Un pays trahi par ses chefs politiques. Qui, par négligence, puis par faiblesse, et finalement par calcul machiavélique, laissent une religion étrangère s’établir, se fortifier et fomenter une guerre civile.

En face, une famille se dresse. Pendant trois générations successives, elle fournit les chefs de la résistance. Respectant autant que possible le pouvoir légitime, elle le pousse à défendre le bien commun. Au besoin, elle l’y contraint par la force. Immensément populaire, elle finit par sauver la foi et la patrie.

Vous avez reconnu la France : la France du 16e siècle, dont les protestants veulent s’emparer par leurs méthodes habituelles de lutherrorisme. En face, sur trois générations, la famille de Lorraine.

  • En la première génération, on remarque Antoine le Bon (1489-1544), duc de Lorraine. Avec ses frères, il défend efficacement son duché contre les brigands protestants qui ont ravagé l’Alsace. Son épouse invoque la Vierge Marie (Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, à Nancy), qui intervient miraculeusement pour assurer la victoire.
  • A la deuxième génération, ce sont les deux frères François (duc de Guise) et Charles (dit : cardinal de Lorraine) qui aident efficacement le roi Henri II contre la rébellion huguenote. François devient le champion des catholiques. Il vainc les protestants à Metz (1552) et reprend Calais aux Anglais (1558). Il déjoue la conjuration d’Amboise (1560), libère Bourges (1562) et repousse les insurgés calvinistes à Rouen puis à Dreux. Il est assassiné par un traître, le 18 février 1563. Il meurt pieusement en pardonnant à son assassin et en exhortant le roi Henri III à « vivre en la religion de ses ancestres ».
  • Son fils aîné Henri, duc de Guise à son tour, illustre la troisième génération. Très robuste (pour s’entraîner, il prend plaisir à nager armé de toutes pièces contre le courant d’une forte rivière), il s’est déjà illustré en plusieurs batailles. Mais il frappe les esprits par la douceur qu’il sait joindre à sa hardiesse. Ses victoires et son immense popularité suscitent la jalousie du roi Henri III, qui le fait assassiner à Blois (1588) ainsi que son frère Louis (dit cardinal de Guise). Mais le troisième frère, Charles de Mayenne, prend la relève. Pour sauver le catholicisme en France, il est à la tête de la Ligue, qui contraint Henri IV à abjurer l’hérésie calviniste. Dès qu’Henri IV obtient l’absolution papale (1595), il le reconnaît pour roi légitime. Un de ses cousins, Philippe-Emmanuel de Mercœur mène la Ligue en Bretagne, avant d’aller s’illustrer contre les Turcs en Hongrie. Saint François de Sales, qui fera son oraison funèbre à Notre-Dame de Paris, en 1602, le louera comme le modèle achevé du combattant chrétien : « Ah ! que les Français sont braves quand ils ont Dieu de leur côté. Qu’ils sont vaillants quand ils sont dévots ! Qu’ils sont heureux à combattre les infidèles» s’écriera le saint évêque de Genève, ajoutant : « Plusieurs estiment que ce sera un de vos rois, ô France, qui donnera le dernier coup de la ruine à la secte de ce grand imposteur Mahomet ».

Vous cherchez des héros ? Découvrez ceux de la résistance catholique française face au péril protestant. Louis Dominici les présente dans le dernier numéro de la revue Le Sel de la terre (numéro 100, printemps 2017), sous le titre : « La famille de Lorraine, trois générations au service de la foi catholique ».

Comme le précédent, tout ce numéro du Sel de la terre est consacré au protestantisme. Il analyse les conséquences politiques et sociales de cette hérésie (démocratie manipulatrice et capitalisme sauvage). Il cite les témoignages de nombreux convertis et il reproduit l’Exposition de la doctrine de l’Église catholique, de Bossuet, qui eut, en 1671, un énorme retentissement (on estime que ce texte ramena à la véritable Église près de 30 000 protestants). Ce numéro 100 (25e anniversaire de la revue) fournit également la table de tous les articles publiés depuis le nº1. (Sommaire).

