Vos enfants sont-ils doués ? Recherche ADN

Des scientifiques britanniques sont sur le point de prédire la réussite scolaire des enfants à partir de leur ADN. Il s‘agit de déterminer leurs forces et leurs faiblesses en rapport ce qu’ils sont génétiquement ; ceci afin d’orienter les parents dans l’éducation de leurs rejetons, selon les déclarations du Pr Plomin du King’s College de Londres et auteur de l’étude. L’idée première était que « ce qui rend les élèves à réussir différemment dans leur réussite scolaire est fortement affecté par des différences d’ADN. »

Pour ce faire il a étudié les variantes génétiques de 5.825 enfants âgés de 7 à 20 ans en ciblant leurs connaissances de l’anglais et des mathématiques. Pour ce faire, il a orienté ses recherches sur les variantes de 20.000 gènes identifiés comme nécessaires à la connaissance de ces matières. Ceci tout simplement en les comparant avec les génomes de personnes ne connaissant ni l’anglais ni les mathématiques. Pour chaque enfant ils ont établi un score appelé « polygénique » qui leur permet de prédire actuellement en partie le taux de leurs réussites possibles. L’intérêt bien évidemment est de prévenir les futures difficultés du développement intellectuel de l’enfant. Mais bien évidemment ce n’est qu’une partie de réponse.

Il est évident que ceci est une orientation. Il ne faut pas avoir une vision fixiste de l’ADN. Celui-ci change constamment et il est possible de le modifier par ce qui se nomme le phénotype ; en pratique les effets du milieu et de l’environnement de quelque nature que ce soit, notamment familial. Celui-ci a un rôle déterminant dans le passé et pour le futur.

Dans cette affaire, l’ADN n’est pas seul concerné et ne constitue que 10 % de la réponse. Mais pour Saskia Selzam qui dirige l’unité de recherche génétique en matière de psychiatrie, ce résultat est considérable. « C’est beaucoup mieux que ce que nous obtenons par quel qu’autre moyen. Quand on pense par exemple que le sexe  n’explique que 1 % des différences entre les aptitudes aux mathématiques entre filles et garçons ».

Il faut donc voir dans cette découverte un premier pas, mais un pas de géant vers la connaissance afférente aux aptitudes des enfants à travailler à l’école. Elle a été publiée par la revue Molecular Psychiatry du 18 juillet.

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14 commentaires

  1. « ce qui rend les élèves à réussir différemment dans leur réussite scolaire est fortement affecté par des différences d’ADN. »

    Cela revient à dire qu’il y a une prédestination au succès ou à échec. C’est d’une désespérance terrifiante ! Pas la peine de travailler, si votre ADN est pourri, vous serez un nul toute votre vie. Les britanniques sont vraiment des gens détestables.

    • Boutté says:

      C’est pourtant indéniable : le goût de l’effort et les capacités de compréhension comme de mémorisation ont support génétique. Ce qu’il faut combattre, c’est la tentation de faire de nos enfants des OGM pour leur faciliter l’avenir. Autant la modification génétique des plantes est indispensable pour dans le temps futur les hommes puissent se nourrir , autant le surhomme n’est pas à fabriquer . Un récente étude britannique montrait que le QI moyen allait diminuant des peuples jaunes aux peuples noirs en passant par les blancs .C’est ainsi .

  2. Jean-Pierre Dickes says:

    Pas du tout. Si vous lisez bien l’article l’ADN se modifie continuellement. Par exemple si vous vous droguez, votre ADN se trouve modifié. De plus comme cela est expliqué, le voile n’a été levé que pour 10 % de ce que représente le futur de l’enfant. Il rest encore 90% à découvrir. .
    Ne vous affolez donc pas.
    Je suis content de vous retrouver Efgy et je vous salue bien en Jésus Christ.

    • Bonjour Docteur,
      J’avais bien compris que l’ADN pouvait se modifier.
      Ce que je voulais dire, c’est que la science ne parle jamais (et c’est normal) de la grâce. Qu’est-ce que cela veut dire « enfants doués » ? Pour moi, des enfants doués sont ceux qui font ce que Dieu veut. Là est la vraie intelligence.
      La science penche à faire croire qu’il y a une prédestination génétique au succès ou à l’échec. Or, c’est Dieu qui prédestine de toute éternité au succès ou à l’échec. Jésus-Christ était prédestiné à l’échec sur le plan purement humain, mais au plus grand succès qui soit au monde sur le plan divin, et c’est ce qui compte.
      Il est dangereux, à mon avis, de ne regarder que du côté de la science. C’est resté sur un plan humain et matérialiste de la réussite d’une vie. Or, il faut encourager les enfants, ne pas les enfermer dans un carcan scientifique, car c’est creuser un abîme entre ceux qui auront la chance d’avoir un environnement favorable, c’est-à-dire chrétien, d’avec ceux qui n’auront pas cette « roue de secours » pour compenser leurs gènes « défectueux ».
      Je comprends l’utilité de la science, mais sans la grâce, elle est vaine et son langage trompeur.
      J’aime beaucoup vos articles, ils m’intéressent, néanmoins, beaucoup.

