Macron est un pur produit marketing lancé avec les techniques de la publicité par 90% des Instituts de sondages et des gros médias qui sont entre les mains de milliardaires. Cette oligarchie affairiste a investi les arcanes du pouvoir sous Nicolas Sarkozy en 2007 et s’est perpétuée et renforcée sous François Hollande. A la faveur des présidentielles de 2017 elle compte bien maitriser définitivement les commandes du pouvoir pour son plus grand profit, à travers son « produit » Emmanuel Macron. Explications.

Le Monde attribuait subitement 53% de bonnes opinions pour Emmanuel Macron, l’auteur de la loi Travail honnie, dés le 17 janvier 2016 à travers un sondage Odoxa Le Parisien/Aujourd’hui en France. Très étrange pour quelqu’un qui estimait que la loi Travail n’était pas encore allée assez loin.

Macron et les instituts de sondage

Odoxa: Les deux fondateurs d’Odoxa en 2014 sont des anciens de l’institut de sondage BVA, Gaël Sliman et Céline Bracq, Odoxa dont Vincent Bolloré et le fonds d’investissement Rothschild sont actionnaires. On connaît les liens de Macron avec la Banque Rothschild à laquelle il a été associé. Quant à Vincent Bolloré, il est industriel et homme d’affaires milliardaire, président-directeur général du groupe Bolloré, à la tête des conseils de surveillance de Vivendi et du groupe Canal+

Mais le principal actionnaire actuel d’Odoxa est Bernard Arnault, propriétaire de Le Parisien-Aujourd’hui en France. Ce qui fait de l’affairiste une personne très influente sur le plan de l’information. Il est la 1ère fortune de France et l’une des toutes premières du monde, patron de LVMH, de Christian Dior, de divers champagnes, etc, Il est très proche du pouvoir tant du temps de Nicolas Sarkozy, que de celui de François Hollande.

IPSOS: Dans la sphère Arnault, Nicolas Bazire, est à la fois administrateur de l’institut de sondage IPSOS et l’un des administrateurs de LVMH, mais en plus gérant associé de la Banque Rothschild. Tout comme Macron avec qui il a travaillé.

Sofres: Mais ce n’est pas tout, dans la sphère de Bernard Arnault et de la banque Rothschild, le conseiller de Nicolas Bazire est Denis Delmas, ancien président de la Sofres qui a rejoint un temps IPSOS dont il a été PDG, quoiqu’ayant été aussi haut fonctionnaire. Proche du pouvoir sous Nicolas Sarkozy, il a aussi fricoté avec LVMH dont il a été directeur général. Il est également membre du conseil d’administration et directeur délégué de Montaigne Participations et Gestion. Montaigne gestion derrière lequel se profile Le groupe Axa, Henri de Castrie et le club Biderberg…

Elabe/CSA: L’institut de sondage Elabe a été créé en avril 2015 par un autre institut de sondage, CSA dont il est une filiale. Or, c’est Vincent Bolloré qui est l’unique actionnaire de CSA depuis 2008, -alors qu’il est également actionnaire d’Odoxa- Elabe et CSA, comme BVA, sont donc verrouillés par Vincent Bolloré.
CSA s’est fait connaître par Roland Cayrol, pendant longtemps omniprésent, comme Christophe Barbier de L’Express, à l’émission de France5: C dans l’Air. Aujourd’hui Bernard Sananès, PDG de l’institut, a pris la place de Roland Cayrol à la télévision, pour commenter l’actualité au nom d’Elabe et donc de CSA et donc de Bolloré, tous ardents soutiens de Macron.

Ifop: Laurence Parisot, ex-patronne du Medef (grand patronnat) a été Présidente-directrice générale de l’institut de sondage IFOP, entre 1990 et 2007, dont elle reste à ce jour vice-présidente et actionnaire majoritaire. Elle soutient officiellement Emmanuel Macron, et salue le travail « efficace » de François Hollande pour la France.