  • Le Sel de la terre (revue des dominicains d’Avrillé) Couvent de la Haye-aux-Bonhommes, 49240 Avrillé — Ce numéro : 15 E. — Abonnement annuel (4 numéros) : 48 E.
  • L’étude sur le Lutherrorisme, précédemment recensée sur MPI, est désormais disponible en tiré à part aux éditions du Sel.

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20 commentaires

  1. Paul-Emic says:

    on n’a plus ni roi ni maison de Lorraine, pourtant notre situation pourrait très vite ressembler à celle de la France du XVI ème siècle (elle y ressemble déjà par de nombreux aspects)

    • pamino says:

      « on n’a plus ni roi ni maison de Lorraine »
      Si pour la maison, regardez dans l’annuaire de Vienne en Autriche, vous y trouverez des Lorraine, même si – depuis le mariage de l’archiduchesse d’Autriche Marie-Thérèse avec François duc de Lorraine qui par la suite est élu comme roi des Romains et couronné par le délégué du pape comme Saint-Empereur Romain – ils s’appellent Habsbourg-Lorraine.

  2. anastasia says:

    A la différence que la France du XVI ième Siècle était encore majoritairement croyante et priante. Mais Il est vrai que l’on peut comparer Les envahisseurs musulmans aux protestants betes avide de sang et de massacres tue par l’éducation nationale.

  3. Eric says:

    « Plusieurs estiment que ce sera un de vos rois, ô France, qui donnera le dernier coup de la ruine à la secte de ce grand imposteur Mahomet ».

    Saint François de Sales

    L’eschatologie catholique a effectivement prédit cela.

  4. QuandoLa Verita? says:

    Curieux cet avivement avivé de l’inquisition et des haines catholiques, pourquoi ?
    Curieux cette réaction surannée contre ceux qui, à Spire, pro-testèrent de leur souhait de vivre leur foi à leur manière bien plus chrétienne que celle des traditionnelles processions, pourquoi ?
    Curieux et étonnement de refuser que la profession de foi n’ait ni besoin d’une structure ni besoin de hiérarchie pour être en communion avec « Celui qui nous a racheté par sa mort à la croix et nous a ressuscité et fait asseoir ensemble avec lui dans les lieux célestes », pour une vie de plénitude conduite par l’amour et non l’antagonisme (qu’il soit puritain, catho, protestant ou toute autre obédience) pourquoi ?
    Curieux cette ire d’un autre monde et d’autres siècles contre ceux qui se scandalisèrent, au sein même de l’Institution, des abjections d’un système de rachat des péchés par les indulgences qui permirent tant d’exactions. Pourquoi ?
    Curieux cet aveuglement sur les confiscations des biens des laïcs perpétrés par des ecclésiastiques qui n’en avait que le nom, du temps des croisades, pourquoi ?
    Curieux ce masquage des horreurs perpétrés par les dragons du roi au nom de Dieu. Pourquoi ?
    Curieux ce manque de discernement sur ce que sont les vrais chrétiens, sur ce manque de discernement sur ce qu’est véritablement « être en Christ » pourquoi ?
    Curieux cette inaptitude à comprendre que les décisions de Dieu lui-même vont souvent à l’encontre de ceux qui s’en réclament. Pourquoi ?
    Curieux de ne pas savoir reconnaître les similitudes entre la colère de Jésus (c’est-à-dire Dieu) contre l’attitude des pharisiens et des sadducéens et la colère de Dieu contre l’attitude des religieux (tous bords confondus) qui ont remplacé la volonté de Dieu par la leur. Croyant pouvoir ainsi masquer par la blancheur du sépulcre, l’intérieur de la coupe et du plat. Pourquoi ?
    Le chrétien n’approuve aucunement le péché, il ne s’en démarque pas parce qu’il sait qu’il est comme les autres. Il ne se prend pas pour quelqu’un de meilleur que qui que ce soit. Il sait tout simplement qu’il a été sauvé par grâce, par la mort du Christ à la croix (voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde) Par avance, sauvé du jugement dernier qui s’abattra sur le monde (cela est indéniable) cela ne lui permet pas de se prendre pour un être supérieur et surtout de se croire dans la bonne église.
    Seul Dieu sait qui est dans son Eglise et qui ne l’est pas. Aucune structure humaine si vertueuse soit elle ne pourra se substituer à la volonté de Dieu. Faire partie de l’Eglise est une affaire toute personnelle entre Dieu et sa créature.
    Celui qui s’approprie, qui s’arroge le droit de dire « Hors de l’Eglise point de salut » se prétend compétent pour définir l’Eglise et démontre par là même qu’il n’y est point.
    Je ne dénigre personne, je constate simplement que la haine est mauvaise conseillère. Or, il nous est dit que quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu : Il s’agit donc de haïr le péché (épitre de Saint Jude) mais surtout pas les pécheurs, car nous en sommes tous, rachetés ou non.
    Etes-vous né(e) de nouveau (born again, comme disent les protestants américains) ?
    Si vous l’êtes, alors vous le démontrerez en sortant de toute structure, qu’elle s’appelle Babylone ou toute autre chose.

