Le faux prophète se reconnaît à sa façon, non pas de contredire la vérité, mais de la falsifier afin de récupérer son héritage en lui assignant d’autres objectifs.
Ainsi le Talmud[1] a-t-il récupéré l’héritage promis à Israël par l’annonce de son Messie à venir à son profit, tout en niant la royauté de ce dernier.
Rappelons au passage que, contrairement à ce qu’a dit le frère Mélenchon à Lyon, Saint Louis n’a jamais brûlé la Torah, mais le Talmud, qui en est un commentaire fallacieux, postérieur à la Passion de Jésus-Christ.
Le théologien talmudique Maïmonide est clair sur ce sujet-là, dans son Guide des égarés : il est contraire aux lois de la raison d’imaginer que Dieu éternel et infini puisse s’incarner dans un corps humain mortel et limité.
De cette négation de la double nature du Christ procèdent tous les ferments de l’athéisme rationnel des Lumières, subtilement distillé par les loges et infusé dans tous les esprits.
On peut considérer que les prétentions des sionistes au Grand Israël sont ainsi une falsification historique de l’aspiration liturgique du véritable peuple juif à la Terre promise.
La Terre promise se conquiert par la douceur (deuxième béatitude), certainement pas par des drones pilotés par l’IA et des pluies de missiles.
Le cardinal Pizzaballa, patriarche de Jérusalem, fait un travail remarquable en Terre sainte, en rappelant que le Fils de Dieu en personne y a marché.
Or lui-même reconnaît que les responsables religieux qu’il rencontre sont bellicistes et que le dialogue avec eux se révèle compromis :
« On a pu entendre dans la bouche des responsables religieux locaux un langage exactement opposé à celui de la paix[2] ».
De ces religieux, Netanyahou lui-même se fait le portevoix, comparant l’élimination de Khameini à celle d’Haman, le vizir de l’empire perse de l’Antiquité dont le Livre d’Esther narre la chute :
« Mes frères et sœurs, dans deux jours nous célébrerons la fête de Pourim. Il y a deux mille cinq cents ans, dans la Perse antique, un tyran s’est élevé contre nous avec le même objectif : détruire complètement notre peuple. Mais Mardochée le Juif et la reine Esther, par leur courage et leur ingéniosité, ont sauvé notre peuple. En ces jours de Pourim, le sort est tombé, et le méchant Haman est tombé avec lui »[3] Puis il a assimilé l’opération Lion’s Roar à une phrase du prophète Amos : « Le lion a rugi — qui ne craindra pas ? »
Ainsi, l’Israel de Netanyahou, qui se veut le défenseur de la démocratie, est en réalité une véritable théocratie.
Comment la droite française catholique se laisse-t-elle prendre là-dedans ?
Penser qu’un nationalisme non catholique pourrait sauver la civilisation française relève de l’imposture ontologique, parce qu’il ignorerait forcément la pierre angulaire qu’est la Divinité de Jésus-Christ, sur laquelle la France repose historiquement.
C’est le fruit malsain d’une ingénierie sociale médiatique dont le pendant à gauche, construit par un narratif diamétralement opposé, est l’hystérie antifa.
L’arnaque est bien ficelée, et le discernement catholique se trouve pris entre deux tirs croisés, celui de « l’islamo-gauchisme » version Mélenchon et celui du « talmudo-droitisme » version Bolloré.
C’est à cette double injonction que les clivages entretenus par le spectacle conduisent les démocraties cybernétiques.
La notion de « libération des peuples », par laquelle les faucons d’Israel justifient leur combat, en Iran comme ailleurs, est en réalité une version laïque (et réservée aux non-juifs) de celle du peuple élu, qu’ils se réservent.
Car le peuple élu est censé être le véritable Messie en lieu et place du Christ.
Il ne s’agit pas, bien sûr, de la libération chrétienne du péché, symbolisée par la sortie hors d’Égypte, mais d’un enfermement dans un droit à le commettre impunément, au nom des valeurs prônées par ladite libération.
C’est ainsi qu’on vit la Fille ainée de l’Église constitutionnaliser l’avortement et qu’on la voit dorénavant légiférer l’aide à mourir.
L’Iran libéré de ses méchants mollahs sera-t-il contraint, comme l’Europe talmudique, de suivre le faux prophète des égarés jusqu’à ces extrémités sataniques ?
Si le propre du serpent et de ses injonctions contradictoires est bien de se mordre la queue, le propre de ceux qui, vers lui, tendent l’oreille sans discernement, sera fatalement de mordre la poussière.
Le Petit Béraldien
[1] Talmud ? dont Ursula von Layen déclara récemment que l’Europe en représentait désormais » les valeurs ! »
[2] Homélie prononcée à la cathédrale de Fribourg,15 novembre 2025
[3] Extrait du discours de Benjamin Netanyahou lors de l’opération des États‑Unis et d’Israël contre l’Iran de ce samedi 28 février, baptisée « Lion’s Roar »,
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