En septembre dernier, la communication vaticane a été officiellement confiée, par le pape jésuite, à ses confrères ignaciens : le très moderniste père Arturo Sosa Abascal, le « pape » noir des jésuites, règne dorénavant, en symbiose avec le pape en blanc, sur l’information qui sort des Palais apostoliques.

Pour, selon le mot de François lui-même qui clôt la vidéo de présentation, « réformer » en « donn[ant] une autre forme aux choses. »

Cette phrase pourrait sembler banale, ce qu’elle n’est pourtant pas. Les termes choisis par Jorge Maria Bergoglio ne sont pas anodins, ils ont une double orientation : en pratique, ce sera la possibilité d’améliorer une réalité ou supprimer des abus, le sens le plus conforme à l’action réformatrice. Mais philosophiquement ils prennent un tout autre sens : ils signifient que l’actuel pontife considère l’action de réformer comme la faculté de donner une autre définition aux choses. Ce qui permet d’entreprendre une révolution bien plus qu’une réforme !

L’on ne peut d’ailleurs que constater que depuis qu’il est monté sur le trône pétrinien, il est appliqué à révolutionner ce qu’il reste de morale, de discipline, de doctrine, de liturgie dans l’Église conciliaire, sous couvert de réforme... Il garde les mots, les concepts, les règles tout en leur donnant un autre sens, « une autre forme ». Amoris Laetitia en est un exemple parlant : le sacrement de mariage subsiste mais son indissolubilité est subtilement abandonnée, le péché existe toujours mais il est réduit à une notion essentiellement subjective, la grâce sanctifiante ne dépend plus de l’état de vie objective des personnes, etc.

La communication vaticane est mise au service de la révolution bergoglienne. Avec la bénédiction de François…

Francesca de Villasmundo

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Un commentaire

  1. Donner une autre forme ?

    Pour renier le fond, on commence toujours par modifier la forme.
    Demandez aux politichiens !

    Après quoi les personnages de la farce
    ne pèsent pas plus que leur poids, qui n’est pas lourd.

    Pour trahir, Juda avait choisi d’embrasser Jésus …
    Simple modification de forme, bénigne, bénigne ! …
    C’était juste pour être plus près du Rabbi …

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