Soit: Odoxa, BVA, IPSOS, Sofres, Ifop, CSA/Elabe avec Rothschild, Vincent Bolloré, Bernard Arnault , Laurence Parisot, sont parmi les soutiens de Macron. Il n’est question ici que des milliardaires des instituts de sondage qui soutiennent Macron, cette liste est donc très loin d’être exhaustive, de nombreux autres milliardaires, dans d’autres domaines, sont derrière le produit Macron.

Pas étonnant que les sondages présidentiels qui accordaient déjà bizarrement entre 15 et 19% à Macron, tout au long de l’année 2016 ont bondi à 26 % des intentions de vote en mars devant Marine Le Pen. Macron étant non seulement le véritable auteur de la Loi travail dite El Komri, contre laquelle a manifesté la moitié de la France, mais en plus il ne s’est pas caché de sa volonté de durcir cette loi qui selon lui ne va pas assez loin.  Mais depuis le début de l’année, grâce à ses soutiens dans les médias et dans les instituts de sondage, il s’est plu à brouiller les cartes pour tenter d’apparaître comme un homme neuf.

Macron et les médias

Les médias mainstream, financés par l’État et les oligarques, s’appuyant sur les sondages, font la promotion de Macron.

Comme nous l’avons vu, dés janvier 2016, le sondage Odoxa mis en valeur par un article du Monde de l’activiste et milliardaire LGBT Pierre Bergé, est le signal de départ du lancement du produit Macron, la quasi-totalité des médias suivent le signal du Monde.

Or, 90 % des gros médias sont aux mains des milliardaires mondialistes français, dont Patrick Drahi dont l’autorisation d’acquisition de SFR par le ministre Macron a fait de ce magnat des médias, son obligé. L’essentiel des 10% restants que constitue principalement la télévision publique, sont aux mains de l’Elysée qui a mis Delphine Ernotte à sa tête,  comme nous l’avions vu dans un précédent article.

L’objectif de cette coterie d’oligarques est de préparer le duel de second tour Macron/Le Pen qui devrait permettre à leur poulain Macron, citoyen du monde, libéral, européiste et immigrationniste de battre une Marine Le Pen, citoyenne française, souverainiste, identitaire, prônant le retour au Franc et le contrôle des frontières.

« S’agissant de Macron (…). Xavier Niel et Pierre Bergé, copropriétaires du groupe le Monde, lui ont plus ou moins publiquement déclaré leur flamme. Rien, dans ce que l’on sait de lui, et du peu que l’on sait de son programme, n’est de nature à effaroucher MM. Dassault, Arnault, Pinault, Lagardère, Bolloré ou Drahi. Ce qui ne signifie pas que les oligarques français soient pendus au téléphone chaque matin pour commanditer des unes, des éditos, ou des sondages favorables. Simplement, par capillarité intellectuelle, ils ont nommé à la tête des rédactions de «leurs» médias des journalistes macrono-compatibles, éventuellement macrono-indifférents, en tout cas jamais macrono-opposés, encore moins macrono-hostiles. »

« Pas de programme ? Mais enfin, pourquoi, donc un programme ? Ses discours scintillants de vacuité pourraient avoir été écrits par le maire de Champignac, dans Spirou ? Mais il les prononce si bien. Voilà pourquoi, à l’insu de leur plein gré, «les médias» ont manifestement fait de Macron leur favori. »

Sauf que cet article de Libération (journal aux mains de Patrick Drahi, oligarque obligé de Macron) laisse penser que les journalistes seraient indépendants et somme toute uniquement guidés par leur fantaisie. Or les journalistes sont payés par des subventions d’État et par la publicité. Ce qui expliquent que les affairistes milliardaires aient été tentés par leur achat, ce qui leur ouvre les perspectives d’une influence directe sur les consommateurs sous couvert d’information, et donc sur la politique. Si en plus ils s’entendent pour promouvoir des intérêts communs, leur emprise sur les consommateurs/électeurs est décuplée.