    • vladubon says:

      En fait le protestantisme peut se résumer en un mot: c’est la haine. La haine de l’Eglise fondée par le Christ.
      Une haine vraiment diabolique,qu’on ressent malheureusement dans votre texte (vous n’avez pas honte d’injurier l’Eglise du Christ, en la traitant de « Babylone » ? Vous ne craignez pas de commettre le péché contre le Saint Esprit?)
      Avant de vous plaindre d’une prétendue « haine catholique », vous devriez guérir la vôtre.
      (Vous avez lu le texte sur le lutherrorisme?)

      • WAPI says:

        Non vladubon, le protestantisme est l’amour de la vérité. Vos cardinaux ne ressemblent nullement au Christ, vos dogmes n’ont rien à voir avec l’évangile. L’église de Christ est spirituelle et n’a pas de banques, pas d’armée ni palais, mais l’amour pour les errants, les nécessiteux et les perdus. Christ est venu pour les sauver. Vous voulez défendre un institut
        de luxe, prostituée au monde, qui relie toutes les croyances. Repentez-vous au Christ !

        • Vladubon says:

          Vous devriez un peu essayer de réfléchir à la valeur de vos arguments.
          – « vos cardinaux ne ressemblent nullement au Christ ».
          a) Parce que vous trouvez que Luther ressemble au Christ ???
          b) Il y a dans la véritable Église, à la fois des bons et des méchants, de l’ivraie et du bon grain. Jésus nous a prévenus dans l’Évangile, il n’y a donc pas à s’étonner de trouver des mauvais dans la véritable Église (c’est à dire l’Église catholique, qui est la seule Église fondée par Jésus-Christ)
          b) De toute manière, Jésus n’a jamais promis que TOUS les chefs de son Église seraient des saints. Où voyez-vous marqué, dans l’Évangile, qu’il ne faut reconnaître que les autorités qui nous plaisent?
          c) Saint Pierre explique dans son épitre qu’il faut respecter l’autorité MÊME lorsque le maître est méchant. Si donc il y a des cardinaux ou des papes mauvais (ce qui peut arriver), cela ne suffit pas à leur faire perdre l’autorité qu’ils ont reçue du Christ. et cela ne justifie pas de rejeter toute autorité religieuse et de n’en faire qu’à sa tête, comme les protestants.
          d) De toute manière, à côté des mauvais, il y a toujours eu des bons. Lisez en détails la vie du pape saint Pie X, et voyez s’il n’a pas ressemblé au Christ ! Voyez la vie du Padre Pio, est-ce qu’il ne ressemble pas au Christ ?

          « vos dogmes n’ont rien à voir avec l’Évangile ».
          a) vous ne voyez aucun rapport entre la phrase de Jésus : « Ceci est mon corps » et le dogme de la présence réelle de Jésus dans l’eucharistie ? Qui trahit l’Évangile, sinon les protestants ?
          b) vous ne voyez aucun rapport entre l’honneur que les membres du Christ doivent rendre à Marie et le commandement de Dieu : « Tu honoreras ton père et ta mère » ? Qui désobéit à Dieu, sinon les protestants ?

          Le protestantisme est une invention du 16e siècle. Il ne peut pas être la vraie religion du Christ. c’est absolument impossible.

