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Vous pensiez que la peine de mort n’existait plus en France ? Plus pour les criminels. Mais elle vient d’être rétablie pour les innocents dont le seul tort est que leur état de santé ne satisfait pas les critères de la République.

Le rapporteur public du Conseil d’État a donc préconisé la mort de Vincent Lambert, ce jeune homme de 38 ans devenu tétraplégique en 2008. Le juge l’a condamné à mort en enjoignant de cesser de l’alimenter et de l’hydrater.

Ces conclusions, énoncées vendredi matin devant le Conseil d’État, réuni pour l’occasion dans sa plus haute formation de jugement – «l’assemblée du contentieux» – seront examinées dans les jours qui viennent par 17 juges. La décision sera rendue dans le courant de la semaine prochaine.  À ce stade de la procédure, plus aucun recours n’est possible devant une juridiction française. Seule la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), si elle était saisie, serait compétente à suspendre l’application du jugement.

Viviane et Pierre Lambert, ses parents, redoutaient jeudi avoir vu leur fils pour la dernière fois.

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11 commentaires

  1. Dominique says:

    Des assassins,c’est le mot qui convient.

  2. Serviam says:

    Ignoble. Des monstres, rien d’autre. Ils devront payer.

  3. Serviam says:

    Au fait : « ADMD » : « Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité » de l’autre taré Romero par ex je crois ? Mais depuis quand la souffrance est indigne ??! Depuis quand c’est une honte ??! C’est tout le contraire… Dans la doctrine catholique la souffrance est méritoire, pour soi ou pour les autres, concrètement. Elle mérite et donc elle sauve pour une éternité bienheureuse en récompense. Mais c’est clair que si vous oubliez la doctrine catholique et « la souffrance, médecine de l’âme », souffrance que Dieu, Jésus-Christ a définitivement consacrée en mourant en expiation pour nous tous sur une croix infâme, pourtant l’instrument de notre Salut, de notre rédemption, de notre victoire… Si vous oubliez tout cela, oui, alors c’est la porte grande ouverte à toutes les dérives quant au vrai sens de la vie, de la souffrance et de la mort.

    On est sur terre pour mériter, ce que Dieu nous propose gratuitement : le Ciel. Ce temps sur la terre n’est donc qu’un pèlerinage, pour mériter face aux épreuves. On n’est pas sur terre pour s’amuser. Je ne dis pas qu’il faut sans cesse rechercher la douleur;-), mais il est doctrinal que l’homme ne trouvera jamais un bonheur parfait sur cette terre, parce que Dieu ne l’a pas prévu! C’est au Ciel que ça se passera ! « Souvenez-vous que vous êtes dans le monde, et non pas du monde ». En exil, « in hac lacrimarum valle » (dans cette vallée de larmes).

    « Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera. » (NS J-C, dans St Marc 8:35)

    • Philippe B. says:

      A vous lire (je suis catholique) la souffrance est voulue par Dieu pour nous permettre de gagner le Ciel.

      Cette réflexion n’est pas du tout chrétienne, encore moins catholique. La doctrine de l’Eglise n’enseigne nulle part que « la souffrance est méritoire » comme vous dites. La souffrance n’est en aucune façon voulue par Dieu et en elle même n’est nullement salvifique. Ce qui nous sauve n’est pas la souffrance mais le Christ, et notre union à lui dans la souffrance si celle ci nous tombe dessus, d’autant plus si nous la subissons en témoignant du Christ (cfr. chrétiens persécutés) mais nous n’avons pas à la rechercher. Une telle doctrine tient plus du dolorisme.

      La souffrance est la conséquence du péché, la création entière souffre du fait du péché de nos premiers parents et de toute l’humanité à leur suite et la création souffre des douleurs de l’enfantement, dans l’attente de la révélation des fils de Dieu, comme c’est écrit dans la Bible. Mais Dieu n’a jamais poussé l’homme à pécher et à connaitre la souffrance. La souffrance n’est pas un cadeau de Dieu pour mériter le Ciel ! Ce serait prétendre que du mal puisse sortir du dessein bienveillant de Dieu.

      Mais devant le fait accompli Dieu pour sauver l’homme déchu a décidé de déposer sa couronne, est descendu de sont trône et est entré dans le monde déchu, en la personne de son unique Fils, Jésus Christ. Le message de Jésus était un message d’amour et de paix, mais l’homme n’a pas su l’accueillir, et l’a crucifié tant son coeur est empli de haine ; c’est l’homme qui par conséquent provoque une grande partie des souffrance de ce monde et les inflige même au plus innocent de tous, Dieu.

