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De l’évidente, nécessaire et impérative « urgence » de faire abroger par les députés le « Code Noir »

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… « Code Noir » pourtant caduc depuis 1848 !

Jeudi 28 mai 2026, rien n’étant à leurs yeux plus urgent, les députés français vont voter à l’unanimité l’abrogation symbolique de l’ensemble des édits esclavagistes – dont le Code noir -, pourtant formellement abrogés par deux fois. La première le 4 février 1794, lorsque la Convention nationale décréta l’abolition de l’esclavage dans les colonies. La seconde abolition est datée du 27 avril 1848 quand le gouvernement provisoire de la IIᵉ République, mit définitivement fin à l’esclavage dans les colonies françaises. Avec un sens des priorités égal à sa temporalité, les députés français vont donc voter l’abolition d’une disposition juridique caduque depuis 178 ans…

Et la traite arabo-musulmane ?

Les honorables représentants du Peuple français seront en revanche bien silencieux sur la réalité d’un autre esclavage. Ils ignorent en effet probablement que l’Abolition décidée unilatéralement par les Européens au XIXe siècle ne concerna pas la traite arabo-musulmane. Depuis la Libye, au nord, ou depuis Zanzibar, à l’est, des caravanes organisées militairement continuèrent ainsi à dévaster des régions entières de l’Afrique sud-saharienne. À la veille de la colonisation, au centre comme à l’est de l’Afrique, les réseaux esclavagistes musulmans étaient même en pleine extension. Jusqu’à ce que la colonisation les détruise.

On lira à ce propos mon livre « Esclavage, l’histoire à l’endroit ».

Ce vote chronologiquement insolite ne renforcera pas le prestige de l’Assemblée. Cela n’est cependant pas une nouveauté. Le 23 novembre 1913, le maréchal Lyautey écrivait ainsi à Albert de Mun à propos des députés : « La horde des parlementaires abattus sur ce malheureux pays, encombrants, plastronnant, pérorant à tort et à travers, et si ignorants et si vulgaires (…) En temps normal, tous ces gens que je devais recevoir à ma table avec égards, auraient mangé à l’office (…). Et dire que c’est « ça » qui dispose de notre sort. Le spectacle me donne la nausée du Parlement et j’envie celui (qui ne sera pas moi-je suis trop vieux) qui aura la joie, la plus grande probablement qu’on puisse avoir sur cette terre, d’entrer au Palais-Bourbon avec 100 baïonnettes derrière lui et de jeter tout cela à la Seine ».

Bernard Lugan

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