L’ère Mitterrand des consommateurs/électeurs

Le premier candidat à la présidence de la République à avoir osé utiliser un publiciste professionnel pour faire sa promotion est François Mitterrand. C’est de là que la confusion entre politique et marchandise, entre électeur et consommateur est partie. Depuis 1981, Jacques Ségala qui a promu et remporté la « France forte » de Mitterrand, ne cesse de hanter les plateaux de télévision pour donner la bonne parole politique. C’est dans la publicité que se vautrent les affairistes et les médias, rien d’étonnant que ce soit vers cette technique de communication de vente que ce soient tourné les oligarques pour promouvoir leur super-produit Macron:

Durant le printemps et l’été 2016, Emmanuel Macron a recueilli 43% de part de voix dans les parutions des médias, contre 17% sur les réseaux sociaux, c’est-à-dire les contenus émis par les gens au sujet du candidat.

L’écart est si considérable qu’on peut raisonnablement qualifier cette situation de gigantesque bulle médiatique. Ceci, pour « vendre » la marque Macron par un effet bien connu des publicitaires : « l’effet de simple exposition ». En résumé, cet effet veut qu’en répétant encore, encore et encore le même item à une population, toute une partie de cette population va développer artificiellement un sentiment positif envers cet item. Bref, cette bulle médiatique Macron, c’est du matraquage publicitaire massif. Thomas Guénolé

Ce qui explique l’abondance des sujets Macron dans la presse et les sondages qui le valorisent depuis un an, tandis qu’avant l’accord passé entre Fillon et Macron par l’entremetteur Valls, ses deux principaux opposants étaient dénigrés. Depuis cet accord, Fillon est beaucoup plus épargné par les gros médias qui concentrent désormais tout leur pouvoir de nuisance contre Marine Le Pen.

UMPS, unis à travers le club des Gracques

Leur « Objectif : convertir la gauche française au libéralisme. Ce petit groupe d’hommes d’affaires, de hauts fonctionnaires et d’intellectuels s’active depuis 2007 [Sous Nicolas Sarkozy ndlr] dans les coulisses du pouvoir. Pour la plupart, ils occupent des postes haut placés, souvent dans des banques, des compagnies d’assurances, des fonds d’investissement . Tous ont fait au moins l’ENA ou HEC. Jadis, ils ont traîné leurs guêtres dans les réunions enfumées du PS. Puis ils ont peuplé les cabinets ministériels des années 1980 et 1990, servant les socialistes « modernes », Rocard surtout mais aussi Jospin, Fabius, Bérégovoy ou Strauss-Khan. Quand la droite est revenue au pouvoir, ils ont déserté le service de l’État pour rejoindre le monde de l’entreprise. Ils y ont gagné beaucoup d’argent mais sans jamais abandonner tout à fait la politique. Aujourd’hui, dans les coulisses du pouvoir, beaucoup évoquent les « ramifications » de ce réseau qui iraient « jusqu’au plus haut sommet de l’État ». En général, ils parlent à voix basse. Aquilino Morelle est le seul à avoir désigné publiquement le club, pour dénoncer son rôle supposé dans le « tournant libéral » de François Hollande. C’était en avril 2014. »

« Ce petit groupe d’hommes d’affaires, s’active depuis 2007 dans les coulisses du pouvoir. » En 2007 le président de la République était Nicolas Sarkozy, élu sur un programme proche de celui du FN. Et pourtant c’est bien son premier ministre François Fillon qui a ouvert son ministère en 2007 à des socialistes libéraux comme Bernard Kouchner, Martin Hirsch et Jean-Pierre Jouyet. Sarkozy a été balayé en 2012 par les électeurs mais Jean-Pierre Jouyet est resté à l’Elysée avec François Hollande avec lequel il tire les ficelles.

Dans la mouvance de cette coterie d’oligarques se trouvent certains magistrats qui servent les mêmes intérêts politico-affairistes, comme les cinq membres du Parquet National Financier, créé pour les besoins de la cause en 2013.

