Le bataillon cosaque de Kosytsin avançait hier dans les rues de Marioupol, présenté sous sa bannière où l'on peut lire "Donetsk"
Le bataillon cosaque de Kosytsin avançait hier dans les rues de Marioupol, présenté sous sa bannière

Le gouvernement de Kiev et les deux républiques novorusses ont signé un accord de cessez-le-feu qui a pris effet à partir de 19H, heure de Moscou, hier vendredi. Le président Porochenko, de toute évidence très soulagé du cessez-le-feu alors que son armée est en pleine débâcle, a reconnu que sans Vladimir Poutine cela n’aurait pas pu se faire.

C’était également le sens de l’appel envoyé depuis la Suisse par le président de l’OSCE, Didier Burkhalter: « Le dialogue en cours entre les présidents de Russie et d’Ukraine est la meilleure opportunité pour résoudre la crise », a-t-il dit, précisant que  l’isolement de la Russie créera de nouveaux problèmes en Europe et en dehors. « Les contremesures devraient être réfléchies, et les sanctions imposées contre la Russie ne doivent pas devenir un obstacle aux efforts diplomatiques.« 
On ne connait pas encore précisément le détail des engagements signés (Voir à ce sujet notre précédent article), mais « Le président Vladimir Poutine a présenté le plan en sept points, nous l’avons distribué comme un document officiel de l’ONU. C’est un autre aspect de notre travaille à l’ONU visant à la désescalade du conflit », a noté le vice-ministre russe des Affaires étrangères Gennadi Gatilov.
Quoiqu’il en soit, les engagements de Minsk signés hier entre les deux belligérants, les républiques de Donetsk et Lougansk, ne sont pas encore connus dans le détail. La Novorossiya qui avait déclaré renoncer à son indépendance il y a quelques jours, sans doute sous la pression de Moscou, est revenue sur ce point; le premier ministre de Lougansk, Igot Plotniski déclarait hier soir:  « Nous envisageons de poursuivre notre politique axée sur la séparation. Le cessez-le-feu n’est qu’une mesure forcée. Nous avons encore beaucoup de travail à faire« . Il est vrai qu’ils ont magistralement gagné la guerre et qu’ils n’ont aucune raison d’être trop indulgents avec un pouvoir qui n’a cessé de les opprimer, en les soumettant à des bombardements sanglants qui ont provoqué l’exode d’une grande partie de la population et en a tué une autre grande partie, sans compter les dégâts matériels: les vivres, l’eau et l’électricité coupés.
Obama, au sommet de l’OTAN a bien voulu condescendre à reconnaître que l’accord signé à Minsk pouvait être un facteur de paix à condition « que les milices de l’est de l’Ukraine s’acquittent des obligations qui leur incombent », comme si cet accord n’engageait qu’une seule partie.
Il ne fait pas de doute en l’état actuel, cependant, que la crise ukrainienne a permis à Washington d’avancer un peu plus loin ses pions en Europe en direction de la Russie. Selon le représentant permanent de la Russie auprès de l’OTAN, Alexander Gouchko , « des mesures sont prises pour assurer la présence permanente des forces de l’OTAN dans la Baltique et dans la mer Noire ». (…)  « des contingents militaires se relaient en Lettonie, en Lituanie, en Estonie et en Pologne ».
Le rôle de l’OTAN, a-t-il précisé, a été destructeur à toutes les étapes de la crise ukrainienne. « les exercices de l’Organisation en Ukraine constituent une provocation, dans la mesure où ils invitent Kiev à résoudre la situation dans le sud-est du pays par les armes.« 
Du point de vu des intérêts mondialistes occidentaux, l’agitation soulevée en Ukraine par ses services secrets, est couronnée de succès. Les membres de l’OTAN sont rentrés dans le rang, les Etats baltes et la Pologne à peine soulagés du joug de l’Empire Soviétique, se sont agenouillées devant l’oncle Sam pour qu’il leur mette le sien. La France qui s’était distinguée en refusant d’épauler les USA dans son agression contre l’Irak en 2002, annonce qu’elle va se ranger militairement à ses côtés dans la lutte contre l’Etat islamique, alors que les conséquences de cette guerre ne devrait être supportées, logiquement, que par le pays qui a mis le feu aux poudres, c’est-à-dire les USA.
Emilie Defresne

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