histoire-marine-guerre-française

Le contre-amiral Rémi Monaque figure parmi les plus importants historiens de la marine de guerre française et est un spécialiste de la marine impériale.

Après 37 années de carrière active dans la Marine nationale et 25 autres consacrées à la recherche historique sur cette même marine, Rémi Monaque s’est lancé dans la rédaction de cette volumineuse étude centrée sur les relations entre la France, ses gouvernants et son opinion publique, et la marine de guerre. Voici tour à tour la marine de Richelieu, du Roi-Soleil, de Louis XV, de Louis XVI, et les exploits des hommes de la Royale. Puis vient le temps des désastres sous la Révolution et sous l’Empire. Et le retour de la Royale, de Louis XVIII à Louis-Philippe.

Dans cette longue histoire tourmentée et souvent malheureuse, deux ruptures, d’ailleurs presque concomitantes, apparaîtront : celle de Trafalgar, qui met un terme à la longue confrontation franco-britannique pour la domination des mers, et la révolution technique qui bouleverse en quelques décennies le monde de la marine à voile.

En ce centenaire de la Première guerre mondiale, cet ouvrage rappelle utilement les sacrifices obscurs d’une marine ignorée.

Dans les derniers chapitres de ce livre, l’auteur évoque la marine sous Vichy, le drame de Mers el-Kébir et la tragédie du sabordage de la flotte à Toulon ainsi que le comportement de la marine pendant la guerre d’Indochine et celle d’Algérie.

Rémi Monaque aborde aussi les missions de la marine de guerre : celles héritées du passé – défense des intérêts maritimes et projection de puissance -, et celle plus récente d’assurer l’essentiel de la dissuasion nucléaire. Depuis 1947 et la disparition du dernier ministre de la Marine, il n’existe plus d’homme politique chargé de parler dans les conseils gouvernementaux des intérêts maritimes de la France, de défendre ces intérêts devant le Parlement et de porter personnellement la responsabilité de la gestion de la marine française. Cette situation que l’on peut regretter, même si elle correspond à une collaboration de plus en plus étroite des trois armées, s’est encore aggravée avec la perte progressive du pouvoir du chef d’état-major de la Marine. Devenu une sorte d’adjoint marine du chef d’état-major des Armées, le représentant naturel de la Marine ne dispose plus que d’une autorité essentiellement morale et d’un pouvoir d’influence aléatoire. 

Une histoire de la marine de guerre française, Rémi Monaque, éditions Perrin, 526 pages, 26 euros

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3 commentaires

  1. Ici, le contre-amiral, Rémi Monaque embrasse tous les aspects de la question – politique, technique, stratégique… – et dessine les grandes lignes de sept siècles d’histoire.
    Un point à noter : la rivalité franco-britannique sur mer apparaît comme centrale,… donc de tous temps les « godons » ont essayé de nous dominer !
    En diffusion sur Livres en Famille : http://www.livresenfamille.fr/p12105-remi_monaque_une_histoire_de_la_marine_de_guerre_francaise.html

    • Pierre says:

      Sept siècles d’histoire ? À ma connaissance, la France n’existait pas en tant que tel en l’an 1300.. Et donc la marine française encore moins.

      La véritable marine française ne s’est constituée qu’à la fin du 15ème siècle, après l’annexion de la Bretagne à la France, et l’intégration dans la marine française, de la flotte bretonne et de ses grands ports d’alors Cancale, Saint-Malo, Saint-Brieuc, Treguier, Paimpol, Morlaix, Roscoff, Le Conquet, Brest, Camaret,Douarnenez, Penmarc’h, Pont-l-Abbé, Concarneau, Lorient, Port-Louis, Vannes, et bien sûr Nantes.

      La plupart des grands marins français étaient en fait des Bretons, et ceci est encore valable aujourd’hui.
      Sans la Bretagne, sa façade maritime, ses ports, sa flotte et ses marins, ses expéditions, et ses multiples conquêtes de terre lointaines( Canada (Cartier),Louisiane, Antilles, Afrique, Comptoirs d’Afrique, d’Inde et d’Asie de la compagnie de l’Orient (Loc’h riant) Australie (Aléno de Saint Alouarn) , Océanie, Terres australes( Kerguelen) , la France serait très probablement restée un petit pays agricole

  2. Floch says:

    Loc’h riant = l’ Anse du Riant devant Port Louis aurait donc inspiré le nom du Soleil d’Orient et non celui ci L’Orient puis Lorient

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