On nous a rebattu les oreilles avec le règne des oligarques de Russie lors de l’effondrement de l’URSS. Depuis ils ont été neutralisés par Vladimir Poutine et ne s’occupent plus de la politique de la Russie qui a retrouvé sa souveraineté. Par contre les oligarques ont investi les commandes du pouvoir en France, officiellement, depuis Nicolas Sarkozy. Les électeurs français sans savoir précisément ce qui se trame dans leur dos, ont détesté ce règne bling-bling de Sarkozy qu’ils ont viré en 2012, mais de nouveau trompés ils ont mis, sans s’en douter, son clone à sa place. En effet, les Gracques sont restés dans les coulisses du pouvoir grâce à Hollande, avec Macron et notamment Jean-Pierre Jouyet son secrétaire de l’Elysée qui, bien que socialiste, avait été intégré par le second ministère Fillon sous la présidence Sarkozy. Macron, ce serait Hollande en pire, car il est un pur produit marchand des affairistes.

Voir également:

emiliedefresne@medias-presse.info

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12 commentaires

  1. Réveil06 says:

    Réveil français Bravo Marine tu as raison la France aux français pour 2017

    • LANKOU RU says:

      Je dirai même plus : la FRANCE aux vrais Français (pas les bi-nationaux) surtout ceux qui vont faire leur service militaire contre les Palestiniens .

      • Vous voulez dire la France aux français noirs, blancs, arabes, asiatiques…Tous des vrais français!

        • Français non bi nationaux, c’est clair dans le propos de lankou ru
          Ils existent aussi des français noirs( Antilles et autres dom-tom), des français jaunes (ex Indochine) des français arabes ( nos Harkis d’Algérie)

  2. Yves ESSYLU says:

    Macron est le fils caché de l’ancien maire de Tulle et de l’actuel maire de Bordeaux
    il est le mandataire du groupement constitué par l’internationale marxiste à la recherche d’un lumpen electorat et de la finance cosmopolite à la recherche d’un lumpen consommateur

    Le souverainisme oui, le marxisme, non

  3. On y va says:

    Je ne sais pas comment vous faîtes Émilie Defresne pour vous retrouver dans les méandres et ramifications de ces poissons-chats des grands fonds , c’est invraisemblable de comprendre la cupidité de la caste de ces super – riches sans bornes et sans mesures …!
    Quelle solution politique peut-elle stopper leurs intérêts illimités ?
    L’économie pour nous , la démesure du luxe pour eux …

  4. charbot says:

    Hervé de Charette, général de Grande armée catholique vendéenne donnait une définition de la patrie, terre des pères ainsi que l’indique son étymologie. Un mot que les révolutionnaires ont détourné en en inversant le sens:

    « Notre Patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous.
    Notre Patrie, c’est notre Foi, notre Terre, notre Roi. Mais leur Patrie à eux, qu’est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous ? Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la tradition. Alors, qu’est-ce que cette Patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ? Cette Patrie de billebaude et d’irréligion ? Pour eux, la Patrie semble n’être qu’une idée, pour nous, elle est une terre. Ils l’ont dans le cerveau ; nous, nous l’avons sous les pieds, c’est plus solide ! Et il est vieux comme le diab’ leur monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu… On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions… Faut rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de fidélité ! »

    C’est la vraie définition de la patrie, celle que seule Marine Le Pen peut nous rendre.

  5. raslebol says:

    Ce soir sur LCI il n’y avait même plus MLP dans les sondages !!! A 19h30 et des…

    • charbot says:

      On n’a pas du regarder LCI au même moment. Le sondage que j’ai vu la mettait en deuxième position à 0,5 point derrière le citoyen du monde.

      D’autres sondages, aujourd’hui, mettent MLP en tête.

      • raslebol says:

        Peut-être, mais lorsque j’ai ouvert sur LCI il n’était question que des sondages de Macron, Fillon et Mélenchon ! Ils apparaissaient sur le bandeau de bas écran, ensemble sans celui de MLP.
        Cela n’a aucune importance puisque l’on connaît l' »impartialité » de la chaîne !

        Par contre je n’ai pas entendu et ce sur aucune chaîne d’infos que Podesta était à Paris il y a huit jours environ et qu’il aurait rencontré Fillon selon Haziza et un entrefilet du Figaro Magazine pour parler des élections américaines et du vote du peuple en dernière ligne droite !!! D’où l’élection de Trump !!

  6. Philibert says:

    Si les Français ne prient pas, ils auront Macrotte et ce sera foutu.

