupé la France. Nazi ce n’est pas une nationalité.

  3. pamino says:

    Chère Эмилия Петровна, il fallait mettre quelque chose, et faute de mieux, c’est moi qui m’appelle Ivan (ou quelque chose de la sorte). Mais la prochaine fois je saurai. En plus la cadence est plus jolie avec Петровна. À une paisible nuit !

    • pamino says:

      Ah, voilà quand même la lettre que je croyais avoir été enlevée. Mais qu’est-ce qu’ils font avec ‹Dufresne› ? Дюфен ? Dieu sait, mais sans doute Emilia Petrovna aussi, et peut-être qu’elle le dévoilera en temps utile.

  4. Bouseux says:

    J’espère que les Romanov n’ont pas été souillés comme nos Bourbons.

    • pamino says:

      Voulez-vous dire les Orléans, Philippe-Égalité, Louis-Philippe etc.?

  5. A la chute du mur de Berlin on a beaucoup parlé de restauration dans les pays d’Europe de l’Est,hélas rien n’est venu,espérons que la Russie réussira à renouer avec son histoire de manière plus moderne grâce à une restauration réussie.
    Il me semble que l’identité russe est très forte,la foi religieuse y joue un rôle très important,une restauration ne pourrait qu’être l’élément fédérateur le plus important avec l’Eglise.
    En France la république ne s’est imposée par voie parlementaire que dans la dernière partie du XIX° siècle et n’a véritablement trouvé une certaine stabilité légitime qu’après la seconde guerre mondiale,l’état actuel de notre système politique me semble de nouveau remettre en question la légitimité républicaine,particulièrement au sein d’une Europe dictatoriale ou les légitimes souverainetés nationales n’existent plus.
    J’ai toujours été convaincu que la restauration de la royauté dans notre pays assurerait un retour à la paix civile et à la sauvegarde de notre identité,avec l’avènement des Capétiens ce sont nos rois qui ont fait la France.

  6. Philippe Louis says:

    Qui dit « tsar » ou « empereur » ( fut-il d’opérette comme en Grande-Bretagne ), dit surtout Empire…
    https://www.youtube.com/watch?v=UIkWajxSnLk

    • François says:

      Honte à vous de répandre ce torchon qui affirme que Poutine est un assassin uniquement parce qu’il a fait partie du service de renseignement de son pays.

      Je n’ai lu que la deuxième page mais une affirmation de ce type qui n’est que de la vulgaire propagande mensongère, me suffit pour ne pas chercher à lire la suite.

      D’ailleurs dés la première page il est question de guerre psychologique, votre vidéo n’est qu’un élément de plus de la guerre psychologique de bas étage incontournable en France. Tant qu’à faire de la propagande, la faire intelligemment au moins et avec des arguments crédibles.

      Le diable est le père du mensonge et les menteurs sont ses fils.

      • Philippe Louis says:

        Si vous aviez un minimum d’ouverture et de liberté d’esprit, de saine curiosité, d’humilité, d’honneteté intellectuelle, et d’objectivité, vous auriez du lire cette vidéo jusqu’au bout. Puisque ce n’est pas le cas n’en parlez pas ! Vous n’avez aucun argument. La clique des poutinolatres n’est bonne qu’à méditer les bienfaits de Poutine… dans les goulags sibériens ! 😀

        • François says:

          Votre haine de Poutine vous brouille l’esprit: il n’y a plus de goulags sibériens! Quel dommage, n’est-ce pas ?

          • Philippe Louis says:

            Ha Ha Ha ! Vous etes tragi-comique et pathétique mon cher, et d’une ignorance crasse par-dessus le marché! Mais je vous retourne le compliment; votre idolatrie de Poutine vous brouille l’esprit, et vous aveugle. Vous ne voulez pas voir la réalité en face car elle remettrait en question vos illusions et vos reves! Un conseil; allez donc faire un tour en Sibérie et..restez-y ! 😀 😀 😀

            • François says:

              Merci du conseil: la Sibérie, c’est magnifique c’est immense et il y a de grands lacs. Jusque-là j’ai préféré me cantonner à Moscou et sa région mais j’entends bien aller au-delà, c’est tellement vaste la Russie qu’il faut une vie pour l’explorer sur toutes ces facettes.

              Je comprends que vous enragiez comme Obama, Hollande et les autres que Poutine soit non seulement plébiscité par plus de 80% des Russes mais encore que les Russes soient enviés partout dans le monde d’avoir un si bon président, qui remporte victoire sur victoire, et notamment en France où de toute évidence nous sommes très nombreux à admirer l’action de Poutine.

              Faites attention à force de haïr Poutine vous courrez droit à un ulcère d’estomac.

              Notez bien que Vladimir Poutine fait enrager l’envieux que vous êtes malgré lui, il ne sait même pas que vous existez.

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