      • Jean-Pierre Dickes says:

        Chère Efgy,
        Pour vous envoyer le compliment, je vous dirais que quand j’écris un article et qu’il n’y a pas une petite intervention de votre part je me sens un peu seul.
        Ce que vous dites est absolument parfait. Il y a une prédestination génétique de 30 %. Votre taille, la forme de votre nez, votre futur diabète. Mais ensuite, il y a ce que votre faille et la société apporte qui fera de vous ce que vous êtes.
        Bien sûr ce n’est pas notre salut sur terre qui compte mais notre salut dans le Ciel.
        Il y a l’instruction, l’éducation, et la Grâce. Encore faut-il la demander. A ce niveau Dieu a besoin des hommes.
        Si on ne lui demande rien, il ne dit rien, ne répond rien, ne donne pas sa Grâce.
        Je vais vous faire une confidence. J’ai perdu en enfant de 18 ans de la myopathie . Une âme privilégiée. Il est mort avec aux lèvres les dernières paroles du Chris en Croix. Et dans un des délires qui ont précédé sa mort, il s’est mis à crier « Mais la Grâce ? Mais pourquoi ne croient-ils pas en la Grâce ? ». Cette Grâce qui lui avait permis de mourir sereinement après avoir eu une vision de la Sainte Vierge. Voilà !
        je vous raconte cela dans la mesure où vous êtes une personne qui peut comprendre cela. Si vous me le demandez je vous enverrai le récit des derniers jours de notre enfant. jpdickes@gmail.com

        • @ « J’ai perdu en enfant de 18 ans de la myopathie »

          Je le savais.

          Pour votre proposition du récit, je répondrai comme saint Louis que l’on était venu chercher parce que le Christ apparaissait dans une hostie (je crois) : « je n’ai pas besoin de voir pour croire. »
          Ce que vous venez de raconter suffit.

          C’est une grâce d’avoir un enfant au Ciel.

  3. MCF68 says:

    Le vieux débat de l’inné et de l’acquis. Personnellement je suis plutôt un partisan de l’acquis. Les tenants de l’importance de l’acquis sur le développement de l’intelligence estiment, que tout ne se joue pas avant 6 ans. C’est ce qu’ont prouvé Michel Duyme et Marie-Annick Dumaret dans leur enquête publiée en 1999, après avoir observé des enfants adoptés tardivement par des parents d’une classe sociale plus élevée. « Même si la prime enfance reste une période d’apprentissage clef, le QI peut évoluer positivement dans un environnement socio-économique plus favorable, jusqu’à l’adolescence » expliquent-ils.
    Le milieu dans lequel nous vivons revêt une grande importance, car il offre un soutien.

    C’est la famille qui transmet le goût et la volonté d’apprendre et de savoir.

  4. Jean-Pierre Dickes says:

    Vieux débat en effet. Je puis vous préciser que les généticien considèrent que la génétique nous détermine pour 30 % de ce que nous sommes. Le reste relevant de l’apport de la société, de la faille, du climat, de l’environnement.
    Bien à vous.

    • MCF68 says:

      Je crois que j’avais lu les mêmes chiffres dans une étude sur des jumeaux qui avait été séparés à la naissance.

    • Boutté says:

      Un tiers, c’est énorme . Il est aussi intéressant de comparer les résultats des étudiants des différentes académies en régions où la « génétique collective » est homogène .

  5. Jean-Pierre Dickes says:

    MCF,
    Oui, vous avez tout à fait raison. Nous avons la même source. Les grands esprits se rencontrent n’est-il pas ?

  6. Watson-Eysenck-Rushton says:

    Pour les lyssenkistes négationnistes de la génétique :
    L’environnement favorable est beaucoup plus efficace sur une bonne génétique….

  7. Les enfants surdoués ont une âme qu’il faut sauvegarder et un coeur qu’il faut protéger.
    Une illustration passe-partout :
    http://www.ina.fr/video/CAC92007230

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