    Il suffit de lire l’article suivant du Financial Times pour comprendre que Macroute a été éduqué depuis tout petit ou presque pour devenir le sauveur de la France par Rothschild qui l’a repéré dès qu’il a intégré l’ENA à travers des conseillers comme Minc ou Attali.

    Il a le profil du gendre idéal, même s’il préfère les belle-mère aux jeunes filles. Il est intelligent (au moins sur le papier qui a servi à imprimer les diplômes), beau gosse, et il est capable de s’adresser aux banlieues, lesquelles si séduites peuvent influencer grandement les bobos gauchos Rifkin.

    Bref, un extrait de l’article qui vaut son pesant de cacahouètes. Mamoute est monté comme une flèche sans savoir ce qu’est un EBITDA, et il n’en aura pas plus besoin de tout ce savoir pour diriger la France s’il est élu à priori, vu Hollande…

     » When Emmanuel Macron told friends in 2008 he was joining Rothschild, the prestigious investment bank, the then 30-year-old civil servant was warned it could scupper a future career in politics.

    “You’re conscious that banking is not any kind of job? And Rothschild not any kind of bank?” said one friend to the man who, nine years later, would become frontrunner in France’s presidential election.

    Mr Macron shrugged off the warnings and learnt the ropes of debt restructuring and mergers and acquisitions, earning €2.9m and a nickname — “the Mozart of finance” — for his role advising Nestlé on its $12bn acquisition of a unit of Pfizer in 2012. At Rothschild he found himself at the heart of French business intrigues, acquiring the codes and jargon of a world where careers largely depend on having attended the right elite university.

    Now, with France still scarred by the global financial crisis, Mr Macron’s four-year investment banking stint has made him an easy target for rivals in a presidential contest fraught with scandals and populist jabs.

    Far-right leader Marine Le Pen, who opinion polls suggest will face Mr Macron in the election’s decisive run-off round in May, has portrayed the centrist politician as the “candidate of finance”. Socialist candidate Benoît Hamon has demanded that Mr Macron disclose the list of his wealthy donors, while hard-left Jean-Luc Mélenchon has pointed to the “power of money” behind his candidacy.

    Even the pro-business Republican party, whose candidate François Fillon is embroiled in a corruption probe involving a billionaire friend, released a drawing of the rookie politician with a hooked nose and top hat, tapping into 1930s antisemitic conspiratorial imagery (Mr Fillon has apologised and promised to punish those responsible).

    Mr Macron said his business connections would not influence his policies. “I am free,” he insisted as he fought off attacks during a televised debate last week.

    The presidential hopeful is not the first French politician with experience in finance. Georges Pompidou worked at Rothschild for eight years before becoming Charles de Gaulle’s prime minister and successor in the Elysée Palace in the 1960s. But the eurozone debt crisis, and an underlying suspicion of money and capitalism, have deepened anti-bank sentiment, according to Luc Rouban, a professor at Sciences Po Cevipof.

    “Most candidates are vowing to rein in finance,” Prof Rouban says. “This makes Macron look like the candidate of the globalised elite.”

    Former Rothschild colleagues and clients who worked with Mr Macron describe a hard-working, ambitious beginner who learnt fast and had a “gift for empathy” with clients. The graduate of ENA, the elite school that breeds France’s future leaders, came recommended by powerful alumni of the institution, including François Henrot, a longtime Rothschild partner. But young bankers were not so impressed.

    “He was the guy who would constantly say ‘thank you’,” a former colleague said. “He didn’t know what ebitda [earnings before interest, tax, depreciation and amortisation] was. He didn’t try to hide it. And instead of looking it up in a corporate finance book, he asked around, which was disarming.”

    Another banker who came across Mr Macron on several occasions says that his ambition was always “two steps ahead of his experience”, adding: “When you are smart like him that means you are fine 98 per cent of the time, but that means that in 2 per cent of the time you can end up in a hole. But he managed to avoid any problems.”

    What Mr Macron lacked in technical knowledge and jargon at first, he made up for with contacts in government, says Sophie Javary, head of BNP Paribas’ corporate finance in Europe, who was asked by Mr Henrot to coach Mr Macron in the first year.

