« labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France »

Y aura-t-il encore des vaches dans les prés de la campagne française ? Des vaches avec leurs petits veaux entre les jambes ? Des vaches qu’on sort le matin et qu’on rentre le soir à l’étable ? Des poules dans les cours des fermes qui chantent après avoir pondu ? Et le chant du coq au matin ? Des cochons se vautrant dans la boue avec délectation ?

Ces images si courantes il y a peu de temps encore dans nos belles campagnes se raréfient à vive allure…

Certaines de ces scènes de la vie quotidienne ont quasiment disparues. L’agriculture s’industrialise, s’américanise devrait-on dire. Il est vrai que cela ne date pas d’aujourd’hui. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale l’agriculture américaine impose ses normes à la France pour la plus grande disparition des traditions ancestrales de la paysannerie française qui préservait les deux mamelles de la France: labourage et pâturage. « Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France » apprenait-on avec fierté aux jeunes écoliers, il y a quelques années encore, selon le célèbre mot de Sully, l’intendant des finances d’Henri IV.

Jusqu’à la seconde guerre mondiale, la France n’a eu qu’une ambition suprême, son indépendance alimentaire. Or les nouveaux accords et traités internationaux au sein de l’Union européenne, et surtout celui qui se traite actuellement dans notre dos, le fameux Traité transatlantique (TAFTA), tendent à nous imposer une dépendance quasi complète vis-à-vis des USA… et la disparition des paysans, les vrais, ceux des petites fermes familiales.

Bref, L’image de Fernandel avec sa vache sera-t-elle encore compréhensible par la prochaine génération ?


La vache et le prisonnier par RioBravo

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6 commentaires

  1. « Certaines de ces scènes de la vie quotidienne ont quasiment disparu »
    Comme ont disparu les lampes à pétrole, les voitures à chevaux, … (il en reste si peu). Le regrettez-vous?
    On peut aussi continuer à
    -faire sa toilette à l’eau froide le matin dans une cuvette en faïence,
    -faire la lessive à la cendre deux fois par an (ça durait plus d’une semaine).

    • Denis says:

      Etrange réaction, CB…
      La disparition de la paysannerie constitue-t-elle un progrès?
      Ne vaut-il pas mieux manger moins de viande, mais de bonne qualité?
      Et fruits et légumes doivent-ils être insipides?
      Par ailleurs, toutes les avancées techniques, scientifiques ou autres sont-elles toujours des progrès?
      Avec les voitures à chevaux, point de pollution, par exemple.
      De la 6e à la terminale, en pension, nous nous lavions à l’eau froide, sauf pour les douches, une fois par semaine.
      Et c’était à partir de 1973 et pas il y a 100 ans, pourtant.
      Malgré les douches une fois par semaine, nous n’avons développé aucune maladie.
      L’eau froide du matin ne nous a pas tués… et y revenir permettrait de transformer les mauviettes peut-être…
      Au fait, il y avait nettement moins de poux qu’aujourd’hui, bien que nous ayons été sales!
      Pour info, la cendre reste un excellent détergent pour laver son linge, grâce à sa potasse.

      • croisé says:

        Entièrement de votre avis Denis!
        CB doit être du genre à détester l’idée que les animaux puissent avoir une vie d’animal bien traité. Il doit n’aimer que les poules en batterie. Celles qui n’ont plus de plumes tellement le surpopulation les rendent agressives les unes envers les autres, et les oeufs trafiqués. La Ferme des mille vaches qui ne voient jamais le soleil et son nourries avec de la farine animale, de sorte qu’elles sont forcées de se manger entre elles, alors qu’elles n’aiment que l’herbe tendre.

        CB doit être heureux de savoir que les paysans se suicident de désespoir et que bientôt dans les campagnes il n’y aura plus que des paysans de comédie juste là pour les touristes. Il pourra se gaver aux OGM et à la viande aux antibiotiques.

        Le savoir-faire des paysans français sera perdu, mais CB sera heureux de profiter du savoir défaire des banksters américains.

