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Un ministre taliban reçu à la Commission européenne

L’Union européenne est prise dans ses contradictions. Débonnaire, elle ouvre ses portes à des demandeurs du statut de réfugiés  venant de toute la planète. Y compris des Afghans. Mais certains n’ont pas tardé à commettre de graves délits sur le sol européen. De toute évidence, il est nécessaire de renvoyer ces criminels dans leur pays d’origine. Mais cette évidence ne vas pas de soi pour les garants de la bien-pensance multiculturaliste. Le débat fait rage alors qu’une délégation de Talibans a été reçue à la Commission européenne.

Les gauchistes aux aguets

Mardi matin, le porte-parole du ministère afghan des Affaires étrangères Abdul Qahar Balkhi, accompagné de quatre autres talibans ont atterris à l’aéroport de Zaventem et se sont immédiatement rendus à la Commission européenne pour une réunion en présence de représentants d’une quinzaine d’Etats membres. Pas une seule photo officielle de la rencontre ne circule.

Et pour cause. L’ONG gauchiste Amnesty International et d’autres officines de protection des immigrés ont battu le tam-tam pour dénoncer un « deal » avec le gouvernement taliban accusé de crimes contre l’humanité.

Des criminels afghans qu’il faut renvoyer dans leur pays

Mais la réalité est bien là et doit être traitée. Comme l’a déclaré Anneleen Van Bossuyt, ministre belge de l’Asile et la Migration, rien qu’en Belgique, 72 Afghans sont actuellement incarcérés sans titre de séjour : « Nous ne pouvons tolérer que des Afghans qui commettent ici divers faits graves se promènent librement dans les rues belges après avoir purgé leur peine de prison. Les droits de l’homme sont essentiels. Mais les victimes ont elles aussi des droits ».

Une bien-pensance plus préoccupée du sort des criminels afghans que de leurs victimes

Certes, l’Union européenne ne reconnaît pas le gouvernement afghan. Mais cette « réunion technique » est indispensable pour renvoyer les criminels afghans dans leur pays d’origine. Sauf à considérer, comme certains parlementaires européens gauchistes, que, sous prétexte que revenus en Afghanistan, ces criminels risquent d’y subir quelques mauvais traitements, il vaut mieux les laisser récidiver leurs délits chez nous.

Pierre-Alain Depauw

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