Nicolas Sarkosy et Richard Descoings

Un réseau LGBT parti de l’ENA à la conquête du pouvoir? C’est ce que semble décrire Raphaële Bacqué, journaliste du Monde, dans sa biographie de Richard Descoings: « Richie »… bien qu’elle ait cru utile de réfuter l’existence d’un lobby, qu’elle décrit pourtant fort bien dans l’interview qu’elle a donné à BFMTV mercredi, en évoquant « un réseau » d’entraide et de cooptation

Richard Descoings, ancien directeur de Science-Po, conseiller d’Etat, homme de cabinets ministériels de gauche comme de droite, est mort à 51 ans dans une chambre d’hôtel à New York le 3 avril 2012 « de causes naturelles, d’une crise cardiaque », selon le médecin légiste de New York. Au récit de sa double-vie plus que scabreuse et ténébreuse, la conclusion hâtive d’une mort naturelle laisse cependant perplexe, d’autant plus que:   

Après la découverte du décès, la police de New York avait dans un premier temps évoqué une chambre « en désordre », avant d’expliquer qu’il était dû à l’intervention des services de secours. Elle avait ensuite écarté l’hypothèse d’un acte criminel, sans pour autant expliquer certains éléments troublants de l’enquête. L’ordinateur et le téléphone de M. Descoings ont en effet été retrouvés quatre étages en-dessous de sa chambre, apparemment jetés par la fenêtre. (Source)

Le décès de l’ancien directeur de Science po a mis un terme aux investigations de la Cour des Comptes, et aux révélations de Mediapart selon lesquelles les dirigeants de Sciences po auraient touché des superbonus, et des « primes de plusieurs centaines de milliers d’euros »...

M. Descoings fut notamment l’amant tumultueux de Guillaume Pépy, actuel PDG de la SNCF depuis 2008, qui est aussi vice-président du groupe Keolis, et président du Conseil de surveillance du groupe Systra, et qui fut également président d’Eurostar jusqu’en 2010. Comment un seul homme peut-il accaparer (et faire) tout cela en même temps ? Sans rien laisser à d’autres ? 

Dans Richie, la journaliste du Monde Raphaëlle Bacqué dresse le portrait d’un homme charismatique et paradoxal, conseiller d’Etat et militant d’association anti-Sida, homosexuel marié, fêtard bipolaire et acharné au travail, ami de Sarkozy et de DSK.

elle a réalisé, pour l’écrire, une centaine d’entretiens « de la rue Saint-Guillaume » aux« couloirs de l’Elysée » et « des associations gays au bars du Marais ». 

« Enarque le jour, il est homo de minuit à l’aurore ».

Car Richard Descoings, raconte Raphaëlle Bacqué, adore ses élèves, jusqu’à faire la fête avec eux, boire et danser toute la nuit en leur compagnie, ou leur envoyer des mots doux. Bref, il tutoie les limites. (Source)

Quoiqu’il en soit, à la lecture de l’extension de ce réseau LGBT décrit à l’occasion de cette biographie,  on ne peut s’empêcher de penser au cas de Florian Philippot, sorti de l’ENA lui aussi, lui aussi homosexuel, qui est en train de prendre le contrôle du Front national avec ses petits favoris, après avoir pris le contrôle de Marine Le Pen et de Louis Alliot. Un phénomène somme toute banal dans cette « République aux folles », à entendre l’auteur.

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

Achetez vos livres sur MPI
Vous faites travailler ainsi des libraires français et soutenez MPI
PORT à 1 cts A PARTIR DE 64 € D'ACHAT !

Retrouvez votre librairie sur livres-et-idees.com
avec plus de 10.000 références !