      • J’ai dû mal m’exprimer, sans doute aussi aurais-je dû être plus explicite.
        Il me semblait simplement que l’article argumentait trop peu ce qui paraît une nostalgie simpliste d’un passé idéalisé.
        J’avoue apprécier l’électricité (tant pour l’éclairage que pour la réfrigération, tellement plus confortable que les garde-manger de mon enfance, voire la glacière -à pains de glace aujourd’hui introuvables- de ma mère); le téléphone et l’ordinateur sont aussi des progrès que j’apprécie mais dont je sais encore me passer.
        La disparition de la paysannerie en revanche n’est certainement pas un progrès (et nous risquons de payer amèrement la fin des capacités d’autarcie de notre pays), ni le manque de connaissance des enfants d’aujourd’hui sur les cycles saisonniers (auxquels je joins l’étonnement d’un petit « cinq ans » apprenant que « non, le beurre ne se fait pas avec des fleurs, ni le yaourt » -hé oui, vous savez, » yoplait, la petite fleur » de la télévision).
        Les raisonnements sur la qualité et la variété de la nourriture ne sont possibles que lorsqu’on a une alimentation suffisante, ce qui m’amène à penser que les « migrants » qui refusent des colis alimentaires pas halal ne sont probablement pas aussi affamés qu’on veut bien nous le faire croire.
        De même que les « progrès » de la science ne sont pas obligatoirement bénéfiques.
        En revanche, j’aurais plus de mal à me passer d’eau chaude pour la toilette quotidienne (surtout pour les dents!). Et je ne regrette en rien la présence d’un lave-linge: l’épisode « semaine de lessive » auquel je faisais allusion vient de récits très précis, et c’était une tâche énorme, qui suscitait d’ailleurs une solidarité entre familles (une semaine ici puis une semaine chez des voisins, pour mutualiser les « bras » disponibles, y compris ceux des jeunes enfants -qu’il fallait occuper pour qu’ils ne s’approchent pas de la lessive bouillante-).
        La bonne cendre pour la lessive est de la cendre de bois, très fine, de plus en plus rare.

        • croisé says:

          Bonjour CB

          Là je comprends mieux votre point-de-vue. J’ai eu moi aussi des récits de personnes encore jeunes qui ont participé aux taches communes dans les campagnes. Pas tellement de lavage mais plein d’autres taches de préparations alimentaires, séchage de fruits, vendanges, châtaignes etc.

          Tous reconnaissaient que c’était de gros travaux, mais que le village était incomparablement plus conviviale et que tout le monde riait beaucoup. Entend-on encore des rires francs de grands comme de petits d’assemblées villageoises ? Non parce que tout le monde pleure devant sa TV ou son ordinateur face à la main-mise de Big brother sur les personnes et même les consciences.

          Chacun reste chez soi, souvent seul, égoïste, sans bien connaître son voisin et donc sans l’aimer. Tout le monde prétend être indépendant ce qui ne fait qu’exciter les jalousies ou les dissimulations, les méfiances aussi.

          Les progrès de la médecine eux-mêmes ne sont pas forcément que des bonnes choses. Plus personne n’accepte de mourir, les gens se mettent des fils à la patte avec d’énormes assurances, souvent obligatoires, et surtout on en arrive à détailler le corps des mourants pour convoiter certaines parties de leur anatomie.

          Les gens ont de plus en plus de mal à accepter le sacrifice gratuit. Les héros du Thalys, ont avant tout défendu leur propre peau. Ce qui est un réflexe tout-à-fait sain. Mais avant les héros étaient les gens qui voyant une personne se noyer se jetaient à l’eau au risque de se noyer eux-mêmes alors qu’ils pouvaient rester sans risque sur la berge.

          Le jeune-homme qui s’est fait tuer pour sauver une buraliste n’a pas eu les honneurs du héros, alors que lui était un vrai héros désintéressé.

          Il ne s’agit pas de nostalgie mais de perte des valeurs et d’insensibilisation aussi. On déborde d’émotivité face à la TV, mais on est froid face à ce qui arrive sous son nez.

          Et tout cela pour le culte du veau d’or, qui se planque toujours derrière l’agitation de l’émotion grand public.

          Etc.

    • Il ne faut pas confondre progrès de la science avec progrès de la conscience ou du bon sens. transrealisme.org

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