    • WAPI says:

      Amen, mon frère en Christ. Vous avez proclamé le vrai et pur évangile, Merci ! Quelle joie !

  5. kerry says:

    Curieux que, quand j’ai fait connaissance avec des protestants pour la première fois, j’ai découvert qu’ils avaient une haine farouche contre les catholiques,
    Curieux que, n’ayant, à cette époque, jamais entendu aucun catholique critiquer des protestants, j’en ai vraiment été très choquée,
    Curieux que, quand je prie avec des protestants, je n’ose pas faire le signe de croix,
    Curieux que, admirant la foi simple de protestants évangéliques que j’avais rencontrés, les protestants dits réformés ont pris un air dégoûté…
    Curieux ce mépris des protestants pour la belle piété populaire qui fait partie de la religion catholique…
    Curieux ces protestants qui trouvent incensée l’eucharistie qui nous nourrit.
    Curieux ces protestants qui disent que c’est facile d’être catholique puisqu’on peut pêcher tant qu’on veut vu qu’on sera de toute façon pardonné
    Pour finir bienvenue aux protestants dans notre foi catholique qui n’a pas voulu chasser le rosaire et le saint-sacrement, qu’ils nous envient, malgré leurs ricanements.

    • WAPI says:

      Non, Kerry, les protestants n’ont pas de haine contre les catholiques, mais ils ont découvert les mensonges catholiques et ils préfèrent la vérité. Ils ne trouvent pas insensée l’eucharistie,mais ils la voient comme une commémoration et non comme un nouveau sacrifice.Les protestants rejettent l’automatisme des sacrements catholiques qui remplacent la convertion personnelle. Le protestant veut vivre une relation personnelle avec son Dieu par la seule médiatrion de Jésus christ, qui ôte les péchés du monde.

      • Vladubon says:

        Le problème, c’est qu’au lieu de se soumettre à ce que le Christ a voulu, les protestants veulent s’inventer leur religion à leur guise, selon le libre examen. Vous le dites vous-même.
        Mais c’est aberrant ! Il faut obéir à Jésus !

