Samedi 26 avril, lors du dîner de l’Association des correspondants de la Maison Blanche (WHCA) organisé à l’hôtel Hilton, à Washington, auquel assistait Donald Trump, des coups de feu ont retenti. Le suspect serait un agent du Deep State.
Vraie attaque ou faux attentat ?
Beaucoup de théories sur l’attentat dont aurait été à nouveau la cible Donald Trump court sur les réseaux sociaux et les quotidiens mainstream ou de ré-information. Certains y voient une vraie attaque contre l’actuel Président des Etats-Unis, d’autres un faux attentat servant à redorer le blason de l’actuel occupant de la Maison Blanche empêtré dans une sale guerre avec l’Iran dont il n’arrive pas à s’extraire.
Pour y voir plus clair, MPI vous propose l’analyse du blog de géopolitique, Piccole Note, connu pour son sérieux dans les informations qu’il relaye. « Cette fois-ci, écrit un des journalistes du blog Davide Malacaria, les théoriciens du complot ont été aidés par l’attaquant lui-même, qui semble avoir tout fait pour se faire passer pour un agent du soi-disant État profond, c’est-à-dire pour semer des indices destinés à faire passer l’attaque pour une affaire intérieure, un coup monté par l’administration américaine elle-même. »
L’attaque de l’hôtel Hilton semble impossible sans complicité interne
A l’appui de ses dires, Malacaria souligne que « l’attaque de l’hôtel Hilton, qui semble impossible sans complicité interne. Il est en effet impossible qu’un tel événement bénéficie du même niveau de sécurité qu’une affaire de petite ville, et qu’une personne armée d’un fusil de chasse, de pistolets et de couteaux puisse passer inaperçue à travers les multiples réseaux de surveillance dont dispose un président américain ».
Et c’est là que deux options se présentent pour appréhender l’événement :
« Si l’agresseur n’a pas agi seul, explique le journaliste italien, était-ce un avertissement à Trump et aux personnes présentes que l’on peut les frapper quand on veut, ou était-ce une mise en scène pour faire grimper la cote de popularité du président (ce qui ne s’est ni produit ni est possible avec des coups d’éclat similaires ou autres : serait-il maintenant condamné par l’histoire) ? »
« Nombreux, continue-t-on de lire sur Picole Note, sont ceux qui ont mis en lumière des circonstances troublantes – Alex Jones en propose une analyse approfondie – qui laissent supposer une connaissance préalable de l’attaque potentielle et la conviction que Trump en était le bénéficiaire. Il s’agit là, bien sûr, de théories du complot, comme on qualifie ceux qui rejettent les versions officielles et soulèvent des questions. »
Des circonstances troublantes
Mais cette fois-ci, affirme Davide Malacaria « les théoriciens du complot ont été aidés par l’attaquant lui-même, qui semble avoir tout fait pour se présenter comme un agent du soi-disant État profond, c’est-à-dire pour semer des indices destinés à faire passer l’attaque pour une affaire intérieure, un coup monté par l’administration américaine elle-même.
« En effet, dans la lettre rédigée avant de passer à l’acte, où il détaille les cibles potentielles de sa colère, il écrit que tous les membres de l’administration Trump sont dans son collimateur, « par ordre de priorité, du plus important au moins important […] à l’exception de [Kash] Patel, directeur du FBI ». Ailleurs, il se décrit comme un « assassin fédéral amical ». Les agents du FBI sont communément appelés « fédéraux »… ce n’est pas un hasard si le Washington Post a mis en avant cette dernière phrase dans le titre d’un article consacré à la lettre, la considérant comme la plus significative du texte. (…) Un autre passage de la lettre est frappant : après avoir mentionné qu’il ne souhaite tuer qu’en cas de nécessité, l’auteur, ou quelqu’un agissant en son nom, précise : « Si cela était absolument nécessaire, je considérerais encore presque toutes les personnes présentes pour atteindre mes objectifs… mais j’espère sincèrement que nous n’en arriverons pas là. » Un assassin bienveillant, certes, mais pas forcément. »
Quelle que soit l’interprétation de l’incident, il aurait pu dégénérer en raison de la guerre contre l’Iran
Une telle lettre a de quoi laisser perplexe, et l’article témoigne de cette lecture possible à plusieurs niveaux concernant cet événement :
« Quelle que soit l’interprétation de l’incident – que Trump a qualifié d’acte d’un fou isolé (tout comme les grands médias, d’ailleurs) – il n’en demeure pas moins qu’il aurait pu dégénérer, car, compte tenu de la crise actuelle, il aurait facilement pu être imputé à l’Iran. Heureusement, Trump, interrogé de manière malicieuse sur le sujet, a immédiatement nié toute implication, « Je ne crois pas », évitant ainsi une nouvelle guerre ouverte avec Téhéran. »
Le tireur, vite appréhendé par les forces de sécurité présente dans l’Hôtel Hilton, s’appellerait Cole Tomas Allen, serait originaire de Torrance, en Californie, et serait âgé de 31 ans. Sur la base d’informations préliminaires, il était l’un des clients de l’hôtel. Très anti-chrétien d’après ce qu’il a écrit dans son manifeste, il est aussi un supporter des Forces de défense israéliennes (FDI) d’après une photo de lui sur les réseaux sociaux, et un électeur de Kamala Harris.
«Cole Allen avait une photo de lui-même sur Instagram en sweat-shirt de l’IDF avant que son profil ne soit supprimé.» Mais ça n’a sûrement aucun lien puisque Trump est totalement contrôlé par Isr*ël…🤷♂️ pic.twitter.com/iXJEMBtn49
— ARCH NEWS (@ArchNews17) April 26, 2026
Un profil qui a de quoi alimenter les ‘folles’ théories du complot dont certaines pourraient bien s’avérer vraies dans quelques mois… comme l’histoire récente nous le démontre sur tant de sujets…
Francesca de Villasmundo
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