Avec l’exode rural et la disparition des exploitations agricoles les moins rentables, la part des forêts en France connaît depuis les années 80 une augmentation croissante. A l’époque des Gaulois, 75 % de ce qui allait devenir la France était recouverts de forêts. La proportion était tombée à 18 % à la fin des années soixante, avant de remonter à 25 % à la fin du XXe siècle. Elle est désormais de 31 %, soit sensiblement au niveau de la moyenne mondiale (30,8).

Dans son rapport du 4 janvier 2018, le centre de données Worldbank donne le pourcentage de forêts en Europe. Si les pays riverains de la Baltique sont majoritairement constitués de forêts, c’est également le cas de plusieurs pays balkaniques. Il n’y a pas de données pour le Kossovo, ce dernier, si on tient compte des pays voisins, devant être au-dessus de la moyenne mondiale.

Les pays d’Europe sont répartis en 9 strates :

  • Plus de 62 % de forêts : Finlande (73,1 %) et Suède (68,9 %).
  • Plus de 50 % de forêts : Slovénie (62 %), Monténégro (61,5 %), Lettonie (54 %) et Estonie (52,7 %).
  • Plus de 40 % de forêts : Russie (49,8 %), Autriche (46,9 %), Liechtenstein (43,1 %), Bosnie-Herzégovine (42,7 %), Belarus (42,5 %), Arménie (40,6 %) et Slovaquie (40,3 %).
  • Plus de 34 % de forêts : Espagne (36,8 %), Bulgarie (35,2 %), Lituanie (34,8 %), Portugal (34,7 %), Tchéquie (34,5 %), Croatie (34,3 %) et Andorre (34 %).
  • Plus de 30,8 % de forêts : Luxembourg (33,5 %), Norvège (33,2 %), Allemagne (32,7 %), Suisse (31,7 %), Italie (31,6 %), Grèce (31,5 %), Serbie (31,1 %), France (31 %) et Pologne (30,8 %).
  • Plus de 22 % de forêts : Roumanie (29,8 %), Albanie (28,2 %), Hongrie (22,9 %) et Belgique (22,6 %).
  • Plus de 10 % de forêts : Chypre (18,7 %), Ukraine (16,7 %), Turquie (15,2 %), Danemark (14,6 %), Royaume-Uni (13 %), Moldavie (12,4 %), Arménie (11,7 %), Pays-Bas (11,2 %) et Irlande (10,9 %).
  • Moins de 10 % de forêts : Ile de Man (6,1 %), Islande (1,1 %), Malte (1,1 %) et Iles Féroé (0,1 %).
  • Pas de forêts : Gibraltar, Monaco, San Marin.

Ce ne sont pas les basses températures qui sont responsables du manque d’arbres en Islande, mais les vents violents qui déracinent la quasi-totalité des arbres plantés.

Hristo XIEP

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