  6. QuandoLa Verita? says:

     Mon cher Vladubon,
     Ô que voilà de l’énergie à revendre ! Puisse-t’elle être utilisée à bon escient !
    Je vous signale que le péché contre le Saint Esprit ne concerne que « le reniement lucide d’un chrétien envers le salut gratuit qui lui a été offert par son Seigneur le Christ », et non du jugement qu’un chrétien porte sur une autre structure religieuse, sinon vous seriez, vous aussi, pécheur en ce domaine, me semble-t-il. (Matthieu 12, 31–32)
     Me taxer de commettre le péché contre le Saint Esprit parce que j’ai parlé de Babylone laisse sous-entendre que vous pensiez que je parlais de la Sainte église catholique et apostolique.
     Je m’en excuse, mais il n’en est rien. Vous avez fait un mauvais rapprochement.
     Je ne me permets pas de juger tel frère ou telle sœur en Christ qui feraient partie de votre structure. J’ai bonne communion avec certains qui font partie de la vôtre, mais, dois-je le reconnaître : pas avec tous.
     Je ne parlais pas de ce que vous appelez l’Eglise mais de celle qui se profile à l’horizon eschatologique d’aujourd’hui (celle décrite dans l’Apocalypse et dans Daniel) :
     une sorte de conglomérat Politico-économico-médiatico-philosophico-religieux.
     Je ne cherche pas à exciter les antagonismes comme ceux évoqués par un prêtre sur les soi-disant vertueux défenseurs du Catholicisme qu’étaient les Guises. Je cherche plutôt à éclairer sur la véritable nature du chrétien qui peut réussir à être en communion avec de réels chrétiens de toute autre obédience que la sienne.
     Pourquoi peut-il y réussir ? Parce qu’il a été émerveillé par le salut grandiose que Jésus Christ lui a donné en mourant sur la croix et qu’il peut, à son tour, aimer ses ennemis, voir plus loin que la surface des choses, et dans la certitude de l’imminence de la résurrection, se réjouir d’y amener d’autres pour, avec le Seigneur pour maître et avec la puissance de son Saint Esprit, faire partie du futur monde nouveau (Apocalypse 21.1)
     Voici donc la raison des rappels historiques sur le manque de vertu de certains anciens qui se targuaient d’être dans « la bonne Eglise » Et rassurez-vous, la bonne Eglise, ce n’est pas la mienne : comme je l’ai dit plus haut, c’est celle du Seigneur et non celle des hommes… Quel qu’ils soient !
     Je vous livre ci-dessous un petit texte écrit, il y a douze petites années, par l’un de mes amis récemment parti auprès du Seigneur, il s’appelait Gérard D. :
     Rêve ou réalité ?
     Le samedi 2 avril dans la soirée, avant 10 heures du soir, le pape « Jean Paul le deuxième » frappe à la porte du ciel.
     Après quelques instants, la porte s’ouvre.
     1ère surprise et grande déception. Ce n’est pas Pierre, ni la Vierge (blanche ou noire), mais le Christ lui-même qui ouvre la porte. Rien d’étonnant puisqu’il a affirmé : « je suis la Porte » (Jean 10.9)
     ————- Bonjour Seigneur. Je suis le Pape Jean Paul II, le Saint Père, et je viens…
     Excuse-moi de te couper, tu dis être le pape, le Saint Père, mais as-tu oublié ce que je disais quand j’étais sur la terre : « n’appelez personne sur la terre votre Père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux » (Matthieu 23.9) ? Ce sont les hommes qui t’ont donné ce titre, mais à mes yeux, c’est sans importance !
     ————- Tu oublies, Seigneur, que je suis ton vicaire…
     Comment ? Un vicaire remplace un absent. Je ne suis jamais absent, en plus, je vous ai envoyé le Saint Esprit. Je ne vous ai jamais laissés orphelins (Jean 14.18)
     ————- Pourtant, Seigneur, des milliers de personnes se sont prosternées devant moi…
     Et tu as laissé faire ? Ne sais-tu plus que, lorsque quelqu’un voulait se prosterner devant celui que tu considères comme le premier pape, celui-ci s’y est opposé : « Lève-toi, moi aussi je suis un homme ! » (Actes 10.26)
    ————- Seigneur, tu sembles oublier tout ce que j’ai fait pour toi. J’ai fait plus de 100 voyages sur les 5 continents, j’ai publié 14 encycliques, j’ai…
    Je suis encore une fois obligé de t’interrompre. As-tu lu Luc 17.10 qui parle des serviteurs inutiles ? Je trouve que ta théologie n’est vraiment pas en accord avec les écritures. Ecoute-moi bien. « c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ephésiens 2.8-9). Attention, ne te glorifie pas !
    ————- Et pourtant, Seigneur, je pensais bien faire.
    Tu sais, tes voyages coûtaient cher. Mes déplacements l’étaient beaucoup moins. Je me contentais d’un âne. Une 2CV t’aurait suffi. Si je me souviens bien, ton dernier voyage en France est revenu à 5.120.000 francs, ce n’était pas encore le temps de l’euro, tu peux toujours diviser par 6,55957…
    ————- Seigneur, il faut que tu me laisses entrer dans ton ciel, car des millions de personnes prient pour le salut de mon âme.
    Si ce n’était pas trop sérieux, je trouverais ton argument ridicule. N’es-tu pas sûr de ton salut ? En plus, et écoute bien cela, dès que tu as rendu l’âme, ma décision à ton sujet est faite, dans ma sainteté, ma justice et mon amour ; et des millions de prières ne peuvent modifier la juste décision de Dieu.