    “He didn’t know anything but he understood it all,” says Alain Minc, an adviser who took him on to help on the debt restructuring of Spanish media group Prisa.

    In a twist of fate epitomising the close ties between the Paris business and political elites, Mr Macron was part of the Rothschild team advising Thierry Breton, a former economy minister turned chief executive of technology firm Atos, on the purchase of a Siemens IT unit in 2010. Four years later, it was Mr Macron who became economy minister.

    On the Atos deal, Mr Macron “had a fairly junior role at the time — he would be asked to redo the financial models on Excel, the basics,” recalled an adviser. But a few days after the deal was announced, Mr Macron was made a partner. A few months later, he stunned colleagues and rivals by winning a role in Nestlé’s purchase of Pfizer’s infant food operations.

    At the time, Lazard, Rothschild’s arch-rival in Paris, dominated cross-border dealmaking and had a close relationship with the Swiss group. Luckily for Mr Macron, Lazard was conflicted because French yoghurt maker Danone, another of its clients, was also eyeing the deal. It also helped that Mr Macron had already made an impression on Nestlé’s chairman. Peter Brabeck-Letmathe had served on a cross-party panel on reforming the French economy; before joining Rothschild, Mr Macron had helped draft the panel’s report.

    At the bank, Mr Macron mastered the art of networking and navigated around the numerous conflicts of interest that arise in close-knit Parisian business circles, making good use of his connections as an Inspecteur des Finances — an elite corps of the very highest-ranking graduates from ENA.

    In 2010, he advised, for free, the staff of Le Monde when the newspaper was put up for sale. Journalists at the daily started doubting his loyalty when they happened upon him in conversation with Mr Minc, who was representing a bidding consortium that the staff opposed. They did not know that it was Mr Minc, a fellow Inspecteur des Finances, who had helped the young Mr Macron secure his interview at Rothschild.

    A media executive who was part of the same consortium recalled: “It wasn’t clear who Emmanuel worked for. He was around, trading intelligence, friends with everyone. It was smart, because he got to know everybody in the media world.”

    Mr Macron moved up, while some stayed put, whatever their experience. Pierre Albouy, a less-favoured pharmaceuticals dealmaker at Rothschild, was the first in the bank to pitch the Nestlé-Pfizer deal, arranging two meetings between the companies in Vevey long before the US company put its infant unit up for sale, according to two people with knowledge of the matter. He left Rothschild after it was suggested he had little chance of becoming a partner. Mr Albouy declined to comment for this story.

    Mr Macron says he does not regret his Rothschild years. “I have learnt a job; every political leader should have one,” he wrote in his book Revolution, released earlier this year.

    En route to becoming a politician, Mr Macron made use of his banking skills. As economic adviser to President François Hollande, he leaned on the Peugeot family to appoint the industrialist Louis Gallois (another ENA graduate) as chairman of the troubled carmaker as part of a state bailout. The Peugeot family was advised by Etienne Boursican, a corporate lawyer, who happens to be Mr Fillon’s son-in-law.

    Mr Macron’s time at the bank shows how he sought to benefit from a network of contacts within France’s tight-knit establishment — in contrast with his campaign promises to rid the country’s “insiders” of their “privileges”.

    “The issue for Macron is that he is the symbol of the French oligarchic elite, which is difficult to reconcile with his promise of renewal and political disruption,” Prof Rouban notes.

    While he wants to overturn the bipartisan structure of French politics, the centrist candidate does not question the way elites are trained and recruited, notes Jean Garrigues, a historian. “He comes from a middle-class background (he is the son of a neurology professor and a doctor from… »

    https://www.ft.com/content/9bd62502-12cf-11e7-b0c1-37e417ee6c76

    Celui qui possède les médias peut dépeindre les Français comme des racistes, le faire croire au monde entier et même arriver à glorifier un type qui a été propulsé comme partenaire en même pas 2 ans… Même un avocat ne devient pas partenaire d’un cabinet en un temps aussi court. C’est ouf.

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