      Si la Croix est l’unique chemin de salut c’est parce que c’est celui que le Christ a pris, non par choix mais par amour, telle une brebis qu’on emmène à l’abattoir et qui plutot que de lutter, bien que ne voulant pas la mort pour elle même, l’accepte sachant que de cette mort sortira la vie, tel une graine qu’on met en terre, qui pousse et donne un arbre qui monte vers le ciel en portant sur lui tous les oiseaux du ciel (Jésus c’est l’arbre, les oiseaux ce sont les âmes qui mettent leur foi en Lui)

      En union à cette mort infâme du Christ sur la Croix, nous pouvons donc offrir nos propres souffrances à Dieu et dans la foi être assurés que nous connaîtrons la même résurrection que Dieu a accordée à son Fils.

      Mais pour ceux qui souffrent autour de nous, ne leur sortons pas que c’est la volonté de Dieu. D’une part ce n’est pas vrai, d’autre part ces personnes souffrantes on plus besoin de charité, de paroles d’amour et de paix, d’être aimées et accompagnées dans leur souffrance, que d’entendre des biens-pensants leur dire « vas y souffre c’est bon pour ton salut ! »

      Voici une émission intéressante à ce sujet : http://www.rcf.fr/radio/rcfnational/emission/142341/415712

  4. Dominique says:

    On vous souhaite malgré tout,Serviam, de ne pas subir de grandes souffrances dans votre cheminement terrestre parce que la doctrine est belle certes mais peu la supporte sans tomber dans la rébellion à Dieu,tout le monde ne s’appelle pas Job.

    • Philippe B. says:

      Bonjour Dominique,

      Je vous rassure la doctrine présentée par cet internaute n’est pas du tout chrétienne !

  5. Serviam says:

    1) « de grandes souffrances dans votre cheminement terrestre », ça a commencé pour moi à 17 ans, et ça continue à 32;-) Pour la vie sans doute sauf miracle. Et je sais que sans cette maladie j’aurais peut-être mal tourné et laissé plus ou moins tombé la religion. « La maladie décape l’âme ». Quand tout va bien, on a tendance à vouloir se passer du bon Dieu. Mais je ne suis pas là pour étaler ma vie.

    2) Juste une dernière chose : On a été confrontés au problème pour ma grand-mère maternelle.

    Ce qui est très intéressant c’est de savoir que le personnel médical et infirmier en France est très hostile à l’euthanasie. Ils reprochent aux gouvernements de favoriser cette « orientation » – de facilité ? en plus d’être idéologique – alors qu’il faudrait par ex bien davantage investir dans les soins palliatifs et leur développement. Sauf que ça coûte du pognon et que l’Etat est très avare de son fric. Vous trouverez confirmation de cela un peu partout sur internet, quand il est question de l’avis du monde hospitalier sur l’euthanasie. Ou posez toutes vos questions au Dr Jean-Pierre Dickès, chroniqueur sur ce site et spécialiste des questions de bioéthique, Président de l’ACIMPS entre autres : http://acimps.org/

    Sans la prière et les sacrements qui donnent la force, effectivement on peut facilement se rebeller. Cependant, dire que Dieu nous éprouverait au-delà de nos forces, ou que la résistance est possible à seules quelques « âmes d’élite », c’est faire acte d’hérésie, puisqu’il est écrit: « Dieu ne permettra pas que vous soyez éprouvé au-delà de vos forces » (Saint Paul). Alors certes la croix, l’épreuve est souvent « taillée sur mesure », c’est « just »;-), mais jamais au-delà, et Dieu décide dans Sa Sagesse de l’intensité de l’épreuve en fonction de la capacité d’endurance naturelle et de la piété de la personne. Mais si vous ne priez pas et pas de sacrements, ça va être très compliqué, on est bien d’accord !

    « Tout le monde ne s’appelle pas Job » Mais Dieu nous demande à tous d’être comme lui ! Alors qu’est-ce qu’on fait ? De toute façon la question est réglée par la « belle doctrine » : l’euthanasie est interdite, et constitue un péché mortel. Point barre, Dieu et l’Eglise qu’Il a lui-même fondée ont parlé. Ca ne veut évidemment pas dire qu’il faut ignorer superbement, comme des indifférents cruels et égoïstes, la souffrance, souvent terrible, des gens. Je suis bien placé pour le savoir !

    Union de prière.