    ————- Il me semble, Seigneur, que tu connais la Bible un peu mieux que moi : c’est vrai, j’ai lu tellement d’ouvrages théologiques de notre Eglise et j’ai, sans doute, négligé ta Parole, mais, quand même, Seigneur, je suis le Chef d’une importante Eglise, je suis le pasteur des pasteurs, en plus…
    Halte ! Jean Paul, là encore je suis obligé de te reprendre. Celui que tu considères comme le premier pape et que tu devais imiter, s’est simplement nommé ancien comme les autres (1 Pierre 5.1)
    ————- Et puis, quelque chose qui doit te faire plaisir : j’ai lutté de toute mon énergie pour le rapprochement des religions. Souviens-toi d’Assise. Que c’était beau de voir des catholiques, des orthodoxes, des anglicans, des protestants, des juifs, des musulmans, des bouddhistes, des hindouistes, des bahaïs et d’autre prier ensemble…
    Prier qui, prier quoi, prier comment ? Sais-tu Jean Paul, que j’ai en horreur de tels rassemblements. Je suis vraiment peiné de voir que tu ne connais pas les paroles solennelles que j’ai dites : « je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14.6) D’ailleurs celui que tu appelles ton 1er pape affirme la même chose : « il n’y a de salut qu’en Jésus » (Actes 4.12)
    ————-Ne te souviens-tu plus, Seigneur, que tu as dit un jour à Pierre : « tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise » ?
    Jean Paul ! Ce jeu de mots « Pierre et pierre » n’existe qu’en français. Je parlais l’araméen, et là, j’ai bien fait la différence entre l’homme Pierre et cette confession magistrale « tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! ». C’est sur cette confession, ce Roc affirmé par Pierre, que moi –et pas toi, ni tes successeurs- je bâtirai mon Eglise.
    ————-Moi, le pape, je suis le successeur de Pierre
    Pierre n’a pas de successeur. En plus, tu t’appelles Jean Paul et pas Pierre
    ————-Désolé, Seigneur, tous nos théologiens justifient la papauté par ce verset.
    Voyons, Jean Paul, en sortant des versets hors de leur contexte comme cela, on dirait que tu fais partie d’une secte ! Lis la suite en Matthieu 16.23 « arrière de moi Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celle des hommes » un beau compliment pour le début de la papauté !
    ————-Tu sembles oublier une autre de tes paroles, Seigneur : Dans Jean 21.15-18, tu as bien confié à Pierre l’ensemble des chrétiens.
    C’est vrai, Pierre avait un rôle dans la jeune Eglise. Il devait, durant quelques années, veiller sur les nouveaux convertis, mais rien de plus. Je te rappelle une nouvelle fois que j’ai donné cet ordre à Pierre et à personne d’autres.
    ————- Seigneur, j’ai oublié de te dire que je suis également un souverain politique : je suis à la tête de la cité du Vatican.
    Pauvre Jean Paul ! tu as oublié, une fois de plus, mes paroles : « rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Matthieu 22.21). Ne vois-tu pas que le pouvoir spirituel n’a rien à voir avec le pouvoir temporel ? Je l’ai pourtant précisé clairement : « mon royaume n’est pas de ce monde »
    ————- C’est quand même beau le Vatican, ses bâtiments somptueux, ses milliers de cierges allumés, ses vitruax, tout cet or…
    Là encore, tu n’as rien de commun avec ton 1er pape qui n’avait ni argent ni or (Actes 3.6)
    ————- Seigneur, tu ne peux quand même pas mettre en doute ma grande piété. Partout où je suis allé, je me suis respectueusement prosterné devant les statues de la Vierge.
    N’as-tu pas appris, Jean Paul, quand tu faisais ton catéchisme en Pologne, les 10 commandements ? Par exemple : « tu ne te feras pas d’image taillée et tu ne te prosterneras pas devant elle » (Exode 20.4-5)
    ————- Mais Seigneur, c’était des statues de ta mère, de la Vierge, notre médiatrice…
    La médiatrice, ça existe en géométrie, mais pas en théologie, encore moins en théologie biblique (1 Timothée 2.5) « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, »
    ————- Je te répète, Seigneur, c’était des statues de la Sainte Vierge…
    Non, ma mère ne peut pas être représentée. D’ailleurs, tu ne sais pas si elle était grande ou petite, blonde ou noire. En plus, après ma conception miraculeuse et ma naissance, elle a épousé Joseph et j’ai eu pas moins de 6 demi-frères et demi sœurs, quelle belle famille ! quelle bénédiction de Dieu ! (Matthieu 13.55-56) et Jacques et Jude ont même écrit dans mon Livre !
    ————- Je vais quand même demander à la Vierge de m’ouvrir la porte du ciel.
    Désolé Jean Paul, c’est moi qui ouvre la porte, et personne ne fermera, qui fermera et personne n’ouvrira (Apocalypse 3.7)
    ————- Ta mère se laissera fléchir et j’irai quand même au ciel, j’ai toujours vénéré ses statues.
    Non Jean Paul, je suis obligé d’être parfaitement juste et d’appliquer ma Parole qui affirme solennellement : « dehors les idolâtres ! » (Apocalypse 22.15)
    ————- Je te prie donc, Seigneur, d’envoyer quelqu’un au Vatican pour qu’il leur atteste ces choses, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments
    Ils ont l’évangile, qu’ils le lisent et qu’ils abandonnent toutes les traditions humaines (Luc 16.27-31)

