Dernièrement l’ami journaliste et confident de François, Eugenio Scalfari, sur le quotidien italien bien ancré à gauche La Repubblica, titrait un de ses articles concernant l’actuel successeur de Saint Pierre : Le pape : c’est un honneur d’être appelé révolutionnaire. Révolutionnaire, Jorge Maria Bergoglio l’est assurément : depuis qu’il est monté sur le trône pétrinien, il donne des violents coups de massue au peu de doctrine catholique qui survivait encore dans le monde conciliaire.

Si la communion aux divorcées remariés civilement qu’il a autorisée à travers Amoris laetitia tient le devant de la scène médiatique, d’autres changements doctrinaux, tout aussi scandaleux, semblent être à l’ordre du jour dans l’agenda pontifical.

La possibilité d’ordonner prêtres des hommes mariés revient sur le tapis régulièrement, sous toute les latitudes, d’Amazonie au Canada en passant par l’Allemagne avant de frapper à la porte du Palais apostolique. Si le débat sur cette question réapparaît de façon cyclique au sein de l’Église conciliaire, avec le pape François il a acquis un dynamisme redoutable et devient un sujet primordial des conférences épiscopales.

Récemment ce sont les évêques du Québec qui ont évoqué la possibilité d’ordonner des hommes mariés à la prêtrise. Le vicaire général de l’archidiocèse de Québec, Mgr Marc Pelchat, l’a annoncé le 14 mars 2018 lors d’une soirée consacrée à l’avenir de l’Église de Québec.

« Les regroupements des paroisses seront complétés en janvier 2019. Mais ce n’est pas une solution au manque de prêtres, puisque nous en manquons déjà. Lors d’une plénière des évêques à huis clos, il a été question de l’ordination des hommes mariés, d’un certain âge et dont l’engagement ecclésial est éprouvé. C’est une réflexion importante que nous avons en ce moment. »

Cet ancien doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval a continué en précisant :

« La situation des églises continue de se transformer. Dans la dernière décennie, il y a eu une baisse significative de la demande de sacrements, incluant même le rite des funérailles. L’Église est devenue comme un vestige du passé, destinée à être marginalisée. Les fidèles encore attachés croient qu’il y a encore une Bonne nouvelle à partager, mais ça devra se faire de manière différente. Nous devrons être persévérants. »

Dès que l’on parle de l’ordination d‘hommes mariés, une autre question corollaire, et tout aussi contraire à la doctrine catholique, surgit à la suite : celle de l’ordination des femmes. Mgr Pelchat estime que le statu quo dans le dossier de la place des femmes dans l’Église est intenable et a rappelé que le pape a mandaté un groupe de travail sur cet enjeu.

« Mais c’est le pape qui prendra sa décision en faveur ou non du diaconat féminin »,

a-t-il conclu.

Marchant sur les traces du concile Vatican II, le pape François, qui ne cesse de répéter qu’il veut “changer le visage de l’Église”, “changer les mentalités”, qui se détourne du dogme et prône le relativisme, chacun a-t-il affirmé “ayant sa propre conscience du bien et du mal”, fait sa révolution en permettant au conférences épiscopales et au “Peuple de Dieu”, sans jamais les sanctionner, de lancer des ballons d’essais… ballons d’essais qui avec le temps deviendront la pratique universelle… Ainsi avance toute révolution, par une praxis bien rodée !

Et l’Église conciliaire, en rupture de Tradition, atteindra à la plénitude de son “nouveau visage”, celui d’une énième de secte protestante…

Francesca de Villasmundo

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5 commentaires

  1. Cadoudal says:

    Bientôt les prêtres iman rabbin sorcier vaudou

    dans le meilleur esprit d’Assise

  2. Je croyais Mme de Villasmundo mieux informée de la doctrine de l’Église en matière d’ordination : il est impossible de mettre sur le même plan l’interdiction d’ordonner prêtre des personnes vivant une situation conjugale peccamineuse : concubinage, concubinage homosexuel (ces deux cas étant d’autant plus rédhibitoires quand le candidat à l’ordination a contracté un mariage civil, puisqu’il est alors en situation de pécheur public) et celle d’ordonner prêtres des hommes mariés vivant en bons Catholiques.

    Le Christ a formellement ordonné que le mariage soit indissoluble, sinon par la mort de l’un des conjoints.

    En revanche, il n’a jamais interdit que ses Apôtres (et leurs successeurs) soient mariés : Saint Pierre, d’ailleurs l’était et rien ne dit qu’il était seul dans ce cas parmi les douze.

    Ordonner des prêtres concubins, ou, pire, concubins homosexuels, à plus forte raison s’ils ont contracté un mariage civil, c’est donc désobéir aux Commandements du Christ.

    Ordonner des hommes mariés, c’est changer une politique ecclésiale, même fondée sur d’excellentes raisons (et qui d’ailleurs n’est pas appliquée chez les Catholiques orientaux), ce qu’un pape est parfaitement en droit de faire.

  3. pamino says:

    « une politique ecclésiale […] qui […] n’est pas appliquée chez les Catholiques orientaux »
    Il y a là trois mot grecs : ‹ politique ›, ‹ ecclésiale › et ‹ Catholiques ›. Dans l‘Église ortho-doxe ‘bien-pensante’ (encore deux mots grecs, mais évitons de comper deux fois ‹ Église ›), pour être ordonné prêtre séculier il faut se marier préalablement. Les prêtres réguliers (= prêtres moines) par contre ne peuvent pas être mariés, et c’est uniquement parmi eux que les évêques sont choisis, ce qui me semble un fait important. Dans la question du divorce : quoi qu’on pense de l’existence de celui-ci, c’est un prêtre qui est lui-même marié qui décide dans chaque cas (et les cas sont rares) de donner sa bénédiction ou non; le divorce est bien loin d’être la règle chez les Orthodoxes. La femme du prêtre dans l’Église russe – c’est celle dont j’ai quelque expérience – s’appelle la Matouchka ‘petite mère’ et fonctionne comme première dame de la congrégation, mais étant une femme, elle n’exerce aucun office ecclésial. Les Catholiques orientaux ne sont pas moins, mais plus strictes que les Catholiques occidentaux ; ex Oriente lux. Il y a chez eux, en plus, beaucoup moins de bla-bla et beaucoup plus de prière, et ils n’ont pas aboli le jeûne, pour en dire le moins. Toutefois c’est un tout autre système, un système qui a su éviter les Vatican II et n’a pas rompu brutalement avec son passé.

    • pamino says:

      pardon, « évitons de compter deux fois […] »

  4. Faut vraiment que vous soyez faible en arguments pour faire disparaître une opinion qui ne va pas dans votre sens. Pravda en herbe…

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