    • Philippe B. says:

      Bonjour,

      En fait Dieu n’inflige pas tel malheur ou telle souffrance à l’homme, d’un degré différent suivant la capacité de l’homme à le subir. Quelle horreur de penser cela ! Quelle horreur de prétendre que Dieu peut vouloir que l’homme souffre !

      N’oublions pas que tout ce qu’a créé Dieu dans la Genèse était bon ! Pourquoi alors la souffrance ? Comme dit précédemment, c’est la conséquence du péché, de la désobéissance de l’homme aux commandements de son Créateur, commandements qui ne servent qu’à lui donner des lignes directrices pour mener sa vie suivant le dessein d’amour de Dieu. Seul le Malin (l’antique serpent) nous susurre à l’oreille à longueur de temps que ces lois sont mauvaises pour l’homme et nous rendent moins libres (de suivre toutes ses pulsions de morts plutot que de les rejeter) alors que c’est tout le contraire.

      En effet, Dieu est comme des parents donnant des règles à leurs enfants, non pour les rendre esclaves mais bien libres. Mais en désobéissant à ces règles, l’homme devient esclave et engendre tout ce qui est opposé au plan de Dieu, à l’Amour : guerres, injustices, mort, haine… et souffrance.

      On voit donc que la souffrance en elle même ne peut nous sauver, d’autant plus si nous en sommes responsables (nous sommes tous responsables des guerres par exemple, car tous pécheurs et tous à bord du même bateau) Seul peut nous sauver un innocent, qui n’a jamais péché et peut ainsi porter le péché de tous – et ses conséquences – sur lui pour enfin faire basculer le sens de la souffrance et la transcender, tirer du plus grand mal (jamais voulu par Dieu ! mais provoqué par l’homme) le plus grand bien. Tel un père qui vient rechercher son fils tombé au fond d’un puits par désobéissance.

      Non, si Paul disait que « Dieu ne permet pas que vous soyez éprouvé au-delà de vos forces » cela signifie que Dieu porte sur lui la plus grosse partie de nos souffrances et nous donne la grâce de vivre notre part en union avec son Fils plutot que de nous rebeller. Bien sur c’est par la foi que nous le réalisons.

  6. Struyven says:

    Là, je ne vois plus de ligne de démarcation entre une euthanasie et un assassinat. Surtout ne devenez pas comme ce monsieur qui n’est plus même de se défendre ou de dire ce qui est son souhait !

  7. ritarapidissima says:

    les parents de Vincent Lambert font preuve d’amour avec un grand A, EN France de plus en plus, dans certains services hospitaliers (gériatrie et autre;..) le malade dérange, ça serait mieux s’il n’y en avait pas n’est ce pas ?
    Vincent , je pensais à toi et à tes parents et mes larmes coulaient. Je viens d’apprendre que la cour européenne des droits de l’homme ne permet pas à l’état français de le condamner à mort !

  8. Madal says:

    Je m’y connais que peu dans la religion catholique et tout ce bordel, mais l’obstination déraisonnable et l’acharnement thérapeutique n’est pas quelque chose de contraire à la religion? M’enfin, attendez, on parle immédiatement d’Euthanasie, avez-vous au moins eu la bonne idée de vous renseigner sur l’affaire avant de rager sur internet?
    L’euthanasie, c’est autrement dit « faire mourir ». Dans le cas de Vincent Lambert, l’Etat souhaite mettre en place la loi Leonetti de 2005 qui consiste à arrêter de s’acharner pour RIEN dans un cas d’un mal INCURABLE, en phase terminale ou quoi. Cette loi n’autorise pas l’euthanasie, mais n’autorise pas non plus l’obstination déraisonnable, ce qui me semble d’un point de vue éthique, un peu plus acceptable. L’idée ici est d’arrêter le traitement dans le but de soigner le mal causal et de soulager les douleurs ainsi que de suivre le patient et ses proches sur un point de vue psychologique par le biais de soins palliatifs. Donc cela signifie « Laisse mourir », « laisse la nature faire ». La religion ici n’a rien à faire là. Et si Dieu était si bon, il ne laisserait pour rien au monde quelqu’un souffrir tout en restant, jusqu’à la fin de sa vie, dans un état végétatif. Car faire cela c’est torturé, et c’est l’acte d’un monstre. Je me mets à la place de Vincent Lambert, et je peux vous assurer que je ferais n’importe quoi pour mourir, trouver le repos, étant maintenant sure que je resterais à vie dans cet état pitoyable.

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