Rome demande à la FSSPX de suspendre
les sacres et de reprendre les discussions.
Comme un air de déjà vu en 1988 quand Mgr Lefebvre avait annoncé l’opération survie malgré les menaces d’excommunication.
DÉCLARATION DU DICASTÈRE DE LA DOCTRINE DE LA FOI Concernant la rencontre entre le Préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi et le Supérieur Général de la FSSPX
Le 12 février 2026, une rencontre cordiale et sincère a eu lieu au Dicastère pour la Doctrine de la Foi entre le Préfet, Son Éminence le Cardinal Victor Manuel Fernandez, et le Supérieur Général de la FSSPX, le Révérend Père Davide Pagliarani, avec l’approbation du Saint-Père Léon XIV.
Après avoir clarifié certains points soulevés par la FSSPX dans diverses lettres, notamment celles envoyées entre 2017 et 2019 — y compris, entre autres, la question de la volonté divine concernant le pluralisme des religions —, le Préfet a proposé une voie de dialogue spécifiquement théologique, suivant une méthodologie précise, sur les questions qui n’ont pas encore reçu d’éclaircissements suffisants, comme : la distinction entre un acte de foi et la « soumission religieuse de l’esprit et de la volonté », ainsi que les différents degrés d’adhésion requis par les divers textes du Concile œcuménique Vatican II et leur interprétation. Parallèlement, il a proposé d’aborder une série de sujets énumérés par la FSSPX dans sa lettre du 17 janvier 2019.
L’objectif de ce dialogue est de mettre en lumière, parmi les sujets abordés, les conditions minimales pour la pleine communion avec l’Église Catholique et, par conséquent, de définir un statut canonique pour la Fraternité, ainsi que d’autres aspects nécessitant un examen plus approfondi.
Le Saint-Siège a réaffirmé que l’ordination d’Evêques sans le mandat du Souverain Pontife, qui possède le pouvoir ordinaire, suprême, universel, immédiat et direct (cf. CIC, can. 331 ; Constitution dogmatique Pastor aeternus, chap. I et III), constituerait une rupture décisive de la communion ecclésiale (schisme), avec de graves conséquences pour la Fraternité dans son ensemble (Jean-Paul II, Lettre apostolique Ecclesia Dei, 2 juillet 1988, n° 3 et suiv. ; Conseil pontifical pour les textes législatifs, Note explicative, 24 août 1996, n° 1).
Par conséquent, la possibilité d’entreprendre ce dialogue suppose que la Fraternité suspende les ordinations épiscopales annoncées.
Le Supérieur général de la FSSPX soumettra la proposition à son Conseil et fera part de sa réponse au Dicastère pour la Doctrine de la Foi.
En cas de réponse positive, les étapes et les procédures à suivre seront établies d’un commun accord.
L’Église est invitée à accompagner ce processus, particulièrement dans les temps à venir, par la prière au Saint-Esprit, qui est le principal artisan de la véritable communion ecclésiale voulue par le Christ.
Au cas où la FSPX refuserait de « suspendre » et sacrerait, Rome l’avertit que cela « constituerait une rupture décisive de la communion ecclésiale (schisme), avec de graves conséquences pour la Fraternité dans son ensemble. »
En somme, rien de nouveau sous le soleil romain : miel et fiel, les deux habituelles mamelles des « négociateurs » conciliaires…
Nous attendons avec sérénité la réponse des autorités de la FSSPX.
Christian LASSALE
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