La compagnie des ombres par Michel De Jaeghere

14,90 €
Ajouter au panier
Le passé ne meurt pas par Jean de Viguerie

19,00 €
Ajouter au panier
Une élite sataniste dirige le monde par Laurent Glauzy

23,00 €
Ajouter au panier

Cliquez ici pour voir votre panier et passer votre commande

5 commentaires

  1. Dorien says:

    Je reste sur ma faim. Il y a de quoi faire un film avec ce « conseiller d’Etat, militant d’association anti-Sida, homosexuel marié (donc plutôt bisexuel qu’homosexuel : il était avec Guillaume Pépy et Nadia Marik, qu’il a épousée en 2004, tout en continuant à vivre aussi avec Guillaume Pépy), fêtard bipolaire et acharné de travail, ami de Sarkozy et de DSK ».
    Quelques extraites de la source que vous donnez :
    « Né dans une famille de médecins Richard Descoings grandit dans le 7e arrondissement, un de ces beaux quartiers de la rive gauche qu’il ne quittera jamais. Il suit la voie toute tracée des élites : lycées Louis-Le Grand et Henri IV, Sciences Po.
    » Son rang de sortie lui ouvre les portes du Conseil d’Etat. C’est à ce moment, note la journaliste, qu’il commence à mener une double vie: « côté pile, c’est un bûcheur contraint par les règles de l’ambition. Côté face, un oiseau de nuit, amateur de fêtes, d’ombres secrètes et de garçons (…) Enarque le jour, il est homo de minuit à l’aurore ».
    » Mais c’est dans les murs du Conseil d’Etat qu’il rencontre Guillaume Pépy, énarque comme lui, futur directeur de la SNCF et compagnon d’une vie. Il tiendra avec lui table ouverte dans leur appartement commun près de la Madeleine ou « dans une maison de campagne nichée dans un jardin de roses à Saulnières ». Le couple ne se cache pas, et invite volontiers. Quand Lionel Jospin fera voter le PACS, en 1999, Richard Descoings s’exclamera : « Cela fait dix ans que Guillaume et moi sommes à l’avant-garde ! »
    …» il apprend aussi à Aides, repaires d »intellectuels brillants, les ressorts d’une militance habile et d’une communication efficace.
    » Adoubé par le Premier ministre Alain Juppé, malgré ses passages dans des cabinets mitterrandiens, « Richie » prend la direction de l’école (Science-Po), à 37 ans.
    » Descoings négocie des accords d’échange avec de prestigieuses université américaines, grandement aidé par le ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine (qui met ses ambassadeurs au service de cette ambition), et par Christine Lagarde, directrice du cabinet d’avocats américains Baker & McKenzie.
    » L’école a toujours eu des profs prestigieux ? A la rentrée 2000, Richard Descoings embauche à la baisse Dominique Strauss-Kahn, empêtré dans le scandale de la Mnef et démissionnaire du gouvernement Jospin. Son entregent ouvre des portes, et sa dimension de présidentiable peut servir. Plus tard, en 2007, Richard Descoings se rapproche de Nicolas Sarkozy.
    » A l’église Saint-Sulpice débordant de fleurs blanches, écrit Raphaêlle Bacqué, « une demi-douzaine de ministres, de grands banquiers et des fonctionnaires en pagaille » assiste à son enterrement. L’association Plug’n Play des « gays, lesbiennes, bis, trans, queer de Sciences po », a été « renvoyée sur les bords de la nef ». Côte à côte se tiennent, bien droits, Guillaume Pépy et Nadia Marik, qui ont « annoncé sa mort ensemble sur les faire-parts publiés dans la presse ». »
    http://blog.francetvinfo.fr/livres-actualite/2015/04/14/richie-le-portrait-mi-ange-mi-demon-de-richard-descoings-par-raphaelle-bacque.html
    Pour finir, un trait d’humour : une association d’homos qu’il s’appelle « Plug’n play », c’est amusant. Les profs et les étudiants jouent avec des plugs à Science-Po? Ça me dilate la rate…

  2. Bourgeois says:

    Ca ne m’étonne plus que la SNCF s’en aille à vau l’eau.

    La sexualité de Guillaume Pepy n’est peut-être pas sa caractéristique essentielle. Plaire à la gauche autant qu’à la droite; ne serait-il pas FM par hasard ?

  3. Roland says:

    Ah les hommes de l’hombre ! Pardon des backrooms.

    Amant de Pepy patron de la SNCF? Freud aurait vu là matière à études… 😉

    À l’attention de Dorien
    Marié ne veut pas dire bisexualité. Les mariages de convention existent depuis bien longtemps et dans le cas présent, il est flagrant.

    Je trouve plus étonnant que personne ne réagisse quand on explique que cet homme passait son temps à sortir dans les fêtes de ses étudiants et de s’être risqué à écrire des mots doux à certains… À quelques années près la loi le condamnerait pour pédophilie. Mais la ”morale” républicaine se borne à vérifier l’âge légal et ne juge pas de abus de pouvoir, du scandale qu’il y a à voir un professeur abuser de sa position sur ses élèves. Pas de plainte pour harcèlement sexuel ? Étonnant, non?

    En d’autres temps, jamais la bienséance n’aurait permis qu’un homme avec de telles responsabilités puisse avoir cette double vie, pire, qu’il se risque dans des backrooms et se commette dans les bas fonds de la société. Mais il est vrai que lorsqu’à la tête de l’état on montre l’exemple, on ne doute plus de la ”morale républicaine” et de la ”République morale” !

  4. pamino says:

    « Quoiqu’il en soit, à la lecture de l’extension de ce réseau LGBT décrit à l’occasion de cette biographie, on ne peut s’empêcher de penser au cas de Florian Philippot […] ».

    Vous vouliez sans doute dire ici : quoi qu’il en soit. À part cela, ‹Sciences Po› a toujours eu cette consonance pour ceux qui ont l’allemand aux oreilles, puisque ‹Po› est en allemand une abbréviation de ‹Popo› ‘popotin’.

    Et ne me dites pas : « Vous vouliez sans doute dire ‹abréviation› », puisqu’il ne faut pas être moins romain que les Romains.

  5. Exquisiteur says:

    c’est comme cela que Marisol Touraine dit  » on n’a pas le droit de distinguer une catégorie de pratiques sexuelles pour lui interdire le « don du sang » (suppression de la restriction du don du sang homo en raison des conséquences)

    et en même temps
    « il faut distinguer une catégorie de pratiquants sexuels (les homos) pour leur donner un droit privilège interdit, par nature, aux autres y compris les hétéros cad le meme mariage pour tous.

    Chercher le lobby, la sodomie donnant des droits républicains en raison de la nature religieuse de l’anus déi.

Laisser un commentaire

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com