    Rêve ou réalité ?

    Alors mon cher Vladubon,
    Voilà de quoi vous exhorter à comprendre que l’autorité ne vient que de Dieu Seul et certainement pas d’une délégation quelconque (quelconque à plus d’un titre) et qui, fatalement, n’obéira plus au divin maître. On ne se moque pas de Dieu (Hébreux 12.29)
    mon cher Vladubon, croyez bien que dans le monde des orthodoxes, des anglicans, des protestants, des juifs, des musulmans, si, si ! dans tous ces mondes-là, il y a aussi de réels enfants de Dieu et aussi de parfaits idolâtres.
    Et soyez conscient que Dieu peut même s’y révéler et même parfois chez des bouddhistes, des hindouistes, des bahaïs, des shintoïstes, des animistes et d’autres pour les en extraire et les amener, par la foi seule, sans les œuvres, à avoir part à la glorieuse liberté des enfants de Dieu (Romains 8.21)
    Amitiés !
    Quando La Verita ?

  7. Niemecko says:

    Et bien bravo !! cherchons des « héros » nationaux, c’est à dire bien catholique comme il faut. Ceux qui défendèrent contre les méchants « autres », les « pas-comme-nous »…..Il n’y a plus qu’à attendre que les Allemands fassent pareil, et on se refera une petite guerre, pas vraie ???
    Cet article est la pure preuve que l’homme n’apprend pas des erreurs passées. Montée des nationalismes se conjugue avec méfiance de l’autre. La haine de l’autre n’est pas loin, il n’y a plus qu’à l’apprendre à nos enfants, comme cela ils iront tous se taper dessus les uns sur les autres dans une génération ou deux…..

  8. QuandoLa Verita? says:

    Oui,
    Je peux comprendre l’ire de certains contre le laxisme moral qui envahit tout, la recherche d’un bouc émissaire et la colère que cela suscite…
    mais je ne peux approuver, en effet, la décision de dire qu’il y a des bons et des méchants.

    il n’y a que 2 catégories de personnes (Matthieu 25,34) :

    il n’y a que des méchants qui se repentent de leurs péchés s’étant remis à la grâce du crucifié ressuscité, et qui le prouvent par leurs comportement semblables à celui du Christ décrivant les attitudes des béatitudes.

    et des méchants qui ne s’en repentent pas…

    choisissons notre camp, camarades !
    c’est la seule lutte finale où, les brebis se regrouperont auprès du Père et du Fils, et c’est cette internationale là qui manifestera l’humanité que bien d’autres structures ont tenté de construire, se persuadant parfois qu’ils étaient, eux seul, l’Eglise !

    • " Pour le coup " says:

      Je ne sais pas pourquoi mais il me fait rêver votre pseudo .
      Il me semble incorrect à la lecture de vos posts .
      Pregunta dificil .
      La verdad es hija de Dios .

  9. QuandoLa Verita? says:

    Il a dit : « quiconque est de la Vérité écoute ma voix »
    Il est le chemin le vérité la vie, nul ne vient au père que par Lui;
    donc par personne d’autre…
    n’est ce pas ?

  10. Perlimpinpin says:

    Est-ce que ce livre traite des héros catholiques portugais comme Nuno Alvares Pereira ? Ou est-ce que cela concerne que les héros catholiques français ??

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