Acte Un, 2025 :

Monsieur Olivier Bourjot, maire de Chessy depuis 1989, refuse de marier un couple en raison de leur insincérité présumée :

La femme était une ressortissante finlandaise (c’est-à-dire européenne) de 49 ans, l’homme un algérien sous le coup d’une OQTF (Obligation de quitter le territoire français). Le procureur de Meaux, Monsieur Jean-Baptiste Bladier, estimant de son côté que rien ne permettait de prouver que ce mariage était arrangé, somme Monsieur Bourjot de le faire.

Acte deux, décembre 2025 :

Ce dernier s’y refuse, démissionne et prend la décision de ne pas se représenter pour un nouveau mandat aux dernières municipales. La commune se retrouve dans une situation administrative inédite, mais l’affaire est médiatisée.

Acte trois :

Face à l’impossibilité de publier les bans, le tribunal ordonne à la mairie de fixer une date de mariage sous astreinte de 500 euros par jour de retard.

Une fois choisie cette date, le montant de l’astreinte passe à 3000 euros par jour si les bans ne sont pas publiés. Au mois d’avril, le nouveau maire donne l’onction républicaine aux deux opportunistes.

Acte quatre : 12 mai dernier :

Mais l’algérien et sa finlandaise réclament la liquidation de l’astreinte, pour un total de 15.500 euros. En soulignant le fait que la mairie de Chessy n’a pas respecté les délais. Il aura fallu finalement attendre la fin de ce mois de juin pour que le tribunal de Meaux tranche en condamnant l’ex-maire de Chessy à verser une somme ramenée par le 6.000 € à l’Algérien sous OQTF et son épouse finlandaise.

Le site de VVA (Visa et Voyage Algérie) exulte : « Cette décision judiciaire est donc une victoire symbolique pour tous les sans-papiers de France qui font face ces derniers mois à une campagne qui vise à les priver du droit de se marier. On suppose que Mélenchon et ses affidés exultent.

On apprend ce même jour qu’un jeune afghan de 19 ans, Massoud S., a été condamné par le tribunal d’Aix-en-Provence à trente mois de prison ferme pour avoir violé plusieurs chèvres et une agnelle, dans une « ferme pédagogique » près de Marseille.

L’une d’entre elles est morte. Arrêté en homme en flagrant délit grâce à des caméras de surveillance installées par la propriétaire, Massoud S. explique avoir perdu sa famille dans un bombardement en Afghanistan. Après avoir affirmé qu’il est quelqu’un de normal, il rajoute que « la personne qui a fait ça l’a certainement fait pour ne pas violer une femme, car la chèvre ne va pas le reconnaître »

 Le tribunal a aussi décidé qu’il serait définitivement interdit de rester en France après sa peine. Comme il ne purgera vraisemblablement qu’une faible partie de sa peine, nous lui conseillons, dès sa sortie de prison, de se trouver au plus vite une luronne finlandaise décidée de faire des affaires, et de solliciter au plus vite une publication de bans dans la première mairie venue.

Le Petit Béraldien

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